Rose givrée – Cathy Cassidy

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 436
Date de parution : 9 mars 2017
Prix : 17,00€ 

Résumé : Jude, 13 ans, rêve d’une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante.
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s’évertue à être gentil avec elle.
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l’aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre…

Mon avis : Comme toujours j’ai fondu pour la couverture acidulée de ce roman de Cathy Cassidy. Je n’ai pas hésiter à le commencer, je suis certaine de le lire vite et surtout de passer un bon moment.

Jude est fille de parents divorcés. Elle vit chez ses grands-parents avec sa mère qui travaille à mi-temps comme coiffeuse. Son père gagne sa vie en étant sosie d’Elvis. Le point commun de tous ces gens ? Ils sont tous un peu fantasque et c’est parfois difficile à assumer pour une gamine de 13 ans.

Comme toujours avec Cathy Cassidy le ton est simple et rapide. Elle ne perd pas son temps avec de longues descriptions qui perdraient son public. Mais, pour une fois, en plus de planter ses jeunes personnages avec justesse, elle a ajouté une pointe d’humour qui m’a totalement charmée.
Sous couvert d’une histoire pour pré-ado, l’auteure aborde, ici encore, un thème un peu plus délicat : l’alcoolisme. Ses ravages sur la santé, sur la vie de la personne concernée mais aussi sur celle de son entourage proche. Comme toujours c’est écrit avec justesse et sans virer dans le trop dramatique. Ça permet de toucher plus surement le public visé et surtout de lui faire comprendre les choses simplement. C’est ce que j’apprécie le plus chez Cathy Cassidy.
J’ai aime tous les personnages que j’ai croisé dans ce livre. Surtout Jude, notre héroïne que la vie a peut-être fait grandir un peu trop vite. Elle arrive tout de même a faire front et garder une partie d’enfance en elle. Les autres personnages sont parfois un peu trop stéréotypés mais ils arrivent tout de même à faire passer les bons messages.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

66/80

Silence radio – Alice Osseman

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 413
Date de parution : 8 juin 2017
Prix : 16,95€

Résumé : Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera
son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à
l’intérieur.
Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle
découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première
fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral
et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être,
les rêves de Frances s’écroulent.
Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…
Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu…
Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres.
C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en
étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

Mon avis : J’ai lu L’année solitaire de l’auteure, et j’avais été séduite malgré son jeune âge. Elle n’avait que 18 ans mais sa plume était déjà très sure. Le résumé de son second roman m’a plus, je l’ai vite commencé.

Frances a 17 ans et son but dans la vie c’est d’entrer dans une des meilleurs fac d’Angleterre pour s’assurer un avenir doré. Elle est aussi fan d’une série MP3 qui passe sur Youtube et dessine à temps perdu. Son équilibre va être chamboulé quand elle va rencontrer le créateur de cette fameuse série Youtube.

J’ai lu ce roman très vite. Il est écrit simplement et ponctué d’échange de SMS, de messages Facebook et de messages Trumbl. Très dans son temps, il se dévore !
Frances est très attachante. J’ai adoré sa dualité : fantasque à la maison, à s’habiller avec plein de couleurs, à regarder des séries avec sa mère ; très sérieuse au lycée, à décrocher les meilleurs notes et à suivre à la lettre son « plan de carrière ». Elle aimerait bien un peu plus mélanager ses « deux elle » mais elle a peur que ses copines du lycée ne comprennent pas. Il est parfois difficile de sortir du rôle dans lequel on s’est enfermé.
Tout ça va s’émiéter petit à petit après sa rencontre avec le créateur de Silence radio, la série Youtube. Elle va y participer et certains événements vont la faire se remettre en questions. C’est une jolie histoire qui montre que suivre ses rêves c’est bien, en oublier qui on est au milieu de tout ça, c’est dommage. Alice nous montre que la vie a parfois un autre chemin à nous faire suivre que celui qu’on avait en tête et que le suivre, c’est bien 🙂

J’ai passé un très bon moment lecture et je remercie Nathan.

65/65

L’affaire Jennifer Jones – Anne Cassidy

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 367
Date de parution : 19 avril 2017
Prix : 15,90€

Résumé  : Alice Tully. 17 ans, jolie, cheveux coupés très court. Étudiante, serveuse dans un bistrot. Et Frankie, toujours là pour elle. Une vie sans histoire. Mais une vie trop lisse, sans passé, sans famille, sans ami. Comme si elle se cachait. Comme si un secret indicible la traquait…

Mon avis : J’aime parfois lire des romans  tirés d’histoires vraies, mon côté voyeur sans doute, ici l’auteure s’est inspirée d’un fait divers et en a écrit « la suite ». Ça a suffit à parler à mon côté voyeur.

Tully a 17 ans et une nouvelle identité, il faut qu’elle cache qui elle était pour pouvoir avoir un semblant de vie normal. Même si ce qu’elle a vécu ne fera plus jamais d’elle une personne ordinaire.

Anne Cassidy s’est inspiré d’un crime qui s’est déroulé fin des année 60 en Angleterre, où une gamine de 11 ans à peine a tué deux petits garçons de 4 et 3 ans. La tueuse était Mary Bell (j’ai trouvé les infos ICI et à prendre avec toutes les réserves qu’il se doit). Mais le but de l’auteure était surtout de savoir comment on pouvait se réinsérer après avoir fait une elle action si jeune. Elle se penche également sur ce qui a pu pousser une gamine de presque 11 ans à tuer une autre gamine. Elle ne veut pas faire du sensationnel. Elle se demande surtout comment on peut en arriver là et comment on arrive à vivre avec un tel poids sur les épaules ensuite.
Ce roman est écrit avec beaucoup de pudeur. Anne Cassidy n’a pas voulu faire dans le sensationnel. Elle ne trouve pas d’excuses non plus à Alice, mais elle cherche des explications. Un enfant peut avoir de mauvais penchant, mais il ne nait pas tueur. Ou alors c’est très rare. Comment peut-on en arriver là ? Et une fois que c’est fait, comment vivre avec ça, se reconstruire, penser à avoir un avenir, rêver… sans toujours reprendre son passé en pleine face ?
C’est écrit avec justesse et j’ai passé un très bon moment lecture.

Je remercie Milan pour cette lecture.

64/65

The elements tome 3 – The silent waters – Brittainy C. Cherry

Éditeur : Hugo Romans
Nombre de pages : 447
Date de parution : 1er juin 2017
Prix : 17,00€

Résumé : Notre vie est faite de moments. Certains terriblement douloureux, d’autres merveilleusement optimistes. J’ai connu beaucoup de ces moments dans ma vie, des moments qui m’ont changée, des moments de défi. En tout cas, au cours des moments les plus importants – des plus déchirants et des plus incroyables – il était toujours là.
J’avais huit ans quand j’ai perdu ma voix. Une partie de moi m’a été volée, et la seule personne qui pouvait vraiment entendre mon silence était Brooks Griffin. Il était la lumière de mes jours sombres, la promesse du lendemain, jusqu’à ce que la tragédie le rattrape. Une tragédie qui a fini par le noyer dans un océan de souvenirs.
C’est l’histoire d’un garçon et d’une fille qui s’aimaient l’un l’autre, mais qui ne s’aimaient pas eux-mêmes. Une histoire de vie et de mort. D’amour et de promesses brisées.

Mon avis : J’avais adoré les 2 premiers tomes, il fallait dont absolument que je lis celui-ci ! Surtout que, comme pour les précédents, la couverture est plus que tentante (mais peut-être pas pour les raisons…)

Maggie a vécu une « expérience » traumatisante qui lui a fait perdre la voix. Elle n’arrive plus à parler. Il n’y qu’avec Griffin, son ami d’enfance qu’elle arrive à communiquer facilement. Mais, même bien entourée, il est difficile d’avoir une vie normale après avoir vécu une telle chose.

Comme avec les tomes précédents, dont vous trouverez les avis ICI et , je me suis plongée dans ce roman sans pouvoir le lâcher. Je crois même pouvoir dire que c’est mon préféré des trois lus jusqu’à maintenant (oui, parce qu’il y en a un 4ème qui est sorti en VO en avril de cette année).
Le schéma d’écriture est le même que pour les deux autres. On a l’histoire des deux points de vue, une fois Maggie, une fois Brooks, même si c’est à 80% l’histoire du point de vue de Maggie que nous lisons. Ça donne vraiment une vue globale sur l’histoire, le ressenti de chacun et c’est donc vraiment complet.
J’ai vraiment totalement craqué pour le personnage de Maggie. J’ai fondu devant sa fragilité. On pourrait croire qu’elle a perdu son caractère alors que non. C’est comme si elle s’était mise entre parenthèses pour se protéger mais elle reste bien là pour ceux qui savent creuser et ont la patience de la redécouvrir.
Brooks était très séduisant (j’ai vraiment apprécié sa description qui s’est très bien illustré dans mon imagination), mais il manquait un petit truc pour être totalement séduite. Peut-être pas assez bad boy à mes yeux… Un peu trop lisse. Maintenant j’ai admiré sa dévotion envers Maggie, sa façon de la soutenir et d’être son lien vers le monde.
C’est une très jolie histoire que j’ai apprécié de lire. Et même si je sais que dans la vie on n’a pas toujours des happy end, ça fait plaisir de lire ce genre d’histoires qui remonte le morale.

Je remercie Hugo roman pour cette lecture.

Six of crows tome 2 – La cité corrompue – Leigh Bardugo

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 650
Date de parution : 24 mai 2017
Prix : 18,90€

Résumé : Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Mon avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) et j’avais hâte de retrouver la fine équipe de voyous.

Quand une mission ne se passe pas vraiment comme prévu, il ne faut surtout pas sous-estimer Kaz qui a toujours un coup d’avance.

J’ai retrouvé avec grand plaisir cette équipe de six brigands de bas étage plein d’ambition ! Bon, je dois bien admettre que j’ai eu du mal à me remémorer tous les événements du premier livre (et il en avait !) mais cela m’est revenue au fur et à mesure de ma lecture et j’ai pu replacer tous les évènement (ou presque).
J’ai adoré retrouver la bande de Kaz, leurs personnalités si différentes mais qui se complètent tellement bien. Chacun évolue et apprend de ses erreurs, c’est ce qui les fait grandir (il ne faut pas oublier que la petite équipe à environs entre 16 et 18 ans) et c’est super agréable de les voir changer sous nos yeux. Tous perdent petit à petit leur illusion sur la vie (à part peut-être Kaz qui n’en a jamais vraiment eu) et réussissent à faire avec et à continuer à avancer.
L’histoire est très bien, pleine de rebondissements. Trop même. Il est arrivé un moment ou j’avais juste envie que l’auteure arrête de nous sortir des contre-temps de son chapeau. Bon OK, je sais que rien ne vient facilement, surtout dans ce genre d’histoire farcie d’embuches, mais un moment trop c’est top ! J’aime les histoires qui se terminent bien, même si je n’aime pas que ce soit trop facile, là au contraire c’était vraiment loin de l’être ! Je pense que Leigh Bardugo a un petit côté sadique…
J’ai tout de même apprécié ma lecture, passé un très bon moment, ce dimanche collé à mon canapé 😉 J’ai même eu quelques regrets à fermer le livre et quitter tous ces personnages auxquels je m’étais attachée.

Je remercie Milan pour cette lecture.

63/65