No trace – Pierre-Jean Verhoye

♦ Éditeur : Nouveaux auteurs
♦ Nombre de pages : 535
♦ Date de parution : 6 septembre 2018
♦ Prix : 18,95€

Résumé : Une dose de polar, un soupçon de thriller, une touche de fantastique : le cocktail original d’une intrigue surprenante et addictive !
Paris, Mai 2015 : jeune maman d’une petite fille de cinq semaines, Raja vient d’apprendre par la police l’assassinat de son conjoint à Londres lorsqu’elle assiste à la défenestration de sa voisine. Elle décide de partir avec son bébé, escortée par Goran, un policier peu causant, embarqué contre son gré dans l’aventure et peu habitué aux rythmes particuliers imposés par un nourrisson.
Au même moment à New York, Elizabeth, la mère de Raja, perçoit la menace qui plane sur sa fille et envoie via la Schizosphère un message de S.O.S. Cet appel au secours est intercepté par les serveurs informatiques d’une association confidentielle, baptisée No Trace, qui a développé des talents impressionnants en matière de collecte de données numériques. Son responsable, Théau, se lance alors à la poursuite de la jeune femme et du policier, avec pour objectif de sauver Raja.

Mon avis : Comme en ce moment j’alterne les policiers et les livres jeunesses, il fallait bien un petit polar au milieu de ces livres jeunesse. Enfin, petit ce n’est pas tout à fait ça parce qu’il fait quand même 535 pages.

La vie de Raja bascule le jour où on lui apprend la mort du père de sa fille. Elle se retrouve alors le doigt dans l’engrenage d’une machine qu’elle était loin d’imaginée exister…

Mon résumé est très court mais c’est loin d’être le cas du roman ! Il est vraiment très complet et c’est même parfois un peu trop d’ailleurs… L’auteur m’a un peu perdu dans certaines explications.
L’enquête est vraiment bien menée. Elle mêle nouvelles technologies, sciences de pointes et métaphysique. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser cela matche très très bien. Tout est cohérent, l’auteur arrive à trouver un lien entre tout ça avec beaucoup de fluidité. Et comme j’aime également beaucoup le paranormal, plus que les sciences et les nouvelles technologies, j’ai vraiment été charmée.
J’ai aussi beaucoup aimé les 4 personnages principaux auxquels je me suis beaucoup attachée. Ils ont tous des visions de la vie différentes mais, face à l’adversité, ils réussissent à s’entendre et à unir leurs forces. Les particularités des uns se combinant avec celles des autres.
La seule chose un peu négative que j’ai à relever c’est que je me suis souvent perdue dans ces explications. Même si les explications scientifiques sont plutôt vulgarisées (sans aucune connotation négative) et compréhensibles, ce n’est pas le cas de tout ce qui touche au paranormal… et quand il parle d’écologie et de l’avenir du monde il m’a encore plus perdue…

J’ai toutefois passé un très bon moment avec cette histoire et je la recommande à ceux qui sont afficionado du genre.

Je remercie l’auteur, Pierre-Jean Verhoye pour cette lecture.

 

Faux amis – Linwood Barclay

♦ Éditeur : Belfond
♦ Nombre de pages : 496
♦ Date de parution : 6 septembre 2018
♦ Prix : 21,90€ le livre, 14,99€ l’ebook
♦ Acheter : Amazon livre et Amazon numérique

Résumé : Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

Mon avis : J’ai découvert Linwood Barclay avec La fille dans le rétroviseur et j’ai eu envie de lire d’autres romans de cet auteur. Je m’aperçois juste que je le fais un peu dans le désordre.

L’écran du drive-in s’écroule sur les spectateurs lors de sa dernière soirée. Cela secoue la petite bourgade déjà mise à mal par des agressions sur le campus de l’université et des meurtres assez sauvages.

Comme je le disais plus haut, je me suis aperçue après quelques pages qu’il me manquait un épisode, c’est à dire le livre d’avant Fausses promesses édité en début d’année chez Belfond également (je me rattraperai plus tard). Cela m’a un peu déstabilisée…
J’ai retrouvé Cal, présent dans La fille dans le rétroviseur, mais aussi découvert une ribambelle de personnages que je ne connaissais pas et j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver ! Cela ne m’a pas tant dérangé que ça au final, surtout que j’ai apprécié tous les recoupements entre chacun. C’est une excellente façon de se rendre compte que Promise Falls est une toute petite ville où tout le monde se connait. Et c’est encore plus facile de s’attacher à eux. Surtout que l’auteur ne les épargne pas ! Chacun a eu son lot de malheurs ! C’est même un peu trop pour une seule ville ! On se croirait dans une sorte de zone géographique où tout le monde a souffert.
L’intrigue est également très bien ! Je me suis régalée tout le long de ma lecture. Même s’il me manquait quelques éléments, j’ai tout rattrapé très rapidement.  Et j’ai suivi tous les personnages dans leur quête respective, et je dois dire qu’il y en avait quelques unes !
Comme avec le roman lu  précédemment , j’ai passé un très bon moment et j’ai hâte de connaitre la suite, et, une fois n’est pas coutume, de découvrir aussi le début ^^

Je remercie Belfond pour cette lecture.

La perfection du crime – Helen Fields

♦ Éditeur : Marabout thriller
♦ Nombre de pages : 364
 Date de parution : 6 juin  2018
♦ Prix : 19,90€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d’identifier les restes carbonisés de l’avocate Elaine Buxton. Dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d’Édimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir.
L’inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l’affaire de la disparition d’Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier. Bientôt, une autre jeune femme disparaît, et Callanach se trouve embarqué dans une course contre la montre. Du moins le pense-t-il…
Le véritable sort des deux femmes se révélera être bien plus terrible tout ce qu’il pourrait imaginer.

Mon avis : Je suis dans une période où j’ai envie de lire des policiers/thriller, et celui-ci m’a donné très envie !

Luc Callanach a été intégré dans la police d’Édimbourg récemment et on peut dire que ça première enquête n’est pas piquée des vers ! Comme baptême du feu on a fait plus simple. Il est difficile dans ce cas là de faire ses preuves auprès de la hiérarchie et de s’imposer auprès de ces collègues et subordonnés.

J’ai volontairement éviter de vous parler de l’enquête dans mon résumé personnel, je veux vous éviter de trop vous en dévoiler. Je pense que la 4ème de couverture suffira, elle en dévoile déjà assez. Parce qu’il est vrai que le plaisir d’un roman policier c’est de découvrir tout petit à petit.
Quoique, ici, on sait assez vite qui est le coupable, vu que certains chapitres sont écrits de son point de vue. L’intérêt de l’intrigue porte ici sur comment les inspecteurs vont réussir à résoudre l’énigme, et surtout comment ! Non, d’ailleurs la vraie question que je me suis posée sur l’histoire, c’est « vont-ils vraiment y arriver ? ». Oui, parce que l’auteure fait planer le doute tout le long du livre.
J’ai de suite adoré les personnages. Luc est un peu renfrogné, mais on le comprend au fur et à mesure qu’on découvre son passé. C’est un beau brun ténébreux, mais bizarrement, ce n’est pas sa beauté que j’ai retenu de lui, plutôt sa détermination et sa force de caractère. Sa collègue, Ava, est tout aussi attachante, pas dans le sens où elle est mignons, mais dans celui où elle sait mener sa barque, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds tout en sachant garder et préserver sa sensibilité. Le duo qu’elle forme avec Luc fonctionne très bien.
Je ne connaissais pas l’auteure avant de lire ce roman, il semblerai que c’est son premier et elle se débrouille très bien. J’ai également vu que ce livre est le premier d’une série et j’ai hâte de lire la suite.

Je remercie Marabout thriller pour cette lecture.

Tabous – Danielle Thiéry

 Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 410
 Date de parution : 11 octobre 2017
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : À quelques jours de Noël, Celia Laporte et son bébé de quatre mois disparaissent brutalement d’une maternité. Le père de l’enfant, issu d’une puissante famille iranienne, est introuvable. L’affaire est complexe. La PJ de Bordeaux décide d’appeler en renfort l’OCPVP de Paris. Edwige Marion, la directrice du service, se rend immédiatement sur place avec son équipe et la jeune psychocriminologue Alix de Clavery. C’est l’occasion pour la nouvelle recrue, spécialiste des crimes sur enfants, de faire ses preuves sur le terrain. Alors que l’enquête des forces de police se heurte à la puissance des tabous, Alix va découvrir une vérité plus terrifiante encore.

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteure, mais le sujet abordé dans la 4ème de couverture m’a toujours interpelé, mon côté voyeur surement. J’ai donc eu envie de lire ce roman.

Une femme et son bébé disparaisse dans un hôpital à quelques jours de Noël du côté d’Arcachon. Une équipe spécialisée de Paris est alors appelé à la rescousse pour aider les enquêteurs locaux.

J’ai lu rapidement ce policier tant j’étais emportée par l’intrigue.
Après une rapide présentation des personnages principaux, l’auteure nous entraine dans l’enquête. En pleine tempête hivernale, personne n’est épargné. Tant par les éléments que les événements. Le sujet abordé n’est pas simple, puisqu’il s’agit de l’inceste, mais il est abordé avec beaucoup de retenu et de pudeur. L’auteure ne fait pas dans le voyeurisme mais plus dans les faits et les explications.
On suit beaucoup de personnage dans ce roman, les narrateurs alternants tout le long des chapitres, entre la capitaine Cara Valentine , Edwige Marion la directrice, le commissaire et même un des suspect, mais ma préféré a été Alix la psychocriminologue. J’ai aimé sa retenue, sa façon d’analyser discrètement mais sans jamais perdre de vue son intuition.
L’enquête n’est pas simple, on suit parfois des mauvaises pistes, les sujets abordés sont tellement délicats, qu’on ose à peine imaginer ce qu’il a pu se passer. La réalité est parfois tellement moche qu’on n’ose pas imaginer qu’on puisse avoir raison.
La réelle force de ce livre c’est la sobriété avec laquelle Danielle Thiéry aborde tout ça. Tout est juste et elle n’en dit pas trop, ne s’étale pas sur ce qui aurait pu être gênant. Bref c’est écrit avec beaucoup de justesse.
La fin n’est pas très reluisante, mais elle est aussi la réalité de notre société…

Je remercie j’ai lu pour cette lecture.

La Vénitienne des Pénitents blancs – Jean-Luc Fabre

 Éditeur : Édition Privat / Polar
♦ Nombre de pages : 342
 Date de parution : 21 septembre 2017
 Prix : 18,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Montpellier, janvier 1709. La cité renaît de ses cendres après un siècle de guerres de Religion. Espérance, que son défunt père a placée sous la protection de Magnol, directeur du Jardin des plantes, pénètre dans une ville paralysée par un hiver de glace. Avec François de Lapeyronie, chirurgien réputé de la ville, ils vont chercher à élucider le meurtre d’une femme dont le corps a été retrouvé dans la chapelle des Pénitents blancs.
Au fil de l’enquête, Magnol et ses amis de la Société royale des sciences découvrent les agissements des envoyés de Venise : du fond des ateliers de potiers des quais du Merdanson ou autour du Jardin royal des plantes, ils convoitent la recette d’un remède universel se vendant à prix d’or, la thériaque. Leur but ? Redorer le blason d’une puissance vénitienne qui ne tolère plus de se voir supplanter par sa rivale méditerranéenne.
Tous les moyens semblent bons pour s’en emparer…

Mon avis : Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de livre policier et même si je ne suis pas fan en général des polars historiques, celui-ci a réussi à me tenter.

Le corps d’une Vénitiennes est découvert dans une église de Montpellier pendant un mois de janvier particulièrement froid. Mr Magnol, le directeur du Jardin des plantes, mène l’enquête.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce Montpellier du début du 18ème siècle. Jean-Luc Fabre arrive très bien à retranscrire l’atmosphère de cette époque. C’est un autre morceau de l’histoire qu’ils nous fait découvrir. Celle des petites gens qui fond de très long la grande histoire. Moi qui adore connaître le quotidien de chaque période de l’histoire j’ai été servi. J’ai eu aussi un aperçu de leurs mœurs qui n’ont parfois rien à envier à celles d’aujourd’hui ! Et, même si le vocabulaire est celui de l’époque dans les dialogues, la narration reste moderne et n’alourdit pas la lecture.
L’enquête est également très bien mené. Je suis restée longtemps dans le vague à ne pas savoir qui avait commis le délit. D’ailleurs, j’ai douté jusqu’à la toute fin. J’ai parfois été frustrée dans leur manière de mener l’enquête car leurs moyens ne sont pas ceux que nous avons aujourd’hui, mais cela ne les a pas empêché de progresser et de résoudre le mystère. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages : forts, vrais et entiers. J’adorerai les retrouver dans de nouvelles aventures !

Je remercie les éditions Priva pour cette lecture.