Tabous – Danielle Thiéry

 Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 410
 Date de parution : 11 octobre 2017
♦ Prix : 8,00€
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Résumé : À quelques jours de Noël, Celia Laporte et son bébé de quatre mois disparaissent brutalement d’une maternité. Le père de l’enfant, issu d’une puissante famille iranienne, est introuvable. L’affaire est complexe. La PJ de Bordeaux décide d’appeler en renfort l’OCPVP de Paris. Edwige Marion, la directrice du service, se rend immédiatement sur place avec son équipe et la jeune psychocriminologue Alix de Clavery. C’est l’occasion pour la nouvelle recrue, spécialiste des crimes sur enfants, de faire ses preuves sur le terrain. Alors que l’enquête des forces de police se heurte à la puissance des tabous, Alix va découvrir une vérité plus terrifiante encore.

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteure, mais le sujet abordé dans la 4ème de couverture m’a toujours interpelé, mon côté voyeur surement. J’ai donc eu envie de lire ce roman.

Une femme et son bébé disparaisse dans un hôpital à quelques jours de Noël du côté d’Arcachon. Une équipe spécialisée de Paris est alors appelé à la rescousse pour aider les enquêteurs locaux.

J’ai lu rapidement ce policier tant j’étais emportée par l’intrigue.
Après une rapide présentation des personnages principaux, l’auteure nous entraine dans l’enquête. En pleine tempête hivernale, personne n’est épargné. Tant par les éléments que les événements. Le sujet abordé n’est pas simple, puisqu’il s’agit de l’inceste, mais il est abordé avec beaucoup de retenu et de pudeur. L’auteure ne fait pas dans le voyeurisme mais plus dans les faits et les explications.
On suit beaucoup de personnage dans ce roman, les narrateurs alternants tout le long des chapitres, entre la capitaine Cara Valentine , Edwige Marion la directrice, le commissaire et même un des suspect, mais ma préféré a été Alix la psychocriminologue. J’ai aimé sa retenue, sa façon d’analyser discrètement mais sans jamais perdre de vue son intuition.
L’enquête n’est pas simple, on suit parfois des mauvaises pistes, les sujets abordés sont tellement délicats, qu’on ose à peine imaginer ce qu’il a pu se passer. La réalité est parfois tellement moche qu’on n’ose pas imaginer qu’on puisse avoir raison.
La réelle force de ce livre c’est la sobriété avec laquelle Danielle Thiéry aborde tout ça. Tout est juste et elle n’en dit pas trop, ne s’étale pas sur ce qui aurait pu être gênant. Bref c’est écrit avec beaucoup de justesse.
La fin n’est pas très reluisante, mais elle est aussi la réalité de notre société…

Je remercie j’ai lu pour cette lecture.

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La Vénitienne des Pénitents blancs – Jean-Luc Fabre

 Éditeur : Édition Privat / Polar
♦ Nombre de pages : 342
 Date de parution : 21 septembre 2017
 Prix : 18,50€
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Résumé : Montpellier, janvier 1709. La cité renaît de ses cendres après un siècle de guerres de Religion. Espérance, que son défunt père a placée sous la protection de Magnol, directeur du Jardin des plantes, pénètre dans une ville paralysée par un hiver de glace. Avec François de Lapeyronie, chirurgien réputé de la ville, ils vont chercher à élucider le meurtre d’une femme dont le corps a été retrouvé dans la chapelle des Pénitents blancs.
Au fil de l’enquête, Magnol et ses amis de la Société royale des sciences découvrent les agissements des envoyés de Venise : du fond des ateliers de potiers des quais du Merdanson ou autour du Jardin royal des plantes, ils convoitent la recette d’un remède universel se vendant à prix d’or, la thériaque. Leur but ? Redorer le blason d’une puissance vénitienne qui ne tolère plus de se voir supplanter par sa rivale méditerranéenne.
Tous les moyens semblent bons pour s’en emparer…

Mon avis : Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de livre policier et même si je ne suis pas fan en général des polars historiques, celui-ci a réussi à me tenter.

Le corps d’une Vénitiennes est découvert dans une église de Montpellier pendant un mois de janvier particulièrement froid. Mr Magnol, le directeur du Jardin des plantes, mène l’enquête.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce Montpellier du début du 18ème siècle. Jean-Luc Fabre arrive très bien à retranscrire l’atmosphère de cette époque. C’est un autre morceau de l’histoire qu’ils nous fait découvrir. Celle des petites gens qui fond de très long la grande histoire. Moi qui adore connaître le quotidien de chaque période de l’histoire j’ai été servi. J’ai eu aussi un aperçu de leurs mœurs qui n’ont parfois rien à envier à celles d’aujourd’hui ! Et, même si le vocabulaire est celui de l’époque dans les dialogues, la narration reste moderne et n’alourdit pas la lecture.
L’enquête est également très bien mené. Je suis restée longtemps dans le vague à ne pas savoir qui avait commis le délit. D’ailleurs, j’ai douté jusqu’à la toute fin. J’ai parfois été frustrée dans leur manière de mener l’enquête car leurs moyens ne sont pas ceux que nous avons aujourd’hui, mais cela ne les a pas empêché de progresser et de résoudre le mystère. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages : forts, vrais et entiers. J’adorerai les retrouver dans de nouvelles aventures !

Je remercie les éditions Priva pour cette lecture.

Archer & Bennett tome 2 -Eden – Candice Fox

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 477
 Date de parution :  5 octobre 2017
♦ Prix : 19,95€
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Résumé : Après sa dernière affaire en date où plusieurs jeunes femmes ont trouvé une mort brutale à Sydney, Frank suit une psychothérapie pour pouvoir réintégrer la police. Eden, sa coéquipière toujours aussi inflexible, est envoyée en infiltration dans une ferme perdue dans le bush afin d’enquêter sur la disparition de trois jeunes filles. Elles ont toutes en commun d’avoir travaillé dans ce refuge de marginaux, sous les ordres d’un fermier proxénète.
Frank la surveille néanmoins à distance. Il comprend très vite qu’Eden est en mauvaise posture lorsqu’elle ne répond plus à ses messages. Et malgré les conseils de sa psy, la jolie Imogen, Frank se lance au-devant d’ennuis qui mettront à nouveau sa santé mentale et la vie d’Eden en jeu…

Mon avis : J’avais adoré le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) et j’avais hâte de lire la suite ! Il ne m’a pas fallu longtemps pour dévorer ce livre une fois ouvert.

Après les désastres du premier roman, Frank essaye de se reconstruire avant de reprendre le travail. Il est boosté par Eden qui compte bien le remettre en scène. D’ailleurs, cette nouvelle affaire de tueur en série devrait l’y aider.

Comme je l’ai dit au dessus, j’avais beaucoup aimé le premier tome et j’avais envie de retrouver la plume de Candice Fox. Je peux vous dire, dès le début de mon avis, que j’ai autant aimé ce deuxième livre que le premier ! J’y ai tout retrouvé : les personnages auxquels je m’étais attachée et l’ambiance glauque et lourde dont Candice Fox a le secret.
Ici nous suivons une nouvelle enquête : un nouveau tueur en série fait planer la peur la ville, faisant disparaître des jeunes filles. C’est un peu moins gore que dans le premier tome… quoique… non, pas vraiment, il y a moins de description mais l’auteure joue avec notre imagination. Et parfois c’est pire ! La découverte des « responsables » de ces crimes m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça, et pour une fois je ne l’ai pas vu arriver. Ce qui est assez rare il faut le dire depuis que je lis des policiers, je commence à connaître certains rouages.
Mais ce que j’ai vraiment préféré sur dans ce roman c’est d’en apprendre plus sur les personnages. Frank et Eden bien évidement, même s’il faut bien avouer que leur passé respectif ont largement été abordés dans le premier livre. C’est plus leur caractère qui est développé ici et c’était très instructif. Le mieux c’était quand même de découvrir le passé d’Hadès, le père adoptif d’Eden. Il était présent dans le premier livre, mais restait très mystérieux. Une partie du voile est enfin levé. Et même si ces pages sur le passé obscure d’Hadès n’ont pas toujours été facile à lire, j’ai adoré en apprendre autant !
Le livre ce termine avec la certitude qu’il y aura une suite et j’ai vraiment hâte de l’avoir entre les mains !

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

Colorado Train – Thibault Vermot

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 362
Date de parution : 6 septembre 2017
Prix : 16,00€
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Résumé : Durango, 1949.
La poussière rouge. Les sombres rocheuses. L’Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale.
C’est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains: le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage.
Ensemble, ils partagent les jeux de l’enfance, les rêves, l’aventure des longs étés brûlants…
Jusqu’au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d’être retrouvé, quelques jours plus tard… à moitié dévoré.
Aussitôt, la bande décide d’enquêter.
Mais dans l’ombre, le tueur- la chose? – les regarde s’agiter.
Et bientôt, les prend en chasse…

Mon avis : Les livres de la collection Exprim chez Sarbacane me déçoivent rarement. Si en plus celui-ci est un policier : je fonce les yeux fermés ! (ou presque, vous m’avez comprise hein !)

Suzy, Mickael et son petit frère Calvin, Don, Durham et Georges sont une bande de copain qui « complotent » dans leur cabane. Un ado de leur ville disparait un jour, l’occasion pour eu de mener l’enquête.

Ce livre commence doucement. Un été des ados qui le passent à trainer ensemble, ont des projets… puis c’est la rentrée des classes. On découvre alors chaque personnages de la bande, son histoire, son caractère, sa famille… Cela permet de prendre ses marques doucement. J’ai beaucoup apprécié les découvrir, voir leur dynamique de groupe, leur humour et j’ai été touché par leur histoire personnelle.
Puis tout bascule, un de leur camarade de classe disparait et leur petit monde si tranquille vacille. L’auteur n’épargne pas ses personnages dans leur enquête. Ils ne les ménage pas, les confronte à la dure réalité des crimes et de la vie dans la campagne profonde des États-Unis d’après guerre. Je dirais même qu’il y va un peu fort, surtout quand on voit le lectorat visé, certaines scènes sont dignes des thrillers destinés aux adultes. Je me suis d’ailleurs un peu interrogée à savoir si ce n’était pas trop. Je n’ai pas été choquée, mais je n’ai plus 15 ans depuis belle lurette ! Ou alors c’est que je connais mal les ados d’aujourd’hui…
Toujours est-il que j’ai beaucoup aimé ma lecture. Que l’intrigue est bien ficelée, qu’il y a de très bon rebondissement et que le livre n’a rien à envier à d’autres classés en polar. Le petit bémol viendrait peut-être de la fin que j’aurais aimé plus développée, surtout parce que je suis curieuse, parce qu’elle est parfaitement claire sur le dénouement.

Je remercie Exprim et les éditions Sarbacane pour cette lecture.

73/80

Hunkeler et l’affaire Juvius – Hansjörg Schneider

Éditeur : Le verger éditeur / Mes enquêtes rhénanes
Nombre de pages : 277
Date de parution : 24 mars 2017
Prix : 9,00€

Résumé : Le corps d’un homme est découvert le jour de l’an dans un jardin des faubourgs de Bâle, dans un territoire sous juridiction française. Le mort a été abattu, mais a été suspendu à un croc de boucher aux solives de son cabanon de jardin, comme un quartier de viande.

Mon avis : Je ne connaissais pas la maison d’édition avant qu’elle ne me contacte et j’ai de suite étais séduite par la 4ème de couverture : l’enquête avait l’air gore et c’est ce que je cherche en ce moment.

Un homme a été tué puis accroché à un crochet de boucher comme une vulgaire carcasse. Aider de la police française Hunkeler enquête. Mais il ne s’attendait surement pas à découvrir tout ça.

Tout commence tranquillement. On découvre un personnage, notre enquêteur principal soit Hunkeler, après le réveillon de nouvel an. Comme tout le monde il a fêté ce changement d’année, mais pour lui le réveil est doublement difficile : il doit dessaouler et partir travailler. Oui, les morts ne font aucune trêve. Cette façon de faire connaissance avec Hunkeler m’a beaucoup plu et plus j’ai avancé dans ma lecture plus je me suis aperçue que ça collait avec le personnage. C’est quelqu’un de tranquille et posé, qui fait les choses les unes après les autres sans se presser car il est sûr que c’est la meilleure façon de les faire. Et il le prouve tout au long de ces pages.
L’enquête était moins gore que je ne l’espérais et plutôt historique. Mais ça ne m’a pas gênè parce que ce n’est pas l’essentiel de l’intrigue.
L’auteur nous fait son enquête principalement autour des rencontres, entretiens, interrogatoires que mène Hunkeler. On découvre alors toute une galerie de personnages plus atypiques les uns que les autres mais j’ai aimé faire la connaissance de chacun ou presque.
Le rythme est loin de thriller endiablé ou le personnage principal doit sauver sa peau à chaque page. Ici Hunkeler prend son temps, joue avec les susceptibilités de chacun pour réussi à avancer et découvrir le coupable.
J’ai été agréablement surprise par ce livre et charmé par son rythme. On n’a pas toujours besoin d’un héro super musclé et prêt à tout pour trouver le coupable pour prendre plaisir à lire un policier. Parfois, prendre le temps de parler aux gens peut suffire.

Je remercie le verger éditeur pour cette lecture.