Enterrées vivantes -Arno Strobel

♦ Éditeur : L’archipel poche
 Nombre de pages : 309
 Date de parution : 2 mai 2018
♦ Prix : 7,80€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty 

Résumé : Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés. Elle se sait prise au piège. Enfermée vivante dans une caisse en bois, d’où personne ne peut l’entendre crier. Elle se débat…
Quand elle se réveille, Eva comprend qu’elle vient de faire un cauchemar. Mais le soulagement est de courte durée : son corps porte des traces récentes de blessures, comme si elle avait réellement essayé de s’extraire d’un cercueil…

Mon avis : Je suis dans une période où j’ai envie de lire des policiers et j’avais vu il y a quelques temps passer ce livre d’Arno Strobel qui me faisait très envie. Voilà que l’envie est assouvie.

Rêver d’être enfermé vivant dans un cercueil, cela peut arriver à tout le monde, mais avoir les traces de la séquestration au réveil, c’est moins commun…

J’ai beaucoup aimé ce policier. Je l’ai lu très vite et pour une fois, je n’ai pas trouvé le coupable avant qu’Arno Strobel ne me le dévoile ! J’ai bien émis quelques hypothèses, mais elles étaient à chaque fois refroidies par les éléments que distille petit à petit l’autre. Il faut dire que j’ai rarement vu au auteur avec l’esprit aussi retors. Bon, il faut aussi avouer que je lis moins de policiers qu’à un certain moment et que j’ai peut-être raté des auteurs encore pire !
Mais revenons à Enterrées vivantes… les gens qui aiment se retourner les méninges et ceux qui aiment les histoires qui font froid dans le dos vont être conquis ! Il y a de quoi séduire tout le monde.
L’enquêteur doit être récurent, du moins c’est ce que j’ai compris en lisant des choses qui s’étaient déroulées avant, j’ai fait quelques recherches mais comme je ne lis pas l’allemand, elles ont un peu tournées court… Si parmi ceux qui passent par ici, l’un d’entre vous a l’information, je prends ! Donc l’enquêteur, l’inspecteur Bernd Menkohff (je vous confie que j’ai autant de mal avec les noms et prénoms allemands qu’avec les scandinaves) est taciturne à souhait et aussi très obstiné. Il est entouré d’une équipe qui a l’air d’avoir l’habitude de travailler ensemble, le tout saupoudré d’une certaine rivalité, et la recette prend plutôt bien.
Je suis heureuse d’avoir découvert cet auteur et je pense que je vais continuer à le lire. D’ailleurs Souvenirs effacés est déjà dans ma PAL !

Je remercie l’Archipel pour cette lecture.

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Le chant clair des sirènes – René Pagis

♦ Éditeur : MarivolE
 Nombre de pages : 248
 Date de parution : 3 mai 2018
♦ Prix : 19,00€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : La descente aux enfers d’un innocent que tout accuse Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait « Tout droit devant » conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour, différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. À bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoute et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques, inconscient, se réveille dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. « Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale… » A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?

Mon avis : Je ne connaissais ni la maison d’édition ni l’auteur, mais le résumé à réussi à me convaincre de lire ce policier. Et ça tombe plutôt bien parce qu’en ce moment, je suis assez friande de policier.

Un matin, lassé de sa vie de retraité et conjugale, Jacques décide de quitter le domicile conjugal. Il monte dans sa voiture et roule droit devant. Il atterri dans une maison d’hôte où l’hôtesse est plus que mystérieuse et cette rencontre va changer sa vie.

Ce roman commence tranquillement. On fait connaissance avec Jacques, son quotidien et son passé. C’est un homme tranquille, à la retraite, le vrai portrait du français moyen. Là où Jacques va se différencier c’est lorsqu’il décide un matin de quitter le domicile conjugal, lassé d’une énième réprimande de sa femme. La maison d’hôte où il atterri a tout d’abord l’air calme, mais elle va être le début de sa descente aux enfers.
L’idée de départ est bonne, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à lire ce roman policier, mais je trouve qu’il se passe trop de choses trop vite, et que le tout n’est pas assez développé. Ce Jacques cumule la malchance. Lui qui avait une vie anodine, bascule alors dans l’accumulation de calamités. Il sympathise rapidement avec des gens dont on sait peu de chose, j’aurais aimé en apprendre plus sur ces nouvelles rencontre qui ponctuent sa « route ».
La fin est logique, même si je ne m’y attendais pas du tout. Mais elle est vraiment en accord avec toute la vie de ce pauvre Jacques, qui donne surtout l’impression d’être passé totalement à côté de sa vie.
C’est un roman qui a du potentiel mais qui malheureusement n’a pas réussi à me séduire.

Je remercie MarivolE pour la lecture de ce livre.

 

Un assassin de première classe – Robin Stevens

♦ Éditeur : Flammarion Jeunesse
 Nombre de pages : 352
 Date de parution : 7 mars 2018
♦ Prix : 15,00€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Daisy Wells et Hazel Wong, les deux jeunes détectives, voyagent à bord du célèbre Orient-Express. Alors lorsqu’une passagère est retrouvée morte dans sa cabine verrouillée de l’intérieur, elles découvrent très vite qu’en première classe, tous les voyageurs ont quelque chose à cacher… Il n’en faut pas plus pour que les deux jeunes filles se lancent sur la piste de l’assassin !

Mon avis : Je ne connaissais ni l’auteur ni la série, mais je me suis laissée tenter pour découvrir les enquêtes des petites filles modèles.

Hazel et Daisy partent en vacances avec le père d’Hazel après une année scolaire assez mouvementé. Et quoi de mieux qu’un voyage à bord de l’Orient-Express pour se remettre des émotions de l’année. Sauf si une des passagères se fait tuer et qu’elles doivent mener l’enquête.

J’ai trouvé ce roman pour ado charmant ! Il m’a rappeler le club des cinq et le clan des sept que je lisais lorsque j’étais enfants. Il avait un goût délicieusement régressif. Je dirais même que j’ai réussi à renouer avec Mouche détective que j’avais lu à 9 ans. Mais je m’égare un peu, revenons au roman proprement dit.
Hazel est une jeune fille réfléchi, plutôt douce et discrète qui n’en pense pas moins. C’est Daisy qui mène le duo et qui l’entraîne dans des enquêtes rocambolesques ! Et même lors des vacances avec le père d’Hazel, elles ne peuvent s’empêcher de laisser traîner leur yeux et leurs oreilles partout. Et finalement, elles ont bien fait puisqu’elles comprennent des choses que les adultes n’ont pas l’air de saisir. J’ai beaucoup aimé les suivre, même si Daisy a un petit côté tête à claques, elles sont toutes les deux adorables, et ne sont pas trop casse-cou.
L’intrigue par elle-même n’est pas des plus originale pour une férue de romans policiers comme moi, mais elle tient la route, et, même si j’avais quelques soupçons, la fin à réussi à m’étonner. L’auteure a écrit d’autres romans avec les mêmes demoiselles héroïnes, et je suis bien tenter de les lire également.

Je remercie Flammarion Jeunesse pour cette lecture.

30/60

Le week-end – Natasha Preston

Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 475
Date de parution : 1er mars 2018
Prix : 18,00€
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Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »
Une fête à la campagne, dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin. Peut-être aurait-elle attendu avec moins d’impatience ce week-end avec ses amis si elle avait su que, après une nuit aussi amusante qu’inoubliable, deux d’entre eux seraient retrouvés morts, sauvagement assassinés. Il n’y a aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, et les cinq survivants se suspectent les uns les autres. Quelqu’un ne dit pas la vérité. Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé…

Mon avis : J’avais lu La cave du même auteur (mon avis ICI) et j’avais envie de lire ses autres romans. Celui-ci étant aussi un policier, il ne m’a pas fallu longtemps pour céder.

Lors d’un week-end dans un chalet, 2 des 7 jeunes présents sont tués. Les soupçons se portent alors sur les 5 « survivants ». Mais qui a réellement tué le jeune couple ?

Le début du roman était très prometteur : plein de secrets, de non-dits et des personnages plutôt attachants.  On a le temps de découvrir chaque personnage et leur personnalité avant que le double meurtre ne soit commis.
J’ai beaucoup aimé le duo Blake et Mackenzie. Tous les deux fonctionnent très bien : la trop optimiste avec le trop négatif. Ils arrivent à élaborer des théorie et à les démonter tout en même temps. Et dans ces conditions il est très difficile de deviner qui est le ou les coupables(s). D’ailleurs l’auteure fait basculer les soupçons de l’un à l’autre sans qu’on arrive à vraiment devenir le vrai du faux.
C’était d’ailleurs bien parti ! Une bonne partie du roman, je me suis prêtée au jeu de trouver qui était le coupable. Mais la fin ne m’a pas plu du tout ! Pour moi elle n’est pas crédible. Trop de rebondissement tue le rebondissement ! À trop vouloir étonner le lecteur, l’auteure à perdu en crédibilité à mes yeux. Pis la fin est vraiment trop ouverte à mon goût. Laisser le lecteur dans le doute peut avoir du bon, mais ici ça n’a pas pris avec moi…
Toutefois, comme le 1er roman de Natasha Preston m’avait plu, je lui laisserais encore une chance avec le prochain.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

28/80

Archer & Benett tome 3 – Fall – Candice Fox

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 475
Date de parution : 8 mars 2018
Prix : 19,95€
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Résumé : Si Frank Bennett se concentre assez, il peut parfois oublier que sa partenaire au département des homicides de la police de Sydney, Eden Archer, est aussi une serial killer.
Heureusement que leur nouvelle enquête va lui changer les idées. Dans les parcs de Sydney rôde un prédateur et le temps n’est plus au running… Une première victime est retrouvée défigurée. Alors que l’enquête avance, la petite amie de Frank, Imogen, enquête sur un cold case : deux enfants disparus vingt ans plus tôt, Eden et son frère !
Et il est clair qu’à poser trop de questions en lien avec eux, vous pourriez vous retrouver enterré aussi profondément qu’Eden a enterré son passé…

Mon avis : Pas de résumé personnel sur ce 3ème volet que j’avais hâte de découvrir, les spoilers toussa toussa…

Bienvenu dans un roman où tous les personnages ont un côté psychopathe plus ou moins développé !
C’est le sentiment que j’ai eu en refermant le troisième et dernier volet de cette série sur Archer & Benett. Le seul qui a l’ai plus ou moins normal, c’est notre héros (Benett). Et encore, parfois sa naïveté frise le cas « psychiatrique »…
J’ai vraiment adoré ces 3 romans ! Ils sont vraiment originaux, même si on ne peut pas nier un air de parenté avec Dexter, l’auteure a réussi à se démarquer et surtout, elle fait ce que je préfère : elle ne ménage pas son lecteur ! Les morts s’enchainent et on s’inquiète pour les personnages principaux (dont je vous laisse en découvrir certains, nouveaux dans ce dernier opus).
J’ai bien aimé l’intrigue de ce dernier roman, mon côté sadique aime les tueurs en série, et là j’ai été servie ! Dommage que la fin soit un peu trop précipité, l’auteure se ré-axant sur la vie des personnages principaux. Cela aurait mérité d’être un peu plus développé…
La fin de la série reste, pour moi, trop ouverte. J’aurai aimé quelque chose de plus tranché, qu’on ait certaines réponses, que les chemins pris par Benett ou Archer soient plus nets, qu’on sache ce qu’ils adviennent vraiment… On peut imaginer ce que l’on veut, et une des solutions sous-entendues ne me plaisait pas vraiment.
Mais c’est juste un petit bémol parce que j’ai vraiment adoré cette série de trois romans. L’auteure a annoncé il y a peu sur Facebook qu’un autre de ses romans allait être publié, j’ai hâte qu’il soit traduit en français.

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.