Je m’appelle requiem et je t’… – Stanislas Petrosky

♦ Éditeur : Édition eaux troubles
♦ Nombre de pages :  232
♦ Date de parution : 26 février 2021
♦ Prix : 7,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Mon avis : Grande fan de Nadine Monfils, je me suis dit que Stanislas Petrosky devrait me plaire également, puisque ce Nadine en fait la préface. Me voilà donc en train de lire « Je m’appelle Réquiem et je t’… »

Réquiem n’est pas un prêtre comme les autres. C’est un prêtre exorciste, mais pas que. De temps en temps, il mène aussi l’enquête à sa façon. Même si ça ne plait pas toujours au « Patron ».

Autant vous le dire tout de suite, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Commencé avec beaucoup d’envie, enfin un livres à l’humour décalé comme j’aime. Saut que j’ai vite déchanté. Alors oui, côté décalé on est servi. Mais peut-être beaucoup trop pour moi.
Déjà, et cela ne me gène absolument pas, l’auteur d’adresse directement au lecteur. Le truc, c’est que son lecteur est un homme, uniquement un homme et visiblement un peu beauf et pas trop futé. Bonjour la misogynie. !
Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal avec le vocabulaire employé. Mon entourage vous le dira, je suis loin d’être la dernière niveau jurons colorés. Mais ici ce n’est pas ça, on a l’impression que c’est Renaud version prête un peu vulgaire qui nous parle. Si je n’ai aucun soucis avec cela dans les dialogues, c’est autre chose avec la narration. Je ne m’y suis pas du tout fait !
Enfin, notre prêtre n’est pas un Saint, et il ne le prêtent pas, il a dont une « vie sexuelle active » ce qui là non plus ne me dérange pas du tout, je n’ai jamais compris cette close se chasteté dans l’ordre ecclésiastique, mais là aussi ici c’est trop. Notre Réquiem a une vie sexuelle limite hyper-active. C’est trop.
Et malheureusement l’intrigue n’a pas réussi à retenir mon attention. Elle est noire, explorant le côté extra-obscure de notre société, ce qui me plait d’habitude, mais à cause des raisons citées au dessus, elle n’a pas réussi à retenir mon attention.
Vous l’aurez compris, ce livre ne m’a pas plu. Je suis certaine qu’il a son public, mais ce n’est manifestement pas moi.

Je remercie les éditions eaux troubles et Netgalley pour cette lecture.

Pour le pire – E.G. Scott

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  384
♦ Date de parution : 17 février 2021
♦ Prix : 7,80€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Le couple presque parfait que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ?Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca comprend que son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, plus noirs semblent être les desseins de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité n’apparaissent plus que comme de lointains souvenirs et Rebecca, déjà fragilisée, sombre dans la paranoïa.Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale…

Mon avis : Je pense que parfois ma passion pour les polars me perdra, mais d’ici là, ce n’est pas grave j’en profite ! Ce livre me faisait envie, j’ai donc craqué avec plaisir.

Quand un couple qui a une bonne situation et vit une vie au-dessus de tout soupçon, voit celle-ci voler en éclat, c’est parfois à cause de cette partie de l’iceberg que l’on ne voit pas que tout part en vrille.

Si je devais résumer ce thriller en un seul mot ce serait : longueur. Je l’ai trouvé très long, surtout sur la première partie. Pourquoi ? Parce que l’on découvre la vie de chaque personne qui compose ce couple si parfait. On découvre la psychologie de chacun qui va nous aider à comprendre comment on en arrive là. J’aime connaitre le passé des personnages des romans que je lis, j’aime en savoir le plus possible. Mais dans notre cas, on est souvent dans l’introspection et c’est là où j’ai le plus de mal. Les états d’âme sur lesquels on revient souvent me fatigue vite. Même si j’admets qu’ils sont justifiés et trouvent leur utilités par la suite, cela n’a pas empêché que j’ai trouvé ces passages un peu long.
L’intrigue est plutôt machiavélique, ça je l’admets volontiers ! Il faut avoir l’esprit tordu pour penser à ce genre de crimes ! Je me demande toujours comment les auteurs peuvent imaginer tout ça. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin. C’est vraiment tiré par les cheveux mais finalement on y trouve une certaine satisfaction…
Bref, je vous laisse découvrir ce livre policier pour vous en faire votre propre avis.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Le service des manuscrits – Antoine Laurain

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  2244
♦ Date de parution : 3 février 2021
♦ Prix : 7,10€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : « À l’attention du service des manuscrits. » C’est accompagnés de cette phrase que des centaines de romans écrits par des inconnus circulent chaque jour vers les éditeurs. Violaine Lepage est, à 44 ans, l’une des plus célèbres éditrices de Paris. Elle sort à peine du coma après un accident d’avion, et la publication d’un roman arrivé au service des manuscrits, Les Fleurs de sucre, dont l’auteur demeure introuvable, donne un autre tour à son destin. Particulièrement lorsqu’il termine en sélection finale du prix Goncourt et que des meurtres similaires à ceux du livre se produisent dans la réalité. Qui a écrit ce roman et pourquoi ? La solution se trouve dans le passé. Dans un secret que même la police ne parvient pas à identifier.

Mon avis : Je suis fascinée par le monde de l’édition depuis que je me suis lancée dans le blog. Avec ce roman, je me suis dit que cela serait l’occasion d’en apprendre un peu plus.

Le jour où une pépite arrive au service des manuscrits dirigé par Violaine, elle est loin d’imaginer que ce livre va changer sa vie.

Ce livre est plus complexe que ne le laisse supposer la lecture de la 4ème de couverture. L’histoire arrive à mêler suspense et secrets de famille de manière très habille. Je ne m’attendais pas à être happée de cette façon par l’histoire et à autant m’attacher aux personnages.
Quand on y réfléchit, c’est une histoire assez simple. Elle est juste ponctuée de faits qui le sont beaucoup moins. Il y a beaucoup trop de coïncidences, beaucoup trop de faits exceptionnels qui donne à l’intrigue un côté fantastique qui m’a beaucoup plu. Le tout est enrichi par la personnalité de Violaine qui reste mystérieuse au fil des pages. On soupçonne qu’elle cache quelque chose, mais il nous est impossible de savoir quoi, malgré nos nombreuses suppositions.
J’ai vraiment apprécié ce moment de lecture qui m’a permis de me déconnecter pendant un moment en me laissant porter par les différents événements qui ponctuent le récit.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Rapaces – Ursula Poznanski

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages :  404
♦ Date de parution : 27 janvier 2021
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Matheux surdoué de 17 ans, Jonas obtient une bourse pour étudier dans une fac hypersélecte. Peu lui importe de se faire des ami(e)s compte tenu de son arrogance : il passe son temps libre à espionner les gens avec Elanus, le drone qu’il a conçu.
Mais quand Jonas écrit une lettre anonyme révélant à plusieurs étudiants qu’il connaît leur secret, il est loin de se douter qu’avec ce canular et ses enregistrements, il va mettre au jour une sombre affaire de corruption dans laquelle sont impliqués plusieurs notables. Et qu’après le suicide de l’un des profs du campus et les « accidents » dont ont été victimes deux étudiants, Jonas risque sa vie. Jonas parviendra-t-il à faire tomber les masques et à en sortir indemne ?

Mon avis : J’avais beaucoup aimé Aquila de l’autrice et j’avais envie de découvrir un autre de ces romans. Même si je ne suis pas très nouvelles technologies et espionnage, je me suis laissée tenter.

Jonas, petit génie de 17 ans, intègre une fac réputée et sélecte, grâce à ses bons résultats. Il est alors en famille d’accueil et découvre la vie sur le campus. Il la découvre d’une manière plutôt originale puisqu’il envoie son drone espionner tout le monde. Sauf qu’ regarder ce qui ne vous regarde pas (justement) on tombe parfois sur des secrets qu’on aurait mieux fait d’ignorer.

Je pense être passée totalement à côté du livre et de son histoire. Pour la simple est bonne raison que j’ai détesté Jonas dès les premières pages. Son côté suffisant m’est de suite sorti par les yeux ! Il est vaniteux et trop sur de lui, une vraie tête à claques pour moi ! Du coup, comme j’étais exaspérée, j’ai vraiment eu du mal à m’intéresser à l’histoire.
Heureusement que les personnages de l’équipe avec laquelle il avances sont plus sympathiques. Pascal avec son côté franc, bonne pâte et son sourire constant a contre-balancer la mauvaise humeur de Jonas. Et Mylène apporte la touche féminine qui manquait à tout ça.
Je confirme donc également que je n’aime pas l’espionnage, j’ai eu du mal à continuer ma lecture.  Ce n’est pas le genre d’intrigues qui me parle même si l’autrice l’a très bien écrite et qu’elle fait preuve de beaucoup de subtilité. C’est tout de même une enquête qui séduira sont publique mais dont je suis passée totalement à côté.

Je remercie Milan et Page turners pour cette lecture.

26/35

Tu peux rentrer chez toi – Michael Elias

♦ Éditeur : Le masque
♦ Nombre de pages :  288
♦ Date de parution : 3 février  2021
♦ Prix : 21,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Nina a 31 ans, elle aime les chats, Ryan Reynolds et les couchers de soleil. Accessoirement, elle est aussi une inspectrice du Queens coriace et féministe.
Alors qu’elle enquête sur une disparition, elle retrouve l’homme qu’elle cherchait au fin fond d’un entrepôt, ligoté à un diable, une balle dans la tête.
Les parents de la victime pointent du doigt Susan, l’épouse, qu’ils accusent d’être violente et manipulatrice. Mais Susan a un alibi, et pas des moindres : elle était dans un centre pour femmes battues le soir du meurtre. Un lieu qui n’est connu de personne, pas même de la police, et vers lequel plusieurs affaires classées convergent pourtant. Chaque fois, des meurtres d’hommes violents. Et chaque fois, le même alibi pour les veuves.
Pour tirer cette affaire au clair, Nina décide d’infiltrer l’endroit. Mais elle ne sait pas à qui elle s’attaque… Car lorsqu’il s’agit de survivre, la morale n’a pas sa place et la justice emprunte mille visages.
Un thriller brillant, tout en nuances, qui explore le pouvoir et les limites de la vengeance.

Mon avis : Après quelques avis de lectures jeunesses, me voici repartie sur un roman policier.

Nina est une flique qui ne s’en laisse pas compter. Quand l’enquête qu’elle mène pointe vers un refuge pour femmes battues, elle n’hésite pas et l’infiltre. Mais est-elle vraiment sure de ce qu’elle va découvrir ?

Dès le départ, l’auto description de Nina m’a plu et m’a fait sourire. Elle fait preuve de beaucoup de dérision et surtout de beaucoup de réalité. Nina sait qui elle est, où elle va et quel en est le prix à payer. On découvre sa vie petit à petit. Au détour de son enquête, elle nous plonge dans son passé. Cela m’a un peu déstabilisé au début, mais je m’y suis fait, j’avais même hâte d’en savoir plus parce que cette Nina, sous ses airs de parler beaucoup d’elle est quand même un peu mystérieuse ! Rassurez-vous, ma curiosité a été satisfaite, et la votre le sera aussi.
D’ailleurs j’ai particulièrement aimé que les personnages du roman, héroïne comprise, soient tout en nuance de gris. Personne n’est blanc ou noir, il y en a juste des plus gris foncé de d’autres, ou des plus gris clair que d’autre (c’est comme vous voulez). Et ça, ça colle vraiment à la réalité.
L’intrigue est bien faite. Je dirai même, très bien faite ! Toute prise que j’étais dans la narration décousue, je n’ai pas vu arriver certaines choses et j’ai adoré ça. J’aime être prise au dépourvu lorsque je lis un roman policier. Bon, d’accord, certains éléments étaient prévisibles, et je trouve que l’après dénouement est un peu trop facile, mais j’ai vraiment passé une excellent moment avec ce polar.

Je remercie Les éditions du Masque et Netgalley pour cette lecture.