La vie cachée d’Isis tome 1 – Laurène Reussard

Éditeur : Hachette
Nombre de pages :  400
Date de parution : 10 juin 2020
Prix : 18,00€
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Résumé : Isis, c’est le genre de personnes que tout le monde aime. Le genre de filles dont tous les garçons rêvent. Mais, au début de l’été, elle est partie, ne laissant derrière elle que quelques lignes griffonnées sur un morceau de papier. Cela fait maintenant deux mois. Les cours viennent de reprendre au lycée et elle n’est toujours pas revenue… Elio, Thaïs, Aaron et Gabrielle, ses amis, en viennent à croire que quelque chose cloche dans cette affaire. Et si Isis n’était pas partie ? Et si elle avait… disparu ?

Mon avis : Des ados et une histoire de disparitions. Ce roman a tout pour me plaire en ce moment !

Comment réagiriez-vous si votre amie disparaissait du jour au lendemain sans réelle explication ? Thais, Gabrielle, Elio et Aaron et ont décidé de mener l’enquête pour retrouver leur amie qui pour eux n’avait aucune raison de disparaitre.

L’action se déroule à Lyon, cela change de Paris, même si c’est encore une grande ville. Par contre les ados restent les mêmes : des adultes en devenir complètement paumés. Chacun a ses raisons d’être perdus, mais elles se rencontrent souvent : la recherche d’identité sexuelle, la vie de famille dissolue, les mauvais traitements et le mal être qui découle de tout cela. Et comme si cela ne suffisait pas nous 4 acolytes ont décidé de rechercher leur amie. Ils vont alors apprendre que toutes les vérités ne sont pas bonnes à découvrir.
Sous couvert de la recherche d’Isis l’autrice nous fait découvrir petit à petit ses quatre personnages. On commence par leur caractère, puis leur histoire personnelle et enfin tous leurs sombres petits secrets. Des ados normaux quoi ! Certains ont eu la vie plus facile que d’autre, mais tous ont souffert à leur manière, à cause de leur famille ou d’un mal être. Parfois même la recherche d’Isis passe en second plan. D’ailleurs elle paraît bien mystérieuse cette Isis qu’on ne fait qu’effleurer à chaque fois. Dès qu’on apprend quelque chose sur elle c’est pour mieux se poser des questions ensuite… Elle m’a même parue peu sympathique malgré ce que tout le monde en dit…
La fin du roman m’a laissé sur le c*** et j’ai hâte de connaitre la suite.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

31/50

Frantz Eberhofer tome 3 – Pression fatale – Rita Falk

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  282
Date de parution : 3juin 2020
Prix : 7,20€
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Résumé : Dans le paisible village de Niederkaltenkirchen, le dîner est servi. Là, dans le lit du juge Moratschek, en plein sur ses draps tout blanc, une tête de cochon sanglante, façon Parrain bavarois. Sinistre. Juste après qu’on a signalé l’évasion d’un dangereux prisonnier, à côté de qui les explois d’Hannibal Lecter ne sont rien. Pour ce psychopathe en cavale, l’heure de la vengeance contre le magistrat qui l’a mis à l’ombre a sonné.
De quoi plonger le commissaire Franz Eberhofer dans une véritable détresse existentielle. Déjà que la belle Susie s’est enfuie en Italie, que le Papa casse les oreilles de tout le monde avec ses chers Beattles, et qu’en cuisine la Mémé leur inflige un Carême plus catholique que le pape… Maintenant, il a un tueur fou à attraper, et un juge fan des Stones à protéger.

Mon avis : Je suis fan de Frantz depuis que j’ai découvert le premier roman qui traite de ses « aventures ». Depuis je ne rate aucune de celles-ci.

Frantz aurait mieux à faire que de servir de garde du corps au juge Moratschek, mais visiblement une vie calme, ça n’est pas fait pour lui, même au fin fond de la Bavière.

Comme toujours je me suis régalée avec ce roman policier. Bon, il porte le nom de policier parce qu’il y a effectivement une enquête dedans, mais il pourrait tout aussi bien porter le nom de comédie tant on y rit ! Parfois, même pendant une enquête, tout peut partir en vrille. Il est des enquêteurs qui peuvent faire tout ce qu’ils veulent, ils continueront à accumuler les maladresses et les coups du sort. Et parfois ce dernier peut beaucoup s’acharner !
Bon, d’accord, l’intrigue peut être tirée par les cheveux par moment, l’autrice prend certains raccourcit sans nous donner tous les éléments,  mais l’histoire en a besoin pour pouvoir exister et cela a été pour mon plus grand plaisir de lecture.
Frantz est fidèle à lui-même, nonchalant, gourmand, curieux, un peu laxiste, surtout têtu, avec une grande dose de chance ce qui lui permet de résoudre toutes les intrigues. Sa famille est haute en couleur, avec un papa atypique, un grand frère pédant , une grand-mère attachante et une nièce adorable. Ces amis sont un peu des tocards mais sympathiques tout de même. Je me verrais bien boire une bière (aromatisée n’en déplaise à ses puristes) avec eux dans le bar du village.
J’aimerai vraiment les retrouver dans un autre tome. Il y en a beaucoup en allemand, mais pas dit qu’ils soient tout traduits, dommage.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

Ma sœur, serial killer – Oyinkan Braithwaite

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  280
Date de parution : 3 juin 2020
Prix : 7,20€
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Résumé : Korede s’est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n’est pas une mince affaire. Non contente d’être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants. Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaître les traces de sang et les cadavres. « Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer… » À l’instar d’une Jane Austen des temps modernes, Oyinkan Braithwaite interroge les liens du sang, tout en pratiquant une critique en règle de la société nigériane : sa corruption, ses différences de classe, son machisme exacerbé…
Une comédie noire et décalée, aussi mordante que glaçante.

Mon avis : En grande amatrice de serial killer, ce livre n’avait besoin que de son titre pour me séduire. Le résumé y a également contribué.

Korede est une jeune femme accomplie, avec un métier qui lui plait. Elle n’a qu’un seul cailloux dans sa chaussure, sa jolie petite sœur qui ne lui crée que des ennuis.

Sur la 4ème de couverture, les critiques sont élogieuses sur l’humour caustique de ce roman, mais je dois admettre que je n’ai pas souri une seule fois. Je dois être imperméable à ce genre d’humour. Si humour il y a, parce que personnellement, je le cherche toujours… Dommage, parce que j’aime l’humour grinçant ou loufoque dans les romans noirs.
Quant à l’intrigue, elle est elle vraiment originale. On connait des serial killers attachant dans le genre redresseur de tort comme Dexter, mais on aborde moins le point de vue de l’entourage parfois entrainer dans la folie meurtrière du tueur. Cet angle de vue est vraiment différent et intéressant.  Même s’il est aussi frustrant, car l’histoire est écrite du point de vue de Korede et que jamais nous ne connaissons vraiment les motivations de sa sœur Ayoola. Nous avons bien quelques pistes mais elles restent vagues et n’apporte pas vraiment de précisions. J’ai refermé le livre avec énormément de questions. Bon, d’accord, l’histoire est plutôt basée sur la dynamique qui s’installe entre les deux sœurs, comment elles en sont arrivées là et pourquoi, et ça c’est vraiment intéressant, mais il m’a manqué quelque chose pour que ma curiosité soit pleinement satisfaite.
Je vous laisserai vous faire votre propre avis.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Reine de beauté – Amy K. Green

Éditeur : Belfond noir
Nombre de pages :  410
Date de parution : 28 mai 2020
Prix : 19,90€
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Résumé : La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.
Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss.
Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles…
Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ?
Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

Mon avis : Je suis en pleine période d’envie de lecture de policier. Je vais les enchainer en ce moment. Ce polar psychologique a donc tout pour me séduire en ce moment.

Jenny est retrouvée morte dans un bois derrière chez elle. Ses parents sont effondrés. Qui en voulait à leur belle petite fille ? Jugeant la police inefficace, Virginia, la sœur de Jenny, décide de mener l’enquête !

Ce livre a la particularité d’alterner les narratrices. Les chapitres passent de Virginia à Jenny. Une quelques jours après le meurtre, l’autre quelques jours avant. Nous découvrons alors pas à pas le crime à travers les yeux de la victime dans le passé et ceux de sa sœur dans le présent.
Virginia avance doucement sur les traces du tueur. Elle sort de sa retraite pour reprendre contact avec le monde tellement elle veut découvrir le meurtrier de sa sœur.
Jenny nous raconte comment elle en est arrivée là. Pourquoi elle a fini tuée dans un bois. Et à chaque page que l’on tourne on est effarés de voir les horribles secrets que cache cette petite ville. Parce que niveau secrets on est servis ! Entre secret de famille et personne bien sous tous rapports qui se révèlent perverties jusqu’à la moelle, il y a de quoi ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes ! Quand on croit que ça ne peut pas être pire, on est face à une révélation de plus.
Ce roman nous dévoile ce que l’humain peut avoir de pire en lui. Même la fin, montre que parfois ce n’est pas celui que l’on croit qui est le plus coupable… ou le plus innocent… Mais ça je vais vous laisser le découvrir vous même. Allez lire ce livre si vous êtes fans de polars psychologique !

Je remercie Belfond noir et Netgalley pour cette lecture.

Le monstre chez moi – Amy Giles

Éditeur : Nathan
Nombre de pages :  389
Date de parution : 2 juillet 2020
Prix : 17,95€
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Résumé : Hadley est une élève parfaite. Une athlète accomplie. La fille modèle. Mais elle sache un lourd secret.
Lorsque crash d’avion prend la vie de ses deux parents, les enquêteurs cherchent à savoir quel rôle a joué Hadley dans l’accident. Et pourquoi elle a tenté de se suicider quelques jours après le drame.
Un thriller haletant sur une famille bien sous tous les rapports et les secrets dissimulés dans l’intimité du foyer…

Mon avis : Et si j’alliais mes deux genre préférés dans ce romans : le livre et jeunesse et le polar psychologique ? Hop c’est chose faite !

Hadley vit dans une famille bien sous tout rapport. Enfin en apparence, parce qu’à la maison la vie est loin d’être rose entre un père tortionnaire et une mère démissionnaire. Mais comment Hadley pourrait y échapper ?

J’ai eu un peu de mal au début. Il m’a fallu du temps pour m’habituer à l’ambiance lourde du livre. J’avais l’impression d’avaler un liquide trop épais et trop chaud, quelque chose de visqueux qui laisse une impression désagréable… Comme une brume moite qui collerait à la peau…
La vie de Hadley est rythmé comme du papier à musique et elle n’a pas intérêt à déroger à son emploi du temps ou elle risque de passer un sale quart d’heure. Son père est despotique et veut tout régenter à la maison. Personne n’a son mot à dire. La mère n’est plus assez présente pour protéger ses filles, mieux vaut se protéger d’abord, alors Hadley a décidé de protéger sa petite sœur quitte à tout encaisser. Mais jusqu’à quelle limite ?
Le sujet abordé n’est pas facile. La violence dans une famille n’est pas toujours dirigée vers la femme, les enfants en sont victimes également. Quand ils doivent à tout prix représenter un idéal définit par le parent violent, ou même sans raison apparente, leur vie peut devenir un vrai calvaire. L’autrice est très subtile pour nous faire ressentir tout cela, il y a très peu de scènes de violence et c’est encore pire, je pense, si vous laissez faire votre imagination.
Il faut que les enfants victimes de ces violences parlent. Et pour cela il faut mettre ce livre entre toutes les mains !

Je remercie Nathan pour cette lecture.