Jamaiplu – Josiane Balasko

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  249
♦ Date de parution : 7 octobre 2021
♦ Prix : 7,20€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Quel est le point commun entre  :
une jeune femme qui parle aux animaux
une vie de chien
un scénario mortel
un enfant trop curieux
des fantômes rigolards
des zombies très affectueux
un goûter entre filles
et un extraterrestre en pot ?
Réponse:
Josiane Balasko
Avec ce recueil de nouvelles drôles, tendres ou amères, l’actrice préférée des Français, artiste aux multiples talents, jette un regard sensible et acerbe sur notre temps.

Mon avis : Je connais Josiane Balasko l’actrice, comme tout le monde en France, et j’étais curieuse de rencontrer l’autrice. Ce recueil de nouvelles tombait à pique !

Huit nouvelles aussi différentes les unes que les autres, voilà ce que me réserve ce recueil.

La curiosité m’a fait ouvrir ce livre, mais c’est la façon d’écrire qui me l’a fait le dévorer. J’ai vraiment adoré toutes les histoires racontées dans ce livre. Il y a beaucoup de fantastique, et j’aime beaucoup ça, du policier, des histoires très noires, d’autres empreintes de plus d’espoir… et toutes m’ont plu. J’ai aimé les découvrir, les savourer et j’y ai pris beaucoup de plaisir.
Je ne sais pas où elle a trouvé l’imagination pour toutes ses histoires, mais elles m’ont toutes régalé.
Ça façon de nous présenter les Zombies est très originale, très différente de tout ce que l’on a déjà lu. Ces histoires policières sont diaboliques. Malgré toute la diversité des histoires, elles ont toutes un point commun : elles passent un message. Souvent d’espoir, mais aussi bien  de fatalité. Elle essaye aussi de nous faire bouger sur certain sujet.
Moi qui suis souvent frustrée par les nouvelles, que je trouve trop courtes, je n’ai pas ressenti cela avec cet ouvrage. Même les nouvelles d’une dizaine de pages étaient complètes, il ne manquait rien pour la compréhension et je n’ai pas ressenti de frustration. Certaines mériteraient d’avoir plus de pages, autant que pour remplir un roman, mais ce n’est pas une obligation.
Je pense que je lirai d’autre livres de Josiane Balasko, un roman complet par exemple, pour me faire une meilleure idée de ce qu’elle fait.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Les lumières de l’aube – Jax Miller

Éditeur : Éditions Plon
Nombre de pages :  638
Date de parution : 8 octobre 2020
Prix : 22,00€
Acheter :Amazon

Résumé : 30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête.
L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées.
Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

Mon avis : Je pensais lire un roman policier, de cette autrice que j’avais hâte de découvrir, mais en fait c’est une histoire vraie. Une histoire vraie non résolue, sur laquelle Jax Miller à voulu mener l’enquête.

Le 29 décembre 1999le mobilhome de la famille Freeman brûle, à l’intérieur les parents sont morts par balle. Leur fille et sa meilleure amie ont disparu et n’ont jamais été retrouvé. Quand elle découvre cette affaire, Jax Miller décide de mener l’enquête et de rencontrer les familles.

Ce livre m’a fait halluciner ! Je sais qu’il existe des erreurs judiciaires mais là ce n’est même pas cela, c’est de l’incompétence flagrante ! Je suis admirative du travail fait par Jax. Elle a glaner des informations, passer du temps à gagner la confiance des gens, interrogé des dizaines de personnes pour essayer d’un voir clair dans cette affaire. Elle y a passé des années et à réussir à retranscrire tout cela de façon claire, concise, bien construite et même avec une chronologie qui tien la route. Ce qui n’était pas gagné vu le nombre de témoignages qu’elle a recueilli.
Les recherches paraissent titanesques et devoir tout remettre en ordre parait être un travail plus important encore.
La détresse des familles m’a beaucoup touchée, comme leur colère plus que légitime. Mais jamais ils n’ont baisser les bras, affrontant chaque jour pour retrouver les filles et « les ramener à la maison ». Cette enquête mener par les « pseudos » services de police ressemble à une mascarade. Je ne pensais pas que cela puisse exister. Que des citoyens lambdas arrivent à avoir plus de résultats que les policiers. Dès le début, on se marche sur la tête et personne ne trouve à redire pendant des années. Je ne veux pas vous en dévoiler trop si vous souhaitez lire le livre, même si vous pouvez trouver pas mal de des informations l’enquête sur Internet.
Vous pouvez d’ailleurs retrouver la page Facebook de la famille Bible : Find Lauria Bible-BBI
C’est un livre à lire pour en apprendre plus sur le système américain et découvrir un peu plus personnellement l’autrice Jax Miller.

Je remercie les éditions Plon pour cette lecture.

Stillhouse Lake tome 2 – L’ombre de l’assassin – Rachel Caine

Éditeur : L’achipel
Nombre de pages :  395
Date de parution : 15 octobre 2020
Prix : 22,00€
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Résumé : Après L’Ombre de la menace, traduit dans 16 pays et n°1 des ventes de USA Today et du Wall Street Journal, Gwen Proctor revient dans L’Ombre de l’assassin, plus déterminée que jamais à sauver ses enfants des griffes de son ex-mari psychopathe…
Gwen était parvenue à sauver ses enfants des griffes de son ex- mari, le tueur en série Melvin Royal. Mais celui-ci vient de s’évader de prison. Et elle prend peur. Alors que seule une poignée de personnes connaissent son nouveau numéro de portable, elle reçoit ce texto glaçant :  » Vous n’êtes plus en sécurité nulle part  » ! Fuir ou se terrer de nouveau ne servirait à rien. L’heure a sonné d’inverser les rôles… De proie, Gwen veut devenir prédateur. Et, avec l’aide du frère de l’une des victimes de Melvin, éliminer ce dernier. Mais à mesure que leur traque avance, le doute envahit ceux qui croient en Gwen. Est-elle aussi étrangère aux crimes de son mari qu’elle le prétend ? Pour preuve cette photo compromettante qui circule sur les réseaux sociaux…

Mon avis :  J’ai adoré le premier tome. Et ce n’est pas peu dire ! J’avais pas mal stressé et j’avais hâte de découvrir la suite de thriller. (Vous retrouverez mon avis ICI).

Après un premier tome palpitant où l’on découvre le caractère fort de Gwen et l’histoire improbable dans laquelle elle est plongée, le deuxième tome promettait de réserver autant de rebondissements.

Dès les premières pages, l’action reprend où elle avait terminé au premier tome. Sans aucune transition, on repart dans la course folle de Gwen et sa petite famille. Dès le début, on ressent la même pression, la même peur, la même tension. On sait qu’ils sont en danger et on ne veut qu’une chose : qu’ils soient tous à l’abri. Mais on se doute fortement que ce ne sera pas une partie facile.
Ce que j’ai beaucoup aimé c’est que ce roman est à 4 voix. On suit les points de vue de Gwen, ses enfants et de Sam. On comprend alors encore mieux la complexité de l’intrigue. A chaque changement de narrateur, le doute nous envahi et nous ne savons plus à quel saint nous vouer. C’est un des tour de force de l’autrice, réussir à nous faire douter à chaque page. Et principalement douter de Gwen et c’est proprement terrifiant parce que je me suis beaucoup attachée à elle.
On découvre aussi le grand méchant de l’histoire et on s’aperçoit que ce n’est pas forcément celui auquel on pensait mais que c’est franchement quelque chose qui nous dépasse. On sait que le sadisme humain n’a pas de limite, mais là il est franchement horrifiant !
Le tome se termine comme si c’était un diptyque. Mais j’ai fait quelques recherches sur le net et il semblerait que cette série soit faite de plusieurs tomes. J’espère qu’ils seront tous traduits. Si vous avez aimé le premier tome, jetez-vous sur le deuxième ! Et si vous n’avez lu aucun des deux et que vous adorez les thrillers : commencez absolument cette série !

Je remercie L’archipel pour cette lecture.

Bigoudis et petites enquêtes tome 1 – Panique à l’hypermarché – Naëlle Charles

Éditeur : Éditions Libronova
Nombre de pages :  448
Date de parution : 13 décembre 2019
Prix : 13,90€
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Résumé : En ce mois de novembre 2018, deux événements distincts et pourtant liés vont bouleverser le quotidien de Léopoldine Courtecuisse, la coiffeuse de Wahlbourg, petite bourgade alsacienne.
Tout d’abord, elle fait la connaissance de l’odieux, mais ô combien séduisant, lieutenant Quentin Delval, nouvellement nommé à la tête de la gendarmerie. Ensuite, elle découvre le corps sans vie de Véronique Busch, une de ses clientes. Alors que toute la population est sous le choc, Léopoldine boit du petit-lait. Elle qui a toujours rêvé d’être flic est témoin d’un crime.
Pour cette trentenaire, divorcée et mère de deux adolescents qu’elle peine à gérer, cette affaire est une aubaine. Elle va pouvoir montrer à tous quelle incroyable enquêtrice elle est. Et ce n’est certainement pas cet arrogant lieutenant Delval qui l’en empêchera, foi de Léopoldine Courtecuisse?! Il se pourrait même qu’il soit amené à lui demander son aide…

Mon avis : Cela faisait longtemps que j’avais repéré ce livre, mais j’en ai tellement à lire que je me disais que ce n’était pas raisonnable… J’en ai eu la possibilité dernièrement et je ne l’ai pas raté.

Dans ma période de lecture de romans policiers, un avec un thème plus léger me tentait bien. J’avais envie de faire connaissance avec Léopoldine et je n’ai pas été déçue ! D’abord rien que son nom et son prénom donnent le sourire, ensuite j’ai adoré sa répartie. Jamais elle ne s’en laisse compter. Elle a une vision de sa vie très lucide et j’ai adoré les réflexions qu’elle en fait. Là où elle a un peu plus de mal avec la réalité, c’est quand elle veut se lancer dans des enquêtes policière. Sérieusement ? Une coiffeuse détective ? Éh bien oui messieurs dames, elle se débrouille plutôt pas mal.
Le héro masculin de l’histoire est un peu moins « cernable ».  On adore le détester dès le départ, mais il se révèle finalement tout en nuance.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est qu’on ne sait pas du tout où l’on va avec les personnages. Ils s’entendent comme chien et chat mais savent très bien « travailler » ensemble. Si romance il doit y avoir entre ces deux là, elle ne coule pas de source ou s’annonce pleines d’obstacles.
L’enquête est très bien pensée. Même si j’avais une idée du tueur, je n’avais aucune certitudes et certainement pas avec une fin si surprenante !
J’ai passé un excellent moment lecture.

Je remercie Netgalley et Libonova pour cette lecture.

122-7 – Alain Mila

Éditeur : Éditions du Panthéon
Nombre de pages :  123
Date de parution : 11 septembre 2020
Prix : 13,90€
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Résumé : Écrivain en mal d’inspiration, Pablo Vilanova coule des jours paisibles dans sa résidence des Hautes-Pyrénées, sur la route des cols du Soulor et de l’Aubisque. Alors qu’il pense débuter une journée comme les autres, il se trouve brutalement emporté dans une spirale vertigineuse de violence. 122-7, le titre sonne comme un rappel à cet article du Code pénal qui définit la notion de légitime défense et de responsabilité pénale et qui est bien connu des spécialistes, fussent-ils policiers, gendarmes, magistrats, greffiers ou avocats. Longtemps avocat, Alain Mila connaît justement bien le monde des prétoires. Devenu photographe il est aussi Réserviste Citoyen de la Gendarmerie Nationale. Après « Voyage éloquent au cœur de l’enseignement catholique » et « Une enfance retrouvée », il aborde maintenant le genre du roman policier avec ce récit tout en noirceur.

Mon avis : Ce roman avait deux atouts pour me plaire : c’est un policier et il se déroule dans la région où je vis. Il n’a donc pas fallu me pousser beaucoup pour que je le lise.

Pablo est un auteur en manque d’inspiration qui voit sa vie chamboulée quand un ami d’enfant débarque chez lui, poursuivi par les gendarmes et disparait tout aussi vite en lui laissant une clef USB.

Ce livre est très court, 123 pages pour un policier c’est rare. Et je trouve qu’il en souffre. Il manque de description, autant physique que de décor, même si cela ne gène en rien la compréhension de l’intrigue, cela l’aurait enrichie je pense.
Ensuite tout va trop vite. L’histoire se déroule sur plusieurs semaines et sur 123 pages, cela passe vite. Si vite que je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages. Je n’ai trouvé aucun intérêt à Pablo que j’ai trouvé sans relief. Pour moi, il s’adapte trop vite à la situation, il devient trop vite quelqu’un d’autre.
Tout s’emboite trop bien dans cette histoire, les gens sont retrouvés vite mais on ne sait pas comment, les corps ne sont jamais retrouvés et les voisins n’entendent jamais rien. Cela fait un peu gros. Alors oui, la lectrice que je suis, sait très bien que ce qu’il se passe dans les romans n’est pas ce qu’il se passe dans la réalité, mais là c’est vraiment GROS. Trop facile. C’est dommage parce que l’idée de départ est plutôt bien, mais elle n’a pas été assez exploitée à mes yeux.
J’ai toutefois appréciée découvrir que le libre décrit des lieux que je connais et d’y voir ma région.

Je remercie les éditions du Panthéon pour cette lecture.