Quand Eugénie s’en mêle – Trevor Cole

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  411
Date de parution : 9 octobre 2019
Prix : 7,80€
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Résumé : À Kotemee, sympathique petite ville canadienne, vit Eugénie, une passionnée de céramique et de sculptures végétales qu’elle crée dans sa boutique-atelier. A l’issue de la longue agonie de sa mère, Eugénie, mue par un certain sens de l’altruisme, décide d’épargner pareille déchéance à ses meilleures amies : elle va leur offrir la mort parfaite ! Dans la lignée de Dexter, Trevor Cole mêle humour noir et fines observations de la vie quotidienne pour offrir une comédie irrésistible.

Mon avis : Le résumé promettait une comédie policière avec de l’humour noir, et il ne m’en a pas fallu plus pour me convaincre.

Eugénie a dû s’occuper de sa mère atteinte d’un cancer pendant ses derniers jours. Cette expérience l’a marquée et l’a poussée à prendre une décision plutôt radicale…

Je ressors de ma lecture plutôt mitigée… Peut-être parce que je ne m’attendais pas pas vraiment à ça… Quoi ça ? L’histoire. Et surtout l’humour que j’attendais un peu plus caustique.
Alors bien sûr les personnages, et surtout Eugénie, sont décalés. Mais surtout un peu stéréotypés. Je ne les ai pas trouvés vraiment originaux. Je les au aussi trouvés très naïfs. Bon d’accord ce sont des provinciaux qui vivent dans une petite ville tranquille où tout le monde sait tout sur tout le monde, mais là encore nous étions dans les stéréotypes.
L’intrigue est plutôt facile, comme si décider de tuer des gens était facile et encore plus simple à mettre en pratique.
En fait, j’ai eu l’impression de passer à côté de pas mal de choses dans ce roman : l’humour, l’histoire décalée, les situations , les personnages, la ville… Pourtant je suis bon public et j’ai un petit penchant pour l’humour noir voire plus, mais là, ça ne l’a pas fait. J’attendais peut-être un peu trop de ce livre…
Si je ressors mitigée de ma lecture, c’est que je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas. Je pense que pour vous, le mieux est de vous faire votre propre avis.

Je remecie J’ai lu pour cette lecture.

Pêche – Emma Glass

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  124
Date de parution : 4 septembre 2019
Prix : 6,90€
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Résumé : Il est arrivé quelque chose à la jeune Pêche, du sang coule entre ses cuisses. À la maison, où elle rentre en titubant, le cauchemar continue, avec ses parents qui ne semblent s’apercevoir de rien. Seule ou presque, elle va devoir vivre avec un corps meurtri qui change de façon inquiétante, hantée par son agresseur, l’affreux Lincoln aux relents de saucisses. Fascinant par son inventivité rythmique et sa langue charnelle et musicale, où chaque mot tente à la fois d’incarner et de réparer l’irréparable, Pêche explore les jours et les nuits d’une chair blessée.

Mon avis : Le résumé, à défaut de la couverture, m’a intrigué… Le roman était court et ma curiosité a gagné, j’ai cédé et je l’ai lu.

Pêche a été agressée. Elle se referme sur elle-même et doit faire face seule à sa vie chamboulée.

Cela serait peut dire que d’avouer que j’ai eu du mal avec ce livre. L’histoire avait pourtant de quoi me plaire, mais je pense que je suis passée totalement à côté du style de l’autrice. Autant de sa façon d’écrire que de son univers.
Au début, je n’étais même pas sure de comprendre l’histoire. D’ailleurs je pense que je n’en ai compris qu’une partie. L’univers décrit est plutôt poétique, les gens n’ont pas de prénoms usuels mais des noms de choses ou de couleurs, avec des caractéristiques physiques qui se rapportent à ces noms. Et avant de le comprendre, cela m’a un peu perdu. Il n’y a aucun dialogue à proprement parlé, juste de la narration, et je me suis parfois perdu à savoir qui parlait. Quand je ne passais pas à côté de ce qui était dit.
Certes, les mots utilisés le sont bien, on a parfois l’impression que cela coule comme de l’eau. Mais étant totalement hermétique à la poésie, je n’ai pas su être touchée. Je ne nie pas qu’il y a surement beaucoup de travail de la part de l’autrice, mais je ne faisais malheureusement pas partie du public visé.
Je pense que je n’étais pas sensible au roman, mais si vous êtes un amoureux des mots, ce livre est pour vous.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

La vie rêvée des chaussettes orphelines – Marie Vareille

Éditeur : Charleston
Nombre de pages : 410
Date de parution : 12 juin 2019
Prix : 19,00€
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Résumé : Sur le papier, Alice va très bien : célibataire parfaitement assumée, elle a une carrière en or dans la finance à New-York, un loft avec vue sur Central Park et un secret si profondément enfoui qu’elle peut presque prétendre l’avoir oublié. Certes, elle ne dort plus sans somnifères, elle collectionne les crises d’angoisse, les TOC et les névroses, mais on ne va pas en faire tout un plat. Tout le monde a ses petits secrets, non ? Mais le problème avec les petits secrets, c’est qu’ils peuvent générer de grosses complications… et si Alice est devenue experte à fuir le passé, elle est beaucoup moins douée quand il s’agit d’affronter la réalité.

Mon avis : Depuis que Marie m’a demandé timidement si je voulais lire son premier roman en 2014 (Ma vie, mon ex et autre calamité), je suis devenue fan de ses livres. Je n’allais donc pas manquer celui-ci alors que rien que le titre me mettait le sourire aux lèvres.

Alice veut recommencer sa vie à Paris. Elle a quitté New-York précipitamment et espère bien laisser son passé loin derrière elle en traversant l’Atlantique. Mais on ne peut pas tourner le dos à son passé, bien souvent il vous rattrape et toujours au plus mauvais moment…

Marie Vareille a réussi à me captiver dès les premières pages. Dans certains livres, il me faut parfois plusieurs dizaines de pages pour accrocher, là je n’en ai pas eu besoin. Tout  de suite je me suis attachée à Alice. Pourquoi ? Parce que nous sont présenté d’emblée ses faiblesses et qu’on a qu’une seule envie c’est la prendre dans nos bras en lui disant que tout va bien se passer. Petit à petit Alice se dévoile. Elle nous raconte sa vie et celle de sa soeur à travers son journal intime, nous dévoilant leur passé sans filtre. Ces passages alternent avec son présent, celui à Paris où elle essaye de reprendre pieds.
Après quelques chapitres, j’ai relevé quelques incohérences, en me disant que Marie n’avait pas fait très attention. Mais non, c’est moi qui allait trop vite, il fallait attendre le défilement des pages pour comprendre. Du coup, j’étais contente d’avoir relever les choses qu’il fallait. Même si j’imagine que je ne suis pas la seule. D’ailleurs si vous l’avez lu, je suis curieuse si vous aviez relever les mêmes choses que moi.
Ce sont les dernières 80 pages qui m’ont tenues en haleine, je n’ai pas su poser le livre avant de l’avoir terminé (au grand bonheur du chat que je devais nourrir et avec lequel j’avais prévu de passer un peu de temps en lisant – 2h en tout finalement). J’avais envie de tout découvrir et j’ai vraiment était surprise. Parce que même si l’idée de départ n’est pas des plus originale (mais je ne vous dirais pas quoi) la façon de l’exploiter est elle plutôt bien pensée, limite tortueuse.
J’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture, où les sentiments se sont mêlés : colère, tristesse, frustration… J’en suis ressortie chamboulée avec la boule dans la gorge.
Merci Marie pour cette lecture. Quand tu veux pour la prochaine, mais tu as mis le niveau assez haut cette fois-ci 😉

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 314
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 7,60€
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Résumé : La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis : J’ai déjà lu plusieurs livres de Diane Ducret qui m’ont toujours plu ( L’homme idéal existe. Il est québécois  et Lady scarface ), alors je me suis dit que celui-ci allait aussi passer dans mes mains…

Après une rupture (encore une) et un appel qui la chamboule, Enaid refait défiler le fil de sa vie un peu chaotique. Un bilan au moment de la trentaine qui pourrait tout changer.

Je m’attendais à lire de chick-lit, mais j’ai été bien étonnée après plusieurs pages de lecture : on en était plutôt loin. Bien sûr, il y  de l’humour, mais pas vraiment de romance. J’ai envie de dire que c’est l’histoire d’une fille un peu loufoque qui se cherche et accumule les bêtises au travers d’expériences parfois un peu douteuses.
Une chose est sure toute fois Enaid est certes un peu naïve, mais super attachante. Cette fille complétement paumée possède un univers bien à elle qu’elle nous partage sans retenu. Bon, j’ai parfois trouvée certaines situations tirées par les cheveux et les non conséquences de celles-ci un peu faciles mais je me suis laissée porter par l’histoire. Il m’a toutefois manqué un petit quelque chose… Au bout d’un moment, toutes ses frasques ça lasse un peu. Je me suis demandé s’il était possible d’en accumuler autant dans une 1/2 vie à peine.
La fin est très touchante et a réussi à m’arracher quelques larmes. Elle est même un peu inattendue après toutes ses loufoqueries, mais elle s’emboite parfaitement avec plusieurs éléments de l’histoire.
C’est une jolie histoire sans prétention avec laquelle j’ai passé un bon moment lecture.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

 

Et tu entendras le bruit de l’eau – Sophie Jomain

Éditeur : &H
Nombre de pages : 378
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 15,90€
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Résumé : Marion Verrier est Fendie Miller. Ou plutôt Fendie Miller est Marion Verrier. Elle ne sait plus trop… Est-elle vraiment devenue cette journaliste assoiffée de scoops que plus rien n’émerveille ? Poussée à bout, Marion craque et décide de s’échapper en baie de Somme. Un bungalow cosy perdu dans la nature pour se retrouver et réfléchir à ce qu’elle va faire de sa vie, voilà tout ce à quoi elle aspire. Mais, au « Bruit de l’eau », Marion découvre qu’elle n’est pas aussi seule qu’elle le pensait ; quelqu’un d’autre a choisi l’écolodge pour s’isoler du monde. Un homme, mystérieux et solitaire, que le destin n’aura de cesse de remettre sur sa route.

Mon avis : Je suis Sophie Jomain depuis ses débuts avec les étoiles de Noss Head et une discussion à bâton rompu par téléphone. Et même si je suis moins fan de la romance, de temps en temps, j’en lis un quand même.

Marion en a marre de sa vie actuelle. Elle ne s’en serait pas rendue compte si un événement au travail ne lui avait pas mis le nez dedans, mais maintenant elle a besoin de recul. Et quoi de mieux pour ça que de se retrouver dans la nature sauvage de la baie de Somme ?

Dès le début j’ai senti que cette romance serait différente de celle que j’ai lu dernièrement. Je dirais même que ce n’est pas la romance le thème principal de ce livre, mais il est accès sur Marion qui tente de retrouver un sens à sa vie, une fois qu’elle s’est aperçue que son métier ne lui convient plus. Et c’est ce qui m’a plu, suivre Marion sur le chemin de sa reconstruction. Découvrir ses doutes, ses certitudes, ses envies… La voir prendre son temps pour réapprendre à se connaitre et à se recentrer.
C’est son histoire qui m’a touchée, plus que celle qu’elle entretient avec son mystérieux voisin. Son histoire et surtout la découverte de la baie de Somme et de ses animaux marins. On sent que Sophie a fait un travail de recherches poussé et que c’est un sujet qui la touche. Celui-là ainsi que les deux autres abordés dans le roman. J’ai aimé ce personnage de Marion entier qui se laisse submerger par les émotions créées par les paysages, les situations et cette réalité française qui est parfois très moche.
Vous voyez, je ne retiens quasiment rien de la romance de ce livre, je ne retiens que le combat de Marion, son épanouissement et sa nouvelle façon de prendre la vie à bras le corps.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman, et si Sophie tu as des envies d’en écrire d’autres de ce style, je suis fan !

Je remercie &H pour cette lecture.