Mister Alabama – Phillip Quinn Morris

Éditeur : Finitude
Nombre de pages : 324 pages
Date de parution : 6 octobre 2016
Prix : 21,00€ Notepaillons2.5

61d-hpyb8glRésumé : Mud Creek, Alabama, été 1979.
Alvin Lee Fuqua, ex Mister Alabama, a 28 ans et un rêve : devenir Mister America, pour passer à la télé dans un talk-show & se faire remarquer & devenir acteur & jouer dans des films avec Burt Reynolds. Un bien beau rêve, contrarié par un problème de hanche.
Alors Alvin a changé ses plans – adieu gloire et bodybuilding, cap sur la fortune grâce à la pêche aux moules. C’est bien plus sûr et lucratif que la contrebande de whisky. Alvin plonge dans la rivière et remonte des moules grosses comme le poing.
La vie des plongeurs est paisible à Mud Creek, jusqu’au jour où le meilleur d’entre eux, le plus âgé, le plus futé, le plus costaud, mais aussi le plus solide buveur de la Tennessee River, le mentor d’Alvin, le légendaire Johnny Ray, s’écroule, victime du mal des profondeurs.
Comprendre comment Johnny Ray a pu mourir devient l’obsession d’Alvin. Sa vie bascule. Il se remet à la musculation, invente de nouveaux exercices aussi loufoques que terribles, il prend des stéroïdes, au risque d’y laisser sa peau. Rien ne va plus. La veuve nymphomane de Johnny Ray vient s’installer chez lui avec ses deux enfants. Rien ne va plus. Cliff, vétéran du Vietnam, tombe amoureux d’Alma, la sœur d’Alvin, anorexique, et reine du stand-up. Rien ne va plus. Le shérif découvre les plants de marijuana que Freddy, ancien joueur de baseball, fait pousser sur son bateau. Décidément, rien ne va plus.

Mon avis : Si vous me suivez régulièrement, vous devez vous demander pourquoi j’ai lu ce livre. Je vous avoue que je me pose toujours la question… Le résumé me tentait et j’avais envie d’essayer autre chose, de changer de style, de bousculer mes habitudes. Et j’ai été servie !

Alvin est plongeur, il récolte les moules au fond de la rivière. L’année 79 c’est une activité qui paye bien. Mais son rêve c’est de devenir Mister America. Quand son meilleur ami Johnny Ray meurt subitement, il décide de reprendre ce rêve là où il l’avait laissé il y a quelques années. Seulement la mort de Johnny Ray ne perturbe pas que la vie d’Alvin.

J’aime beaucoup les romans qui tracent le portrait de gens vrais. Des gens simples, que l’on peut croiser dans notre vie de tous les jours. Si en plus leur vie se passe dans un autre pays, voire sur un autre continent ça rajoute de l’exotisme (au sens large, je vous l’accorde). Je me suis dit que découvrir Mister Alabama pouvait être distrayant. Sauf que je me suis plutôt ennuyée. La vie d’Alvin et sa famille est tellement simple qu’elle en devient sans intérêt.
Souvent l’auteur fait interagir Alvin avec un personnage dont on ne sait un rien, une connaissance, avec laquelle il échange sur le temps, ou sur les derniers potins du marais et là il m’a totalement perdu. Saut que ça n’a eu pour moi aucun intérêt sauf celui de remplir des pages. J’aurais aimé en savoir plus sur la sœur d’Alvin ou sur ces amis, sur leur vie, leur aspirations… plutôt que de voir passer des personnages furtivement.
Je n’ai pas réussi à m’attacher à Alvin. C’est limite un bouseux. Surement super mignon et sexy, au vu de sa description (pis il est quand même devenu Mister Alabama quand même) mais je ne suis pas sure que j’aurais su tenir une conversation avec lui.
Les événements qui ponctuent l’histoire sont eux aussi banals. Avec des résolutions banales. Bref, c’est comme si je vous racontais ma vie de tous les jours. Cela m’est déjà arrivé de lire ce type de roman et d’y trouver du plaisir, mais là je suis tellement restée à côté des personnages que ça a été plus compliqué… Si à cela on ajoute que je ne suis pas sure d’avoir compris la fin, vous comprendrez que je ressors de ma lecture plutôt dubitative. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je ne peux pas dire non plus que j’ai aimé…

Cet été-là – Sarah Ockled

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 330
Date de parution :  19 mai 2016
Prix :  16,95€ Notepaillons4.5

51PqXa4U0hLRésumé : D’après Frankie, la meilleure amie d’Anna, rien ne vaut les plages de Californie pour rencontrer des garçons. Et si elles en rencontrent au moins un par jour, il y a toutes les chances pour qu’Anna vive (enfin !) une première histoire d’amour.
Mais Anna, elle, n’a aucune envie de passer l’été à flirter en bikini… Parce qu’en réalité, elle a DÉJÀ vécu une première (et secrète) histoire d’amour : avec le grand frère de Frankie, un an plus tôt… juste avant qu’il ne meure brutalement, laissant sa famille et Anna anéantis.

Mon avis : Honte à moi, mais je dois vous avouer qu’au début j’ai pris la couverture du livre à l’envers. Et après j’ai été perturbée à chaque fois que je prenais le livre :p Mais c’est anecdotique, ce qui compte, c’est mon avis 😉

Anna a vécu un amour secret qui s’est terminé tragiquement. Depuis elle ne vit plus réellement, tenant le coup pour sa meilleure amie. C’est quand elles doivent passer 3 semaines ensemble pour les vacances d’été que tout va changer.

Ce livre c’est de la vraie guimauve ! J’ai eu le cœur qui fondait toutes les 10 pages.  L’histoire est ce dont j’avais besoin. Du sentimental mais pas trop dégoulinant. Du triste mais de quoi vous donner les larmes aux yeux sans vraiment vous faire pleurer. De la légèreté mais pas que. Bref l’idéal pour lire au bord de la piscine ou sur la plage.
Anne est le genre de personnage que j’adore : forte et faible à la fois. Derrière un mur qui ne laisse rien paraitre, il y a un cœur dévasté qui essaye tant bien que mal de se reconstruire. J’ai souvent eu envie de la prendre sous mon aile pour la consoler. De lui caresser les cheveux en lui murmurant que tout irait bien. Que oui, ça fait mal maintenant, mais que plus tard ça fera sa force.
Les histoires d’amour, surtout les premières, ne sont pas souvent faciles, c’est ce qu’Anna et son amie Frankie vont apprendre cet été là. C’est ce que je savais déjà, mais ça m’a fait du bien de me replonger dans ses premiers émois. C’est une histoire qui a une odeur de barbe à papa, de crème solaire et de plage. Idéal pour cet été certes, mais pas que, à chaque moment de l’année quand on a envie d’un peu de douceur.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

54/80

54/80

Un événement digne d’intérêt – Sarah Barnard

Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 334
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€

71T69lnE2WLRésumé : Avant mon dix-septième anniversaire, je dois absolument :
1 / me trouver un vrai petit ami
2 / vivre un Evénement Digne d’Intérêt.
J’ai élaboré une théorie très précise au sujet des Evénements Dignes d’Intérêt : tout le monde en vit tôt ou tard, mais certains davantage que d’autres. Moi, j’attendais toujours mon premier Evénement Digne d’Intérêt. Et c’est précisément ce qui est arrivé, l’air de rien, sans que je ne voie rien venir.

Mon avis : Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce livre. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

Caddy a 16 ans et a décidé de perdre sa virginité l’année de 16 ans. À défaut, elle aimerai juste vivre un Événement digne d’intérêt.

Qu’est-ce qu’un événement digne d’intérêt me direz-vous ? Éh bien Caddy a son idée là dessus. C’est quelque chose qui rendrait sa vie plus intéressante à raconter. Comment va-t-elle s’y prendre ? Elle n’aura malheureusement rien à faire. Cela va venir à elle tout seul…
Caddy est un personnage attachant. Elle est un peu (beaucoup) naïve et c’est ce qui nous fait nous attendrir. D’ailleurs elle donne le ton dès les premières pages. Elle m’a souvent fait sourire et malgré son côté parfois godiche, elle ne m’a pas donné envie de la secouer. Bien au contraire on a envie de la prendre sous son aile. Un peu comme j’aurai aimé qu’on le fasse avec moi (mais je ne pense pas avoir été aussi naïve). C’est vrai que ça vie est plutôt un peu plan-plan et c’est avec l’âge que l’on sait que c’est mieux comme ça. Caddy ne le sait pas encore. Elle veut vivre quelque chose de plus palpitant.
C’est ce qu’il va lui arriver, mais pas comme elle l’avait prévu.
C’est une jolie histoire, une qui met les larmes aux yeux à la fin et qui nous fait aussi nous poser pas mal de questions. Dont la plus importante : aurais-je agi de la même façon ?
Je ne regrette pas cette lecture, loin de là ! J’ai passé un très bon moment avec ce livre.

Je remercie Casterman pour cette lecture.

51/80

51/80

L’année où je t’ai perdu – Emily Martin

Éditeur : Hugo romans
Nombre de pages : 334
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€ Notepaillons2.5

l-annee-ou-je-t-ai-perdu-765034-250-400Résumé : Harper est la spécialiste des grosses bourdes. On peut même dire qu’elle y excelle ! L’année passée, elle s’est faite virer de son équipe de natation, a gagné la réputation de la pire garce du lycée, puis est devenue le mouton noir officiel de sa famille. Mais sa pire erreur est sans doute d’avoir perdu son meilleur ami, Declan. Après six mois d’absence et de silence, Declan revient dans leur ville natale pour y passer l’été. Tout chez lui semble différent : il est plus grand, plus fort, et surtout plus séduisant que jamais… Harper aussi a changé, surtout depuis qu’on a diagnostiqué un cancer à sa mère. Declan ne veut plus avoir affaire à Harper. Pourtant, il est le seul à qui elle aurait voulu se confier. Mais alors que le destin les rapproche à nouveau, ils devront décider ce qu’ils peuvent sauver dans leur histoire…

Mon avis : une histoire de couple difficile, de quoi me tirer une petite larme ? Il n’en fallait pas plus pour me tenter.

Harper merde tout depuis 1 an. Pourquoi ? Elle ne le sait pas vraiment et ce n’est pas l’été qui s’annonce qui va pouvoir arranger ça on dirait…

La lecture de ce livre m’a pris deux jours, mais je suis restée mitigée.
L’histoire n’est pas révolutionnaire : des ados qui se font du mal, une ado qui foire ça vie, des parents largués… bref on a déjà lu ça cent fois. Souvent l’originalité dans ces romans repose sur les personnages qui sont attachants. Mais ici non. Du moins pas pour moi. Je suis restée à côté d’Harper sans qu’elle réussisse à m’émouvoir. Dans la plupart des cas je ne comprenais si ses actions ni ses réactions ni ses émotions. Et il en a été de même pour les autres personnages.
L’histoire m’a parue un peu brouillon. Comme je ne comprenais pas les réactions d’Harper il m’était aussi parfois difficile de comprendre l’histoire et donc d’y adhérer. Enfin non, j’ai bien compris l’histoire dans ses grandes lignes, mais c’est certains événements que je n’ai pas compris. Je pense que Harper est tellement différente de moi (et même du moi ado) que j’ai passé une bonne partie de ma lecture à hausser les sourcils.
En résumé, j’ai eu du mal à m’immerger dans ce roman. Je l’ai lu vite, parce qu’il se lit facilement, mais je ne l’ai pas trouvé passionnant. Je l’ai trouvé plutôt brouillon, et je n’ai pas réussi à comprendre l’héroïne. Pourquoi elle fait tout ça est resté un mystère pour moi… C’est une lecture facile pour se vider la tête.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

50/80

50/80

Les rêves sont faits pour ça – Cynthia Swanson

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 384
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  18,90€ Notepaillons4

51eWh0dgJLLRésumé : Une nuit, Kitty rêve qu’elle se réveille dans une chambre inconnue. Auprès d’elle, un homme qu’elle ne connaît absolument pas mais qui l’appelle Katharyn, et deux petits enfants qui l’appellent maman mais dont elle ne peut être la mère. Puis la scène s’estompe, Kitty ouvre les yeux et reprend sa vie de célibataire amoureuse des livres et libraire à Denver. Mais le rêve revient. De plus en plus souvent. De plus en plus puissant…
Face au miroir de cette autre vie imaginaire, Cynthia Swanson fait douter le lecteur.  Qui est vraiment son personnage ? Kitty, la jeune femme qui a fait le choix de se consacrer à sa passion des livres et n’a pas eu d’enfant, ou bien Katharyn, l’épouse comblée, son double onirique ? Au fil des pages, les frontières se brouillent. La résolution, en réorganisant les morceaux du miroir, laisse troublé, stupéfait et ému.

Mon avis : J‘ai toujours été intéressée par le « monde des rêves », à y chercher une signification (faut dire que les miens sont bien spaces quand même). C’est donc tout naturellement que la 4ème de couverture m’a séduite.

Toutes les nuits Kitty rêve qu’elle a une autre vie. Elle, la vieille fille célibataire se retrouve marié et mère de famille. Toutes les nuits le même rêvent reviennent, jusqu’à rendre flous les limites entre rêve et réalité.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman. Je me suis laissée porter par deux vies de Kitty. Je ne sais pas si cela a fait le même pour les autres lecteurs, mais dès le début je me suis demandée quelle était la vraie vie de Kitty et quelle était la fausse. Les deux semblent tellement réelles !
Ces deux vies nous permettent de découvrir deux facettes de la vie des femmes dans les années 60. Je peux dire que je ne les envie pas ! Et heureusement qu’on a fait du chemin depuis cette époque, même s’il en reste encore pas mal à faire. On y découvre la vie de la femme au foyer et celle de la célibataire. Ces deux styles de vie qui font partie du rêve américain des années 60.
Kitty est un personnage attachant. Quelque soit la vie dans laquelle on la découvre, elle nous dévoile tout : force et faiblesse. Le tout avec cette réserve due à cette époque, on a l’impression que même si ce sont ses pensées intimes, elles ne nous sont pas dévoilées en entier. Elle a toujours une certaine réserve. Pourtant on sent que c’est une femme entière et on en a d’ailleurs la confirmation dans les dernières pages.
Ce livre est une jolie histoire, qui entraine le lecteur à se poser plein de questions et surtout à enchainer les pages pour avoir la réponse à toutes ses questions.

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.