Dear Evan Hansen – Val Emmich

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages :  423
♦ Date de parution : 3 Mars 2021
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Le lycée, de base, c’est l’angoisse. Et pour quelqu’un comme Evan, qui souffre d’anxiété sociale, c’est même carrément l’enfer. Sur les conseils de son psy, il s’écrit des lettres à lui-même. Mais lorsque Connor, la brute du lycée, lui en vole une, la vie d’Evan bascule. Car, quelques heures plus tard, Connor est retrouvé mort, avec la lettre sur lui.
Dès lors, tout le monde est persuadé qu’ils étaient meilleurs amis et Evan se retrouve au centre de l’attention du lycée… et de Zoé, la sœur de Connor, qu’il aime en secret. Pour la première fois, Evan se sent compris, apprécié, il se sent exister. Tout ce qu’il a à faire, c’est maintenir l’illusion.

Mon avis : La couverture est plutôt basique, voir neutre, mais c’est le résumé qui m’a donné envie de découvrir cette histoire.

Evan est un ado discret, limite très renfermé. Il essaye de lutter contre sa timidité et ses angoisses mais c’est un combat de chaque instant; Sa vie va pourtant changer. À cause d’une simple lettre qui n’aurait pas dû se trouver à cet endroit là.

Autant vous dire que je me suis totalement fourvoyer sur ce que j’espérais lire. Je pensais être sur une enquête pseudo policière quand je me suis retrouvé à lire un roman sur tout autre chose ! Même s’il y a bien un mort dans ce livre, ce n’est pas un meurtre mais un suicide qui est au cœur de l’histoire. Et surtout pourquoi un ado en arrive au suicide.
Nous avons deux façons d’aborder cela ici. Celle du « mort » et celle d’Evan. Ces deux garçons qui ne se connaissaient pas avaient finalement plus de points en communs qu’ils n’auraient pu le penser. Ce spleen, cette dépression qui pèsent une tonne sur leurs épaules et les peinent à avancer dans la vie, leur faisant ce demander chaque jour si cela vaut  la peine de continuer. Je pense que c’est quelque chose qui parlent à bons nombres d’entre-eux. C’est pour cela qu’il fallait que ce livre soit écrit, pour cela qu’il soit lu par beaucoup, pour se rendre compte que finalement ils ne sont pas seuls et qu’on peut les aider. Rien que pour ça ce roman est plus qu’utile.
Par contre, moi j’ai eu du mal. Pas parce que ce thème ne me touche pas, loin de là, moi aussi je me suis posé beaucoup de questions ado. Non, parce que j’ai eu du mal avec le personnage d’Evan. J’ai eu du mal à le comprendre et à le suivre dans tous ses mensonges. J’ai un peu de mal avec le mensonge…
Au delà de cela, c’est un très bon livre qu’il faut donner à lire aux ados qui en ont besoin voire même aux autres.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

 

 

28/35

Toutes ces vies où nous nous sommes aimés – Cécile Colle

♦ Éditeur : Jouvence Roman
♦ Nombre de pages :  352
♦ Date de parution : 9 mars 2021
♦ Prix : 17,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Paris, 11 janvier 2019 : Valentine et Jean se sont donné rendez-vous. Ils ne se sont pas revus depuis neuf ans. Valentine a souhaité cette entrevue car le souvenir de cet amour-passion l’empêche d’être pleinement présente à sa nouvelle vie. Elle aimerait donc pouvoir «  »casser le mythe » ». Mais lorsque les anciens amants se retrouvent, la vérité les saisit : rien n’a changé, la distance et le temps n’ont rien effacé. Quelle est donc la nature de ce lien si spécial ? Que révèle-t-il de leur mission de vie ? Quel dernier choix vont-ils faire ? A travers dix destins croisés, de Paris à Venise, de la Rome Antique à San FranCisco, plongez dans la folle épopée de deux âmes qui tentent à chaque époque de s’aimer.

 

L’avis de Sofy : Dara, Emilia, Paola, Louise, Savannah, Valentine… et si elles n’étaient qu’une ? Tadeus, Caïs, Giovanni, Jules, Josh, Jean… et s’ils n’étaient qu’un ?
Du Royaume de la Source Originelle à Paris en passant par Rome, Venise et San Francisco; de 528 avant Jésus Christ à 2007, nous suivons ici le parcours de deux âmes qui se perdent et se retrouvent inlassablement. Le masculin sacré et le féminin sacré à la recherche de l’amour parfait. Combien de fois, les yeux verts de Valentine ont-ils déjà rencontré le regard noir de Jean ? Dara et Tadeus vivent une succession d’incarnations pour avoir le temps de travailler les obstacles qui les empêchent de s’aimer pleinement. Faiblesse, désir, peurs, impatience, passion incontrôlée, égoïsme, fierté, aveuglement,manque de foi, sentiment de rejet, soumission de l’autre, manque de persévérance…. Autant de parts d’ombre à travailler et pas trop de cinq vies pour y parvenir.Valentine et Jean seront-ils la dernière étape de ces amants éternels ? L’escale qui accueillera leur ultime union ?
Passionnée par les histoires de couples sacrés, j’ai trouvé mon bonheur dans ce roman.Convaincue que notre corps n’est qu’un passage pour notre âme. Convaincue également que nous ne croisons personne par hasard et que tout a un sens, un but bien précis, une leçon à tirer. Suivre le parcours de ces deux âmes destinées à des retrouvailles sans fin jusqu’au moment parfait pour leur réunion, ce moment où elles pourront de nouveau ne faire qu’un, a été pour moi un véritable instant de détente et d’apaisement au milieu des tumultes du quotidien. J’ai lu avec l’impatience de découvrir ce destin hors norme. Le sujet est abordé avec légèreté. Certains découvriront un concept qui leur est peut-être inconnu,celui des âmes sœurs. D’autres s’y retrouveront certainement. Ces protagonistes si attachants nous font percevoir les multiples facettes de l’amour et les parts d’ombre que chacun a à travailler. Les réincarnations offrent la chance de pouvoir obtenir une version sans cesse meilleure de nous même. Une lecture fluide qui aiguisera certainement la curiosité d’un grand nombre car qui n’a pas versé une larme par amour au moins une fois dans sa vie ? Ce livre restera à coup sûr de ceux trônant dans ma bibliothèque dans l’attente d’une deuxième voir une troisième lecture.

Nous remercions Jouvence roman pour cette lecture.

Missouri 1627 – Jenni Hendriks et Ted Caplan

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages :  361
♦ Date de parution : 24 février 2021
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Veronica est une ado de 17 ans à qui tout réussit. Jolie fille populaire et major de sa promotion, elle vient d’être admise dans la prestigieuse université de Brown. Ses parents sont très fiers de sa réussite. Et effectivement, sa vie semble toute tracée ! Pourtant le jour où Veronica découvre qu’elle est enceinte : son monde s’écroule. Ses chances d’intégrer l’une des meilleures écoles sont menacées.
Son petit ami est un loser et elle n’est pas prête à être mère. Mais Veronica vit dans le Missouri, un état où l’accord parental est indispensable pour qu’une mineure puisse avorter. Et elle sait qu’elle ne pourra jamais compter sur le soutien de ses parents. Sa seule solution : se rendre dans une clinique au Nouveau-Mexique, à près de 1 500 kilomètres de chez elle. Désespérée, elle se tourne vers son ex-meilleure amie, Bailey, punkette affranchie, pour effectuer les 14 heures de route qui les séparent de la clinique.

Mon avis : Il est des thèmes qui sont difficiles à aborder. Celui de l’avortement en fait partie. Les auteurs ont décidé ici de le faire d’une manière légère et j’étais curieuse de lire ce que cela donnerait.

Veronica est la première de la classe, voire la première de sa promotion, son destin est tout tracé. Sauf qu’un jour elle apprend qu’elle est enceinte et que ce bébé risque de tout mettre par terre. Elle décide de ne pas le garder et c’est la que le road trip commence !

Je peux vous dire que le côté léger se perçoit très bien ! Veronica et Bailey ont l’art et la manière de finir dans des situations plus que cocasses ! Elles ont un don pour ça. C’est presque inné.
Pas une seule fois je ne me suis sentie mal à l’aise avec le sujet abordé. L’avortement n’est pas au milieu d’un débat mais plutôt exposé comme un fait. Certaines femmes avortent, quelle qu’en soit la raison, et d’autres pensent que l’avortement est un crime. C’est un fait, cela existe, la situation en est là et elle est clairement exposé dans le livre. Pas une seule fois la décision prise par Veronica n’est critiquée. Elle est toujours présentée avec bienveillance par les auteurs.
J’ai apprécié voir Veronica et Bailey se sortir de toutes les situations, mais je ne m’attendais pas à ça. Je pensais qu’il y aurait plus de passage sur l’avortement en lui-même, sur ce qui même à avorter, sur les autres possibilités… Cela m’a un peu manqué. Le mérite du livre est de dédramatiser l’avortement, mais en aucun cas il n’aidera une ado ou une jeune adulte à prendre une décision si elle se trouve dans la même situation. Je pense que ce n’était pas le but des auteurs mais il faut le souligner. C’est plus une histoire où l’avortement est un élément qu’une véritable histoire sur l’avortement.
Bref ! C’est une lecture sympathique qui m’a pris deux jours et que je vous recommande pour passer un bon moment, sans prise de tête sur un sujet délicat.

Je remercie Bayard et pages tuner pour cette lecture.

20/35

Les 5 parfums de notre histoire – Laure Margeran

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  317
Date de parution : 11 novembre 2020
Prix : 19,90€
Acheter : Amazon

Résumé : Il y a cinq ans, Charlotte est devenue anosmique après avoir perdu Nathan, son bébé de huit mois. Le couple qu’elle formait avec Julien n’a pas résisté, et elle n’a plus le goût de rien. Sa souffrance, seule sa meilleure amie, Axelle, la comprend. Quand Pierre-Emmanuel Franc, célèbre écrivain, la contacte, elle refuse tout échange avec ce type imbu de lui?même et ivre de sa propre notoriété. Coach littéraire réputée, Charlotte est pourtant la seule capable d’aider PEF dans son nouveau projet : un roman pour reconquérir la femme de sa vie, une œuvre insolite qui sera accompagnée de marque-pages parfumés, aux fragrances élaborées par Gabriella, un talentueux nez grassois. Embarquée contre son gré dans cette aventure olfactive, Charlotte parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?

Mon avis : Ce livre m’a intrigué dès que j’ai lu son résumé. D’abord par l’histoire mais aussi et surtout par l’ajout de ce marque page parfumé qui diffuse des parfums en lien avec l’histoire. C’est une première dans l’édition et je ne voulais pas la rater.

Après avoir perdu son fils il y a 5 ans, Charlotte a perdu l’odorat et donc le goût. Puis un grand auteur la contact pour un projet fou. Projet qui pourrait lui faire sortir la tête de l’eau, s’il n’impliquait pas de foutu marque-pages parfumés !

Je suis plutôt fière de moi : j’ai réussi à attendre d’être au bon moment dans le livre pour découvrir les odeurs et parfums. Mais comme j’ai lu le livre en une soirée, j’ai parfois eu l’impression de sentir plusieurs fois le même. Alors qu’ils sont bien différents. C’est peut être parce que certains ont une senteur en commun. J’ai tout de même réussi à trouver ma préférée, et je vous en parlerai si vous le souhaitez en commentaire ^^. Ça c’était plutôt cool. Si ce n’est que je ne m’attendais pas à ce style de senteur… Mais là c’est à la libre appréciation de chacun.
Quant à l’histoire… Elle est pas mal, mais pas pas vraiment originale. Les blessures enfouies, ou pas, contre lesquelles chacun lutte est un thème plutôt récurent. La résilience également. Réussir à s’en sortir grâce à la persévérance de l’entourage idem. L
es personnages auraient pu enrichir tout cela, mais ils n’ont réussi qu’à m’indifférer au mieux, à m’agacer au pire. Aucun atome crochu avec Charlotte, trop larmoyante, Gabriella, trop imbue d’elle-même ou PEF, l’auteur beau gosse descendu à coup de pied de son pied destale. Peut-être plus avec Axelle, mais elle a un caractère plus facile et plus positifs qui me parle en ce moment.
Le vrai point positif de ce roman et l’originalité de son marque-page parfumé associé à des moment de l’histoire. Mais cela n’aura pas suffit à me faire aimer le livre. Dommage.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

La rue qui nous sépare – Célia Samba

Éditeur : Hachette
Nombre de pages :  390
Date de parution : 20 janvier2021
Prix : 18,00€
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Résumé : Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société ; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.

Mon avis : J’avais très envie de découvrir ce livre qui aborde un thème que j’ai très peu lu. Et en voyant les avis des autres lecteurs, j’en avais encore plus envie. Dès qu’il est arrivé j’ai moi, il n’a pas trainé dans ma PAL.

Noémia est une jeune étudiante débarquée à Paris il y a peu. Tous les jours elle croise Tristan en se rendant à la fac. Une histoire banale me direz-vous, sauf que Tristan est SDF et que cela pourrait compliquer l’histoire naissante.

J’ai commencé ce livre pleine d’entrain, mais j’ai assez vite été refroidie. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher au personnages. Noémia n’a rien réussi à faire vibre chez moi. Tristan un peu plus. Son histoire m’a plus touchée. Par contre les deux ont le même défauts d’avoir leurs pensées qui tournent en boucle en s’apitoyant sur leur propre sort. Ils ont du mal à sortir leur nez de leur nombril et ça m’a un peu agacé. J’ai du mal avec les gens qui geignent en général et là c’était beaucoup trop pour moi.
Certains passages sont trop faciles. Trop clichés. Tristan n’a pas eu une vie facile, mais il continue à enchainer les mauvais coups du sorts plus téléphonés les uns que les autres. Noémia aussi les enchainent mais pas dans le même sens. Un remake de la belle et le clochard qui accumule les images sans avoir réellement réussi à me toucher. Trop de personnages clichés, trop de situations clichées, et trop de pages qui ne servent à rien.
L’écriture est fluide et on sent le travail de l’autrice. Elle est jeune et c’est son premier roman, on peut saluer le travail d’écriture et de recherches, mais on sent le manque de maturité. C’est toutefois une autrice que je suivrai, car je suis certaine que ces prochains écrits seront de mieux en mieux. Un fort potentiel à ne pas quitter des yeux.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

18/35