54 minutes – Marieke Nijkamp

Éditeur : Hachette roman
Nombre de pages : 290
Date de parution : 2 novembre 2017
Prix : 15,90€
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Résumé : Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.
Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Mon avis : Je suis fascinée par les tueries dans les lycées américains. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là. J’ai donc eu très envie de lire ce roman pour, peut-être en apprendre un peu plus.

Je ne vais pas vous faire de résumé personnel non plus. Je pense que celui fourni par l’éditeur que j’ai trouvé est largement suffisant, je l’ai même tronqué d’une partie.

Je me suis plongée avec curiosité dans ce livre et je l’ai lu très vite. J’étais vraiment plus que fascinée par les événements. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là… C’est là où va ma fascination. Je sais, ça fait un peu « voyeuse » et curiosité mal placée, c’est le côté de moi qui aime les faits divers, mais on ne se refait pas.
Le sujet est abordé avec beaucoup de pudeur. Pas de descriptions gores qui remplissent les pages, mais ce n’est pas pour autant que Marieke Nijkamp nous épargne l’horreur de la situation. Parce qu’une telle histoire ne peut être qu’horrible.
L’autrice a choisi de nous faire partagé l’événement à travers le regard de 4 personnes proches de l’adolescent tueur. Sur le moment j’ai été un peu déçue de ne pas savoir ce qu’il se passait vraiment dans la tête du forcené mais je pense que, la plupart des ados ayant eu cet accès de rage étant décédés, il est difficile de savoir ce qu’il se passe réellement en eux et ce qui les mène à un tel excès.
J’ai pleuré en lisant ce roman. L’absurdité de la situation n’épargne personne. Des gens meurent sans aucune raison valable et c’est cela qui est le plus difficile.
Je n’en ai pas plus appris sur ce qu’il se passe dans la tête d’un ado qui « pète un câble » mais j’en ai beaucoup plus appris sur ceux qui ont vécu cette situation et qui ont survécu. C’est un livre a mettre dans toutes les mains des ados et des plus grands.

Je remercie Hachette roman pour cette lecture.

17/80

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Un éléphant blanc, ça ne change pas de couleur – Alain Deloche

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 282
 Date de parution :  14 septembre 2017
♦ Prix : 17,95€
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Résumé : Quand, à l’âge de la retraite, il a quitté ses fonctions de chef du pôle cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou, Alain Deloche n’a pas été trop affecté. Une autre vie l’attendait ailleurs, à La Chaîne de l’espoir qu’il avait créée des années auparavant, pour venir en aide aux enfants des pays défavorisés qu’une simple opération pouvait sauver d’une mort imminente.
C’est cette fabuleuse aventure qu’il nous raconte dans ce livre. Car l’humanitaire est loin d’être une simple affaire de bons sentiments ! Ça commence ici par des  » bricolages « , au Vietnam, au Cambodge ou ailleurs, dans des structures hospitalières de fortune où l’on s’aperçoit en pleine opération à cœur ouvert qu’on a oublié l’oxygène ou le sang pour les transfusions. Sans doute vaut-il mieux opérer les enfants à Paris. Ils seront des milliers, mais les faire venir n’est pas une sinécure.
Pour progresser, il faut aussi se répandre dans les médias afin de trouver l’argent nécessaire. Ça ne marche pas toujours, mais il arrive qu’un couple vienne vous trouver et vous dise :  » Professeur, on a été émus par vos propos, on veut faire un petit geste…  » Quatre millions d’euros ! De quoi envisager la construction d’un hôpital ! Mais il va en falloir beaucoup plus pour réaliser le rêve d’Alain : construire sur place des centres hospitaliers. Il l’a fait. À Saigon, au Cambodge, à Dakar, à Bamako, au point qu’on l’appelle désormais  » Professeur briques-béton « .
Sauf que construire ne suffit pas, on doit aussi assurer la formation des équipes sur place. Sauf que de nos jours, en certains lieux, le  » bon docteur blanc  » est devenu un ennemi et doit apprendre à  » sauver sans périr « .
Alain Deloche s’en rend compte, mais ne renoncera jamais à sa mission.  » Parce qu’on ne peut pas priver les gens de tout sous prétexte qu’ils n’ont rien. « 

Mon avis : La 4ème de couverture en dit déjà beaucoup sur l’histoire par elle-même, je ne vais donc pas aborder mon avis comme tous les autres, parce que ce livre n’est pas de ceux que je lis habituellement. Mais ça a du bon de changer parfois.

Ce livre a été plutôt comme une claque. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre de témoignage auto-biographique. J’en ai lu quelques uns avant d’avoir blog et depuis je me suis laisser entrainer par les romans de fictions. Mais parfois lire un de ces livres permet de garder les pieds sur terre, de relativiser et de se dire que sa vie n’est pas si mal…
Je connaissais la chaine de l’espoir de nom, j’en sais un peu plus aujourd’hui grâce au livre et à quelques recherches que j’ai faite (je ferai un petit paragraphe en fin d’avis). Par contre je ne connaissais pas du tout Alain Deloche et cet homme ne peut qu’inspirer le respect. Je suis toujours autant surprise de voir tant de dévotion pour les autres dans notre société si individualiste. Il existe pourtant des gens qui donnent de leur temps pour aider les autres et qui ne verraient pas leur vie autrement. Et qui en plus le font en toute modestie.
Je sais qu’il existe un clivage nord/sud sur cette planète, mais parfois il faut me « remettre le nez dedans » pour que j’en prenne pleinement conscience. C’est ce qu’a fait Alain Deloche avec son histoire. Il nous narre plusieurs anecdotes, comment il a commencé, où en est l’aide humanitaire aujourd’hui, quels sont ses éternelles problématiques et les nouvelles qui viennent s’y ajouter.
Je l’admire en me disant que je ne serais jamais capable d’en faire autant. Alors j’aide comme je peux, je chronique son livre et je fais un don. Même petit, il aidera : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ».
J’ai appris plein de choses sur l’humanitaire, sur toutes ces choses qu’on peut faire, sur toutes les choses que beaucoup font déjà et que cette mission est un éternel recommencement.
Je vous recommande vraiment ce livre, parce qu’il est bon de garder un contact avec la réalité de notre monde et qu’il peut également aider l’association.

La chaine de l’espoir est une association crée en 1994 par le professeur Alain Deloche qui avait pour but premier d’aider les enfants malades du cœur, mais qui au final aide sur tous les problèmes de santé et qui s’occupe aussi de l’éducation. Beaucoup d’enfants sont soignés chaque année à travers le monde, mais pas seulement, des hôpitaux sont créés pour que les populations puissent se soigner elle-même. Ils pensent sur le long terme et c’est ce qui permettra à notre monde de changer petit à petit.

À la place du cœur saison 2 – Arnaud Cathrine

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 291
Date de parution : 23 mars 2017
Prix : 16,50€

Résumé :  » La fin de l’année 2015 arrive à grands pas. Je me suis souvent demandé ces derniers mois : j’ai quoi à la place du cœur ? À la place du cœur, j’ai toi.  »
Cette saison est celle de l’éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c’est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s’est peu à peu éloigné ; elle dont l’amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s’est persuadée qu’un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n’a pas fini d’être mise à l’épreuve. La vie n’a pas fini d’être à réinventer.

Mon avis : Le premier tome m’avait beaucoup touché (vous pouvez retrouver mon avis ICI ) et j’avais hâte de retrouver les personnages d’Arnaud Cathrine.

Il est difficile de faire un résumé de ce roman. Parce qu’il est tout en émotions et que j’aimerai que vous puissiez les découvrir par vous même. Et surtout, puisque c’est un second tome, je n’aimerai pas trop vous en dévoiler sur le premier par mégarde.

Comme vous l’avez compris dans les lignes précédentes, ce livre m’a beaucoup touché. Au même titre que le premier. L’auteur réussi l’exploit de faire plus fort dans le 2ème tome que dans le 1er.
Il y a les grands événements qui touchent la France et les plus petits, qui touchent beaucoup moins de personnes mais qui font tout aussi mal, si ce n’est pas plus. Le point commun avec ces événements ? L’incompréhension de l’autre, la peur de l’autre, le manque de tolérance… Ces maux qui existent depuis la nuit des temps et que l’homme, malgré sa soi-disant grande intelligence, n’arrive pas à vaincre. C’est dommage, si on se souciait plus de l’autre quelque soit ses convictions on ne s’en porterait que mieux.
Arnaud Cathrine ne donne pas de solution à ce « problème », il montre comment une bande d’ami à réussi à surmonter la douleur. Ce que l’on fait tous à longueur d’année, sans même s’en apercevoir parfois. Malgré les souffrances, on avance, on est programmé pour. On ne le fait seulement pas tous à la même vitesse. C’est un très joli roman, au même titre que le premier, à mettre entre toutes les mains.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

46/65

Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons – Emily Blaine

Éditeur : &H
Nombre de pages : 270
Date de parution : 22 mars 2017
Prix : 7,50€

Résumé : Je m’appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière. Mon job ? Enjoliver, camoufler, désamorcer. En bref : effacer vos faux pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête. Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’on me confie le cauchemar de tout attaché de presse : Garrett McIntyre. Une gueule d’ange à la réputation démoniaque : alors qu’il était sur le point de devenir l’enfant chéri d’Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse. Aujourd’hui, on me demande de le faire revenir. Et comme j’ai l’impression que convaincre monsieur « j’ai été élu deux fois l’homme le plus sexy de l’année » ne sera pas si simple …..

Mon avis : Je n’avais jamais lu de roman d’Emily Blaine et à force de la voir un peu partout sur la toile de mon réseau, j’ai voulu la découvrir.

Abby s’occupe des relations avec la presse. Lorsque vous êtes une star et que vous faites une bêtise c’est elle qui peut vous sauver la mise. Jusqu’au jour où son patron lui propose un dossier explosif, celui de Garrett McIntyre.

Je ressors très mitigée de ma lecture. Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou détesté. Il y a des choses que j’ai appréciées et d’autres qui m’ont agacées. Vous le savez surement, je ne suis pas très romance. J’aime en lire de temps en temps pour me vider la tête mais pas trop souvent (quoique j’ai l’impression de me répéter depuis quelques avis, donc je dois en lire pas mal en ce moment). Donc, quand je commence un livre de romance je suis toujours assez critique et la pauvre Emily n’y a pas échappé…
Le personnage d’Abby est sympathique mais sans plus. Elle a son petit caractère mais abdique facilement face à la difficulté. J’aime les filles plus têtues (un peu comme moi quoi 😉 ) et Abby ne l’était pas assez. Quant à Garrett… il m’a laissé froide. Je ne lui ai trouvé aucun charme, il ne m’a pas fait rêver. Leur histoire ? Pareil… Il y avait du potentiel, mais tout arrive trop vite et trop facilement (oui encore plus que d’habitude dans ce genre de roman).
Le petit plus c’est qu’on voit que l’auteur à fait des recherches sur le métier d’attachée de presse et que le côté professionnel est 100% crédible.
Dans l’ensemble le roman n’est pas mauvais. Mais pour ce qui est de la romance, j’attends un peu plus. Bon, j’ai encore un roman d’Emily Blaine dans ma PAL et je ne vais pas m’arrêter à un seul essai, je laisserai sa chance à Colocs (et plus) dès que j’aurais le temps de le lire 🙂

Je remercie &H pour cette lecture.

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille

Éditeur : Mazarine
Nombre de pages : 358
Date de parution : 15 mars 2017
Prix : 17,90€

Résumé : Isabelle rêve d’une vie d’actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

Mon avis : Je connais Marie Vareille depuis sont premier roman, qu’elle avait eu la gentillesse de me faire lire. Depuis c’est toujours un vrai plaisir de la retrouver !

La vie d’Isabelle est toute chamboulée. Elle a besoin d’argent pour s’en sortir. C’est donc à contre cœur qu’elle accepte la « mission » proposée par une ado capricieuse.

Ce nouveau roman de Marie Vareille m’a autant plus que les 3 précédent. Contrairement à Passeuse d’âme, Marie revient à ces premières amours : la romance. Mais pas que ! Elle y ajoute comme toujours de l’humour et beaucoup d’émotions. Et comme à chaque fois, ça ma matché avec moi !
Je ne suis pas une grande grande fan de romance, vous devez commencer à le savoir, mais celle de Marie arrive toujours à le plaire. Parce que ses personnages sont des filles auxquelles je peux m’identifier sans problème : elles sont simples, droites, drôles, fragiles aussi. Bref, crédibles à mes yeux, c’est plus facile pour moi de suivre leurs aventures.
Ici l’élément principal n’est pas la romance, contrairement à ce que pourrait laisser penser le résumé. Bien sûr il y en a, mais, et heureusement pour moi, pas que ! Il y a aussi des relations complexes avec des ados et des enfants. Et, tout comme elle sait « produire » des héroïnes transpirants de justesse, Marie sait créer des personnages secondaires avec lesquels on a envie de passer plus de temps. Ces 350 pages passent en un instant, tant on est entrainé par les événements, les personnages et la valses des émotions. J’ai ri, souris, mon cœur a frémi et même que parfois je me suis emportée, oui des fois ça m’arrive. Mais j’ai surtout passé un excellent moment lecture avec ce roman.

Je remercie les éditions Mazarine pour cette lecture et surtout Marie.