Les coeurs aimants – Anne Plichota et Cendrine Wolf

♦ Éditeur : XO éditions
♦ Nombre de pages : 310
♦ Date de parution : 18 octobre 2018
♦ Prix : 16,90€
Achat: Amazon

Résumé : – Tu en as envie, Dana.
– Oui.
– Tu sais que je le sais.
– Oui.
– Alors qu’est-ce qui te retient ?
– Rien. Tout. Toi.
À bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huis clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui –, leurs regards n’auraient jamais dû se croiser.
Et pourtant…
Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d’être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à aimer.
Et à s’abandonner…
Deux cœurs aimants.
Jusqu’à ce qu’une autre réalité ne vienne fracturer ce miracle si fragile.

Mon avis : Ce livre a la même thématique que pas mal que j’ai lu dernièrement comme Cœur battant d’Axl Cendre,  Point of view de Patrick Bard et Clean de Juno Dawson , on dirait que finalement y’ai pris goût à ce genre car celui-ci m’a également fait très envie.

Dana souffre de troubles alimentaires depuis la mort de sa mère. Son état de santé est critique et elle va dans une clinique pour la remettre d’aplomb. C’est peut-être là que tout va changer…

J’aime beaucoup l’ambiance à huis clos de ce genre de roman. Les ados, ou jeunes adultes, se retrouvent entre eux, face à leurs démons, leurs peurs, leurs fêlures… et ensemble ils arrivent à avancer. Ou pas pour certains. Vaincre ces démons avec lesquels on vit depuis des années, ne se fait pas facilement et sans douleur. C’est que qu’apprend Dana avec l’aide de Cobalt. Les deux sont de vrais écorchés vifs que la vie n’a pas épargné et chacun réagit à sa façon.
Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages. Ils vivaient des choses trop différentes de ce que j’ai pu vivre, mais leur histoire est tout de même belle. Il est parfois difficile de se trouver, on tâtonne, on fait des erreurs, il faut faire machine arrière, accepter ses erreurs… C’est le chemin que font ensemble Dana et Cobalt. Ils n’en sont qu’au début et ils savent que ce ne sera pas facile, mais leurs attentions l’un envers l’autre sont touchantes.
J’ai passé un joli moment lecture avec ce roman. Il permet de mieux comprendre les différents maux et les différentes addictions des jeunes adultes.

Je remercie XO Éditions pour cette lecture.

9/65

On reconstruit bien les maisons après les ouragans – Fabien Fernandez

♦ Éditeur : Pygmalion
♦ Nombre de pages : 230
♦ Date de parution : 19 septembre 2018
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : «J’étais las des conseils protecteurs, j’avais besoin d’un peu de danger. J’avais envie de ce pas vers l’inconnu, de faire front avec toi pour nous reconstruire ensemble et pas chacun de notre côté.» Detroit, Michigan. Alexis et Peggy, couple de Français expatriés, commencent tout juste à revivre après un drame… Wallace mise son avenir sur le basket. Mais, lorsqu il est renvoyé de son équipe puis du lycée, il n’a d’autre choix que d’abandonner ses rêves. Dolores, vétérane d’Irak, vit dans la rue. Tout ce qu’elle peut économiser la mène vers un seul but : enregistrer les chansons qu’elle écrit. Quatre destins diamétralement opposés et pourtant si semblables. Que leur réservera cette ville, reflet de leur reconstruction ?

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteur avant de découvrir ce livre, mais depuis j’ai aussi découvert Nola forever que j’ai également très envie de lire. Mais revenons à ce roman et découvrez mon avis.

Ce roman retrace « un passage de vie » de 4 personnages. Mais pas n’importe quel passage, celui qui a changé leur vie, la rendue totalement différente, ce moment qui les a obligé à faire face, à prendre les choses à bras le corps pour réussir à continuer à vivre.
Il est écrit avec beaucoup de justesse mais j’ai eu l’impression qu’il restait à la surface, n’allant pas assez profondément. Certes j’ai parfois été émue, mais dans l’ensemble je n’ai réussi à vraiment m’attacher à aucun personnage. Pourtant la vie ne les épargne pas. Ils font partie de ces gens qui ne font pas de bruit, qui encaissent les coups durs sans jamais faire de vague, mais c’est peut-être ce qui m’a manqué… Ils sont, pour le coup, un peu trop comme moi. J’aurais aimé qu’ils aient l’audace de tout envoyer paitre. Cette audace que je n’ai pas. C’est assez paradoxal de reprocher à des personnages de ne pas faire ce qu’on arrive pas à faire, je sais, mais c’est comme ça.
C’est ce que je disais plus haut, ce livre est plein de justesse, de pudeur, de réserve, tellement qu’il a raté mon petit cœur blindé. Mais c’est tout de même un très joli roman, qui se lit très facilement et qui permet de passer un bon moment.

Je remercie Pygmalion pour cette lecture.

 

Le cœur battant de nos mères – Brit Bennet

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 378
 Date de parution : 22 août 2018
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Quand Nadia,17 ans, perd sa mère et avorte en cachette, sa vie est bouleversée. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir et laisse derrière elle Luke, son amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente désormais l’élite. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret. Dans la lignée d’Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett nous offre un roman lumineux et inoubliable.

Mon avis : Je n’avais pas entendu parler de ce roman avant d’en avoir le résumé sous les yeux. Je n’avais pas vu que les avis étaient mitigés, et j’ai eu envie de découvrir la vie de Nadia.

Nadia a perdu sa mère et dans sa fuite désespérer pour oublier son chagrin, elle tombe enceinte. À 17 ans elle ne veut pas être maman, elle veut faire ses études et réussir sa vie. Elle décide d’avorter et quitte sa ville natale pour aller à l’université à l’autre bout du pays. Elle laisse son père, Like et Aubrey derrière elle…

Je ne sais pas à quoi je m’attendais en commençant ce roman, mais pas à une histoire se déroulant sur autant d’années (oui, je sais c’est écrit dans le résumé, mais j’ai dû zapper cette partie), mais cela n’a fait que rajouter au plaisir de ma lecture. J’ai vraiment passé un très bon moment avec Nadia et son histoire. Autant j’avais mis 12 jours à lire un roman en début de mois, autant celui-ci a été lu en 2 jours, c’est dire !
Nadia est attachante avec ses faiblesses et son orgueil qui lui vaut pas mal de déconvenues. Mais elle fait face à chaque fois, met un pied devant l’autre, assume ses choix, ses erreurs et ne quitte pas des yeux le but qu’elle s’est fixé.
Ce roman dépeint très bien cette société noire américaine bercée par les principes de Dieu. Comment ils sont attachés aux valeurs bibliques et comment ça les fait tenir alors qu’ils n’ont pas toujours la vie facile. L’auteure nous montre aussi comment ils se détournent de ces valeurs quand cela les arrange… Le portrait de cette communauté est tout en nuance de gris, nous comprenons que parfois, le poids le plus difficile à porter et celui de nos semblables plutôt que celui de la société au sens large.
J’ai vraiment aimé ma lecture, j’ai juste un peu été déçue par la fin que j’aurais aimé plus précise. Mais parfois, ça peut aussi avoir du bon de rester dans le flou.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Un escargot tout chaud – Isabelle Mergault

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 153
♦ Date de parution : 2 mai 2018
♦ Prix : 7,20€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : « La caisse, ou je te bute !
— Eh bien, butez, Monsieur. »
Ce jour-là, le braqueur aurait mieux fait de pousser la porte d’une autre bijouterie. Menaces, ultimatum ou revolver sur la tempe, aucune des six personnes qui se trouvent dans la bijouterie de Rose ne semble impressionnée. Amour, famille, enfants, ils ont tout raté. Alors vous pensez, un braquage !…
Une fantaisie navigant entre l’émotion et le rire où les Marx Brothers auraient croisé Woody Allen.

Mon avis : Je connais Isabelle Mergault depuis l’époque où j’écoutais Laurent Ruquier sur Europe 1. Depuis, j’ai déjà vu une de ses pièces de théâtre mais je n’avais encore jamais lu un de ses romans, voici que c’est chose faite !

Un braqueur qui débarque dans une bijouterie où tous les otages n’ont plus envie de vivre et où chacun est prêt à mourir plutôt que de donner la combinaison du coffre et nous voilà dans un sacré bordel !

Mon avis sera aussi court que ce roman qui, en poche ne fait que 150 pages. Mais il n’a pas besoin de plus ! Cela suffit pour redonner du pep’s !
Ce roman est construit comme une pièce de théâtre, il y a autant de rebondissements et de « coup de théâtre », c’est le cas de le dire, que dans le meilleur des veaux de ville ! Même si tout est rocambolesque dans cette histoire, cela fait du bien au moral ! Les dialogues décalés sont un véritables régals et ma lecture a été ponctué de grand éclats de rire qui fond du bien au moral ! Tous les personnages sont de véritables caricatures mais ils sont aussi tous très attachants.
A côté de ça, est abordé un sujet plus profond celui du temps qui passe et des dégâts qu’il peut faire sur l’amour qui unit un couple.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec se court roman qui est un véritable remède à la morosité.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Libres et affamés -David Arnold

♦ Éditeur : Milan
 Nombre de pages : 319
 Date de parution : 21 mars 2018
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Ce roman commence par un décès et se termine par un meurtre. Et, même si la police d’Hackensack aimerait en savoir plus, ce n’est pas un roman sur la mort. C’est un roman sur : Une famille de sublimes indésirables. Un étrange jeu de piste pour disperser des cendres. Un sous-marin abandonné au bord d’une rivière. Un collectionneur d’histoires et de tatouages. Le langage intime des claquements de doigts. Ce que signifie vraiment « être cool ». Les couchers de soleil, les glaces et les Super Chevaux de course. L’amour de la peinture. L’amour de la musique. L’amour tout court.

Mon avis : J’ai découvert David Arnold avec Mosquitoland (mon avis ICI), qui m’avait beaucoup plu. Libres et affamés avait l’air du même acabit, alors je n’ai pas hésité longtemps.

Vic a perdu son père il y a deux ans et cela l’a complétement chamboulé. Difficile de continuer sa vie dans ces conditions. Il rencontre alors une bande de jeune qui va lui permettre de continuer.

Je me suis laissée porter par cette histoire comme cela m’arrive rarement. Dès le début je me suis attachée à Vic et lorsqu’il rencontre les 4 autres héros de l’histoire, je les ai adoptés également. Il est d’ailleurs difficile de faire autrement, tant leur histoire personnelle à chacun est poignante. Ce roman est plein de personnages écorchés vifs et ce sont ceux qui me plaisent le plus. J’ai donc été plus que charmée.
Les jeunes sont toujours plein de ressources et ce livre le prouve. Ils savent se débrouiller et s’aider entre eux. Un peu grâce à un adulte pour le coup, mais ils sont tout de même débrouillards. Ils prouvent également que ce n’est pas parce qu’on a eu une enfance difficile qu’on devient forcément délinquants. Certains veulent vraiment s’en sortir et font tout pour y arriver. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas dégoulinant de bons sentiments. C’est écrit avec justesse, avec juste ce qu’il faut pour nous faire monter la larme au coin de l’œil. Parce que oui, ce roman regorge d’émotions. On passe de la colère, à la peur, en passant par la joie et tout cela en quelques pages.
L’histoire est, malheureusement, très crédible, trop criante de vérité. Malheureusement parce que l’histoire de ces jeunes se répète un peu trop à mon goût. Trop de jeunes à travers le monde vivent ces situations et même si c’est inadmissible, nous sommes souvent démunie face à cela. L’auteur aborde leur vie sans être mélodramatique et c’est un plaisir de découvrir une petite lueur d’espoir en refermant ses pages.

Je remercie Milan pour cette lecture.

34/60