La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 314
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 7,60€
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Résumé : La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis : J’ai déjà lu plusieurs livres de Diane Ducret qui m’ont toujours plu ( L’homme idéal existe. Il est québécois  et Lady scarface ), alors je me suis dit que celui-ci allait aussi passer dans mes mains…

Après une rupture (encore une) et un appel qui la chamboule, Enaid refait défiler le fil de sa vie un peu chaotique. Un bilan au moment de la trentaine qui pourrait tout changer.

Je m’attendais à lire de chick-lit, mais j’ai été bien étonnée après plusieurs pages de lecture : on en était plutôt loin. Bien sûr, il y  de l’humour, mais pas vraiment de romance. J’ai envie de dire que c’est l’histoire d’une fille un peu loufoque qui se cherche et accumule les bêtises au travers d’expériences parfois un peu douteuses.
Une chose est sure toute fois Enaid est certes un peu naïve, mais super attachante. Cette fille complétement paumée possède un univers bien à elle qu’elle nous partage sans retenu. Bon, j’ai parfois trouvée certaines situations tirées par les cheveux et les non conséquences de celles-ci un peu faciles mais je me suis laissée porter par l’histoire. Il m’a toutefois manqué un petit quelque chose… Au bout d’un moment, toutes ses frasques ça lasse un peu. Je me suis demandé s’il était possible d’en accumuler autant dans une 1/2 vie à peine.
La fin est très touchante et a réussi à m’arracher quelques larmes. Elle est même un peu inattendue après toutes ses loufoqueries, mais elle s’emboite parfaitement avec plusieurs éléments de l’histoire.
C’est une jolie histoire sans prétention avec laquelle j’ai passé un bon moment lecture.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Et tu entendras le bruit de l’eau – Sophie Jomain

Éditeur : &H
Nombre de pages : 378
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 15,90€
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Résumé : Marion Verrier est Fendie Miller. Ou plutôt Fendie Miller est Marion Verrier. Elle ne sait plus trop… Est-elle vraiment devenue cette journaliste assoiffée de scoops que plus rien n’émerveille ? Poussée à bout, Marion craque et décide de s’échapper en baie de Somme. Un bungalow cosy perdu dans la nature pour se retrouver et réfléchir à ce qu’elle va faire de sa vie, voilà tout ce à quoi elle aspire. Mais, au « Bruit de l’eau », Marion découvre qu’elle n’est pas aussi seule qu’elle le pensait ; quelqu’un d’autre a choisi l’écolodge pour s’isoler du monde. Un homme, mystérieux et solitaire, que le destin n’aura de cesse de remettre sur sa route.

Mon avis : Je suis Sophie Jomain depuis ses débuts avec les étoiles de Noss Head et une discussion à bâton rompu par téléphone. Et même si je suis moins fan de la romance, de temps en temps, j’en lis un quand même.

Marion en a marre de sa vie actuelle. Elle ne s’en serait pas rendue compte si un événement au travail ne lui avait pas mis le nez dedans, mais maintenant elle a besoin de recul. Et quoi de mieux pour ça que de se retrouver dans la nature sauvage de la baie de Somme ?

Dès le début j’ai senti que cette romance serait différente de celle que j’ai lu dernièrement. Je dirais même que ce n’est pas la romance le thème principal de ce livre, mais il est accès sur Marion qui tente de retrouver un sens à sa vie, une fois qu’elle s’est aperçue que son métier ne lui convient plus. Et c’est ce qui m’a plu, suivre Marion sur le chemin de sa reconstruction. Découvrir ses doutes, ses certitudes, ses envies… La voir prendre son temps pour réapprendre à se connaitre et à se recentrer.
C’est son histoire qui m’a touchée, plus que celle qu’elle entretient avec son mystérieux voisin. Son histoire et surtout la découverte de la baie de Somme et de ses animaux marins. On sent que Sophie a fait un travail de recherches poussé et que c’est un sujet qui la touche. Celui-là ainsi que les deux autres abordés dans le roman. J’ai aimé ce personnage de Marion entier qui se laisse submerger par les émotions créées par les paysages, les situations et cette réalité française qui est parfois très moche.
Vous voyez, je ne retiens quasiment rien de la romance de ce livre, je ne retiens que le combat de Marion, son épanouissement et sa nouvelle façon de prendre la vie à bras le corps.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman, et si Sophie tu as des envies d’en écrire d’autres de ce style, je suis fan !

Je remercie &H pour cette lecture.

Tu n’aurais jamais dû me dire… – Emily Trunko & Zoë Ingram

Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 176
Date de parution : 20 février 2018
Prix : 13,90€
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Résumé : Emily Trunko propose une nouvelle sélection de lettres anonymes : les derniers messages échangés par des gens, issu de son nouveau tumblr à succès « The Last Message Received ». Bien sûr, au moment où le message est envoyé, on ne sait pas qu’il s’agit du dernier…
Ces messages concernent des ruptures (amoureuses, amicales, ou familiales), mais sont très souvent liés à des deuils (raison pour laquelle il n’y aura pas de suite) : il peut s’agir de morts naturelles, de maladies, d’accidents, d’overdoses ou de suicides. Les dernières paroles prennent alors un sens tout particulier… La plupart des messages sont accompagnés d’un commentaire de la personne qui l’a reçu sur ce qu’elle a ressenti.

Mon avis : Je n’ai pas lu le premier livre de cette blogueuse « Je voulais juste te dire« , je vais même avouer que je n’avais pas vu qu’il était sorti (oui, honte à moi) mais Tu n’aurais jamais dû me dire… » m’a tenté dès que j’ai lu les premiers mots de la 4ème de couverture.

La blogueuse Emily Trunko a récolter sur son blog les derniers messages envoyés par ces lecteurs. Ces derniers message qu’on reçoit sans savoir que ce sera le dernier, quelque soit la raison qui nous éloigne de la personne qui l’a envoyé.

Ce livre est bouleversant. Lire ses messages, bien souvent des SMS, reçus lors de séparations, lors de disputes, entre amis ou entre personnes de la même famille, juste avant que la personne qui l’a envoyé décède à de quoi chambouler même les plus durs. Surtout quand on lit les commentaires de la personne qui a reçu le message…
Cela permet de relativiser, de remettre en perspective plein de choses et surtout de se dire que prendre des nouvelles de ses proches c’est importants.
Certaines ruptures sont vraiment ignobles, à se demander comment on a pu aimer la personne qui vous écrit ça. Même si dans la plupart des cas, la personne qui a reçu ce SMS est toujours très attachée à la personne qui l’a envoyé.
Ce livre, ce sont des gens qui se livrent, sans aucune retenue, qui nous font part de leur douleur face à un message cruel reçu ou face à un message auquel ils n’ont jamais répondu et maintenant la personne n’est plus là pour qu’ils puissent le faire… Bien souvent les larmes me sont montées aux yeux juste en lisant quelques lignes.
Je ne peux que vous conseiller ce livre si vous voulez une dose d’émotions tout en apprenant à relativiser.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

22/65

Les coeurs aimants – Anne Plichota et Cendrine Wolf

♦ Éditeur : XO éditions
♦ Nombre de pages : 310
♦ Date de parution : 18 octobre 2018
♦ Prix : 16,90€
Achat: Amazon

Résumé : – Tu en as envie, Dana.
– Oui.
– Tu sais que je le sais.
– Oui.
– Alors qu’est-ce qui te retient ?
– Rien. Tout. Toi.
À bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huis clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui –, leurs regards n’auraient jamais dû se croiser.
Et pourtant…
Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d’être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à aimer.
Et à s’abandonner…
Deux cœurs aimants.
Jusqu’à ce qu’une autre réalité ne vienne fracturer ce miracle si fragile.

Mon avis : Ce livre a la même thématique que pas mal que j’ai lu dernièrement comme Cœur battant d’Axl Cendre,  Point of view de Patrick Bard et Clean de Juno Dawson , on dirait que finalement y’ai pris goût à ce genre car celui-ci m’a également fait très envie.

Dana souffre de troubles alimentaires depuis la mort de sa mère. Son état de santé est critique et elle va dans une clinique pour la remettre d’aplomb. C’est peut-être là que tout va changer…

J’aime beaucoup l’ambiance à huis clos de ce genre de roman. Les ados, ou jeunes adultes, se retrouvent entre eux, face à leurs démons, leurs peurs, leurs fêlures… et ensemble ils arrivent à avancer. Ou pas pour certains. Vaincre ces démons avec lesquels on vit depuis des années, ne se fait pas facilement et sans douleur. C’est que qu’apprend Dana avec l’aide de Cobalt. Les deux sont de vrais écorchés vifs que la vie n’a pas épargné et chacun réagit à sa façon.
Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages. Ils vivaient des choses trop différentes de ce que j’ai pu vivre, mais leur histoire est tout de même belle. Il est parfois difficile de se trouver, on tâtonne, on fait des erreurs, il faut faire machine arrière, accepter ses erreurs… C’est le chemin que font ensemble Dana et Cobalt. Ils n’en sont qu’au début et ils savent que ce ne sera pas facile, mais leurs attentions l’un envers l’autre sont touchantes.
J’ai passé un joli moment lecture avec ce roman. Il permet de mieux comprendre les différents maux et les différentes addictions des jeunes adultes.

Je remercie XO Éditions pour cette lecture.

9/65

On reconstruit bien les maisons après les ouragans – Fabien Fernandez

♦ Éditeur : Pygmalion
♦ Nombre de pages : 230
♦ Date de parution : 19 septembre 2018
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : «J’étais las des conseils protecteurs, j’avais besoin d’un peu de danger. J’avais envie de ce pas vers l’inconnu, de faire front avec toi pour nous reconstruire ensemble et pas chacun de notre côté.» Detroit, Michigan. Alexis et Peggy, couple de Français expatriés, commencent tout juste à revivre après un drame… Wallace mise son avenir sur le basket. Mais, lorsqu il est renvoyé de son équipe puis du lycée, il n’a d’autre choix que d’abandonner ses rêves. Dolores, vétérane d’Irak, vit dans la rue. Tout ce qu’elle peut économiser la mène vers un seul but : enregistrer les chansons qu’elle écrit. Quatre destins diamétralement opposés et pourtant si semblables. Que leur réservera cette ville, reflet de leur reconstruction ?

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteur avant de découvrir ce livre, mais depuis j’ai aussi découvert Nola forever que j’ai également très envie de lire. Mais revenons à ce roman et découvrez mon avis.

Ce roman retrace « un passage de vie » de 4 personnages. Mais pas n’importe quel passage, celui qui a changé leur vie, la rendue totalement différente, ce moment qui les a obligé à faire face, à prendre les choses à bras le corps pour réussir à continuer à vivre.
Il est écrit avec beaucoup de justesse mais j’ai eu l’impression qu’il restait à la surface, n’allant pas assez profondément. Certes j’ai parfois été émue, mais dans l’ensemble je n’ai réussi à vraiment m’attacher à aucun personnage. Pourtant la vie ne les épargne pas. Ils font partie de ces gens qui ne font pas de bruit, qui encaissent les coups durs sans jamais faire de vague, mais c’est peut-être ce qui m’a manqué… Ils sont, pour le coup, un peu trop comme moi. J’aurais aimé qu’ils aient l’audace de tout envoyer paitre. Cette audace que je n’ai pas. C’est assez paradoxal de reprocher à des personnages de ne pas faire ce qu’on arrive pas à faire, je sais, mais c’est comme ça.
C’est ce que je disais plus haut, ce livre est plein de justesse, de pudeur, de réserve, tellement qu’il a raté mon petit cœur blindé. Mais c’est tout de même un très joli roman, qui se lit très facilement et qui permet de passer un bon moment.

Je remercie Pygmalion pour cette lecture.