Un éléphant blanc, ça ne change pas de couleur – Alain Deloche

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 282
 Date de parution :  14 septembre 2017
♦ Prix : 17,95€
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Résumé : Quand, à l’âge de la retraite, il a quitté ses fonctions de chef du pôle cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou, Alain Deloche n’a pas été trop affecté. Une autre vie l’attendait ailleurs, à La Chaîne de l’espoir qu’il avait créée des années auparavant, pour venir en aide aux enfants des pays défavorisés qu’une simple opération pouvait sauver d’une mort imminente.
C’est cette fabuleuse aventure qu’il nous raconte dans ce livre. Car l’humanitaire est loin d’être une simple affaire de bons sentiments ! Ça commence ici par des  » bricolages « , au Vietnam, au Cambodge ou ailleurs, dans des structures hospitalières de fortune où l’on s’aperçoit en pleine opération à cœur ouvert qu’on a oublié l’oxygène ou le sang pour les transfusions. Sans doute vaut-il mieux opérer les enfants à Paris. Ils seront des milliers, mais les faire venir n’est pas une sinécure.
Pour progresser, il faut aussi se répandre dans les médias afin de trouver l’argent nécessaire. Ça ne marche pas toujours, mais il arrive qu’un couple vienne vous trouver et vous dise :  » Professeur, on a été émus par vos propos, on veut faire un petit geste…  » Quatre millions d’euros ! De quoi envisager la construction d’un hôpital ! Mais il va en falloir beaucoup plus pour réaliser le rêve d’Alain : construire sur place des centres hospitaliers. Il l’a fait. À Saigon, au Cambodge, à Dakar, à Bamako, au point qu’on l’appelle désormais  » Professeur briques-béton « .
Sauf que construire ne suffit pas, on doit aussi assurer la formation des équipes sur place. Sauf que de nos jours, en certains lieux, le  » bon docteur blanc  » est devenu un ennemi et doit apprendre à  » sauver sans périr « .
Alain Deloche s’en rend compte, mais ne renoncera jamais à sa mission.  » Parce qu’on ne peut pas priver les gens de tout sous prétexte qu’ils n’ont rien. « 

Mon avis : La 4ème de couverture en dit déjà beaucoup sur l’histoire par elle-même, je ne vais donc pas aborder mon avis comme tous les autres, parce que ce livre n’est pas de ceux que je lis habituellement. Mais ça a du bon de changer parfois.

Ce livre a été plutôt comme une claque. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre de témoignage auto-biographique. J’en ai lu quelques uns avant d’avoir blog et depuis je me suis laisser entrainer par les romans de fictions. Mais parfois lire un de ces livres permet de garder les pieds sur terre, de relativiser et de se dire que sa vie n’est pas si mal…
Je connaissais la chaine de l’espoir de nom, j’en sais un peu plus aujourd’hui grâce au livre et à quelques recherches que j’ai faite (je ferai un petit paragraphe en fin d’avis). Par contre je ne connaissais pas du tout Alain Deloche et cet homme ne peut qu’inspirer le respect. Je suis toujours autant surprise de voir tant de dévotion pour les autres dans notre société si individualiste. Il existe pourtant des gens qui donnent de leur temps pour aider les autres et qui ne verraient pas leur vie autrement. Et qui en plus le font en toute modestie.
Je sais qu’il existe un clivage nord/sud sur cette planète, mais parfois il faut me « remettre le nez dedans » pour que j’en prenne pleinement conscience. C’est ce qu’a fait Alain Deloche avec son histoire. Il nous narre plusieurs anecdotes, comment il a commencé, où en est l’aide humanitaire aujourd’hui, quels sont ses éternelles problématiques et les nouvelles qui viennent s’y ajouter.
Je l’admire en me disant que je ne serais jamais capable d’en faire autant. Alors j’aide comme je peux, je chronique son livre et je fais un don. Même petit, il aidera : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ».
J’ai appris plein de choses sur l’humanitaire, sur toutes ces choses qu’on peut faire, sur toutes les choses que beaucoup font déjà et que cette mission est un éternel recommencement.
Je vous recommande vraiment ce livre, parce qu’il est bon de garder un contact avec la réalité de notre monde et qu’il peut également aider l’association.

La chaine de l’espoir est une association crée en 1994 par le professeur Alain Deloche qui avait pour but premier d’aider les enfants malades du cœur, mais qui au final aide sur tous les problèmes de santé et qui s’occupe aussi de l’éducation. Beaucoup d’enfants sont soignés chaque année à travers le monde, mais pas seulement, des hôpitaux sont créés pour que les populations puissent se soigner elle-même. Ils pensent sur le long terme et c’est ce qui permettra à notre monde de changer petit à petit.

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À la place du cœur saison 2 – Arnaud Cathrine

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 291
Date de parution : 23 mars 2017
Prix : 16,50€

Résumé :  » La fin de l’année 2015 arrive à grands pas. Je me suis souvent demandé ces derniers mois : j’ai quoi à la place du cœur ? À la place du cœur, j’ai toi.  »
Cette saison est celle de l’éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c’est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s’est peu à peu éloigné ; elle dont l’amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s’est persuadée qu’un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n’a pas fini d’être mise à l’épreuve. La vie n’a pas fini d’être à réinventer.

Mon avis : Le premier tome m’avait beaucoup touché (vous pouvez retrouver mon avis ICI ) et j’avais hâte de retrouver les personnages d’Arnaud Cathrine.

Il est difficile de faire un résumé de ce roman. Parce qu’il est tout en émotions et que j’aimerai que vous puissiez les découvrir par vous même. Et surtout, puisque c’est un second tome, je n’aimerai pas trop vous en dévoiler sur le premier par mégarde.

Comme vous l’avez compris dans les lignes précédentes, ce livre m’a beaucoup touché. Au même titre que le premier. L’auteur réussi l’exploit de faire plus fort dans le 2ème tome que dans le 1er.
Il y a les grands événements qui touchent la France et les plus petits, qui touchent beaucoup moins de personnes mais qui font tout aussi mal, si ce n’est pas plus. Le point commun avec ces événements ? L’incompréhension de l’autre, la peur de l’autre, le manque de tolérance… Ces maux qui existent depuis la nuit des temps et que l’homme, malgré sa soi-disant grande intelligence, n’arrive pas à vaincre. C’est dommage, si on se souciait plus de l’autre quelque soit ses convictions on ne s’en porterait que mieux.
Arnaud Cathrine ne donne pas de solution à ce « problème », il montre comment une bande d’ami à réussi à surmonter la douleur. Ce que l’on fait tous à longueur d’année, sans même s’en apercevoir parfois. Malgré les souffrances, on avance, on est programmé pour. On ne le fait seulement pas tous à la même vitesse. C’est un très joli roman, au même titre que le premier, à mettre entre toutes les mains.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

46/65

Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons – Emily Blaine

Éditeur : &H
Nombre de pages : 270
Date de parution : 22 mars 2017
Prix : 7,50€

Résumé : Je m’appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière. Mon job ? Enjoliver, camoufler, désamorcer. En bref : effacer vos faux pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête. Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’on me confie le cauchemar de tout attaché de presse : Garrett McIntyre. Une gueule d’ange à la réputation démoniaque : alors qu’il était sur le point de devenir l’enfant chéri d’Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse. Aujourd’hui, on me demande de le faire revenir. Et comme j’ai l’impression que convaincre monsieur « j’ai été élu deux fois l’homme le plus sexy de l’année » ne sera pas si simple …..

Mon avis : Je n’avais jamais lu de roman d’Emily Blaine et à force de la voir un peu partout sur la toile de mon réseau, j’ai voulu la découvrir.

Abby s’occupe des relations avec la presse. Lorsque vous êtes une star et que vous faites une bêtise c’est elle qui peut vous sauver la mise. Jusqu’au jour où son patron lui propose un dossier explosif, celui de Garrett McIntyre.

Je ressors très mitigée de ma lecture. Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou détesté. Il y a des choses que j’ai appréciées et d’autres qui m’ont agacées. Vous le savez surement, je ne suis pas très romance. J’aime en lire de temps en temps pour me vider la tête mais pas trop souvent (quoique j’ai l’impression de me répéter depuis quelques avis, donc je dois en lire pas mal en ce moment). Donc, quand je commence un livre de romance je suis toujours assez critique et la pauvre Emily n’y a pas échappé…
Le personnage d’Abby est sympathique mais sans plus. Elle a son petit caractère mais abdique facilement face à la difficulté. J’aime les filles plus têtues (un peu comme moi quoi 😉 ) et Abby ne l’était pas assez. Quant à Garrett… il m’a laissé froide. Je ne lui ai trouvé aucun charme, il ne m’a pas fait rêver. Leur histoire ? Pareil… Il y avait du potentiel, mais tout arrive trop vite et trop facilement (oui encore plus que d’habitude dans ce genre de roman).
Le petit plus c’est qu’on voit que l’auteur à fait des recherches sur le métier d’attachée de presse et que le côté professionnel est 100% crédible.
Dans l’ensemble le roman n’est pas mauvais. Mais pour ce qui est de la romance, j’attends un peu plus. Bon, j’ai encore un roman d’Emily Blaine dans ma PAL et je ne vais pas m’arrêter à un seul essai, je laisserai sa chance à Colocs (et plus) dès que j’aurais le temps de le lire 🙂

Je remercie &H pour cette lecture.

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille

Éditeur : Mazarine
Nombre de pages : 358
Date de parution : 15 mars 2017
Prix : 17,90€

Résumé : Isabelle rêve d’une vie d’actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

Mon avis : Je connais Marie Vareille depuis sont premier roman, qu’elle avait eu la gentillesse de me faire lire. Depuis c’est toujours un vrai plaisir de la retrouver !

La vie d’Isabelle est toute chamboulée. Elle a besoin d’argent pour s’en sortir. C’est donc à contre cœur qu’elle accepte la « mission » proposée par une ado capricieuse.

Ce nouveau roman de Marie Vareille m’a autant plus que les 3 précédent. Contrairement à Passeuse d’âme, Marie revient à ces premières amours : la romance. Mais pas que ! Elle y ajoute comme toujours de l’humour et beaucoup d’émotions. Et comme à chaque fois, ça ma matché avec moi !
Je ne suis pas une grande grande fan de romance, vous devez commencer à le savoir, mais celle de Marie arrive toujours à le plaire. Parce que ses personnages sont des filles auxquelles je peux m’identifier sans problème : elles sont simples, droites, drôles, fragiles aussi. Bref, crédibles à mes yeux, c’est plus facile pour moi de suivre leurs aventures.
Ici l’élément principal n’est pas la romance, contrairement à ce que pourrait laisser penser le résumé. Bien sûr il y en a, mais, et heureusement pour moi, pas que ! Il y a aussi des relations complexes avec des ados et des enfants. Et, tout comme elle sait « produire » des héroïnes transpirants de justesse, Marie sait créer des personnages secondaires avec lesquels on a envie de passer plus de temps. Ces 350 pages passent en un instant, tant on est entrainé par les événements, les personnages et la valses des émotions. J’ai ri, souris, mon cœur a frémi et même que parfois je me suis emportée, oui des fois ça m’arrive. Mais j’ai surtout passé un excellent moment lecture avec ce roman.

Je remercie les éditions Mazarine pour cette lecture et surtout Marie.

Mister Alabama – Phillip Quinn Morris

Éditeur : Finitude
Nombre de pages : 324 pages
Date de parution : 6 octobre 2016
Prix : 21,00€ Notepaillons2.5

61d-hpyb8glRésumé : Mud Creek, Alabama, été 1979.
Alvin Lee Fuqua, ex Mister Alabama, a 28 ans et un rêve : devenir Mister America, pour passer à la télé dans un talk-show & se faire remarquer & devenir acteur & jouer dans des films avec Burt Reynolds. Un bien beau rêve, contrarié par un problème de hanche.
Alors Alvin a changé ses plans – adieu gloire et bodybuilding, cap sur la fortune grâce à la pêche aux moules. C’est bien plus sûr et lucratif que la contrebande de whisky. Alvin plonge dans la rivière et remonte des moules grosses comme le poing.
La vie des plongeurs est paisible à Mud Creek, jusqu’au jour où le meilleur d’entre eux, le plus âgé, le plus futé, le plus costaud, mais aussi le plus solide buveur de la Tennessee River, le mentor d’Alvin, le légendaire Johnny Ray, s’écroule, victime du mal des profondeurs.
Comprendre comment Johnny Ray a pu mourir devient l’obsession d’Alvin. Sa vie bascule. Il se remet à la musculation, invente de nouveaux exercices aussi loufoques que terribles, il prend des stéroïdes, au risque d’y laisser sa peau. Rien ne va plus. La veuve nymphomane de Johnny Ray vient s’installer chez lui avec ses deux enfants. Rien ne va plus. Cliff, vétéran du Vietnam, tombe amoureux d’Alma, la sœur d’Alvin, anorexique, et reine du stand-up. Rien ne va plus. Le shérif découvre les plants de marijuana que Freddy, ancien joueur de baseball, fait pousser sur son bateau. Décidément, rien ne va plus.

Mon avis : Si vous me suivez régulièrement, vous devez vous demander pourquoi j’ai lu ce livre. Je vous avoue que je me pose toujours la question… Le résumé me tentait et j’avais envie d’essayer autre chose, de changer de style, de bousculer mes habitudes. Et j’ai été servie !

Alvin est plongeur, il récolte les moules au fond de la rivière. L’année 79 c’est une activité qui paye bien. Mais son rêve c’est de devenir Mister America. Quand son meilleur ami Johnny Ray meurt subitement, il décide de reprendre ce rêve là où il l’avait laissé il y a quelques années. Seulement la mort de Johnny Ray ne perturbe pas que la vie d’Alvin.

J’aime beaucoup les romans qui tracent le portrait de gens vrais. Des gens simples, que l’on peut croiser dans notre vie de tous les jours. Si en plus leur vie se passe dans un autre pays, voire sur un autre continent ça rajoute de l’exotisme (au sens large, je vous l’accorde). Je me suis dit que découvrir Mister Alabama pouvait être distrayant. Sauf que je me suis plutôt ennuyée. La vie d’Alvin et sa famille est tellement simple qu’elle en devient sans intérêt.
Souvent l’auteur fait interagir Alvin avec un personnage dont on ne sait un rien, une connaissance, avec laquelle il échange sur le temps, ou sur les derniers potins du marais et là il m’a totalement perdu. Saut que ça n’a eu pour moi aucun intérêt sauf celui de remplir des pages. J’aurais aimé en savoir plus sur la sœur d’Alvin ou sur ces amis, sur leur vie, leur aspirations… plutôt que de voir passer des personnages furtivement.
Je n’ai pas réussi à m’attacher à Alvin. C’est limite un bouseux. Surement super mignon et sexy, au vu de sa description (pis il est quand même devenu Mister Alabama quand même) mais je ne suis pas sure que j’aurais su tenir une conversation avec lui.
Les événements qui ponctuent l’histoire sont eux aussi banals. Avec des résolutions banales. Bref, c’est comme si je vous racontais ma vie de tous les jours. Cela m’est déjà arrivé de lire ce type de roman et d’y trouver du plaisir, mais là je suis tellement restée à côté des personnages que ça a été plus compliqué… Si à cela on ajoute que je ne suis pas sure d’avoir compris la fin, vous comprendrez que je ressors de ma lecture plutôt dubitative. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je ne peux pas dire non plus que j’ai aimé…