Comme une chaleur de feu de camp – Amélie Panneton

Éditeur : Alice éditions
Nombre de pages :  256
Date de parution : 25 juin 2020
Prix : 13,00€
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Résumé : À quinze ans, Emmanuelle fuit comme la peste les conversations improvisées et ne se sent à l’aise que sous l’eau, lors de ses entraînements de natation, où sa timidité passe inaperçue. Sa vie se gonfle de sens et de musique lorsqu’elle fait la connaissance de Thomas, son nouveau voisin. Les deux s’apprivoisent doucement, partageant chaque matin le même banc et les mêmes écouteurs, et se retrouvant à contempler les étoiles lors de soirées autour d’un feu de camp.
Mais tout bascule le jour où Emmanuelle est témoin d’une scène bouleversante, qui créera autour d’elle comme une onde de choc et chamboulera sa relation avec Thomas.

Mon avis : Un livre qui parle d’abus sexuel, un sujet plutôt d’actualité, chez les ados était forcément un livre qui allait me plaire.

Emmanuelle, dite Emmane, est une adolescente fan de natation, plutôt discrète, elle a une vie très calme, se trouve transparente. Mais tout change lorsqu’elle vient en aide à une autre lycéenne après un entrainement de natation.

Ce livre a été une jolie découverte. Tout d’abord parce que ce livre est écrit en français canadien, et que ce n’est pas toujours facile de suivre ! Les expressions sont originales et j’ai appris plein de nouveaux mots. Bon, parfois, je n’ai pas tout compris j’avoue, j’ai dû faire appel au contexte pour saisir le sens des mots où des expressions. Mais ça a eu le mérite d’être frais. Le parlé est franc est ça change des livres écrit par les français.
L’histoire m’a plu, même si elle n’est pas facile. Le harcèlement est de plus en plus visible et c’est bien car il faut en parler, il faut alerter les jeunes pour qu’ils sachent réagir et aussi se protéger. L’autrice aborde cela avec beaucoup de justesse, sans voyeurisme, axant surtout son récit sur les conséquences plus que sur les actes. Conséquences sur la victime, la personne qui l’a aidée, l’agresseur et toutes les personnes concernées de près ou de loin.
Pour atténuer un peu la violence de l’agression, nous la vivons à travers Emmane, qui décide d’aider la fille agressée, l’impacte qu’il peut avoir sur elle. Cette agression va la changer et lui faire comprendre les choses plus essentielles de la vie.
C’est une lecture qui doit être mise dans toutes les mains adolescentes et autres afin d’informer et aider les victimes.

Je remercie les éditions Alice pour cette lecture.

6/35

Fa(m)ille – Audrey Dana

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  215
Date de parution : 20 août 2020
Prix : 7,10€
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Résumé : Adorée par son père qu’elle rêve d’épouser mais ne voit jamais, élevée par Mary, sa mère excentrique et ultra-laxiste, la narratrice mène une vie fantasque à « Maryland » ― une grande maison délabrée en plein coeur de la Beauce que le père a laissée à sa famille pour mieux se consacrer au jeu et aux femmes. Mais ce « coin de paradis » se transforme rapidement en gigantesque capharnaüm : Mary y accueille des marginaux et des enfants de la DDASS pour arrondir ses fins de mois, tandis que ses quatre enfants, livrés à eux-mêmes, déploient des efforts de courage, de malice et d’amour pour trouver leur place dans cet extravagant tableau…

Mon avis : Le jeu de mot du titre a fait plus que d’attirer mon attention et le résumé m’a poussé à ouvrir le roman.

Il est difficile de se faire une place dans une famille atypique où les parents ont de fortes personnalité et où tout s’effrite petit à petit.

J’ai eu du mal à me faire au style de l’autrice. Je trouvais ça très décousu au début et j’avais du mal à suivre. Mais finalement, c’était un peu à l’image d’une fillette de 5 ans qui vous raconte l’histoire. Et plus elle grandit, plus le récit s’affirme et plus je me suis attachée à cette gamine qui pousse un peu sans repère.
Ce roman fait prendre conscience de pas mal de chose : que l’argent ne fait pas tout, que des parents présents c’est important, qu’une fratrie peut être un soutien et que l’imagination d’une fillette peut devenir son pilier, et sa détermination sa raison d’avancer.
La famille de la narratrice ne l’a pas aidé à grandir, loin de là, elle a du le faire toute seule et c’est loin d’avoir été facile. J’ai été effaré de voir que des parents pouvaient si mal remplir leur rôle. Qu’ils pouvaient être si égoïstes, portés sur l’argent et leur bien être personnel.
J’ai été épaté par la force de caractère de la narratrice qui réussi malgré tout à garder son objectif en tête et le lâche rien pour y parvenir. D’ailleurs, heureusement qu’elle l’avait, où elle ne s’en serait peut-être mieux sortie.
On traine tous des bagages, plus ou moins lourd, à cause de notre famille. En lisant ce livre, on s’aperçoit qu’on est plutôt gâté.
C’est un roman très juste, écrit comme on se confit, comme on se décharge d’un fardeau sur le bord de la route pour pouvoir avancer.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Virgin river tome 7 – Robyn Carr

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  704
Date de parution : 8 janvier 2020
Prix : 15,90€
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Résumé : ATTENTION SPOILER
Rien ne va plus à Virgin River. La belle Muriel est partie à Hollywood tourner un film, et Walt se morfond entre ses chiens et ses chevaux. Abby, enceinte de jumeaux, se débat avec ses ennuis financiers et la ténacité de Cameron, qui refuse de n’être qu’un géniteur pour elle. Dan, un nouveau venu plutôt mystérieux, cherche la rédemption et la trouvera peut-être auprès de Cheryl, que la vie n’a pas épargnée. Et surtout, Rick, le jeune marine, rentre d’Irak où il a perdu une jambe, profondément changé par cette épreuve. Mais au milieu de tous ces drames humains, l’espoir survit grâce à l’amitié, l’amour et l’énergie des jeunes générations…

Mon avis : Ayant lu les 5 premiers tomes, j’avais envie de retrouver les personnages que je commence à bien connaître et me replonger dans l’univers de Virgin river.

Je ne ferais pas de résumé personnel de ce tome, pour éviter de vous en dévoiler encore plus que le résumé précédent ^^.

Les tomes passent et nous prenons des nouvelles des personnages précédents. Nous voyons comment évoluent leur histoires et leur vie. Mais surtout nous en découvrons de nouveaux. Des personnages secondaires deviennent personnages principaux et vice versa.
Cette petite ville de Virgin river est de plus en plus réelle à mes yeux et me donne envie de la visiter, de croiser Mélinda et Jack et de discuter un peu avec eux. De m’assoir au coin du bar local pour pouvoir voir de mes yeux tous ses habitants que j’ai l’impression de connaitre depuis toujours. De imprégner de l’ambiance et surtout d’y rester. Mais cela n’est pas possible, alors je me contente de tourner les pages et de lire les tomes qui suivent… D’ailleurs il va falloir que je me renseigne pour savoir si la suite va également être éditée en double tome où si je vais devoir fouiner pour trouver les anciennes éditions.
Bon, j’ai un petit bémol à ajouter tout de même. Les personnages n’ont pas toujours eu des vies faciles, mais tout s’arrange parfois vraiment trop bien et trop vite… Mon côté trop réaliste surement.
Je recommande vraiment ce livre pour les fans de romances douces et des fans de séries télé.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Personne n’a peur des gens qui sourient – Véronique Ovaldé

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  254
Date de parution : 5 février 2020
Prix : 7,20€
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Résumé : Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants – où était Gloria ce soir-là ? -, et comprendre enfin quel rôle l’avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire. Jusqu’où peut-on protéger ses enfants? Dans ce roman tendu à l’extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l’inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l’affronter.

Mon avis : J’ai déjà vu le nom de l’autrice passer sur les réseaux sociaux mais je n’avais pas eu l’occasion de la découvrir. Le résumé de cette édition poche m’a plu et j’ai voulu la connaitre.

Gloria fuit avec ses filles un matin de juin. Sans explication elle traverse la France pour les mettre à l’abri. C’est petit à petit qu’on découvre les raisons de cette fuite obscure…

Gloria est une femme mystérieuse. Dès les premières pages on est intriguée par cette aura sombre qui l’entoure. Elle n’a pas eu une vie facile mais on sent bien sa détermination, celle d’être heureuse malgré tout et de protéger sa famille à tout prix. Elle est obstinée et sait ce qu’elle veut. Si au départ on la trouve un peu faible et dépendante des autres, en tournant les pages et en apprenant sa vie on s’aperçoit qu’il n’en est rien. C’est un personnage véritablement complexe, une véritable palette de gris qui donne à réfléchir sur la nature humaine. Sur ces gens qu’on sous-estime parfois et qui nous surprennent lorsqu’ils réagissent et avancent malgré tout.
L’intrigue est très bien construite. Il y a certes peu de dialogue mais la narration permet une lecture facile et rapide. C’est un réel plaisir de découvrir la plume de Véronique Ovaldé. De voir comment elle manie habillement les flashback et nous fait petit à petit marcher dans les pas de Gloria.
Je ne m’attendais pas à un tel dénouement. La fin arrive doucement, sans se presser et quand elle arrive les dernières pièces du puzzle se mettent en place logiquement. On se dit que parfois ce ne sont pas toujours les autres dont il faut se méfier. Que les gens ne sont pas toujours ce qu’ils laissent paraitre. Le petit bémol réside pour moi sur certaines incohérences ou facilités qui m’ont un peu dérangée. Et c’est avec plaisir que j’échangerai avec vous dessus si vous le désirez.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

Virgin River tome 4 – Robyn Carr

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  442
Date de parution : 6 novembre 2019
Prix : 14,90€
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Résumé : ATTENTION SPOILER
Quelques mois avant d’accoucher, Vanessa Rutledge a perdu son mari, Matt, qui servait en Irak. Dans ce moment de désespoir, c’est Paul, le meilleur ami de Matt, qui l’a épaulée et consolée. Elle qui pensait ne plus pouvoir aimer est troublée par la loyauté et le charme de Paul. De son côté, ce dernier aime Vanessa en silence depuis des années. Mais une de ses ex vient de lui annoncer qu’elle est enceinte de ses oeuvres. Et un homme d’honneur ne se dérobe pas à ses responsabilités. Au bout du chemin, Vanessa et Paul auront-ils droit à la deuxième chance qu’ils méritent ?

Mon avis : J’ai beaucoup aimé les 3 tomes précédents. Cette série de Robyn Carr a été une vraie belle découverte de 2020. Je continue donc ma lecture.

Je ne vous ferais pas de résumé personnel puisque le résumé de la 4ème de couverture en dévoile suffisamment.

J’ai apprécié de me replonger dans le petit monde de Virgin River. J’adore retrouver des personnages que j’ai aimé. Savoir ce qu’ils deviennent, comment ils évoluent, ce que leur réserve l’avenir. Et avec cette série, je suis comblée.
À chaque tome nous savons ce que deviennent les personnages des tomes précédents mais nous faisons également connaissance avec de nouveaux arrivants. Ce qui apporte toujours un petit coup de fraicheur. C’est un des points forts de cette série.
Il y a toute fois quelques éléments qui m’agacent… Si l’intrigue est bonne, les histoires de couples originales, je trouve que tout se solutionne un peu trop facilement. On est comme dans le monde des bisounours où rien de vraiment mal ne peut vous arriver. Bien sûr, il y a des coups du sort, mais aucun qui ne soient surmontables.
Les personnages sont trop de bons sentiments, ça dégouline un peu trop. Tout le monde s’entend bien et la jalousie  l’envie, la colère, la haine n’existent pas ou ne font que passer très brièvement. Et Surtout cette manie que les bébés arrivent comme ça à chaque fois. Comme si l’aboutissement d’une vie était d’être en couple et d’avoir des enfants.
Les hommes sont tous des anciens militaires ou le deviennent. Comme si c’était une obligation pour tous les personnages du roman s’ils veulent rester dans l’histoire.
Pourquoi je continue à les lire me direz-vous ? Parce que j’aime beaucoup l’ambiance retranscrite par l’autrice. En quelques lignes elle arrive parfaitement à retranscrire l’ambiance d’une réunion familiale ou entre amis, et j’adore vraiment ça ! Je lirais surement rapidement les tomes 5 et 6 qui sont déjà dans ma PAL.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.