Libres et affamés -David Arnold

♦ Éditeur : Milan
 Nombre de pages : 319
 Date de parution : 21 mars 2018
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Ce roman commence par un décès et se termine par un meurtre. Et, même si la police d’Hackensack aimerait en savoir plus, ce n’est pas un roman sur la mort. C’est un roman sur : Une famille de sublimes indésirables. Un étrange jeu de piste pour disperser des cendres. Un sous-marin abandonné au bord d’une rivière. Un collectionneur d’histoires et de tatouages. Le langage intime des claquements de doigts. Ce que signifie vraiment « être cool ». Les couchers de soleil, les glaces et les Super Chevaux de course. L’amour de la peinture. L’amour de la musique. L’amour tout court.

Mon avis : J’ai découvert David Arnold avec Mosquitoland (mon avis ICI), qui m’avait beaucoup plu. Libres et affamés avait l’air du même acabit, alors je n’ai pas hésité longtemps.

Vic a perdu son père il y a deux ans et cela l’a complétement chamboulé. Difficile de continuer sa vie dans ces conditions. Il rencontre alors une bande de jeune qui va lui permettre de continuer.

Je me suis laissée porter par cette histoire comme cela m’arrive rarement. Dès le début je me suis attachée à Vic et lorsqu’il rencontre les 4 autres héros de l’histoire, je les ai adoptés également. Il est d’ailleurs difficile de faire autrement, tant leur histoire personnelle à chacun est poignante. Ce roman est plein de personnages écorchés vifs et ce sont ceux qui me plaisent le plus. J’ai donc été plus que charmée.
Les jeunes sont toujours plein de ressources et ce livre le prouve. Ils savent se débrouiller et s’aider entre eux. Un peu grâce à un adulte pour le coup, mais ils sont tout de même débrouillards. Ils prouvent également que ce n’est pas parce qu’on a eu une enfance difficile qu’on devient forcément délinquants. Certains veulent vraiment s’en sortir et font tout pour y arriver. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas dégoulinant de bons sentiments. C’est écrit avec justesse, avec juste ce qu’il faut pour nous faire monter la larme au coin de l’œil. Parce que oui, ce roman regorge d’émotions. On passe de la colère, à la peur, en passant par la joie et tout cela en quelques pages.
L’histoire est, malheureusement, très crédible, trop criante de vérité. Malheureusement parce que l’histoire de ces jeunes se répète un peu trop à mon goût. Trop de jeunes à travers le monde vivent ces situations et même si c’est inadmissible, nous sommes souvent démunie face à cela. L’auteur aborde leur vie sans être mélodramatique et c’est un plaisir de découvrir une petite lueur d’espoir en refermant ses pages.

Je remercie Milan pour cette lecture.

34/60

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Ma mère, la honte – Hubert Ben Kemoun

Éditeur : Flammarion jeunesse
Nombre de pages : 163
Date de parution : 7 février 2018
Prix : 14,00€
Acheter : Amazon ou Bookwitty 

Résumé : Lorsque la mère de Mélanie, femme de ménage dans un musée, jette par erreur une œuvre d’art mondialement connue à la poubelle, leur vie à toutes les deux bascule. Cette méprise déclenche un chaos total, et pour la mère et la fille, très vite, c’est l’enfer…

Mon avis : De temps en temps, un livre jeunesse qui se lit rapidement, ça vide la tête et ça fait du bien !

La mère de Mélanie commet une erreur au travail qui va faire d’elle et sa mère de vraies parias dans la ville. Comment surmonter ça ?

Ce livre a tenu sa promesse : je l’ai lu sur quelque heure et il m’a diverti. Mais pas seulement, il transmet aussi un message, voire plusieurs si on creuse un peu plus. Il parle de la vitesse à laquelle on peut être mis en marge de la société à cause des réseaux sociaux. Comment ceux-ci vont vite en besogne pour faire mal aux gens et qu’ils faut prendre ce qu’ils disent avec des pincettes. Il parle également de l’amalgame que font rapidement les gens associant toute une famille à l’erreur qu’un seul de ses membres peut faire. Il parle du soutien sans faille des membres d’une même famille envers un des leurs. Il parle également de l’égoïsme de certains des membres de cette même famille.
Il est certes très court et peut-être parfois un peu « simpliste » mais c’est parfait pour le public visé, je dirais les pré-ado. Ils peuvent facilement s’identifier à Mélanie et prendre conscience des méfaits des médias et des réseaux sociaux.
C’est un roman avec lequel j’ai passé un bon moment et que je conseille.

Je remercie Flammarion jeunesse pour cette lecture.

24/80

L’étoile tome 1 – La belle étoile – Cathy Cassidy

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 242
Date de parution : 4 janvier 2018
Prix : 15,95€
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Résumé : Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l’a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit… la visite d’une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d’autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s’y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l’aventure au grand air…

Mon avis : Comme tous les livres de Cathy Cassidy depuis quelques années, celui-ci devait finir entre mes mains !

Dizzy n’a pas vu sa mère depuis 8 ans. Elle est partie quand elle avait 8 ans et depuis elle n’a des nouvelles qu’une fois par an à son anniversaire. C’est pourquoi le jour de ses 12 ans est tellement attendu.

Comme d’habitude je me suis plongée avec plaisir dans ce roman. Les livres de Cathy Cassidy, destinés aux pré-adolescents, se lisent vite, sont souvent léger et me permettent de passer un moment agréable. Mais après une cinquantaine de pages, mon impression sur le roman a changé. Cathy Cassidy aborde des sujets proches des ados, de façon légère et assez superficielle mais qui touchent le jeune publique. Ici j’ai trouvé le ton un peu moins léger que d’habitude.
Elle aborde le sujet des parents qui ne sont pas vraiment fait pour le rôle, qui s’occupent mal de leurs enfants, voire qui les abandonnent totalement, par égoïsme, manque de maturité ou à cause de problème de santé. Sans vraiment stigmatisé les parents, elle nous expose le sentiment des enfants qui se sentent rejetés. On parle toujours des parents aimant, qui font tout pour leurs enfants, mais on ne nait pas parents, on le devient… ou pas ! Et que ce passe-t-il quand on ne le devient pas ?
J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, Dizzy est attachante, et même si elle est encore naïve à 12 ans, elle comprend la situation, réalise que finalement la mère fantasmée n’est pas forcément la meilleure chose qui pourrait lui arriver.
Avec beaucoup de justesse elle traite ici un sujet qui n’est pas toujours facile. Je le recommande autant pour les « petits » que pour les « grands ».

Je remercie Nathan pour cette lecture.

20/80

54 minutes – Marieke Nijkamp

Éditeur : Hachette roman
Nombre de pages : 290
Date de parution : 2 novembre 2017
Prix : 15,90€
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Résumé : Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.
Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Mon avis : Je suis fascinée par les tueries dans les lycées américains. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là. J’ai donc eu très envie de lire ce roman pour, peut-être en apprendre un peu plus.

Je ne vais pas vous faire de résumé personnel non plus. Je pense que celui fourni par l’éditeur que j’ai trouvé est largement suffisant, je l’ai même tronqué d’une partie.

Je me suis plongée avec curiosité dans ce livre et je l’ai lu très vite. J’étais vraiment plus que fascinée par les événements. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là… C’est là où va ma fascination. Je sais, ça fait un peu « voyeuse » et curiosité mal placée, c’est le côté de moi qui aime les faits divers, mais on ne se refait pas.
Le sujet est abordé avec beaucoup de pudeur. Pas de descriptions gores qui remplissent les pages, mais ce n’est pas pour autant que Marieke Nijkamp nous épargne l’horreur de la situation. Parce qu’une telle histoire ne peut être qu’horrible.
L’autrice a choisi de nous faire partagé l’événement à travers le regard de 4 personnes proches de l’adolescent tueur. Sur le moment j’ai été un peu déçue de ne pas savoir ce qu’il se passait vraiment dans la tête du forcené mais je pense que, la plupart des ados ayant eu cet accès de rage étant décédés, il est difficile de savoir ce qu’il se passe réellement en eux et ce qui les mène à un tel excès.
J’ai pleuré en lisant ce roman. L’absurdité de la situation n’épargne personne. Des gens meurent sans aucune raison valable et c’est cela qui est le plus difficile.
Je n’en ai pas plus appris sur ce qu’il se passe dans la tête d’un ado qui « pète un câble » mais j’en ai beaucoup plus appris sur ceux qui ont vécu cette situation et qui ont survécu. C’est un livre a mettre dans toutes les mains des ados et des plus grands.

Je remercie Hachette roman pour cette lecture.

17/80

Un éléphant blanc, ça ne change pas de couleur – Alain Deloche

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 282
 Date de parution :  14 septembre 2017
♦ Prix : 17,95€
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Résumé : Quand, à l’âge de la retraite, il a quitté ses fonctions de chef du pôle cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou, Alain Deloche n’a pas été trop affecté. Une autre vie l’attendait ailleurs, à La Chaîne de l’espoir qu’il avait créée des années auparavant, pour venir en aide aux enfants des pays défavorisés qu’une simple opération pouvait sauver d’une mort imminente.
C’est cette fabuleuse aventure qu’il nous raconte dans ce livre. Car l’humanitaire est loin d’être une simple affaire de bons sentiments ! Ça commence ici par des  » bricolages « , au Vietnam, au Cambodge ou ailleurs, dans des structures hospitalières de fortune où l’on s’aperçoit en pleine opération à cœur ouvert qu’on a oublié l’oxygène ou le sang pour les transfusions. Sans doute vaut-il mieux opérer les enfants à Paris. Ils seront des milliers, mais les faire venir n’est pas une sinécure.
Pour progresser, il faut aussi se répandre dans les médias afin de trouver l’argent nécessaire. Ça ne marche pas toujours, mais il arrive qu’un couple vienne vous trouver et vous dise :  » Professeur, on a été émus par vos propos, on veut faire un petit geste…  » Quatre millions d’euros ! De quoi envisager la construction d’un hôpital ! Mais il va en falloir beaucoup plus pour réaliser le rêve d’Alain : construire sur place des centres hospitaliers. Il l’a fait. À Saigon, au Cambodge, à Dakar, à Bamako, au point qu’on l’appelle désormais  » Professeur briques-béton « .
Sauf que construire ne suffit pas, on doit aussi assurer la formation des équipes sur place. Sauf que de nos jours, en certains lieux, le  » bon docteur blanc  » est devenu un ennemi et doit apprendre à  » sauver sans périr « .
Alain Deloche s’en rend compte, mais ne renoncera jamais à sa mission.  » Parce qu’on ne peut pas priver les gens de tout sous prétexte qu’ils n’ont rien. « 

Mon avis : La 4ème de couverture en dit déjà beaucoup sur l’histoire par elle-même, je ne vais donc pas aborder mon avis comme tous les autres, parce que ce livre n’est pas de ceux que je lis habituellement. Mais ça a du bon de changer parfois.

Ce livre a été plutôt comme une claque. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre de témoignage auto-biographique. J’en ai lu quelques uns avant d’avoir blog et depuis je me suis laisser entrainer par les romans de fictions. Mais parfois lire un de ces livres permet de garder les pieds sur terre, de relativiser et de se dire que sa vie n’est pas si mal…
Je connaissais la chaine de l’espoir de nom, j’en sais un peu plus aujourd’hui grâce au livre et à quelques recherches que j’ai faite (je ferai un petit paragraphe en fin d’avis). Par contre je ne connaissais pas du tout Alain Deloche et cet homme ne peut qu’inspirer le respect. Je suis toujours autant surprise de voir tant de dévotion pour les autres dans notre société si individualiste. Il existe pourtant des gens qui donnent de leur temps pour aider les autres et qui ne verraient pas leur vie autrement. Et qui en plus le font en toute modestie.
Je sais qu’il existe un clivage nord/sud sur cette planète, mais parfois il faut me « remettre le nez dedans » pour que j’en prenne pleinement conscience. C’est ce qu’a fait Alain Deloche avec son histoire. Il nous narre plusieurs anecdotes, comment il a commencé, où en est l’aide humanitaire aujourd’hui, quels sont ses éternelles problématiques et les nouvelles qui viennent s’y ajouter.
Je l’admire en me disant que je ne serais jamais capable d’en faire autant. Alors j’aide comme je peux, je chronique son livre et je fais un don. Même petit, il aidera : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ».
J’ai appris plein de choses sur l’humanitaire, sur toutes ces choses qu’on peut faire, sur toutes les choses que beaucoup font déjà et que cette mission est un éternel recommencement.
Je vous recommande vraiment ce livre, parce qu’il est bon de garder un contact avec la réalité de notre monde et qu’il peut également aider l’association.

La chaine de l’espoir est une association crée en 1994 par le professeur Alain Deloche qui avait pour but premier d’aider les enfants malades du cœur, mais qui au final aide sur tous les problèmes de santé et qui s’occupe aussi de l’éducation. Beaucoup d’enfants sont soignés chaque année à travers le monde, mais pas seulement, des hôpitaux sont créés pour que les populations puissent se soigner elle-même. Ils pensent sur le long terme et c’est ce qui permettra à notre monde de changer petit à petit.