Positive – Paige Rawl

Éditeur : Hachette romans
Nombre de pages : 397
Date de parution : 26 octobre 2016
Prix : 17,00€ Notepaillons5

41majtgvazlRésumé : Paige Rawl est une adolescente rayonnante. Pom-pom girl, footballeuse, excellente élève, tout semble lui réussir. Jusqu’au jour où elle révèle son secret à sa meilleure amie : elle est séropositive, sa mère lui a transmis le HIV. Dans les heures qui suivent, le harcèlement commence. Ses camarades laissent des mots cruels dans son casier. Ils chuchotent sur son passage. Paige ne s’est jamais sentie aussi seule. Pour la première fois, elle ne sourit plus. Cela aurait pu être la fin de son histoire. Mais cela en était le début.

Mon avis : Le résumé m’a séduite, le sourire « positif » sur la couverture aussi. Et surtout, ça faisait un moment que je n’avais pas lu d’histoire vraie et ça me manquait.

Paige est séropositive de naissance. Et être séropositive au collège, où les gamins ne comprennent rien et sont vite sectaires, n’est pas facile à vivre.

D’emblée Paige m’a plu. Elle est dynamique, positive, entrainante et elle voit toujours le verre à moitié plein. Ce genre de personne est rare et c’était un plaisir de « faire sa connaissance ». Ce qui l’était moins c’était de voir que l’idiotie humaine n’a pas de limite. Je le sais, je ne suis pas née de la dernière pluie, mais ça m’afflige toujours autant de le constater.
La vie de Paige est plutôt ordinaire, malgré la maladie. Les progrès de la médecine lui permette de vivre une vie quasi normale. À part quelques hospitalisations par-ci par-là, elle va en cours et suit même des activités extra-scolaires. Une vie quasi normal. Jusqu’au jour où, au collège, ses camarades apprennent sa maladie et où tout se complique. Entre méchanceté des ados et indifférence des adultes, Paige doit faire face.
Elle nous livre son histoire sans en rajouter, sans se victimiser, comme elle l’a vécu. Et comment elle en est sortie. C’est un très joli livre, une histoire vraie, fraîche et triste parfois, mais qui est aussi très porteuse d’espoir. J’ai passé un très bon moment avec ce roman. Effarée parfois de la réaction méchante, surtout dû à la méconnaissance, des gens, mais surtout rassurée par la générosité de beaucoup de personne.

Je remercie beaucoup Hachette romans pour cette découverte.

22/65

22/65

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Journal d’une enfant survivante – May Kham

Éditeur : Les nouveaux auteurs
Nombre de pages : 301
Prix : 16,90€

Résumé : L’histoire racontée dans ces pages, avec une sensibilité à fleur de peau, est celle d’une jeune Hmong du Laos. Depuis son enfance auprès d’un père général allié des Occidentaux, jusqu’à son exil en France, en passant par les terribles camps de la jungle thaïlandaise, mouroirs à ciel ouvert. Maykham, gamine singulière puis adolescente révoltée, est forcée de se battre contre la faim, la mort et l’oubli, mais aussi l’incompréhensible abandon d’une mère, l’éclatement d’une famille dans un milieu rétrograde, face à une société incompréhensible, une culture nouvelle et des amours insensées. Pourtant le courage de Maykham, qui parvient à nous faire sourire dans cette tourmente, précipitera son destin. Pour la première fois aussi intimement retracé, le destin tragique des Hmongs, « supplétifs indigènes » d’Asie, abandonnés à leurs ennemis après les guerres de décolonisation. L’espoir aussi de nombre de réfugiés qui rêvent d’une France de l’accueil.

Mon avis : J’aime beaucoup lire des livres relatant des histoires vraies. Connaître la vie des gens. J’ai peut-être un petit côté voyeur… J’aime d’autant plus ça, quand ces livres parlent de pays et de civilisations que je connais peu, j’aime découvrir de nouveaux horizons.

Le journal d’une enfant survivante conte l’histoire d’une jeune laotienne au lendemain de la victoire des communistes en 1975. On y voit l’exile des populations et leur survie dans des camps thaïlandais, et plus précisément la vie de la famille de Maykam, tout juste 5 ans, et leur exile en France dès 1979.

Je connais peu cette partie de l’histoire du monde et encore moins l’histoire du Laos, j’ai donc découvert pas mal de chose sur le pays, ces ethnies, ces coutumes… mais surtout sur la dignité d’un peuple même dans la misère.

Ce livre est très poignant, certaines scènes ne sont pas tendres, mais il ne tombe jamais dans le mélodrame au rabais, l’émotion est présente mais l’auteure ne fait rien pour se victimiser. Elle nous raconte juste son histoire, le plus fidèlement possible à ce qu’elle a ressenti.

Maykham est une enfant très intelligente, précoce pour son âge. À 5 ans elle a déjà des réflexions d’adulte et une vision non édulcorée sur le monde qui l’entoure. Elle ne mâche pas ses mots pour nous faire découvrir avec ses yeux ce qu’elle a vécu, depuis sa vie de fille de générale aisé, de son exil , à ses études dans une fac parisienne en passant par la vie dans une cité HLM d’Avignon. Après la réalité des camps de réfugiés, nous est relaté la vie quotidienne du famille d’émigrés fraichement débarquée en France.

J’ai adoré ce livre que j’ai lu en 2 jours à peine. Le style fluide permet une lecture rapide et l’histoire de l’auteure racontée sans chichi est vraiment passionnante. Je le conseille vivement, pour découvrir ce qu’est la vie de tous ces réfugiés et surtout pour s’apercevoir que la France n’est pas toujours le pays d’accueil qu’il se dit être.