Diabolo fraise – Sabrina Bensalah

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 275
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 16,00€
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Résumé : Elles sont quatre sœurs, âgées de 11 à 18 ans.
Antonia, l’aînée, découvre qu’elle est enceinte.
Marieke, elle, découvre le plaisir, le flirt… et le beau Basile.
Jolène est un cas à part. Son rêve : avoir enfin ses premières règles, celles qui la feront devenir femme !
Judy, la benjamine, découvre le collège, où, comme à la maison, elle cherche sa place…
Entêtées et émouvantes, ces quatre sœurs vous feront voir la vie couleur Diabolo Fraise !

Mon avis : Une histoire de sœurs dans la collection Exprim’ de Sarbacane ? Aucune hésitation pour moi, il faut que je la lise !

Antonia, Marieke, Jolène et Judy sont 4 sœurs autant soudées que différentes. L’auteure nous propose de les suivre sur une année charnière pour toutes mais de manière très personnelle à chacune.

J’ai vraiment aimé passer du temps dans le petit appartement de ces 4 sœurs, suivre leur année, de voir leur évolution. Chacune d’entre elle rencontre une difficulté liée à son âge, à sa personnalité, à son vécu… et on apprend avec elle comment la gérer, avec ou sans l’aide de ses autres sœurs.  Elles sont natures, et même si j’ai quitté l’adolescence il y a une paire d’années, je me suis retrouvée facilement dans leur vie. J’ai vécu les mêmes interrogations, eu les mêmes doutes et j’aurais aimé avoir un livre à l’époque qui me rassure et me fasse rire en même temps. D’ailleurs j’étais un peu plus comme Jolène…
Ce livre est vraiment une pépite de fraîcheur, qu’on  dévore très rapidement, tellement le rythme est fluide, la narration simple et rapide et les personnages attachants. Même les parents arrivent à nous émouvoir. C’est vraiment une histoire toute simple de tout les jours qui redonne le moral et fait sourire. C’est vraiment une jolie histoire qui, en plus de divertir, peut aider les jeunes filles à trouver leur place dans la société actuelle, et a se sentir mieux face à toutes les pressions qu’elles peuvent subir.
J’ai vraiment adoré cette lecture et la recommande à toutes, aux jeunes comme aux moins jeunes.

Je remercie Sarbacane Exprim’ pour cette lecture.

23/65

[Blog tour] Hailey Edwards – Comment sauver la peau d’un mort-vivant : Guide pour nécromancien en herbe tome

Résumé

ier Woolworth passe ses nuits à parcourir les rues du centre-ville de Savannah pour conter à des touristes des histoires d’âmes perdues et autres tragédies à vous glacer le sang. Exception faite de la crinoline et de l’ombrelle, ce n’est pas le pire des boulots. Et même si le salaire est merdique, les pourboires suffisent à payer les factures d’électricité de son propre manoir hanté, et à approvisionner les placards en Ramens. Pour une ex-assistante nécromancienne qui se cache parmi les humains, la vie est presque normale. Jusqu’au jour où la société qui a excommunié Grier lui offre une seconde chance d’être davantage qu’une fille ordinaire. Dommage qu’on n’ait pas jugé bon de la prévenir qu’être extraordinaire peut vous faire tuer. Avertissement : Ce livre raconte l’histoire d’une ex-tôlarde/ex-héritière, qui a une perruche zombie pour animal de compagnie et dont le voisin n’est autre qu’un ex-soldat/ex-béguin. Attention, tous ces ex pourraient bien en cacher d’autres.

Extrait

L’inconnu s’avança doucement dans la faible lueur de la lune, la peau dénuée de toute imperfection et le regard insondable. Sa présence me cloua au sol et, pour la deuxième fois de la soirée, je me sentis sondée par des yeux de prédateur, bien que ceux-ci ne possédaient pas l’attirance primitive de ceux de Volkov. Il s’agissait donc d’un vampire transformé.

— Pouvons-nous bavarder ?

— Il est tard, et je suis fatiguée.

Et j’avais judicieusement développé un certain instinct de survie.

— Il faudra reporter à une prochaine fois.

Bon point pour lui : il se décala pour me laisser accéder au porche.

— Je représente une personne désireuse de faire votre connaissance.

Un frisson de mauvais augure se propagea dans mes bras, et je raffermis ma prise sur le pieu.

— J’ai suffisamment d’amis, merci.

— N’êtes-vous pas curieuse de savoir pour quelle raison vous avez été libérée d’Atramentous ? s’enquit-il en s’approchant d’un pas nonchalant, sa démarche fluide. Seuls les pires criminels sont envoyés dans ce trou, et seulement au bout d’interminables délibérations. Vous n’étiez qu’une enfant lorsque les grilles se sont refermées derrière vous. Seize ans. La plus jeune détenue de sa longue et triste existence. Et, si l’on en croit la rumeur, vous n’avez même pas eu droit à un procès.

Ma bouche devint sèche. Arrête ça tout de suite. Arrête. Ça. Tout de suite.

— Vous êtes l’unique dérogation accordée par une Grande Dame, une grâce exceptionnelle. Pourquoi ? demanda-t-il en tapotant l’une des ailes de son nez. À votre place, une telle dette me rendrait nerveux.

Le sol se déroba sous mes pieds tandis que la bombe qu’il venait de lâcher explosait.

J’aurais dû mener mon enquête sur les raisons de ce petit miracle personnel bien avant, mais j’avais été si heureuse de recouvrir ma plaie d’un pansement et de faire semblant que les centaines de coupures ne me vidaient pas lentement de mon sang. Depuis que j’avais recouvré ma liberté, j’avais repris ma petite vie, une vie paisible, une vie sans danger. Il faut croire que le danger rôde toujours, pas vrai ?

La main qui m’avait guidée vers la lumière pouvait tout aussi bien me rejeter violemment dans l’obscurité.

La Grande Dame m’avait épargnée, et je lui en étais reconnaissante. Au lieu de ça, une chaleur fiévreuse fit frissonner mon corps tout entier.

— Je vais me coucher.

J’eus les chocottes en lui tournant le dos pour agripper la poignée de la porte d’entrée.

Je tenais toujours la sphère en laiton lorsque sa main se retrouva sur mon épaule dans un contact qui appelait mon attention. J’eus à peine le temps de comprendre le danger que cela représentait que Woolly lui envoya une décharge électrique à travers moi. Je fis volte-face alors que le vampire était éjecté du porche et rencontrait violemment la pelouse, avant d’atterrir parfaitement accroupi dans un réflexe félin.

— Bonne nuit, Grier, dit-il, un éclat de rire dans la voix, comme s’il avait trouvé la décharge amusante.

Je me glissai à l’intérieur de la maison et fermai à clé derrière moi.

J’avais vu deux vampires en une soirée. Quelles étaient les chances pour que cela relève de la coïncidence ?

Maigres, voire nulles. J’insiste sur le nulles.

En admettant qu’il ait raison au sujet de la grâce de la Grande Dame, qu’attendait-elle en retour ? Et surtout, étais-je en mesure de lui donner

Concours

Un concours commun avec tous les autres blog participants au blog tour est organisé. Vous aurez la chance de gagner un des  trois ebook mis en jeu. N’hésitez pas à participer !
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Tu n’aurais jamais dû me dire… – Emily Trunko & Zoë Ingram

Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 176
Date de parution : 20 février 2018
Prix : 13,90€
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Résumé : Emily Trunko propose une nouvelle sélection de lettres anonymes : les derniers messages échangés par des gens, issu de son nouveau tumblr à succès « The Last Message Received ». Bien sûr, au moment où le message est envoyé, on ne sait pas qu’il s’agit du dernier…
Ces messages concernent des ruptures (amoureuses, amicales, ou familiales), mais sont très souvent liés à des deuils (raison pour laquelle il n’y aura pas de suite) : il peut s’agir de morts naturelles, de maladies, d’accidents, d’overdoses ou de suicides. Les dernières paroles prennent alors un sens tout particulier… La plupart des messages sont accompagnés d’un commentaire de la personne qui l’a reçu sur ce qu’elle a ressenti.

Mon avis : Je n’ai pas lu le premier livre de cette blogueuse « Je voulais juste te dire« , je vais même avouer que je n’avais pas vu qu’il était sorti (oui, honte à moi) mais Tu n’aurais jamais dû me dire… » m’a tenté dès que j’ai lu les premiers mots de la 4ème de couverture.

La blogueuse Emily Trunko a récolter sur son blog les derniers messages envoyés par ces lecteurs. Ces derniers message qu’on reçoit sans savoir que ce sera le dernier, quelque soit la raison qui nous éloigne de la personne qui l’a envoyé.

Ce livre est bouleversant. Lire ses messages, bien souvent des SMS, reçus lors de séparations, lors de disputes, entre amis ou entre personnes de la même famille, juste avant que la personne qui l’a envoyé décède à de quoi chambouler même les plus durs. Surtout quand on lit les commentaires de la personne qui a reçu le message…
Cela permet de relativiser, de remettre en perspective plein de choses et surtout de se dire que prendre des nouvelles de ses proches c’est importants.
Certaines ruptures sont vraiment ignobles, à se demander comment on a pu aimer la personne qui vous écrit ça. Même si dans la plupart des cas, la personne qui a reçu ce SMS est toujours très attachée à la personne qui l’a envoyé.
Ce livre, ce sont des gens qui se livrent, sans aucune retenue, qui nous font part de leur douleur face à un message cruel reçu ou face à un message auquel ils n’ont jamais répondu et maintenant la personne n’est plus là pour qu’ils puissent le faire… Bien souvent les larmes me sont montées aux yeux juste en lisant quelques lignes.
Je ne peux que vous conseiller ce livre si vous voulez une dose d’émotions tout en apprenant à relativiser.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

22/65

Dans le même bateau – Cassandra Rocca

Éditeur : Lj
Nombre de pages : 285
Date de parution : 6 février 2018
Prix : 12,90€
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Résumé : « Je hais la Saint Valentin ! » C’est la devise d’Emily, exaspérée par cette fête stupide qui célèbre l’amour en rose, alors qu’elle-même n’y croit plus. Pas de chance, elle doit organiser sur ce thème une croisière de luxe et, comme si cela ne suffisait pas, découvre que son ex, qui l’a plaquée juste avant leur mariage, est sur la liste des passagers. Pour affronter la situation avec dignité, elle décide de ruser et de faire croire qu’elle-même a un fiancé à bord. Une supercherie astucieuse mais pas sans risque pour son petit cœur brisé…

Mon avis : Allez hop ! Et si on lisait une petite romance légère pour se changer les idées ?

Emily a quitté Londres quand son fiancé l’a quitté pour une autre quelques mois avant le mariage. Depuis, elle se noie dans le travail. Et même si cette nouvelle mission d’inauguration de bateau la prend un peu au dépourvu, elle va s’y jeter à coeur perdu. Même si le patron de la compagnie maritime et son amour de jeunesse et même si son ex est dans les passager participant à la croisière !

Ce livre est une romance légère qui tient ses promesses. Je voulais me vider la tête et ne pas trop réfléchir et c’est ce que j’ai réussi à faire.
Dès le début j’ai apprécié Emily et son côté un peu blasée par l’amour. Elle en a fait son deuil mais reste tout de même très naïve.  Quand Matt son amour de jeunesse redébarque dans sa vie, elle se rend bien compte que les barrières érigées sont peu de choses face à son charme ravageur ! Mais j’ai aimé sa façon de réagir.
Bon clairement, le schéma est le même que dans beaucoup de romance à tendance chick-lit, mais on n’en attend pas moins dans ce genre de livre. L’avantage étant que celui-ci se déroule dans des paysages qui font rêver. Vous pensez bien, Les Caraïbes, ce n’est pas tout le monde qui peut y aller.
Bref, ce livre rempli sa mission de nous faire oublier le quotidien quelques heures, et même si la fin est prévisible (comme dans toute romance me direz-vous), j’ai passé un bon moment à lire les joutes verbales entre Emily et Matt.

Je remercie Lj pour cette lecture.

Moxie – Jennifer Mathieu

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 322
Date de parution : 6 mars 2018
Prix : 16,90€
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Résumé : Moxie : désigne le caractère audacieux d’une personne prête à défendre ses convictions envers et contre tous.
Vivia Carter, 16 ans, en a marre.
Marre que l’équipe de foot de son lycée se croie tout permis.
Marre qu’on impose des règles vestimentaires aux filles, mais jamais aux garçons.
marre du sexisme dans les couloirs du bahut et des profs qui ferment les yeux.
Plus que tout, Vivian en a marre qu’on lui dise qui elle doit être.
Vivian Carter dit STOP.
Et si toutes les filles se rassemblaient pour qu’enfin sonne l’heure de la révolution ?
LES MOXIE GIRLS CONTRE-ATTAQUENT !

Mon avis : Je ne suis pas une féministe engagée, mais je ne me tais pas lorsque dans une conversation un sujet qui lui est lié tombe sur le tapis. Alors ce livre m’a donné envie. Et je ne l’ai pas regretté.

Vivian est une ado discrète, tout le contraire de sa mère au même âge. Elle fait partie des invisibles du lycée et veut que ça reste comme ça. Sauf que cette année, les événements qui se passent au lycée ont le don de la faire sortir de ses gongs ! Elle en a marre que le fils du proviseurs et ses copains footballeurs fassent leur loi. Alors elle décidé d’agir, à sa façon…

Viviant est un personnage particulièrement attachant. J’ai aimé sa tranquillité des débuts, sa vie de famille réglée comme du papier à musique entourée de sa maman, ses grands-parents, sa meilleure amie, son groupe de copines… J’ai apprécié la voir changer, voir la colère prendre place en elle, la faire agir, sa façon discrète de partager sa colère avec les autres filles du lycée. J’ai aimé que les choses changent doucement, sans véritable heurts, malgré l’injustice flagrante de ce lycée patriarcal. J’ai adoré cette fin, ou finalement quand on veut faire changer les choses, avec un peu, beaucoup de volonté on y arrive.
J’ai été effarée de voir que de nos jours certaines expressions sont toujours utilisées (d’ailleurs pas plus tard qu’il y a quelques semaines à mon boulot), parfois même par des femmes (le comble !). Que les hommes ont encore des pensée arriérées qui portent préjudice à la liberté d’être des femmes. Je suis déçue de voir que cette triste vérité existe toujours, parfois même dans nos sociétés dites évoluées et progressistes… Ce n’est pas toujours au fin fond des pays en voie de développement que les femmes sont les plus mal traitées ! Malheureusement… Je suis triste de constatée que le combat est toujours d’actualité et heureuse de voir que des femmes se battent et se battront toujours pour nos droits élémentaires et fondamentaux.
Il faut mettre ce livre entre toutes les mains ! Autant celle des filles que des garçons pour que s’effacent enfin ces prétendues différences entre eux.

Je remercie Milan pour cette lecture.

21/65