Blog tour – Secret McQueen tome 1 – Secret débarque de Sierra Dean

Je participe encore une fois à un blog tour afin de vous faire découvrir un roman US nouvellement traduit en français. C’est le premier roman d’une série d’urban fantasy qui a l’air de tenir ses promesses… Je vous laisse découvrir le premier chapitre ci-dessous :

Chapitre un

Dans les heures hostiles qui précédaient l’aube, une brume épaisse et humide s’était posée au-dessus des pelouses verdoyantes de Central Park. Une lune déclinante surplombait la ville tel le sourire énigmatique du chat du Cheshire. L’air printanier était assez froid pour qu’un souffle se transforme en un nuage éphémère. En suivant ces nuages avant qu’ils ne disparaissent, on pouvait retracer le parcours d’un promeneur dans la nuit noire, à travers le parc.

Le long de la célèbre Grande Pelouse, à l’intérieur de la forêt anguleuse, face à une rangée d’immeubles brillants, décor lumineux qui se détachait du paysage sombre, on pouvait voir ces nuages saccadés se déplacer précipitamment entre les branches déployées et encore dépourvues de feuilles. À quelques centimètres de ces traînées brumeuses, une jeune femme courait comme si sa vie en dépendait.

Je n’étais pas la femme en question, mais je courais aussi.

Comme une idiote, j’avais cru pouvoir faire une jolie ballade, tranquille dans Central Park, pour profiter du calme qui régnait avant l’aube, chose presque impossible dans une ville comme New York. D’habitude, les seuls moments de répit que je m’accordais étaient lorsque ma douche me fournissait un minimum de solitude. Et même dans ces moments-là, la tuyauterie de l’immeuble grinçait à chaque utilisation. La douche n’était silencieuse que lorsque l’eau était froide.

Cette nuit-là, j’avais voulu être seule dans la pénombre avant de glisser dans mon sommeil matinal habituel, mais c’était trop espérer dans une ville qui ne dormait jamais. Même si, pour moi, une nuit calme signifiait généralement me faire agresser par un sale type ou mener la vie dure à des drogués qui essayaient d’effrayer des lycéennes rebelles, j’aurais encore préféré ça à ce que j’étais obligée de faire en ce moment.

Malheureusement pour moi, et plus encore pour la fille après qui je courais, elle était poursuivie par une chose qui n’était ni amicale ni même humaine.

Elle aurait eu beau fuir à toute vitesse, les vagues de peur qui émanaient d’elle étaient si fortes que la créature qui la traquait aurait pu la retrouver n’importe où. La peur avait une odeur écœurante, pas vraiment sucrée, plutôt une odeur de vieux clou de girofle et de cuivre. Je le savais parce que je pouvais la sentir, moi aussi. Et cette odeur me provoquait des frissons qui se propageaient jusque dans ma colonne vertébrale. En moi, il y avait un prédateur qui comprenait ce que son agresseur ressentait en la traquant, une part primitive qui reconnaissait ce désir de fondre, victorieuse, sur une proie terrifiée.

Je pouvais le sentir, lui aussi, et je pouvais à présent déterminer avec certitude qu’il s’agissait d’un mâle. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était un homme, car il ne restait plus rien de ce qu’il avait été autrefois. Il avait l’apparence d’un être humain, mais sous ce costume de chair se trouvait quelque chose de monstrueux.

Je ne sentais que sa faim irrépressible. La fille n’avait pas eu le temps de s’inquiéter : une terreur foudroyante et sauvage l’avait submergée quand il l’avait prise en chasse brusquement. C’était sa peur soudaine qui m’avait attirée. J’étais là parce que la fille était très humaine et très vulnérable, et qu’il l’avait attaquée par surprise, ce qui était contraire aux règles.

Même si cette chose était sans l’ombre d’un doute morte, je savais que si je n’étais pas plus rapide que lui, la fille gonflerait bientôt leurs rangs. Et une fois qu’elle serait des leurs, cette infraction aux lois qui régissaient les vampires de ce monde deviendrait de toute façon mon affaire. Intervenir maintenant nous ferait donc gagner du temps, à moi et à quelques vampires bureaucrates.

Au point où j’en étais, je me serais dit n’importe quoi pour justifier cette poursuite.

La fille sortit de la forêt et piqua un sprint en boitant à travers la Grande Pelouse. C’est à ce moment-là que je me rendis compte que j’avais dépassé l’agresseur. Je continuai à les suivre à travers les bois, espérant que sa faim le distrairait assez pour qu’il ne s’aperçoive pas que je m’étais invitée à sa partie de chasse. L’odeur de sang dans l’air m’apprit qu’elle s’était blessée pendant sa fuite.

Elle clopinait à travers la pelouse, car elle avait cassé le talon d’un de ses escarpins et l’autre, attaché à sa cheville uniquement par la lanière, traînait derrière elle. Elle sanglotait, étouffait ses cris, et une part de moi se nourrissait de ces bruits avec un plaisir profond. Une faim animale me poussait à être la première à l’attraper, pour pouvoir la déchiqueter et la mettre en lambeaux.

Mais je ne pouvais pas. Je n’avais jamais tué un être humain, du moins pas un être humain au sang pur, et je n’allais pas commencer cette nuit-là. Je n’étais pas une machine à tuer comme lui. J’étais tout autre chose. Il était encore plus difficile de croire à l’existence d’un être tel que moi, que de croire à celle des vampires. Ma nature me permettait malgré tout de conserver assez d’illusions sur l’humanité pour considérer que tuer des gens, du moins des gens qui ne l’avaient pas mérité, était mal.

C’était maintenant ou jamais et je la suivis hors de la forêt, en accélérant. Sans essayer d’éviter les doigts habiles des branches rendus plus tranchants par les orages d’hiver, je fus violemment fouettée au visage, mais je continuai ma course. Je courus jusqu’à ce que chaque muscle de mon corps brûle et hurle de douleur, puis, je pressai davantage l’allure. Si j’avais été humaine, je me serais écroulée, j’aurais vomi sur l’herbe et je serais restée là, allongée pendant une heure, exténuée. Mais je n’étais pas humaine et j’étais capable de finir un marathon en conservant cette allure.

Il me fallut à peine une seconde pour la rattraper, une seconde qui me parut une éternité. Il était à découvert maintenant, il était à nos trousses. Je courus encore. Je continuai ma course jusqu’à arriver à sa hauteur et l’agrippai fermement par le bras pour l’entraîner derrière moi sans ralentir. Elle cria et essaya de se débattre, me prenant pour son véritable agresseur. Alors qu’elle enfonçait ses ongles dans ma peau avec une force surprenante pour une fille aussi menue, je réalisai qu’il n’y avait qu’un seul moyen de nous en sortir tout en la gardant en vie.

J’arrêtai de courir et la giflai violemment. Sidérée, elle ne prononça pas un mot, et on s’observa un moment.

Cette fille ressemblait beaucoup à ce que j’aurais été si j’avais eu une vie normale. Elle était mince et petite, avec des cheveux blonds. Mais, contrairement à moi, le bronzage de sa peau n’était pas naturel, elle le devait sûrement aux heures passées dans un cercueil de lumière ultra-violette. Elle portait également plus de maquillage que je n’aurais jamais pensé en posséder.

— Tu dois m’écouter attentivement maintenant. 

Il approchait, et vite. Je n’avais plus que quelques secondes devant moi.

— Je peux te sauver. Je peux te garder en vie. 

La terreur s’effaça de son visage et fut remplacée par une émotion plus terrifiante encore : l’espoir. Je lui en avais dit assez pour qu’elle comprenne que je voulais vraiment l’aider. Et tandis qu’elle commençait à intégrer ce que je lui disais, sa prise se resserra sur mon poignet. Elle me suppliait de ses yeux grand ouverts embués de larmes. L’espoir naïf que j’y lisais me noua les tripes. Garder en vie cette version mondaine et inadaptée de moi-même était devenu ma responsabilité.

— Mais j’ai besoin que tu restes à l’écart.

J’essayai de desserrer sa prise, elle ne se laissa pas faire. Je pouvais le voir à présent, une forme floue vibrante de rage et d’énergie qui fonçait droit sur nous.

—  Lâche-moi si tu veux vivre ! Lâche. Moi. 

Je l’écartais avec un peu trop de vigueur. Elle trébucha et s’effondra sur le sol, mais elle sembla au moins capter ce que je disais.

—  Maintenant, cours aussi vite que tu peux !

Elle recula en rampant et se releva. Après m’avoir lancé un dernier regard désespéré, elle se remit à courir, et j’eus tout juste le temps de me retourner avant d’être percutée violemment par un vampire qui me chargeait à pleine vitesse.

Informations complémentaires :
Auteur : Sierra Dean
Série : Secret McQueen
Titre : Secret débarque
Éditeur : Éditions Alter Real
Format : Ebook
Prix : 5,99€
Acheter : Amazon

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Royales – Camille Versi

♦ Éditeur : Hachette romans
 Nombre de pages : 402
 Date de parution : 27 mars 2018
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty 

Résumé : Margaret est la princesse parfaite, adorée de tous les Anglais. Généreuse, intelligente, polyglotte, cavalière émérite, menant de front des études de littérature, de politique et d’histoire par correspondance…
Son secret ?
Margaret n’existe pas vraiment. Elles sont seize. Seize sœurs.
Seize clones, éduquées à la perfection, créées pour faire rêver un royaume.
Mais les temps ont changé… Sur seize clones, il ne devra rester qu’une princesse.

Mon avis : Le résumé du roman m’a tenté, il ne m’en a pas fallu plus pour avoir envie de le lire.

Afin d’avoir la princesse parfaite, Margaret a été clonée. Elles sont maintenant 16, vivant dans un bunker, et remontant à la surface lorsqu’une de leur spécialité est requise. Mais, alors qu’elles sont majeures, il ne pourra plus en rester qu’une.

Dans les premières pages, nous faisons connaissance de Margaret-May, le personnage principal. Ce n’est pas un clone parmi tant d’autres et on le découvre assez vite. On fait également la connaissance des 15 autres clones et on s’attache à la personnalité de certaines. Toutes ne sont malheureusement pas « aimables ». Mais c’est la diversité qui fait aussi l’intérêt de ce livre.
Ce début avait l’air très prometteur. Mais très vite l’intrigue m’est apparue cousue de fil blanc. Pas de surprise, pas de révélation… Au fur et à mesure que certains personnages se présentent, on devine facilement quel rôle ils joueront dans l’histoire. À partir de là, j’ai eu beaucoup de mal avec ma lecture. Maragaret-May m’agaçait avec sa naïveté. Oui, cette naïveté est justifiée vu qu’elle a vécu toute sa vie dans un bunker, mais quand même… Trop c’est trop !
J’ai eu du mal à le lire jusqu’à la fin, même si justement cette fin remonte un peu le niveau global de ma lecture. J’ai donc été contente de voir que ce roman n’était pas une série, parce que je crois que je ne l’aurais pas continuée.

Je remercie Hachette Romans pour cette lecture.

37/60

La faucheuse tome 2 – Thunderhead – Neal Shusterman

♦ Éditeur : Collection R
 Nombre de pages : 571
 Date de parution : 15 mars 2018
♦ Prix : 19,50€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty 

Résumé : Intelligence artificielle omnipotente qui gère la Terre pour l’humanité, le Thunderhead ne peut en aucun cas intervenir dans les affaires de la Communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer… et il est loin d’aimer ce qu’il voit.
Une année s’est écoulée depuis que Rowan a volontairement disparu des radars. Depuis, il est devenu une véritable légende urbaine, un loup solitaire qui traque les Faucheurs corrompus et les immole par le feu. La rumeur de ses faits d’armes se propage bientôt à travers tout le continent Méricain.
Désormais connue sous le nom de Dame Anastasia, Citra glane ses sujets avec beaucoup de compassion, manifestant ouvertement son opposition aux idéaux du « Nouvel Ordre » institué par Maître Goddard. Mais lorsque sa vie est menacée et ses méthodes remises en question, il devient clair que les faucheurs ne sont pas tous prêts à embrasser le changement qu’elle propose.
Le Thunderhead interviendra-t-il ? Ou se contentera-t-il d’observer la lente descente aux enfers de ce monde parfait ?

Mon avis : J’avais adoré le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) et je devais ABSOLUMENT lire la suite des aventures de Citra et Rowan.

Vu tout ce qu’il s’est passé dans le premier tome, je ne vais pas faire de résumé perso. Je suis suer que je vendrais la mèche et que je vous spoilerais, et ça serait vraiment dommage.

Donc, comme je vous le disais, j’ai adoré le premier tome et j’avais hâte de lire le deuxième tome. J’avais un peu peur d’être déçue parce que ça arrive parfois quand on a été enthousiasmé par un premier tome. Mais j’ai vite été rassurée ! Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’ambiance que j’avais découvert avec la faucheuse. Pour une fois, ce qui est d’ailleurs notable, je n’ai eu aucun mal à me souvenir du premier livre que j’ai pourtant lu il y a un peu plus d’un an. J’étais fière de moi !
Mais pour en revenir au roman, je vous le conseille autant que le premier ! Certes, il fait plus de 500 pages mais elles les valent largement ! Et je n’ai vraiment pas vu passer le temps en compagnie de Citra, Rowan et du Thynderhead. On change régulièrement de narrateur et cela évite la monotonie. Même si finalement, vu les rebondissements on en est loin de la monotonie ! Même les passages explicatifs sont prenant parce qu’ils permettent d’en savoir plus sur comment notre monde en est arrivé là. Et là, ça fait un peu froid dans le dos par contre. Peut-être parce que cela pourrait vraiment arriver…
J’ai beaucoup aimé l’évolution de Citra et Rowan. Ce sont de jeunes adultes qui ne fuient pas leurs responsabilités et font face aux difficultés de leur monde sans se voiler la face. Ils essayent de changer les choses tout en évitant que le pire arrive. Je trouve qu’ils se débrouillent plutôt pas mal. On plonge aussi un peu plus dans l’univers des Faucheurs et l’on apprend que ceux qui sont sensé détenir la sagesse ne sont pas toujours les plus sages…
La fin m’a laissée sur les fesses ! Mais vraiment et je veux la suite !!!!! Malheureusement, je n’ai pas trouvé de date de sortie du 3ème tome… Je pense même qu’il est seulement en cours d’écriture. Il va falloir que je prenne mon monde en patience…

Je remercie La collection R pour cette lecture.

36/60

16 ways to break a heart – Lauren Strasnick

♦ Éditeur : &H
 Nombre de pages : 225
 Date de parution : 4 avril 2018
♦ Prix : 14,90€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Natalie le sait, entre Dan et elle, c’est terminé. À force de disputes explosives, de non-dits jamais élucidés et d’un millier de petites choses jamais vraiment pardonnées, il ne reste plus rien de leur histoire passionnelle. Plus rien, ou presque. Car aujourd’hui est un jour spécial pour la carrière de jeune réalisateur de Dan, et Natalie lui a écrit seize lettres. Seize lettres dans lesquelles elle se révèle amoureuse, toujours, mais brisée. Et surtout déterminée à faire savoir à Dan à quel point il l’a blessée…

Mon avis : Une petite romance légère avant d’attaquer un gros pavé ? Pourquoi pas ?

Après leur rupture Natalie envoie des lettres à son ex, Dan, et l’on découvre leur histoire à travers le regard des deux protagonistes.

J’ai eu un peu de mal à »m’habituer » au style du roman. Chaque chapitre, ou presque, commence par une lettre de Natalie qui expose son point de vue sur un épisode de leur histoire, et nous avons ensuite le point de vue de Dan sur le même épisode ou sur ce qu’il s’est passé ensuite. Le fait d’avoir les deux points de vue nous éclaire pas mal sur leur relation, mais cela montre aussi à quel point les deux, Natalie et Dan sont « dérangés ». Que ce passe-t-il quand deux personnes peu sure d’elles et avec de grandes faiblesses se mettent en couple ? Éh bien ça part en cacahuète ! Et pas qu’un peu dans l’histoire écrite par Lauren Stransnick ! À leur décharge, les deux personnages sont jeunes, ils ont 17 ans tous les deux, et découvre les « joies » de la vie en couple (même s’ils ne vivent pas ensemble) et beaucoup de ce qui leur arrive m’a fait pensé à ce que j’avais vécu lors de ma première vraie histoire sérieuse (même si je n’en suis pas fière – et non je ne vous dirais pas quoi :-P). Du coup, je me suis vraiment plongée dans le roman que j’ai lu en quelques heures (bon, OK, il n’est pas très épais non plus). J’ai toutefois été un peu déçue par la fin, qui est très rapide et qui voit apparaitre des éléments d’on ne sait où et qui auraient mérité d’être développés… C’est dommage…

Bref, une romance ado sympathique à lire un après-midi au soleil.

Je remercie &H pour cette lecture.

35/60

Libres et affamés -David Arnold

♦ Éditeur : Milan
 Nombre de pages : 319
 Date de parution : 21 mars 2018
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Ce roman commence par un décès et se termine par un meurtre. Et, même si la police d’Hackensack aimerait en savoir plus, ce n’est pas un roman sur la mort. C’est un roman sur : Une famille de sublimes indésirables. Un étrange jeu de piste pour disperser des cendres. Un sous-marin abandonné au bord d’une rivière. Un collectionneur d’histoires et de tatouages. Le langage intime des claquements de doigts. Ce que signifie vraiment « être cool ». Les couchers de soleil, les glaces et les Super Chevaux de course. L’amour de la peinture. L’amour de la musique. L’amour tout court.

Mon avis : J’ai découvert David Arnold avec Mosquitoland (mon avis ICI), qui m’avait beaucoup plu. Libres et affamés avait l’air du même acabit, alors je n’ai pas hésité longtemps.

Vic a perdu son père il y a deux ans et cela l’a complétement chamboulé. Difficile de continuer sa vie dans ces conditions. Il rencontre alors une bande de jeune qui va lui permettre de continuer.

Je me suis laissée porter par cette histoire comme cela m’arrive rarement. Dès le début je me suis attachée à Vic et lorsqu’il rencontre les 4 autres héros de l’histoire, je les ai adoptés également. Il est d’ailleurs difficile de faire autrement, tant leur histoire personnelle à chacun est poignante. Ce roman est plein de personnages écorchés vifs et ce sont ceux qui me plaisent le plus. J’ai donc été plus que charmée.
Les jeunes sont toujours plein de ressources et ce livre le prouve. Ils savent se débrouiller et s’aider entre eux. Un peu grâce à un adulte pour le coup, mais ils sont tout de même débrouillards. Ils prouvent également que ce n’est pas parce qu’on a eu une enfance difficile qu’on devient forcément délinquants. Certains veulent vraiment s’en sortir et font tout pour y arriver. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas dégoulinant de bons sentiments. C’est écrit avec justesse, avec juste ce qu’il faut pour nous faire monter la larme au coin de l’œil. Parce que oui, ce roman regorge d’émotions. On passe de la colère, à la peur, en passant par la joie et tout cela en quelques pages.
L’histoire est, malheureusement, très crédible, trop criante de vérité. Malheureusement parce que l’histoire de ces jeunes se répète un peu trop à mon goût. Trop de jeunes à travers le monde vivent ces situations et même si c’est inadmissible, nous sommes souvent démunie face à cela. L’auteur aborde leur vie sans être mélodramatique et c’est un plaisir de découvrir une petite lueur d’espoir en refermant ses pages.

Je remercie Milan pour cette lecture.

34/60