Luna viva : le tournoi des voyantes – Aurélie Benattar

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 224
Date de parution :  1er juin 2016
Prix :  15,50€ Notepaillons4

81jqVcIseQLRésumé : Lors de son hospitalisation la jeune tireuse de cartes Luna a rencontré un jeune métis qui depuis sa mort, l’accompagne sous forme de spectre. Mais le chef des forains, le Falcone, a inscrit Luna à un concours de cartomancie et l’a confiée à Izabella. A ses côtés, elle prend conscience de la puissance de son don de divination mais aussi des menaces que fait peser le Cercle sur les voyantes.

Mon avis : La collection Exprim’ est souvent pour moi synonyme de très jolies découvertes et je ne voulais pas rater celle-là !

Luna est voyante dans une fête foraine. Elle dit la bonne aventure dans une caravane. Une voyante tout ce qu’il y a de plus classique. Sauf qu’elle a un frère pas commode du tout et qu’aucune femme ne fait le poids face aux forains. Jusqu’au jour où elle participe à un tournois de voyantes.

Ayant tiré les cartes il fut un temps (je vous interdit de dire très lointain) j’étais curieuse de voir comment l’auteure allait aborder le thème. Et j’ai été agréablement surprise. Je n’ai vu aucune incohérence dans ce qu’elle annonce par rapport aux cartes qu’elle tire. Oui, parce que ça m’aurait embêté qu’il soit écrit n’importe quoi. Ne vous y trompez pas, ce livre n’est pas un manuel pour apprendre à tirer les cartes, mais on voit que l’Aurélie maitrise son sujet. Ça c’est pour le côté « technique ». Mais l’histoire n’est pas en reste.
Luna est une ado très attachante. Très fragile, qui ne maitrise rien et surtout pas sa vie. Qui est surtout en mode survie et qui fait du mieux qu’elle peut pour que ça barque malmenée ne chavire pas.  Elle a l’impression de toujours courber le dos, mais elle est plus forte qu’elle ne le pense. Autour de cette histoire de clan assez lourde, l’auteure a saupoudré un peu de mystère et beaucoup de suspense.  De quoi bien relever le tout et satisfaire le lecture amateur de sensations.
C’est une lecture très agréable. Qui nous fait aller d’un sentiment à l’autre, de la peine pour Luna à la révolte et surtout cette envie que tout cela change.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

56/80

56/80

S’enfuir – Martyn Bedford

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 412
Date de parution :  12 mai 2016
Prix :  16,95€ Notepaillons3

41mk2DcfYoLRésumé : Gloria mène une vie normale d’adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il faut ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent. Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre pleinement, de vibrer, d’aimer. Alors quand il lui propose de partir, de camper dans la forêt, de choisir leur destination à pile ou face… Gloria s’enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

Mon avis : Une couverture intrigante. Un résumé qui l’est encore plus et me voilà parti dans une lecture rapide.

 Gloria mène une vie tranquille, une adolescente normale, discrète presque transparente. Elle traîne avec ses amies le week-end et a des notes correctes. Un jour Uman, un nouvel élève va bousculer cet équilibre.

Je me suis facilement laissée porter par ce roman. Il est facile à lire, les chapitres sont assez longs mais le style est simple, on tourne donc les pages sans s’en apercevoir.
L’histoire n’est pas vraiment originale, mais ce qui fait la particularité du roman, ce sont les personnages. Un peu comme à chaque fois avec moi vous remarquerez😉. Gloria est la narratrice, elle nous raconte son aventure avec ses mots, son ressenti et je me suis senti proche d’elle dès le début. Nous avions en commun la discrétion et l’humour mordant. Uman est vraiment mystérieux et je pense que je n’ai pas réussi du tout à le cerner dans son intégralité. C’est d’ailleurs tout ce qui fait son charme.
La rencontre de ces deux là n’aurait pas dû avoir lieu, mais c’est leur solitude et leur sentiment de ne pas être compris qui va les rapprocher. Jusqu’au dénouement final…
Ce que j’ai apprécié également dans ce roman, c’est la façon dont l’auteur alterne les narrations. On a l’histoire raconté par Gloria et l’interrogatoire auquel elle répond.

J’ai vraiment passé un agréable moment lecture avec ce roman, mi-romantique, mi-enquête.
Je remercie Nathan pour cette lecture.

55/80

55/80

Cet été-là – Sarah Ockled

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 330
Date de parution :  19 mai 2016
Prix :  16,95€ Notepaillons4.5

51PqXa4U0hLRésumé : D’après Frankie, la meilleure amie d’Anna, rien ne vaut les plages de Californie pour rencontrer des garçons. Et si elles en rencontrent au moins un par jour, il y a toutes les chances pour qu’Anna vive (enfin !) une première histoire d’amour.
Mais Anna, elle, n’a aucune envie de passer l’été à flirter en bikini… Parce qu’en réalité, elle a DÉJÀ vécu une première (et secrète) histoire d’amour : avec le grand frère de Frankie, un an plus tôt… juste avant qu’il ne meure brutalement, laissant sa famille et Anna anéantis.

Mon avis : Honte à moi, mais je dois vous avouer qu’au début j’ai pris la couverture du livre à l’envers. Et après j’ai été perturbée à chaque fois que je prenais le livre :p Mais c’est anecdotique, ce qui compte, c’est mon avis😉

Anna a vécu un amour secret qui s’est terminé tragiquement. Depuis elle ne vit plus réellement, tenant le coup pour sa meilleure amie. C’est quand elles doivent passer 3 semaines ensemble pour les vacances d’été que tout va changer.

Ce livre c’est de la vraie guimauve ! J’ai eu le cœur qui fondait toutes les 10 pages.  L’histoire est ce dont j’avais besoin. Du sentimental mais pas trop dégoulinant. Du triste mais de quoi vous donner les larmes aux yeux sans vraiment vous faire pleurer. De la légèreté mais pas que. Bref l’idéal pour lire au bord de la piscine ou sur la plage.
Anne est le genre de personnage que j’adore : forte et faible à la fois. Derrière un mur qui ne laisse rien paraitre, il y a un cœur dévasté qui essaye tant bien que mal de se reconstruire. J’ai souvent eu envie de la prendre sous mon aile pour la consoler. De lui caresser les cheveux en lui murmurant que tout irait bien. Que oui, ça fait mal maintenant, mais que plus tard ça fera sa force.
Les histoires d’amour, surtout les premières, ne sont pas souvent faciles, c’est ce qu’Anna et son amie Frankie vont apprendre cet été là. C’est ce que je savais déjà, mais ça m’a fait du bien de me replonger dans ses premiers émois. C’est une histoire qui a une odeur de barbe à papa, de crème solaire et de plage. Idéal pour cet été certes, mais pas que, à chaque moment de l’année quand on a envie d’un peu de douceur.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

54/80

54/80

Survivre – Jeanne Bocquenet-Carle

Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 216
Date de parution :  18 mai 2016
Prix :  13,90€ Notepaillons3.5

81wSQG6MApLRésumé : Quant Manon, 15 ans, et sa petite soeur Nina se réveillent ce matin-là, la maison est vide. Bientôt, l’information circule sur les réseaux sociaux : pour une raison inconnue TOUS les adultes ont disparu. L’électricité se raréfie, les magasins sont pillés.
Pour échapper aux bandes rivales qui se disputent le territoire, Manon et sa sœur se réfugient dans l’ancien conservatoire de musique. Lors d’une sortie pour trouver à manger, elles rencontrent Vic et Adam qui les sauvent des griffes des Kill, maîtres de la zone. Tous décident de fuir vers une île où, croient-ils, ils seront en sécurité. Mais les Kill sont à leur poursuite…

Mon avis : Je n’avais pas prévu de lire ce livre, mais quand je l’ai reçu et que j’ai lu la 4ème de couverture, je me suis dit que j’allais aimer.

Un jour les adultes disparaissent, et les enfants – ados qui restent doivent apprendre à vivre, à survivre au milieu de la loi du plus fort.

Ce livre ce lit très vite. Il est composé de courts chapitres qui se succèdent rapidement. L’auteure ne s’embarrassent pas de descriptions inutiles et va directement à l’essentiel. Un peu comme le font les enfants qui ne mâchent pas leurs mots et vous disent ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent quitte à vous blesser.
On s’attache vite aux personnages. Peu de descriptions, peu de pensées personnelles, mais juste assez pour qu’on frémisse avec eux et qu’on aie peur qu’il leur arrive quelque chose. On découvre le présent et le passé de 5 jeunes et c’est vrai qu’il est difficile de rester indifférent. Chacun a son histoire et chacun est touchant à sa façon. Enfin, moi ils ont tous réussi à faire frémir la corde sensible chez moi. Parfois il n’y a pas besoin de beaucoup de mots pour séduire le lecteur.
L’intrigue est simple et pas mal de pans de l’histoire reste dans l’ombre, mais ce n’est pas cela qui gêne la lecture, loin de là ! Je me suis posée quelques questions auxquelles j’aurais aimé avoir des réponses, mais le principal c’est de connaître la fin de l’aventure de nos 5 amis. De plus, l’auteure joue aussi pas mal avec nos nerfs ce qui ajoute au plaisir de la lecture.

J’ai passé un très bon moment lecture avec ce livre et je remercie Ragoet pour cette découverte.

53/80

53/80

Elia, passeuse d’âme tome 1 – Marie Vareille

Éditeur : PKJ
Nombre de pages : 317
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  16,90€ Notepaillons4.5

elia,-la-passeuse-d-ames-739634-250-400Résumé : “Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

Mon avis : Je connais Marie Vareille dans un autre registre. Celui des livres romances un peu légère qui donnent le sourire. Quand j’ai vu qu’elle sortait un livre jeunesse, j’ai été intrigué et j’ai voulu le découvrir.

Elia est une passeuse d’âme. Dans la société dans laquelle elle vit, dès qu’une personne est trop âgée et qu’elle n’est plus utile à la communauté, elle meurt. Elia aide ces gens à « partir ». Elle n’est pas forcément heureuse de son rôle, mais elle ne connaît pas d’autre façon de vivre. Jusqu’à ce moment où son monde bascule…

Dès les premières pages j’ai été emportée par les aventures d’Elia. Je me suis de suite attachée à elle. C’est un personnage plutôt discret au début, mais on perçoit chez elle quelque chose de plus fort. Quelque chose qu’elle ne soupçonne même pas elle-même. C’était un plaisir de la voir évoluer au court de ce premier tome.
Comme tous les premiers tomes il met en place l’intrigue et l’univers. Un univers très bien pensé et très bien créé. On sent que cela a pris du temps. Il y a plein de détails, intercalés entre deux chapitres, qui permettent de mieux saisir les subtilités de ce monde, ces règles et comment il est devenu ce qu’il est. Ce monde m’a d’ailleurs autant effrayé que fasciné, parce que cela pourrait bien devenir notre futur (même si je ne serais peut-être pas là pour le voir). Bref ce monde est bien imaginé et plutôt original.
L’intrigue par elle-même est assez classique. Une fuite, un apprentissage, une évolution, la découverte de la vérité… mais elle prend de la valeur grâce aux personnages qui sont terriblement attachant.
C’est une histoire qui m’a tenue en haleine les deux jours de ma lecture. J’ai suivi Elia les yeux fermés et j’ai aimé découvrir son histoire, faire connaissance avec les personnages qu’elle croise et qui vont façonner son avenir. Vite ! La suite !

Je remercie Marie Vareille et les éditions PKJ pour cette lecture.

52/80

52/80