Bérénice Libretti tome 2 – A la recherche des mots égarés – Magali Lefebvre

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 250
♦Date de parution : 2 septembre 2022
♦Prix : Papier : 20,00€, Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé :  Rien ne va pour Bérénice : elle ne maîtrise pas son pouvoir et Nils ne lui adresse plus la parole.
Elle n’a pas le choix, elle doit trouver des réponses et comprendre pourquoi son pouvoir lui pose tant de problèmes, et pour ça, une seule option : les Bibliothèques Divines. L’idéal pour un rat de bibliothèque comme elle. Mais les réponses ne sont pas si simples à obtenir, surtout qu’une encre aux étranges propriétés fait son apparition. Et que Fhtagn, son collègue, disparaît.
Un nouveau défi pour Bérénice dans cet urban fantasy entre suspense et humour.

Mon avis : J’ai lu le premier tome il y a quelques mois. Il ne m’avait pas totalement convaincu mais j’étais tout de même curieuse de connaitre la suite et d’en savoir plus sur les bibliothèques divines.

Maintenant que Bérénice a découvert la vérité sur les bibliothèques divines elle doit maintenant trouver en quoi consiste son pouvoir de bibliomencienne.

Je ressors encore moins convaincue par la lecture de ce tome 2 que par le premier. Je l’ai trouvé très long. D’accord, il ne fait que 250 pages, mais il traine en longueur. La moitié de l’histoire repose sur les états d’âmes de Bérénice par rapport à sa relation avec Nills. Et elle ne fait que se répéter à longueur de pages et je n’ai fait que lever les yeux au ciel. Autant quand elle l’a fait dans les premières pages cela m’a permis de bien me remettre dans la fin du tome précédent, autant en remplir la moitié du livre c’est trop, beaucoup trop. Cela étouffe complétement l’histoire, qui elle aurait mérité d’être mise en avant et plus développée. Parce qu’au final, on s’aperçoit qu’on apprend peu de choses sur l’histoire des bibliothèques divine alors que c’est le cœur de la saga.
Du coup Bérénice n’a fait que m’agacé. Elle est beaucoup plus cruche dans ce livre que dans le premier. J’ai eu parfois l’impression de ne pas avoir affaire à la même personne que dans le premier tome. C’est dommage parce que l’intrigue et l’univers ont un grand potentiel mais les remises en question permanentes de Bérénice m’ont gâché le plaisir de lecture au point de ne même pas avoir envie de continuer à lire les prochains tomes. Où j’attendrai les premiers avis pour voir si ça évolue dans le bon sens…

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Pas la fin du monde – Rachel Corenblit

♦Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 250
♦Date de parution : 14 août
♦Prix : papier : 13,90€, Numérique : 9,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Toulouse, 21 septembre 2001.
Léon a 17 ans, un chagrin d’amour et une famille disloquée depuis le divorce de ses parents.
Sa soeur Frida, 22 ans, est en colère. Contre tout le monde, tout le temps.
Dans leur ville touchée par l’une des plus grandes catastrophes industrielles du XXIe siècle, tous deux tentent de réparer les liens. De reconstruire leur monde sous un jour nouveau.

Mon avis : Lorsque que faisais mes prévisions d’achats pour août, ce livre m’a interpellé. D’abord parce qu’il se passe à Toulouse et que c’est une ville pas très loin de chez moi et que je la connais un peu, que l’incident arrivé à l’usine AZF m’a marqué il y a une vingtaine d’années et parce que j’ai déjà lu l’autrice et que j’aime ce qu’elle fait.

Lors de l’explosion accidentelle de l’usine AZF de Toulouse en 2001, la ville a été chamboulée. Parmi tous ces gens dont la vie a basculé, il y à Léon, Frida, leur grand-mère Aida, leur père François et leur mère Inès. Et cette famille un peu éclatée va tenter de se reconstruire au milieu de cette ville accidentée.

Que dire de ce livre ?
Que d’abord il m’a apporté une vision sur l’accident de l’usine AZF que je n’avais pas. Je n’avais pas conscience de toutes ses vies ravagées. De tous ces logements écroulés avec des gens qui se retrouvent sans rien du jour au lendemain. À ça s’ajoute le fait d’être blessé plus ou moins gravement, voire d’y laisser la vie… Comment se reconstruire après ça ? Reconstruire une ville c’est facile mais comment avancer sans être trop bancale après avoir vécu cela ? Je me pose encore la question. Tout dépend de la force de chacun et là dessus c’est très difficile de savoir.
Ensuite que j’ai été très touché par TOUS les personnages. Chacun à leur façon ils ont montré une facette de leur sensibilité qu’on ne perçoit pas de prime abord. Ils sont la preuve de la complexité de l’humain. Et c’est ce que j’aime dans mes lectures, découvrir des personnages complexes, avec un passé pas simple, voire carrément torturé pour certains. J’aime ces héros qui n’en sont pas et qui prouvent que le monde est varié et qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
La fin est plutôt neutre, mais elle est pile poil comme il faut. Ce roman retrace 24h dans la vie de 5 personnes, il n’a pas de solution miracle, mais il laisse tout de même s’installer l’espoir.
Un petit bémol tout de même sur la relecture qui aurait dû être plus vigilante, il manquait pas mal de mots dans les phrases…

Merci Bayard et Babelio pour cette lecture.

10/35

Kennedy Rain tome 1 – Vide magique – Sandy Wiliams

♦Éditeur : Éditions Alter Real
Nombre de pages : 372
♦Date de parution : 2 septembre 2022 (numérique) 30 septembre 2022 (papier)
♦Prix : papier : 22,00€, Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Hôtel Rain, seule zone neutre au monde. Un vampire veut voir le soleil se lever sans être réduit en cendres, et un loup-garou souhaite échapper au pouvoir de la lune ? Il n’a qu’à séjourner à l’Hôtel Rain ! Cet hôtel, je le connais bien, c’est celui de mes parents. J’y ai grandi, mais comme je n’ai jamais été douée pour respecter les règles du monde surnaturel, ils ont estimé que m’envoyer faire des études ailleurs était une bonne idée. Me voilà pourtant obligée d’y retourner le temps que mes parents profitent de leurs vacances. Eh oui, je suis la seule à pouvoir les remplacer. Allez, je vais y arriver ! Après tout, rien de grave ne peut se produire dans cet établissement, c’est la définition même d’une zone neutre, non ? Sauf que… L’hôtel a des problèmes d’argent, et la fille de l’alpha du coin et le bras droit d’un des vampires les plus puissants de la région ont décidé de se marier en douce, pile pendant que je suis là. Et s’il n’y avait que ça… Blake, un loup-garou sexy et arrogant veut saboter le mariage et quelqu’un est décidé à faire voler en éclats le traité qui protège la zone neutre. Récapitulons : si la fille de l’alpha et le vampire se marient, c’est la guerre. Si le traité ne tient plus, c’est la guerre. Ils m’avaient dit : « Tu verras, ce sera facile ». Ben voyons…

Mon avis : Une nouvelle série d’urban fantasy avec une héroïne badasse qui doit combattre des créatures fantastiques ? Ça tombe bien, c’est un de mes genres préférés !

Kennedy doit s’occuper de l’hôtel de ses parents pendant son absence. Elle a l’habitude, mais ce n’est pas ce qu’elle préfère faire. D’accord, gérer les clients spéciaux et leurs règles strictes, elle sait faire, mais ce qu’elle voudrait vraiment, c’est pouvoir suivre ses cours et vivre une vie normale.

Mais c’est quoi cette fin ??!!
Oui, je commence mon avis par la fin du livre, une fois n’est pas coutume, mais la fin de ce roman m’a laissée sur ma faim avec mille et une questions. Cela ne m’était pas arrivée depuis la fin du tome 5 de Rachel Morgane. Mais qu’est-ce que j’ai aimé ce livre !
Cela faisait longtemps qu’un livre d’urban fantasy ne m’avait pas autant plus. J’y ai tout retrouvé : des personnages forts et attachants, une intrigue épaisse dont j’ai eu beaucoup de mal à dénouer les fils et une ambiance pesante. Ici, personne n’est ce qu’il semble être. Je n’ai pas réussi à savoir qui faisait quoi, et qui est à classer dans la catégorie des gentils et qui dans la catégorie des méchants. Ce roman est une palette de gris complexe et subtile et ce cette incertitude qui m’a beaucoup plu.
Sans parler de l’intrigue qui ne fait que soulever des questions au fur et à mesure que l’on tourne les pages. Le monde dans lequel évolue Kennedy est sombre et mystérieux mais sa famille n’a rien à lui envier ! Un mystère épais entoure ses parents et j’ai hâte de découvrir ce qu’il en est.
Kennedy traverse beaucoup d’épreuves dans ce premier tome, des épreuves qui la font profondément changer. Elle a encore beaucoup de choses à affronter et je suis curieuse de voir comment elle va faire.
Après quelques recherches sur le net il semblerai que la série ne se compose que de deux romans. Le second parait ce mois-ci en VO et j’espère que la suite nous sera vite traduite pas ce que je veux SA-VOIR !

Je remercie Alter Real pour cette superbe lecture.

Bilan perso #112

Je vais essayer de reprendre les bonnes habitudes et vous publier plus régulièrement mes bilans de lectures et réceptions. Même si je lis moins, il faut que je me motive !

Les réceptions

L’ordre et le chaos de Maude Tabachnik
Les enfants du Cap de Michèle Rowe
Rachel Gift tome 1, Son dernier souhait de Blake Pierce
Ashley tome 1, Hope, Laisse-moi partir de Kate Bold

Les enquêtes de Jena Alton et David Kane, Pas un mot de D.K. Hood
Géronimo de Remy D’aversa
Bérénice Libretti tome 2, À la recherche des mots égarés de Magali Lefebvre
Kennedy Rain tome 1, Vide magique de Sandy Williams

Les lectures

Tryna Jones tome 1, Marques magiques de Mrytille Bastard
Dopamine de Patrick Bard
Clones de la nation tome 1, Marie #3 de Maiwenn Alix
Les enquêtes de Jena Alton et David Kane, Pas un mot de D.K. Hood

Un long, si long après-midi de Enga Vesper

Soit 8 d’arrivés et 5 de sortis de ma fameuse PAL. On a connu pire ! 🙂

Un long, si long après-midi – Inga Vesper

♦Éditeur : Éditions De La Martinière
Nombre de pages : 410
♦Date de parution : 4 mars 2022
♦Prix : papier : 22,90€, Numérique : 16,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : « Hier, j’ai embrassé mon mari pour la dernière fois. Il ne le sait pas, bien sûr. Pas encore. »

Dans sa cuisine baignée de soleil californien, Joyce rêve à sa fenêtre. Elle est blanche, elle est riche. Son horizon de femme au foyer, pourtant, s’arrête aux haies bien taillées de son jardin. Ruby, elle, travaille comme femme de ménage chez Joyce et rêve de changer de vie. Mais en 1959, la société américaine n’a rien à offrir à une jeune fille noire et pauvre. Quand Joyce disparaît, le vernis des faux-semblants du rêve américain se craquelle. La lutte pour l’égalité des femmes et des afro-américains n’en est qu’à ses débuts, mais ces deux héroïnes bouleversantes font déjà entendre leur cri. Celui d’un espoir brûlant de liberté.

Mon avis : Cela fait quelque temps que j’ai ce livre dans ma PAL et même si l’envie de le sortir me titillait depuis un moment, j’en ai enfin eu le temps !

Ruby, une jeune noire américaine, travail chez de riches blancs où elle fait le ménage. Une vie pas facile mais elle n’en connait pas d’autres. Ça vie bascule lorsqu’en arrivant chez une de chez patronne, elle découvre plein de sang dans la cuisine et la disparition de Joyce.

Ce livre est raconte plus qu’une enquête policière, il dépeint aussi parfaitement la société américaine de la fin des années 50 avec ses avancées, ses vielles habitudes qui cohabitent avec beaucoup de mal. C’est aussi fascinant qu’effreyant d’ailleurs.
Nous suivons le point de vue de deux personnages principaux, Ruby notre jeune noire américaine et Mick l’inspecteur de police fraichement débarqué de la côte est avec ses idées plus progressistes. Ces deux là vont s’unir par la force des choses pour tenter de retrouver Joyce. Ces deux points de vue sont parfois entrecoupés avec ceux de Joyce, retraçant ce fameux long après midi où elle a disparu, nous éclairant ainsi un peu ou nous embrouillant totalement.
J’ai beaucoup aimé Ruby et Mick. Tous deux paraissent très humains avec autant de défauts eu de qualités. On a envie de protéger Ruby, lui dire à l’oreille que tout ira bien et qu’elle réussira à réaliser son rêve. Par contre on a plutôt envie de secouer Mick pour qu’il réalise la chance qu’il a d’avoir une telle famille. J’ai eu beaucoup de peine pour Joyce qui toute sa vie cherchera à être heureuse sans y arriver.
Ce livre m’a séduite parce qu’il n’est pas qu’un roman policier, il nous expose aussi tout ce que l’on trouve derrières ses jolies images d’Épinal des années 50 qui nous montre le bonheur conjugal en omettant  tous les sacrifices que certains ont du faire pour y arriver.

C’est une lecture qui fait réfléchir et que j’ai beaucoup apprécié. Je remercie NetGalley et les éditions de La Martinière pour cette lecture.