Les dossiers Blackwood tome 1 – Les avides – Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  382
♦Date de parution : 12 janvier 2022
♦Prix : 8,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Après une enquête qui a mal tourné, Odessa Hardwicke est mise à pied. Dévastée, la jeune agent du FBI n’est pourtant pas en cause.Sur la piste d’un meurtrier avec son collègue, elle s’est en effet vue obligée de commettre l’irréparable. Mais ce qui la choque le plus n’est pas d’avoir fait usage de son arme : elle pense avoir vu une présence ténébreuse quitter le corps de sa victime.En attendant des jours meilleurs, Odessa accepte une mission à New York. Cette affectation a priori sans intérêt la met sur la piste d’un personnage mystérieux, Hugo Blackwood.Qui est cet homme ? Un simple fou, ou le meilleur espoir de l’humanité face à un mal indicible ?

Mon avis : Guillermo Del Toro est un auteur qui m’intrigue depuis que j’ai eu envie de lire La forme de l’eau (qui est d’ailleurs dans ma PAL depuis peu). Le résumé de ce livre a fini de me convaincre : une enquête paranormale c’est mon dada !

Odessa a  été témoin, lors d’une enquête, d’un meurtre avec événement étrange. Elle était loin de penser qu’elle ne faisait qu’effleurer tout un monde qu’elle ne soupçonnait même pas.

J’ai été complétement happée par cette histoire ! Je suis grande fan des enquêtes paranormales et je me rends compte que je n’en lis pas assez pour me faire plaisir. Tout ce que j’aime est réuni ici : des meurtres « anormaux », une femme de tête même si elle doute (souvent), un mentor autant agaçant que mystérieux, un univers étrange et magique bien glauque. Bref, tout ce qui me permet d’apprécier une enquête hors-norme. Le côté étrange mêlé à l’enquête m’a toujours séduite. Savoir que des forces occultes peuvent flirter avec notre monde, sans qu’on s’en aperçoive ou sans qu’on le soupçonne, m’a toujours fascinés autant que frissonner.
L’enquête est bien construite, je me suis laissée portée par les 3 époques qui nous présente ces forces noires dans leur ensemble : qui elles sont, comment elles sont arrivées ici et qui les pourchasse. Tout s’emboite petit à petit pour nous amener à la fin qui n’est finalement qu’un début, enfin je l’espère.
J’ai beaucoup aimé le personnage d’Odessa. C’est une femme qui veut connaitre la vérité même si elle sait qu’elle ne lui plaira surement pas. Elle a des doutes, mais veut quand même continuer à chercher, à trouver des réponses même si elles s’ouvrent sur un monde qu’elle préférerai ignorer et ne surtout pas connaitre.
J’ai vraiment passé un très bon moment lecture avec ce livre et j’espère que la suite sera vite publiée. Même si j’ai des doutes, je n’ai rien trouvé concernant un autre tome en VO… À suivre…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Le chat du bibliothécaire tome 1 – Succès mortel – Miranda James

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  318
♦Date de parution : 10 novembre 2021
♦Prix : 14,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : À Athena, dans le Mississippi, Charlie Harris coule des jours paisibles en compagnie de Diesel, son fidèle maine coon, véritable coqueluche de la ville. Pour le bibliothécaire, la présence du félin est une source de bonheur, tout comme celle des étudiants à qui il offre le gîte et le couvert dans sa charmante maison. Cependant, sous ses airs tranquilles, Athena recèle mille et un secrets sur le point d’être dévoilés lorsque Godfrey Priest est retrouvé inerte dans sa chambre d’hôtel. Le célèbre auteur de thrillers, enfant du pays, venait assister à un dîner de gala en son honneur. Pour sûr, le criminel est un habitant du coin… Si l’enquête est officiellement confiée au bureau du shérif, Charlie et son compagnon à quatre pattes se lancent incognito dans leurs propres recherches…

Mon avis : En tant que mordue de chats, j’ai repéré ce livre bien avant sa sortie par son titre et sa couverture. Je n’allais pas le rater d’autant plus que le résumé lui aussi donnait envie.

Charlie est archiviste dans une bibliothèque universitaire. Depuis la mort de sa femme, il mène une vie tranquille avec son chat Diesel, grand spécimen félin, qui le suit partout. Cette vie bien rangée est ébranlé quand l’enfant du pays, un auteur de polars à succès, est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel.

J’ai adoré l’atmosphère du roman. L’autrice parvient très bien à retranscrire l’ambiance de ces petites villes américaines où tout le monde connait tout le monde depuis les bancs de l’école maternelle. Cela laisse peu de place à l’anonymat et à la possibilité de garder ses secrets, mais cela permet aussi une grande solidarité entre tous les habitants.
Charlie est plutôt tranquille, trop tranquille même, je ne pense pas que je m’entendrais avec lui, il m’ennuierait surement, mais c’est quelqu’un de posé, réfléchit qui n’attend plus grand-chose de la vie. Son chat Diesel m’a carrément vendu du rêve ! Rare sont les chats qui se conduisent comme des chiens, n’ont pas peur des gens et qui en plus adore se balader en ville en laisse. Souvent les chats sont terrorisés dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus libres de leurs mouvements. Cette docilité m’a faite rêver ! Le duo est d’ailleurs plutôt attachant.
Les personnages secondaires le sont tout autant. Ils sont tous plus au moins typiques de cette Amérique semi-rurale, sans pour autant être caricaturaux.
L’intrigue est gentillette. Classique du cosy mystery où les enquêteurs ne sont pas professionnels et le crime n’est pas trop sanglants. Il y avait quand même un peu trop de suspects à mon goût, à un moment je ne savais plus où donner de la tête, hésitant entre l’un, l’autre ou encore celui-ci !
Heureusement la fin a réussi à me surprendre et dans l’ensemble j’ai passé un excellent moment lecture avec ce roman. Le deuxième tome m’attend dans ma PAL et il ne va pas attendre longtemps !

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Dix âmes, pas plus – Ragnar Jónasson

♦Éditeur : Éditions de la Martinière
♦Nombre de pages :  356
♦Date de parution : 14 janvier 2022
♦Prix : 21,00€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un mort.
Neuf suspects.
Recherche professeur au bout du monde. Voici une petite annonce qui découragerait toute personne saine d’esprit. Pas Una. La jeune femme quitte Reykjavík pour Skálar, l’un des villages les plus reculés d’Islande, qui ne compte que dix habitants. Malgré l’hostilité des villageoi. Malgré l’isolement vertigineux.
Là-bas, Una entend des voix et le son fantomatique d’une berceuse. Et bientôt, une mort brutale survient. Quels secrets cache ce village ? Jusqu’où iront ses habitants pour les protéger ?

Mon avis : Je n’avais jamais lu d’auteur Islandais et cela me tenter depuis un moment. les auteurs nordiques sont réputés pour leur polars. Le résumé de celui-ci m’a tenté et m’a donné l’occasion de combler une lacune.

Pour fuir sa vie un peut trop tranquille et un peu trop vide, Una décide de partir enseigner dans un hameau de 10 habitants. Mais ces tous petits villages renferment parfois bien des secrets…

Tout d’abord, je ne suis pas vraiment d’accord avec le résumé de la 4ème de couverture. Le suspens n’est pas aussi franc dans ce roman. Tout est en subtilité.
Moi qui d’habitude suis friande de livres policiers avec beaucoup d’hémoglobines et au suspens papables, ici rien de tout cela. L’auteur arrive à créer une ambiance particulière, propre au village de Skálar, qui donne la chair de poule, qui met mal à l’aise, sans qu’on arrive à définir pour pourquoi, sans réussir à mettre le doigts sur ce qui gène. On sent bien, comme Una, que quelque chose ne tourne pas rond, que de vivre reclus à 10 sur ces terres désertiques en bord de mer à créé une communauté particulière, fermée, énigmatique.
Ici il n’y a pas de rebondissement à chaque chapitre, non, d’ailleurs, le livre n’a pas de chapitre et ne fait que 3 parties. Ici c’est à petits pas qu’on avance, qu’on découvre et qu’on apprivoise la communauté de Skálar. Et même si tout évolue très lentement, je ne me suis pas ennuyée une seule fois. Les éléments distillés par Ragnar Jónasson s’imbriquent naturellement les uns avec les autres nous menant au dénouement final.
Je n’ai pas eu le temps de vraiment me poser des questions sur les habitants du village, suivant Una et ses découvertes, j’avais l’impression d’être elle et d’assimiler les éléments doucement. Ce qui a le plus titillé ma curiosité a été le récit parallèle narrer par un personnage féminin dont on ne sait rien et qui a l’air totalement extérieure à la vie de Skálar, de ses habitants et de Una.
La fin m’a laissé sans voix. Aujourd’hui encore je ne sais pas comment j’aurai réagi dans de telle circonstances. L’auteur réussi le tour de force de créer une fin autant ouverte que fermée. Mais ça je vous laisserai le découvrir, ne voulant pas vous spolier d’autant plus sur la fin du roman.
Si vous êtes fans de policiers atypiques, de lieux isolés et mystérieux, de personnages difficilement indéfinissables, ce livre est définitivement pour vous !

Je remercie Netgalley et Les éditions de  la Martinière pour cette lecture.