Le jour où l’humanité a niqué la fantasy – Karim Berrouka

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Au départ, il y a un lutin qui hurle « Vous avez niqué la fantasy ! » alors qu’il retient en otage plusieurs personnes dans une bibliothèque. Et puis il y a le coup d’un soir d’Olga qui se met à déconner et à foutre le feu à son appartement, avant d’aller brouter les pissenlits par la racine. Et il y a aussi les trois punks Jex, Skrook et Pils qui doivent jouer au Festival du Gouffre tandis qu’il se passe de drôles de trucs dans la forêt d’à côté.

Mon avis : Rien que le titre m’a donné envie de lire ce livre. Le résumé n’a pas eu à faire grand chose pour me convaincre !

Une prise d’otage dans une bibliothèque qui termine de façon apocalyptique où le preneur d’otage finit en poussières et les otages en étranges statues bleues, c’est le début de ce roman qui n’a pas fini de nous montrer de quoi il est capable !

J’aime l’humour décalé, les histoires complétement folles voire carrément barrées, je suis d’ailleurs une grande fan de Nadine Monfils, et avec cette histoire j’ai été plus que comblée ! Tout par en couille ! Et je n’hésite pas à utiliser ce mot parce que je suis certaine qu’il plaira à Karim Berrouka. Et puis ça décrit bien tout ce qu’il se passe dans ce livre !
Je vais avoir à du mal à structurer mon avis parce qu’il se passe tellement de choses dans le récit que je risque de m’y perdre les chèvres. Il y a beaucoup de personnages, mais comme ils ont chacun leurs chapitres, c’est plutôt facile de s’y retrouver. Ils leur arrivent tous des événements plus loufoques les uns que les autres. D’ailleurs on se demande même parfois où l’auteur veut en venir. Mais finalement, tout prend sens et au passage on y prend beaucoup de plaisir.
Les dialogues sont décapants ! Aucun des personnages n’a sa langue dans sa poche. J’ai d’ailleurs appris de nouvelles injures bien colorées que je vais pouvoir réutiliser.
J’ai aussi beaucoup aimé sa vision de la fantasy. Plutôt dark, ou rien n’est édulcoré. Tout est brut et bien souvent moche. Mais notre monde est aussi comme ça… parfois… souvent…
La fin est une apothéose ! Toutes les histoires qui se croisent sans qu’on sache pourquoi se relient et tout prend enfin sens. Bon, j’ai encore quelques questions, et j’aurais aimé en apprendre un peu plus, mais tout se tient et franchement j’ai passé un excellent moment de lecture. Les chapitres courts s’enchainent et je n’ai pas vu le temps passer, ne boudant pas mon plaisir. Je crois même, non, je suis sure que je vais lire d’autres livres de l’auteur s’ils sont autant déjantés !

Je remercie ActuSF pour cette lecture;

Life and times – Candy Harper

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Un voyage temporel, deux jeunes filles au caractère bien trempé et beaucoup d’humour !
Bradlee et Eugenie sont deux adolescentes que tout oppose : la première est une citadine ultraconnectée qui broie du noir depuis que ses parents l’ont déracinée de Londres et envoyée dans un poussiéreux pensionnat de campagne ; la seconde rêve d’indépendance tandis que son père cherche pour elle un mari digne de son rang.
Elles vivent au même endroit mais deux siècles les séparent.
Toutes deux font le souhait de changer de vie… et sont mystérieusement envoyées chacune dans l’époque de l’autre. Lady Eugenie dans la nôtre, Bradlee dans celle de Jane Austen !

Un réjouissant voyage dans le temps qui souligne avec humour notre hyperconnexion et révèle différentes formes d’émancipation féminine.

Mon avis : La couverture m’a intriguée mais c’est le résumé qui a fin de me convaincre de lire ce livre.

Suite à un événement hors du commun, un peu provoqué, Eugenie et Bradlee se voient échanger leur vie… qui se passe dans une autre époque. Pas évident de s’adapter !

Ce livre n’est pas vraiment original. Le voyage dans le temps et l’échange de vie, on l’a déjà vu. Mais c’est tout de même un thème qui j’ai plaisir à lire. Étant fascinée par la vie quotidienne des époques précédentes, c’était une occasion pour moi de découvrir celle du début du 19ème siècle en Angleterre. On ne s’imagine pas à quel point les commodités actuelles sont pratiques et à quel point notre confort moderne n’est pas si récent. De la même manière, ces choses que l’on fait tous les jours ne sont pas évidentes pour tout le monde. Déjà pour les personnes du passé mais aussi pour certaines parties du monde.
Avec cet échange de vie dans des époques différentes l’autrice nous montre que la liberté de la femme est toujours un combat actuel malgré toutes les batailles gagnées. On a tendance à croire que tout est acquis et que, surtout, tout s’est acquis facilement. Mais non, des femmes se sont battues pour que nous ayons la vie que nous menons aujourd’hui. Pour des libertés qui sont encore fragile et certains hommes ont vite fait de nous enlever dès que nous baissons la garde. Bon, c’est mon point de vue d’adulte, pas dit que les ados qui liront ce livre, en auront toute la perception, mais ça donne un éclairage différent.
J’ai un peu eu du mal avec les personnages auxquels j’ai eu du mal à m’attacher, peut-être parce que les chapitres changeaient rapidement et qu’il manquait des éléments à mes yeux. On change parfois trop vite de jour et j’aurais aimé en apprendre plus…
C’est une lecture sympathique qui m’a bien plu.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

30/35

Si longue soit la nuit – Christophe Lambert

♦ Éditeur : Fleurus
♦ Nombre de pages :  224
♦ Date de parution : 5 Mars 2021
♦ Prix : 12,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Ils sont cinq. Cinq lycéens regroupés en pleine nuit, dans leur campus désert, sans aucun souvenir de comment ils sont arrivés là. D’étranges aurores boréales illuminent le ciel, et les eaux du Potomac semblent monter dangereusement…
Mais ils ne peuvent pas sortir. Toutes les portes sont bloquées.
Qui viendra les aider ?
D’autant qu’ils ne sont pas tout à fait seuls. Une créature rôde au milieu d’eux, les pourchassant sans relâche.
L’heure est-elle à la vérité… ou au massacre ?

Mon avis : De Christophe Lambert j’ai déjà lu Acid Summer, et comme j’avais bien aimé, ce court roman à l’air haletant m’a fait envie.

Reprendre conscience dans la salle de physique du lycée et ne pas se souvenir de comment on est arrivé là est déjà assez flippant, mais si en plus vous vous apercevez qu’on en veut à votre vie, vous pouvez carrément perdre la tête. C’est ce qui arrive à Danny, Laura, Jhonny, Calista et Andrew.

Ce court roman, je l’ai dévoré en quelques heures. Non seulement parce que l’histoire m’a beaucoup plu mais parce qu’en plus l’histoire est très prenante. D’accord, tout comme les personnages on a l’impression d’être catapulté dans une histoire où il manque le début, d’être réveillée en plein milieu de nulle part sans savoir ce qu’il s’est passé avant. Heureusement l’auteur comble rapidement les vides, mais le lecteur se retrouve aussi stressé que les personnages.
Si je l’ai vite lu c’est que j’ai aimé le livre. Beaucoup même. L’idée est originale et très bien exploitée, même si je n’aurais pas rechigné à en lire encore un peu plus. Je pense que le récit n’aurait pas perdu en qualité. Je ne vais pas plus vous en parler ici, parce que je vous dévoilerais trop de choses et cela vous gâcherait le plaisir de la découverte. Mais je peux quand même vous dire que cela parle de pouvoir de l’esprit.
Un petit bémol tout de même avec le côté moralisateur et cette fin que j’aurais un peu plus développée. J’aurais bien passé quelques temps en plus avec les personnages et voir comment est leur vie après cette « aventure ».
C’est une très belle découverte que ce livre qui m’a donné un peu de relâche dans cette période compliquée.

Je remercie Fleurus et Netgalley pour cette lecture.

 

27/35

Midnight club – Christopher Pike

♦ Éditeur : Hachette
♦ Nombre de pages :  288
♦ Date de parution : 24 février 2021
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Dans un hôpital réservé aux adolescents atteints de pathologies graves, cinq jeunes malades se retrouvent chaque soir à minuit pour partager des histoires effrayantes. Des histoires inventées, des histoires réelles, et parfois un peu des deux. Une nuit, ils décident de faire un pacte. Ils se promettent qu’après leur mort, ils donneront un signe aux autres depuis l’au-delà. La plus incroyable des histoires peut alors commencer. Guérison, départ soudain, histoire d’amour, révélations extraordinaires… La vie – ou bien la mort ? – n’en a décidément pas terminé avec ces adolescents.

Mon avis : Un livre qui raconte des histoires qui font peur avec des jeunes adultes qui se retrouvent dans un lieu clos  dans une situation particulière, cela a de quoi m’intriguer…

Cinq ados qui ne sont pas au mieux de leur forme , et c’est un euphémisme, ont une manière bien a eux de se remonter le moral. Le meilleur moyen d’affronter ses peurs, n’est-ce pas en parler sous forme d’histoire pour les apprivoiser ?

Ce livre avait tout pour me plaire. Sur le papier. En vrai , j’ai eu un peu de mal à m’accrocher. Le début ne pas pas séduit… Les personnages n’ont pas réussi à me toucher.
C’est peut-être parce que je suis dans une période peu propice à l’empathie, mais l’histoire personnelle de chaque personnage n’a  pas réussi à faire vibrer la corde sensible en moi.
Pourtant l’idée de départ est vraiment très bonne. Des jeunes gens qui au départ ont une vie ordinaire : le lycée, les premiers petits amis, les futures études, se retrouvent à devoir affronter le pire : la fin probable de leur vie. Je dois quand même admettre que j’ai admiré leur force. Leur façon de prendre chaque jour comme il vient, tout en croyant à des jours meilleurs.
J’ai plus été déçue par les histoires racontées. Je pense être passée totalement à côté. Peut-être parce que je ne fais pas partie du public visé… Ou parce que j’aurais préféré que ces histoires soient plus développées…
Bref, j’ai l’impression d’être passée complétement à côté de ce roman. Pourtant j’ai toujours hâte de découvrir la série sur Netflix. Ne cherchez pas à comprendre, même moi j’ai abandonné !

Je remercie Hachette pour cette lecture.

 

26/35

La ferme des animaux – George Orwell

♦ Éditeur : Le livre de poche jeunesse
♦ Nombre de pages :  144
♦ Date de parution : 6 janvier 2021
♦ Prix : 4,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décident de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.  »
Le parallèle avec l’URSS est inévitable quand on lit cette fable animalière. À travers cette société, c’est une véritable critique du totalitarisme d’état que développe Orwell.

Mon avis : Je voulais découvrir George Orwell depuis quelques temps. Bon d’accord je pensais plutôt à 1984, mais la ferme des animaux c’est bien aussi.

Et si les animaux se rebellaient et prenaient le pouvoir dans la ferme ? C’est ce que font ceux du livre de George Orwell et ça donne un résultat décapant !

Ce livre parait dans la collection le livre de poche jeunesse mais c’est un classique de la littérature moderne. Il n’est d’ailleurs pas réservé aux enfants, loin de là. Je dirais même qu’il faut avoir un certain âge et une connaissance en histoire contemporaine pour en saisir toute la subtilité. À travers une ferme et ses animaux l’auteur nous expose comment s’est déroulé la mise en place du communisme en URSS. Comment en partant d’une idée qui prône l’égalité et le bien être pour tous, une petite partie de la population s’enrichit au détriment de la majorité. Le mécanisme est clairement expliqué. C’est certes plutôt simpliste mais cela permet de comprendre grossièrement l’histoire de cette période. J’ai vraiment aimé avoir le point de vue de George Orwell sur cette période qui l’a vécue. On sent d’ailleurs parfaitement l’aigreur que tout cela lui a laissé. Il est clairement amère de voir cette idée qui était idéale pour lui au départ, fini en eau de boudin pour ne servir qu’une infime partie.
C’est un roman à mettre entre toutes les mains pour les gens qui veulent une analyse simple mais pertinente de cette période de la mise en place du communisme au début du 20ème siècle.

Je remercie Le livre de poche jeunesse pour cette lecture.

21/35