Black blade tome 1 – Froid brûlant – Jennifer Estep

♦ Éditeur : Alter Real
♦ Nombre de pages :  372
♦ Date de parution : 24 septembre 2021
♦ Prix : 19,90
♦ Acheter : Amazon

Résumé : « Visitez Cloudburst Falls, la ville la plus magique d’Amérique ! »
Cloudburst Falls est le seul endroit au monde où les magicks – des gens dotés de pouvoirs –, et les êtres surnaturels peuvent vivre au grand jour. Des Familles rivales, véritables mafias aux facultés redoutables, dirigent la cité, assurant la protection des quartiers qu’ils se sont octroyés.
Et moi dans tout ça ? J’essaie d’éviter les ennuis. Après tout, squatter le sous-sol de la bibliothèque municipale et ne jamais sortir sans l’épée en sang-fer qui a appartenu à ma mère sont des risques suffisants. Mon CV parle pour moi : voleuse hors pair, rien ne me résiste. Pas le choix, je dois me faire discrète. Et s’il n’y avait que ça… J’ai un autre don, très convoité, qui pourrait me mettre en danger.
Un jour, j’assiste à un règlement de comptes. Le sexy Devon de la Famille Sinclair est sur le point de se faire tuer, et je n’ai que deux options : rester dans l’ombre et le laisser mourir, ou m’exposer pour lui sauver la vie. Bon, ben, j’ai dû me planter. Les Familles ont assassiné ma mère, et on dirait bien que je vais finir comme elle…

Mon avis : Un peu d’urban fantasy à la sauce young adult pour varier un peu les plaisirs… Pourquoi pas ? Encore plus quand c’est écrit par Jennifer Estep.

Lila vit seule depuis le décès de sa mère. Elle n’a que 17 ans mais elle s’est prise en charge depuis quelques années et elle vit très bien comme ça ! Mais le destin met la famille Sinclair sur son chemin. Et même si elle s’est juré d’éviter les familles de Cloudburst Falls, elle n’a pas vraiment le choix…

Lila est un personnage atypique. Aussi tendre que dure. Aussi décidée de naïve. Aussi déterminée que paumée. C’est une contradiction vivante. La vie ne l’a pas épargnée et c’est vrai qu’elle a dû apprendre à faire face à la dure réalité du monde. Grandi trop vite, elle a dû faire des choix d’adulte mais a parfois encore des réactions d’enfant. C’est tout ce qui fait son charme et je m’y suis attachée facilement.
L’intrigue est plutôt classique, des familles ennemies qui ne pense qu’à elles et se battent pour avoir plus de pouvoir et de territoire. Une vengeance sous-jacente qu’on sent tout le long de la lecture. Et Lila au milieu de tout cela qui essaye de s’en sortir vivante en comptant les points.
Ce qui fait l’originalité du roman, c’est l’univers dans lequel est planté l’histoire. Une ville particulière, un peu hors du temps où se côtoient humains et créatures magiques, les premiers étant fascinés par les seconds qui eux les méprisent. Et des monstres cachés, qu’on ne fait qu’apercevoir mais qui titille notre imagination.
Le tout donne une histoire qui m’a beaucoup plu. Même si certains personnages sont un peu stéréotypés (c’est ce qui arrivent aussi lorsque l’ont lit beaucoup de livre de ce genre), le tout tient la route et permet de passer un bon moment. Le suspens est présent et le premier tome permet de poser les bases d’une série que que j’ai envie de continuer.

Ce livre entre dans le cadre du blog tour organisé par Méliane.

36/35

 

La nuit des reines – Alex Bell

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 379
♦ Date de parution : 25 août 2021
♦ Prix : 14,90€
♦ AcheterAmazon

Résumé : Jude Lomax, jeune musicienne, vit dans les bas-fonds de Baton Noir, ville où la magie est au service des puissants.
Chaque année, lors de la Nuit Cojoue, une reine est élue, bénie par les dieux. Pendant un an, elle aura la possibilité de faire régner le calme ou la terreur dans la ville. Dotée de pouvoirs infinis, elle est d’une puissance sans égal. Ivory Monette gouverne depuis plus de cinquante ans quand elle est sauvagement assassinée. Assoiffée de vengeance, elle prend possession du corps de Jude et la force à l’aider à retrouver son meurtrier. En échange, elle aidera son père, infirme depuis huit ans.
Jude, que la magie rebute par-dessus tout depuis qu’elle a détruit sa famille, lors du terrible accident qui lui a coûté la vie de son frère, va devoir aller au-delà des préjugés qu’elle a sur les pratiques cojoues. Elle n’a pas d’autre choix que d’accepter de faire partie des manigances de l’ancienne Reine.
Face à l’adversité, Jude va trouver des alliés inattendus, dont Le Fantôme, propriétaire du manoir hanté de Moonfleet et dont personne n’a jamais vu le visage…

Mon avis : De la magie dans la ville mythique de la Nouvelle-Orléans ? Rien ne pouvait me tenter plus !

Jude a une vie misérable avec son père handicapé depuis la mort de son petit frère. Mais le jour où la dernière reine de la ville, qui vient de mourir, décide de se réincarnée en elle, tout pourrait bien changer…

Bon tout d’abord, je vais un peu vite en besogne. La ville du roman n’est pas la Nouvelle-Orléans, mais s’en inspire grandement. Et l’autrice réussi vraiment à nous transporter dans ce côté mystique de cette ville à la renommée internationale. En quelques mots on se retrouve au cœur de l’atmosphère moite de cette ville, où la magie est omniprésente.
Mais même si Baton-noir empreinte les traits de la Nouvelle-Orléans, elle a ses propres caractéristiques. Elle est totalement hors du temps, impossible de savoir à quelle époque se passe l’histoire. Ce qui a permis à l’univers créé par l’autrice de m’emporter encore plus facilement.
Jude est un personnage attachant, qui fait face à une situation difficile en essayant de garder la tête haute tout en aidant son père au mieux. Quand sa vie minable est chamboulée, elle espère juste arranger un peu le quotidien. Elle ne s’attend pas à tant de changement et surtout elle n’est pas préparée a autant de perfidie, de tromperie… Pourtant la vie ne l’a pas épargnée depuis quelques années. Elle est juste admirable dans ses réactions et dans son évolution.
En refermant le livre, je me suis dit que j’avais adoré et que la fin laissait encore plein d’interrogations. J’avais hâte de lire les autres tomes. Sauf… qu’il n’y en a pas ! C’est le seul bémol de ce roman. La fin est définitivement trop ouverte, lançant le lecteur dans une nouvelle quêté… qui n’aura jamais lieu.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

34/35

Grisha tome 1, Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages :  352
♦ Date de parution : 9 avril 2021
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Mon avis : J’avais très envie de lire ce livre dès sa première sortie. Mais je n’en ai jamais eu l’occasion. Voilà l’erreur réparée.

Il m’a fallu du temps pour lire ce roman à cause des travaux que j’effectue dans la maison que je viens d’acheter mais c’est un rythme qui correspond très bien à ce livre. J’ai eu l’impression de pouvoir réellement le savourer.
J’aime vraiment beaucoup l’univers créé par Leigh Bardugo. Il est très fourni et on sent très bien tout son potentiel. Ce n’est pas pour rien qu’il a été adapté à la télévision, je pense. La magie est présente partout et on apprend petit à petit son importance au fil des pages. Elle protège le royaume et est aussi sombre que bienveillante.
Alina est un personnage fort mais assez naïf. Elle est jeune et même si la vie ne l’a pas épargnée, elle a encore une part d’elle qui espère que les choses vont enfin s’améliorer pour elle. Malgré ses airs bravaches, elle a encore un cœur tendre à peine sortie de adolescence.
L’intrigue est finement menée. Elle m’a surpris jusqu’à la fin. Je ne m’attendais pas du tout à un tel revirement de situation. Bien sûr on perçoit très bien qu’à l’image de l’univers chaque personnage est tout en nuance. Et cela se prouve à chaque page.
J’ai refermer le livre, sur cet univers magique que j’ai très envie de retrouver rapidement. Je sens que la suite va vite arriver dans ma PAL.

Je remercie Milan pour cette lecture.

Le jour où l’humanité a niqué la fantasy – Karim Berrouka

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Au départ, il y a un lutin qui hurle « Vous avez niqué la fantasy ! » alors qu’il retient en otage plusieurs personnes dans une bibliothèque. Et puis il y a le coup d’un soir d’Olga qui se met à déconner et à foutre le feu à son appartement, avant d’aller brouter les pissenlits par la racine. Et il y a aussi les trois punks Jex, Skrook et Pils qui doivent jouer au Festival du Gouffre tandis qu’il se passe de drôles de trucs dans la forêt d’à côté.

Mon avis : Rien que le titre m’a donné envie de lire ce livre. Le résumé n’a pas eu à faire grand chose pour me convaincre !

Une prise d’otage dans une bibliothèque qui termine de façon apocalyptique où le preneur d’otage finit en poussières et les otages en étranges statues bleues, c’est le début de ce roman qui n’a pas fini de nous montrer de quoi il est capable !

J’aime l’humour décalé, les histoires complétement folles voire carrément barrées, je suis d’ailleurs une grande fan de Nadine Monfils, et avec cette histoire j’ai été plus que comblée ! Tout par en couille ! Et je n’hésite pas à utiliser ce mot parce que je suis certaine qu’il plaira à Karim Berrouka. Et puis ça décrit bien tout ce qu’il se passe dans ce livre !
Je vais avoir à du mal à structurer mon avis parce qu’il se passe tellement de choses dans le récit que je risque de m’y perdre les chèvres. Il y a beaucoup de personnages, mais comme ils ont chacun leurs chapitres, c’est plutôt facile de s’y retrouver. Ils leur arrivent tous des événements plus loufoques les uns que les autres. D’ailleurs on se demande même parfois où l’auteur veut en venir. Mais finalement, tout prend sens et au passage on y prend beaucoup de plaisir.
Les dialogues sont décapants ! Aucun des personnages n’a sa langue dans sa poche. J’ai d’ailleurs appris de nouvelles injures bien colorées que je vais pouvoir réutiliser.
J’ai aussi beaucoup aimé sa vision de la fantasy. Plutôt dark, ou rien n’est édulcoré. Tout est brut et bien souvent moche. Mais notre monde est aussi comme ça… parfois… souvent…
La fin est une apothéose ! Toutes les histoires qui se croisent sans qu’on sache pourquoi se relient et tout prend enfin sens. Bon, j’ai encore quelques questions, et j’aurais aimé en apprendre un peu plus, mais tout se tient et franchement j’ai passé un excellent moment de lecture. Les chapitres courts s’enchainent et je n’ai pas vu le temps passer, ne boudant pas mon plaisir. Je crois même, non, je suis sure que je vais lire d’autres livres de l’auteur s’ils sont autant déjantés !

Je remercie ActuSF pour cette lecture;

Life and times – Candy Harper

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Un voyage temporel, deux jeunes filles au caractère bien trempé et beaucoup d’humour !
Bradlee et Eugenie sont deux adolescentes que tout oppose : la première est une citadine ultraconnectée qui broie du noir depuis que ses parents l’ont déracinée de Londres et envoyée dans un poussiéreux pensionnat de campagne ; la seconde rêve d’indépendance tandis que son père cherche pour elle un mari digne de son rang.
Elles vivent au même endroit mais deux siècles les séparent.
Toutes deux font le souhait de changer de vie… et sont mystérieusement envoyées chacune dans l’époque de l’autre. Lady Eugenie dans la nôtre, Bradlee dans celle de Jane Austen !

Un réjouissant voyage dans le temps qui souligne avec humour notre hyperconnexion et révèle différentes formes d’émancipation féminine.

Mon avis : La couverture m’a intriguée mais c’est le résumé qui a fin de me convaincre de lire ce livre.

Suite à un événement hors du commun, un peu provoqué, Eugenie et Bradlee se voient échanger leur vie… qui se passe dans une autre époque. Pas évident de s’adapter !

Ce livre n’est pas vraiment original. Le voyage dans le temps et l’échange de vie, on l’a déjà vu. Mais c’est tout de même un thème qui j’ai plaisir à lire. Étant fascinée par la vie quotidienne des époques précédentes, c’était une occasion pour moi de découvrir celle du début du 19ème siècle en Angleterre. On ne s’imagine pas à quel point les commodités actuelles sont pratiques et à quel point notre confort moderne n’est pas si récent. De la même manière, ces choses que l’on fait tous les jours ne sont pas évidentes pour tout le monde. Déjà pour les personnes du passé mais aussi pour certaines parties du monde.
Avec cet échange de vie dans des époques différentes l’autrice nous montre que la liberté de la femme est toujours un combat actuel malgré toutes les batailles gagnées. On a tendance à croire que tout est acquis et que, surtout, tout s’est acquis facilement. Mais non, des femmes se sont battues pour que nous ayons la vie que nous menons aujourd’hui. Pour des libertés qui sont encore fragile et certains hommes ont vite fait de nous enlever dès que nous baissons la garde. Bon, c’est mon point de vue d’adulte, pas dit que les ados qui liront ce livre, en auront toute la perception, mais ça donne un éclairage différent.
J’ai un peu eu du mal avec les personnages auxquels j’ai eu du mal à m’attacher, peut-être parce que les chapitres changeaient rapidement et qu’il manquait des éléments à mes yeux. On change parfois trop vite de jour et j’aurais aimé en apprendre plus…
C’est une lecture sympathique qui m’a bien plu.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

30/35