Si c’est pour l’éternité – Tommy Wallach

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 413
Date de parution : 25janvier 2018
Prix : 16,95€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Parker Santé ne parvient plus à parler depuis la mort de son père, il y a cinq ans. Tandis que ses camarades de classe postulent pour l’université, lui préfère sécher le lycée et traîner dans les halls des hôtels de San Francisco pour voler les riches voyageurs.
Un jour, il rencontre Zelda Toth, une étrange jeune fille aux cheveux argentés qui prétend avoir plus de 200 ans. Lorsqu’elle lui dit vouloir se suicider, Parker fait un pacte avec elle : Zelda dépensera toute sa fortune avec lui s’il s’engage à poursuivre ses études pour devenir écrivain.
Mais Parker, qui est tombé amoureux, a un autre objectif : essayer par tous les moyens de lui redonner goût à la vie.

Mon avis : Il y a deux ans, j’avais déjà lu Si c’est la fin du monde du même auteur et j’étais curieuse de découvrir ce roman qui lui fait échos.

Parker est muet suite à un accident traumatisant. De temps en temps, il sèche les cours pour trainer dans les hôtels où il s’improvise pickpocket, jusqu’au jour où il croise le chemin de Zelda et que celle-ci pourrait bien changer sa vie.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu en deux jours. Il se lit très facilement, le style est simple et les pages s’enchainent sans qu’on s’en aperçoive. On veut en apprendre plus sur Zelda et Parker, leur passé, leur présent et ce qu’ils vont devenir, alors on tourne les pages et on dévore les mots pour découvrir leur histoire.
Une histoire pas commune il faut bien l’avouer. Où on ne sait pas si on navigue sur du fantastique ou de la mythomanie, mais c’est tout ce qui donne son charme au récit. Ça lui donne un côté magique qui fait rêver. Qui nous sort de notre quotidien, qui nous pousse à croire que la magie, le fantastique, l’extraordinaire… et j’en passe, sont possibles. Que notre monde n’est pas si terre à terre et qu’on peut sortir de notre routine métro-boulot-dodo.
Mais surtout il montre qu’une rencontre peut changer votre vie. Qu’elle soit magique, teintée de paranormal ou pas. Que ce sont les rencontres avec les gens qui nous façonnent et qui nous enrichissent. Que tout est bon à prendre, quelque soit l’issue de cette rencontre.
Ce livre est pour moi porteur d’espoir et je vous le recommande chaudement !

Je remercie Nathan pour cette lecture.

26/80

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Maudits soient-ils – Courtney Alameda

♦ Éditeur : Milan
 Nombre de pages : 410
 Date de parution : 4 octobre 2017
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Malicia Helsing est la descendante d’Abraham Van Helsing, le célèbre chasseur de monstres (créé par Bram Stoker dans son roman « Dracula »). Cet héritage génétique fait d’elle une tétrachromate : elle a le don de voir l’aura des morts. Armée de son appareil photo, elle capture l’essence des démons qui s’attaquent régulièrement à San Francisco. Jusqu’au jour où l’horreur s’abat sur elle. Un démon, qui semble en savoir long sur la famille Helsing, jette sur Malicia et ses trois meilleurs amis, spécialistes comme elle en exorcisme, une malédiction qui les tuera en sept jours. Dès lors commence un terrible contre-la-montre… Chaque jour, une chaîne grandit sous leur peau, menaçant de rompre leurs organes pour finir par les étrangler. Et ce n’est pas tout : son propre père, directeur de l’académie Helsing, la pourchasse, craignant que cette malédiction contamine tous les habitants de la ville. Pour sa survie, Malicia n’a d’autre choix que de combattre la créature la plus puissante qu’elle ait jamais rencontrée. Courtney Alameda est américaine. Avant de se consacrer exclusivement à l’écriture de thrillers et de romans d’horreur, elle a été libraire et bibliothécaire.

Mon avis : J’aime les histoires de fantômes, même si ça fait bien longtemps que je n’en ai pas lu. Et quand celle-ci est liée à la famille Van Hielsin, je n’allais surement pas la rater !

Malicia fait partie de la dernière génération des Hielsin. Elle doit reprendre le flambeau de son père et sera donc à la tête de leur organisation chasseuse de fantômes et d’esprits en tout genre. Et cela, malgré le drame familiale qui l’a frappé il y a quelques mois…

Je me suis plongée rapidement dans ce roman. Le contraire aurait d’ailleurs été difficile puisque l’action commence dès les 10 premières pages lues ! Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !
Le caractère de Malicia m’a plu de suite : elle est battante, fonceuse mais tout de même assez réfléchie pour ne pas foncer tête baissée, ou alors pas tout le temps. Elle a également ses doutes et de grosses blessures pas si bien enfouies au fond d’elle.
La « mythologie » Helsin/Stocker exploitée par l’auteure (que je vous laisserai découvrir) est très originale, mais surtout très crédible ! J’ai accroché de suite ! Je suis toujours sur les fesses face à l’imagination de certains auteurs !
L’intrigue est elle aussi très recherchée. On sent que l’auteure y a beaucoup réfléchit et elle tient la route du début à la fin. Même lors des rebondissements, que je n’avais pas vu venir pour une fois, on sent que tout colle et que tout a été bien pensé. Tout se tient, même quand on repense aux événements et aux détails des pages précédentes.
J’ai passé un très bon moment avec ce roman. La fin n’est pas bâclée et reste surtout ouverte, comme si l’auteure se laisser la place pour écrire d’autres tomes. Malheureusement après quelques recherches, il semblerait que ce live soit un one shot… Dommage…

Je remercie Milan pour cette lecture.

16/80

La brigade de l’ombre tome 3 – Ne compte que sur les tiens – Vincent Villeminot

♦ Éditeur : Casterman
 Nombre de pages : 347
 Date de parution : 11 octobre 2017
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Adé, la première fois, avait entendu les coups sourds de la goule se jetant avec fureur, de tout son poids, contre la porte. Depuis, elle s’arrangeait pour ne plus rien savoir, pour feindre d’ignorer. Elle se mettait des bouchons d’oreille, écoutait de la musique très fort dans sa chambre. Elle essayait de ne penser à rien pendant sept heures, d’oublier qu’une fois par mois, derrière une porte renforcée de sa propre maison, il y avait une créature susceptible de la déchirer, la massacrer, lui arracher un membre avant de fouailler, à coups de dents, son thorax et son abdomen. Et que cette créature était son père.

Mon avis : J’avais adoré les deux premiers tomes (dont vous trouverez les avis ICI et ) et il m’était impossible de rater le troisième et dernier tome !

Je vais faire l’impasse sur le résumé perso, pas parce que j’ai la flemme (quoique) mais surtout pour éviter de trop vous en dévoiler si vous n’avez pas lu les deux tomes précédents. Le topo habituel quoi !

J’ai adoré me replonger dans l’univers un peu glauque de la brigade de l’ombre. Et je pense que ce dernier tome est le plus stressant des trois ! Peut-être parce qu’il touche plus directement les personnages auxquels je me suis attachée. Je pense que c’est dans ce tome qu’ils frôlent tous le plus la mort. Dans les tomes précédents, ils flirtent avec elle, jouent avec elle, la déjouent… Dans celui-ci, on n’est pas sur de qui sera le gagnant. D’ailleurs, je ne suis même pas sure qu’il y en aie un au final… Il peut être considéré comme un match nul.
Nous retrouvons tous les personnages pour ce final. Les filles de Markowicz prennent en maturité. Les événements les y obligent, Adélaïde grandit trop vite et Fleur perd définitivement son innocence. Dans ce monde où l’on peut croiser des goules au coin des ruelles sombres, les enfants grandissent parfois plus vite que prévu. Malheureusement les goules ne sont pas les créatures les plus dangereuses… Comme dit le dicton : « l’homme est un loup pour l’homme », et ce tome l’illustre très bien !
Toute la brigade est malmenée et ressort complétement meurtrie de cette ultime confrontation avec le Mal. La fin laisse un goût doux amer. On n’a pas vraiment l’impression d’avoir « gagné », ou le prix à payer était vraiment trop élevé !
Je vous recommande vraiment cette série de Vincent Villeminot, si vous aimez les enquêtes saupoudrées de fantastiques, et que vous aimez frissonner en lisant.

Je remercie Casterman pour cette lecture.

15/80

Dans la forêt de Hokkaido – Éric Pessan

Éditeur : L’école des loisirs
Nombre de pages : 132
Date de parution : 30 août 2017
Prix : 13,00€
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Résumé : Les anges gardiens n’existent pas qu’en rêve, le saviez-vous ? Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise d’Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l’enfant perdu ?

Mon avis : L’école des loisirs c’est une maison que j’ai découverte il y a peu. Je la connaissais de nom, bien sûr, mais je n’avais pas pris le temps d’en lire les parutions. C’est chose réparée depuis quelques mois, et c’est avec plaisir que j’ai commencé dans la forêt de Hokkaido.

Julie est une fille de 15 ans. Un samedi matin elle est réveillée en sursaut à cause d’un cauchemar. Elle est aussi fiévreuse, et chaque fois qu’elle va se rendormir ce fameux week-end, elle repartira dans le même rêve : celui ou un enfant de 7 ans a été abandonné dans une forêt japonaise.

J’ai lu ce livre très rapidement, bien sûr il est très court, mais le rythme est aussi très rapide. La narration y contribue également. Il n’y a pas de dialogue, tout est raconté par Julie est le style est donc très simple.
On plonge très rapidement dans l’intrigue. Et de suite on tremble pour Julie et le jeune japonais qui erre seul dans la forêt. L’auteur flirte avec les frontières : celles du réel et celles du fantastique. On est tout le temps incertains, à chercher si ce qui arrive est réelle ou vraiment un rêve. L’auteur est très habile pour nous faire douter. Moi qui suis fan de paranormal, j’y ai vraiment trouvé mon compte. Ici Éric Pessan exploite les facultés paranormales dont tout homme est doté mais qu’il n’exploite pas forcément.
Mais il n’y a pas que cela dans le livre. Il aborde également des sujets d’actualité comme le sort réservé aux réfugiés une fois qu’ils sont arrivés en Europe et plus précisément en France. À quel point la France est divisée sur le sujet et que rien n’est simple. Que malheureusement il n’existe pas une seule solution qui satisferait tout le monde.
J’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai eu un peu de mal à m’identifier avec Julie, que finalement on connait mal, mais le sujet abordé et totalement en phase avec moi.

Je remercie L’école des loisirs pour cette lecture.

1/80

La lectrice tome 1 – Traci Chee

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 517
Date de parution : 18 mai 2017
Prix : 18,90€

Résumé : Il était une fois, et une fois il sera…
Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire.
Ceci est un livre.
Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…
Le premier tome d’une trilogie best-seller aux États-Unis.
Une expérience de lecture inédite.
Un roman magistral regorgeant de contenus cachés.

Mon avis : Je lis à peu près tous les livres de la Collection R, la couverture de celui-là à elle seule a réussi à me tenter.

Sefia n’a pas eu une vie facile, elle est nomade avec sa tante depuis plusieurs années. Quand sa tante est enlevée sous ses yeux, elle veut tout mettre en œuvre pour la retrouver.

J’ai été surprise au début de ma lecture. Je m’attendais à une sorte de dystopie où dans le futur on avait arrêté d’apprendre à lire, mais non, c’est  de la fantasy : un monde où l’écriture et la lecture son bannis. C’était un peu déstabilisant au début mais après une petite centaine de pages, je me suis plongée dans cet univers très bien décrit et très abouti.
Ce livre relate plusieurs histoires en parallèles qui finissent par se croiser. On ne comprend pas de suite le rapport entre toutes mais finalement ça se tient. Et une fois qu’on a découvert tout ça, on n’a qu’une envie c’est que tous les personnages qu’on découvre au court des pages se retrouvent ensemble  pour qu’on puisse tous les suivre en même temps sans en perdre une miette. Ce qui était parfois un peu fastidieux au début parce que j’avais du mal à trouver un lien, m’a passionné par la suite.
J’ai aussi eu beaucoup d’affection pour Sefia le personnage principal et surtout pour son compagnon de route. Ces deux-là sont des écorchés vifs et ce sont mes personnages préférés. J’ai hâte de découvrir la suite de leurs aventures !

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

59/65