Un peu plus près des étoiles – Rachel Corenblit

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  176
Date de parution : 25 septembre 2019
Prix : 7,90€
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Résumé : La fille qui se trouvait en face de moi n’avait plus de visage.
Mon père m’avait prévenu : si tu rencontres les patients d’ici, tu ne fais pas de commentaires, tu réagis le plus poliment possible. Tu risques d’être surpris, mais surtout tu es diplomate, tu ne montres rien à ces pauvres gens. Ils ont déjà tellement souffert. Tu vas en croiser pas mal, ici, des abîmés, des malheureux et il y a même un secteur pour les enfants et les grands ados.
Hé, cache ta joie, Machin. C’est super romantique comme rencontre. Manque plus que les violons, non ?

Mon avis : Il est des romans ados qui laissent des traces. Cela faisait un moment que je n’en avais pas lu, et celui-ci avait l’air de remplir le contrat.

Le père de Rémi est médecin remplaçant dans les hôpitaux et de ce fait ils ne font que déménager. Et à 14 ans Rémi commence à en avoir marre et aimerait bien enfin se poser. Mais leur arrivée dans un hôpital s’occupant de grands blessés devrait changer leur vie.

Rémi a réussi à me toucher dès le début. C’est un ado sympa plutôt sympa mais très solitaire à cause de ses nombreux déménagements. Son isolement et sa tristesse m’a séduite rapidement. J’ai autant eu envie de le secouer que de le consoler. Bon, d’accord sa vie n’a rien eu de facile et cela très tôt et je dirais même qu’il s’en sort pas trop mal. Sa rencontre avec ces enfants plus qu’abimés va changer sa vie et sa vision du monde (oui carrément).
C’est vraiment une très jolie histoire qui m’a touchée. Ces enfants à la gueule cassée véhiculent vraiment un message d’espoir et surtout une leçon de vie. Ce n’est pas parce que la vie a été dure avec eux qu’ils baissent les bras. Ils continuent à vivre et essayent de tirer le meilleur de ce que la vie a à leur offrir. Tous à leur façon, avec leur faiblesse et leur espoir ont réussi à me faire sourire autant que pleurer.
L’histoire est très simple, mais a la particularité de nous plonger dans les années 80 au début de chaque chapitre qui porte le non d’une chanson des années 80. Je n’ai pas été dépaysée parce que j’écoute encore beaucoup ces chansons qui ont bercées mon enfance. Ça c’était vraiment chouette.
C’est vraiment un joli roman qui se lit très vite et qui laisse comme une petite bulle d’espoir autour de soi.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

1/50

Time bomb – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  280
Date de parution : 28 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : En ce samedi précédant la rentrée, le lycée devrait être vide. Pourtant, six ados y sont : Diana, la fille du sénateur, qui veut s’occuper de l’annuaire des élèves ; Rachid, qui cherche à se fabriquer une nouvelle carte de lycéen qui ne le stigmatiserait pas ; Z, parce qu’il est à la rue suite au décès de sa mère quelques semaines auparavant ; Tad, qui entend remettre à leur place ses coéquipiers de l’équipe de foot ; Cassandra, victime de bullying et bien déterminée à faire bouger les choses. Chacun a une bonne raison d’être là ; chacun a quelque chose à cacher.
Soudain, deux bombes explosent, et les ados se retrouvent confinés dans le lycée. Chacun jauge l’autre, se méfie. Les peurs et les vieux démons redoublent lorsque les lycéens comprennent que le poseur de bombes est parmi eux, et qu’une troisième bombe menace d’exploser. Aussitôt, les soupçons se tournent vers Rachid, parce qu’il est musulman. Mais le véritable poseur de bombes, bien sûr, a un tout autre motif pour agir…

Mon avis : Même si j’en lis beaucoup moins que les années précédentes, j’aime les livres jeunesses. Et plus particulièrement ceux qui parlent de la jeunesse américaine qui me fascine autant qu’elle me fait peur. Ce roman rentrait alors bien dans ce style.

Alors que quelques lycéens sont venus régler des détails administratifs avant la rentrée des bombes explosent dans l’établissement. Ils sont quelques uns prisonniers des décombres à essayer de s’en sortir en se serrant les coudes.

Tout d’abord on fait connaissance avec les personnages principaux, ces six adolescent qui restent coincés dans l’effondrement du lycée. Ces six adolescents que tout opposent et qui se côtoient à peine lors de l’année scolaire. Ils ont chacun une bonne raison d’être présent ce jours là, chacun une bonne raison de vouloir poser des bombes. Parce qu’on sait qu’un des gamins est le poseur de bombes, on ne sait juste pas lequel. Et nos soupçons vont de l’un à l’autre au fur et à mesure que l’on découvre leur passé et les raisons pour lesquelles ils sont présents ce jour dans le lycée. C’est la dessus que repose toute l’histoire : qui est assez désespéré, ou motivé, c’est selon, pour avoir posé ces bombes ?
À travers cette intrigue l’autrice nous peint différents portraits adolescents mal dans leur peau pour différentes raisons : celui qui a perdu ses parents, celle qu’on moque pour son poids, celui qui est mis de côté à cause de sa religion, la demoiselle parfaite qui ne doit jamais faire un faux pas, celui qui doit cacher son homosexualité, celui qui doit toujours mener les autres… On s’aperçoit qu’être jeunes aux États-Unis est loin d’être facile (c’est le cas partout je pense) et que les ados sont loin d’être tolérants et compréhensifs les un envers les autres.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et les différentes problématiques qu’il aborde.

Je remercie Milan pour cette lecture.

49/65

Aquila – Ursula Poznanski

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  409
Date de parution : 21 août 2019
Prix : 17,90€
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Résumé : Dur lendemain de soirée pour Vicky, étudiante Erasmus à Sienne. Plus aucun souvenir. Plus de portable, plus de clés, alors qu’elle est enfermée chez elle. Dans sa poche un papier noirci de phrases incompréhensibles, même pour elle.
Ce qui est troublant , car elles sont écrites de sa main. Dans la salle de bain, une chemise d’homme ensanglantée. Et sur le miroir, tracés au dentifrice, les mots DERNIÈRE CHANCE.

Mon avis : Même si la couverture n’a rien d’attrayant à mes yeux, le résumé lui a réussi à me convaincre. Et c’est avec envie que j’ai commencé ce livre.

Vicky se réveille et pense être le lendemain d’une soirée de fête. Hors, il s’est passé deux jours depuis cette soirée, deux jours dont elle ne se souvient pas. Elle est enfermée dans son appartement dont elle n’a plus les clés et sa colocataire a disparu… Il va falloir qu’elle se rappelle de ces deux jours pour échapper à la police.

Dès les premières pages nous sommes plongés dans la même incompréhension que Vicky. Elle se réveille et réalise qu’il s’est passé deux jours depuis ses derniers souvenirs et c’est avec la même angoisse qu’elle qu’on découvre qu’elle est enfermée dans son propre appartement. Les questions se suivent et se multiplient sans en avoir les réponses. Dès qu’on pense tenir une piste, elle aboutit sur d’autres questions. Je ne sais d’ailleurs pas comment Vicky arrive a garder le moral et la raison parce que je pense que j’aurais été beaucoup moins zen dans la même situation.
On élabore des théories (avec ou sans Vicky) qui ne tiennent pas debout ou, quand elles tiennent la route, sont démontées dans les pages qui suivent. C’est là ou l’autrice est très forte ! J’ai eu des soupçons sur un personnage dès le début et je me suis faite avoir comme une bleue ! Pourtant, je commence à être rodée pour ce qui est des enquêtes policières, mais là, je n’ai rien vu venir ! Bon, il faut avouer que c’est tout de même un peu tordu, mais ça se tient. Il est tout de même resté un détail qui m’a chiffonnée tout le long de ma lecture (parce que cela revient souvent dans le récit) mais que n’en parlerai pas ici. Je serais tout de même curieuse d’en parler avec vous en commentaire sur cet avis, si vous avez lu le livre.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman que j’ai lu rapidement et je le recommande si vous aimez les polars alambiqué.

Je remercie Milan pour cette lecture.

48/65

Toxic girls – Kit Frick

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  368
Date de parution : 21 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : AVANT. Elles sont quatre, Bex, Jenni, Ellory, et Ret. Quatre filles populaires, survoltées, volontaires, à l’avenir étincelant ; le système solaire dans lequel Ellory a enfin trouvé sa place, juste derrière Ret, leur soleil.
MAINTENANT. Ellory est seule. Le groupe d’amies autrefois soudé a explosé, déchiré par les secrets, les trahisons, la déception, et l’événement qui a bouleversé leurs vies.
AVANT. Des jours d’été ensoleillés. Des fêtes. Une en particulier, où Ellory rencontre Matthias. Le début d’une histoire d’amour incroyable et lumineuse.
MAINTENANT. Ellory, de retour au lycée après deux mois d’exclusion doit survivre à la terminale. Plus de petit ami, plus d’amies. Pas de retour en arrière possible. Tourmentée par certains, recherchée par d’autres, elle est troublée par de mystérieux mots, déposés dans son casier par quelqu’un qui ne la laissera pas oublier. Consumée par la culpabilité, Ellory comprend que, même dans le présent, le passé est partout.

Mon avis : Plus je lis de roman jeunesse et plus les ados me fascinent et plus particulièrement les ados américains et leur mode de fonctionnement. C’est tout naturellement que le résumé de ce roman m’a alors intrigué.

Après plusieurs mois d’exclusion Ellory retourne au lycée. Elle a décidé d’affronter le passer et de rester dans son lycée malgré son exclusion et tout ce qu’il s’est passé l’année précédente. Mais au premier jour de cours ses résolutions sont mises à mal, le passé ne lâche pas prise comme ça…

J’ai fait connaissance petit à petit avec Ellory. C’est assez difficile de la cerner parce qu’elle se dévoile petit à petit et avec beaucoup de réserve. Mais malgré ça on sent l’ado qui a souffert et qui a tout de même décidé de ne pas baisser les bras. On sent la battante derrière la fragilité apparente. C’est ce qui me la rendu attachante.
Bizarrement, on sait qu’elle est la « pestiférée » du lycée mais à aucun moment on ne la prend en grippe. On se doute qu’elle a dû « faire quelque chose de mal » mais on la sent également tellement fragile et brisée à l’intérieur.
L’autrice alterne passé et présent. Elle prend tout son temps pour nous expliquer comment Ellory en est arrivée a passer son année de terminale seule. Elle qui avait 3 amies et un petit ami se retrouve à raser les murs du lycée sans qu’on sache vraiment pourquoi. Ce n’est vraiment qu’à la fin qu’on découvre ce qu’il s’est passé et pour une fois j’ai mis du temps à comprendre ce qu’il en était, malgré les indices distillés ici et là.
Cette histoire m’a beaucoup touchée. Elle est écrite avec justesse sans se laisser aller à trop jouer avec notre corde sensible. Et je suis toujours autant étonnée de voir ce que les adolescents peuvent faire subir aux autres…

Je remercie Bayard pour cette lecture.

47/65

Les âmes perdues tome 2 – Les terres du haut – Jeff Giles

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  378
Date de parution : 12 juin 2019
Prix : 16,90€
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Résumé : Pour Zoé, bien des choses ont changé après les mystérieux évènements qui l’ont rapprochée de X. Depuis leur baiser d’adieux, la jeune fille pense au chasseur de prime dont elle est tombée amoureuse au point d’être prête à risquer sa vie et à le rejoindre dans les Terres du Bas.
X, quant à lui, a fait le plus grand des sacrifices : pour sauver Zoé et sa famille, il a renoncé à sa liberté et perdu tous ses pouvoirs. Désormais emprisonné aux enfers, il est pourtant déterminé à briser ses chaînes afin de rejoindre Zoé. Pour s’affranchir du joug des Seigneurs du Bas, X va devoir affronter des ennemis dont la malfaisance dépasse tout ce qu’il aurait pu imaginer. Il découvre alors l’impensable sur son passé et sa mère…
Les secrets peu à peu révélés pourraient enfin réunir Zoé et X… ou les séparer à jamais.

Mon avis : Le tome 1 lu l’année dernière (mon avis ICI) avait mis du temps à me séduire mais j’étais tout de même curieuse de connaitre la suite et fin des aventures de Zoé et X.

La quatrième de couverture étant déjà assez complète, je vais éviter de trop vous spoiler avec un résumé personnel.

Je me suis plongée dans ma lecture beaucoup plus vite qu’avec le premier tome. J’ai récupéré l’histoire de Zoé et X facilement, pour une fois, je n’avais pas de trou de mémoire. Chaque événement évoqué me revenait en mémoire rapidement.
Zoé est restée la même avec ses hoquets de cerveau qui m’ont fait beaucoup rire, mais son impétuosité, ses réactions virant parfois à l’inconscience m’ont vite fatiguée. C’est comme si elle en retenait rien des leçons passées et ne voulait qu’en faire à sa tête, encore et toujours. Quitte à mettre la vie des autres en danger. Je n’avais pas souvenir qu’elle était comme ça… ou le personnage a pris en assurance et cela allait parfois jusqu’à la bêtise.
X aussi a évolué, mais dans le bon sens. Il est moins naïf, il s’affirme plus et comprend pas mal de choses… Petit à petit il se fait à l’idée qu’il n’est responsable de rien mais plutôt le jouet de faits qui le dépassent et qui souvent ne le concernaient même pas.
On en apprend également plus sur les autres personnages : leur passé, comment ils sont arrivés dans les terres du bas et j’ai beaucoup aimé faire ces retours dans le passé.
L’intrigue se déroule toute seule. Tous les événements s’enchainent avec fluidité et pas une fois je ne me suis ennuyée. J’ai également beaucoup aimé la fin en demie teinte.
J’ai passé un très bon moment lecture avec de second et dernier tome.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

46/65