Dans la nuit de New-York – Anna Woltz

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 497
♦ Date de parution : 5 septembre 2018
♦ Prix : 14,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Je m’appelle Emilia December De Wit.
J’ai quatorze ans.
Je viens de tout perdre.
Est-ce que l’histoire pourrie qui circule sur Internet parle de la vraie moi ? Mon histoire, ma vraie histoire, où est-elle ?
Je suis la seule au monde à savoir ce que je m’apprête à faire, si j’en ai le cran, ce qui n’est pas gagné.
Six mille kilomètres plus tard. L’air est glacial. New York est en fête. Je marche dans les rues. J’ai repéré le commissariat de police et me suis dirigée dans le sens opposé.
Je suis libre.

Mon avis : La couverture est plutôt épurée, mais elle  a réussi à me séduire. La 4ème de couverture a fait tout le reste pour me décider.

Emilia a décidé de fuir sa famille, sa ville, son pays après le scandale qui touche son père. À 14 ans, c’est difficile d’affronter tout ça. Et comme elle a toujours voulu aller à New-York, c’est l’occasion où jamais de réaliser son rêve.

J’ai beaucoup aimé suivre Emilia dans son périple. Ses premiers pas timides, où elle est même prête à renoncer et sa découverte émerveillée de la ville qui la fait rêver depuis si longtemps. Je l’ai trouvé très courageuse. C’est d’ailleurs paradoxal, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus courageux que de fuir ses problèmes, par contre ça l’est de prendre ses valises pour découvrir seule un pays dans lequel on n’est jamais allé. Ça ne l’a rendu que plus attachante.
J’ai aimé son aventure et les amis qu’elle se fait sur sa route. C’est avec eux qu’elle apprend à grandir, se connaître et à surmonter ses peurs. Elle devient un peu adulte, a comprendre leur problème et à les accepter.
C’est un voyage initiatique écrit avec beaucoup de douceur mais qui n’épargne pour autant pas  les personnages ou les lecteurs. Mais il parle de la vie vrai, ou presque, parce que certaines choses sont quand même édulcorées ou alors Emilia a une bonne étoile qui lui a beaucoup portée chance. Tout cela donne une très jolie histoire, qui m’a fait passé un très bon moment, que j’ai lu rapidement et que je vous recommande chaudement.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

2/65

Les âmes perdues tome 1 – Les terres du bas – Jeff Giles

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 473
♦ Date de parution : 29 août 2018
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Zoé, 17 ans, vient de vivre la pire année de sa vie : son père est mort dans un accident de spéléologie et ses voisins, qu’elle aimait énormément, ont été enlevés. Un soir, alors qu’une terrible tempête de neige fait rage, Zoé et son petit frère sont attaqués par un homme dans les bois à côté de chez eux. Ils sont sauvés de justesse par un mystérieux chasseur de primes.

Mon avis : Le résumé et la couverture du roman m’ont totalement séduite. Et quand je l’ai reçu je l’ai encore trouvé plus beau ! Il ne me restait plus qu’à le lire.

La vie de Zoé bascule lors d’une tempête où elle fait la connaissance de X. X est mystérieux, il vient d’un monde qu’elle ne connait pas et il pourrait totalement changer le sien.

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, pas parce qu’il ne me plaisait pas, mais parce que j’avais tellement de choses à faire à côté, tant personnellement que professionnellement, que j’ai parfois eu du mal à me plonger dedans. C’est hier que je me suis décidée et je ne l’ai pas regretté.
Je me suis vite attachée à Zoé et à sa famille. Son petit frère a beau être agaçant, il est surtout très attendrissant. Sa mère est peu présente dans l’histoire mais elle s’intègre parfaitement à l’intrigue. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour de Zoé et sa répartie. J’aurais aimé avoir la même à son âge. X quant à lui est plutôt insignifiant. Loin du héros sûr de lui, il est surtout craintif et j’ai souvent eu envie de secouer ! Heureusement qu’il y a aussi pas mal de personnages secondaires, avec des caractères bien trempés qui ont réussi à remonter tout ça !
L’univers est lui aussi très bien planté. Je m’y voyais très clairement. Mais l’histoire qui se répète déjà pour un premier tome m’a aussi un peu agacé. J’ai un peu peur de ce que donnera le tome suivant…
Dans l’ensemble j’ai passé un très bon moment avec Zoé et X et je suis vraiment très curieuse de voir ce que va donner la suite.

Je remercie Bayard et Pages turners pour cette lecture.

1/65

Cœur battant – Axl Cendres

♦ Éditeur : Sarbacane / Exprim’
♦ Nombre de pages : 192
 Date de parution : 5 septembre 2018
♦ Prix : 15,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Alex, 17 ans, est un « hors-la vie ». Après avoir essayé d’éteindre son cœur, il se retrouve dans une clinique pour y être «réhabilité à la vie». Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu’élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux. À eux cinq, ils décident de s’évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage ? Se jeter d’une falaise, tous ensemble ça leur fera un projet commun ! Mais la route va leur réserver plusieurs surprises. Assez pour qu’Alex se demande si, finalement, la vie n’en vaut pas la douleur…

Mon avis : J’ai un peu l’impression d’avoir 2 genres de lecture récurrents en ce moment : les policiers et ceux qui se passent en hôpital psychiatrique. Devenez dans lequel se classe celui-ci ?

Alex est dans un hôpital psychiatrique « haut de gamme » depuis qu’il a fait une tentative de suicide. Il y rencontre d’autres suicidants qui, pour des raisons diverses veulent en finir avec la vie. Mais celle-ci n’a pas dit son dernier mot…

Je me suis régalée avec ce roman ! Encore une fois Axl Cendres a réussi à me séduire, j’avais aussi beaucoup aimé Confessions d’un apprenti gangster et Dysfonctionnelle, mais, même si j’ai retrouvée son côté loufoque, il est teintée ici d’une poésie humoristique qui m’a fait garder le sourire tout le temps de ma lecture. Ce qui est plutôt paradoxal vu me thème abordé, mais c’est fait avec tellement de justesse et de bienveillance que ça passe tout seul.
Pour une fois, je ne vais pas parler du personnage principal uniquement mais de tous (et heureusement ils ne sont que 5 😉 ). Ensemble ils forment un groupe atypique mais qui s’accorde complètement. Les différences de chacun s’équilibrant. C’est ensemble qu’ils vont partager leurs blessures les plus profondes et ensemble qu’ils vont apprendre à les surpasser et parfois même à les soigner. À défaut, il apprendront à vivre avec ou pas…
Ce roman est poétique, c’est presque le seul mot que j’arrive à en retenir. Alors ne vous y trompez pas, il raconte belle et bien une histoire, et une histoire juste, mais tous les jeux de mots, toutes les métaphores (et il en a !) ne m’ont laissée imprégnée que de ce mot : « poétique ».
Et je suis sure que ce livre mériterait une deuxième lecture : je pense être passée à côté de pas mal de jeux de mot et de jolies comparaisons, de métaphores filées et autres…
Un joli roman feel good pour la rentrée à mettre entre toutes les mains.

Je remercie Sarbacane pour cette lecture.

59/60

 

In real life tome 1 – Déconnexion – Maïwenn Alix

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages : 399
 Date de parution : 22 aout 2018
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Dans un futur postapocalyptique, les humains vivent dans de petites implantations agricoles, travaillant à régénérer les écosystèmes endommagés. Chaque individu est connecté au Système. À travers ce vaste réseau numérique, les gens peuvent communiquer par la pensée et visiter pendant leur sommeil des « rêves éveillés », des rêves si réels qu’ils permettent aux membres du Système de vivre une existence virtuelle en parallèle de leur vie dans l’implantation. Chaque nuit, les adolescents s’affrontent dans des épreuves de construction de rêves. Le jour de la Répartition, les plus doués quitteront leur implantation pour consacrer leur vie à l’élaboration des rêves éveillés. Brutalement arrachée au Système alors qu’elle est sur le point de remporter le Tournoi des constructeurs, Lani découvre un monde « hors connexion », dans lequel son pouvoir d’élaborer des rêves lui offre un destin inattendu.

Mon avis : Depuis que le blog existe, je lis beaucoup de dystopie, même si c’est un peu moins ces dernières années. Ce qui est encore plus rare c’est que cette dystopie soit française. Il fallait donc absolument que je lise le roman de Maïwenn Alix.

Lani vit dans une communauté soudée qui reconstruit doucement la planète après que l’homme l’a dévastée. Ils échanges leur ressources avec d’autres groupes répartis sur la planète. Tous sont connectés et vivent à travers Le Système qui leur apprend tout ce qu’il faut savoir. Jusqu’au jour où toutes ses certitudes ont volé en éclats.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman et à le lire. En fait non, j’ai mis beaucoup de temps. Pas parce qu’il n’était pas bien mais parce que j’avais du mal à y accrocher. Je vous explique.
L’univers créé par l’auteure est bien pensé, il est détaillé et bien décrit. Je veux dire par là qu’il est décrit comme je l’aime : avec des explications simples et des descriptions qui ne sont pas trop longues. Ce qui n’alourdit pas ma lecture. Maïwenne a beaucoup d’imagination et elle sait la retranscrire de manière à ce qu’on la comprenne simplement et rapidement.
C’est avec Lina que j’ai eu plus de mal, je ne m’y suis pas vraiment attachée. Je la trouvais apathique au début (ce qui trouve aussi une explication) et moi qui aime les personnages qui ont du caractère, j’ai été un peu déçue. Mais tout change petit à petit et elle est remontée un peu dans mon estime. J’ai eu le même ressenti avec les autres personnages, pas vraiment de coup de cœur…  Heureusement la fin du roman a tout « remonté » ! Certaines révélations sont assez faciles, voire une carrément prévisible, mais dans l’ensemble j’ai envie d’en apprendre plus. Et même si tous les personnages ne m’ont pas séduite, j’ai envie de découvrir ce qu’ils vont devenir dans le prochain tome !
En résumé c’est une histoire qui commence doucement mais qui demande à être suivi.

Je remercie Milan pour cette lecture.

58/60

Le goût amer de l’abîme – Neal Shusterman

♦ Éditeur : Nathan
♦ Nombre de pages : 400
 Date de parution : 30 août 2018
♦ Prix : 16,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s’intéresse à l’athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer… Dans son esprit, Caden est devenu le passager d’un navire voguant sur des mers déchaînées.
Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l’interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s’y noyer…
Inspiré d’une histoire vraie, un roman d’une justesse incroyable sur les maladies mentales.

Mon avis : Je suis fan de la série « La faucheuse » de l’auteur et j’avais hâte de découvrir un de ses autres romans.

Caden mène une vie normale jusqu’au jour où il est de plus en plus bizarre. Quand ses bizarreries ne sont plus gérables par les parents, ils sont alors obligés de l’interner en hôpital psychiatrique.

J’avais vraiment hâte de commencer ce livre. Si vous suivez le blog, vous savez que j’ai lu quelques romans sur l’addiction et les maladies mentale qui touchent les ados et jeunes adultes. J’étais persuadée que j’allais être très touchée par ce roman.
Cela n’a pas été le cas… J’ai vraiment eu du mal à m’immerger dans l’histoire. Pourtant je savais qu’il parlait de schizophrénie et je savais qu’il n’allait peut-être pas facile à aborder. Le roman est écrit à travers la perception de Caden, l’ado atteint de la maladie, et il est parfois très difficile de le suivre. On alterne les moments de conscience et ceux où ça perception du monde est totalement déformée.  On saisit très vite quand on est dans l’un ou dans l’autre des états de Caden, ce n’a pas été ça qui m’a posé problème, c’est de le suivre dans son délire.
L’auteur a voulu retranscrire le ressenti du malade, sa difficulté à savoir quand il est dans la réalité et quand il est dans son délire. Cette façon de sombrer exclusivement dans le délire sans réussir à se raccrocher à la réalité.
C’est certes très intéressant, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à Caden. Son délire m’est restée complètement étranger, peut-être parce que j’ai l’esprit totalement cartésien. Je peux avouer clairement que je n’ai pas tout compris. Je pense que c’est voulu, qu’on ne peut pas tout comprendre de ce que ressente les gens atteints par cette maladie mentale, mais ça m’a frustré un peu…
L’auteur explique son choix en fin de roman, et j’espère qu’il arrivera à vous toucher.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

58/60