Un bruit sec et sonore – Jean M. Firdion

Éditeur : Didier Jeunesse
Nombre de pages :  224
Date de parution : 4 septembre 2019
Prix : 15,00€
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Résumé : Quelques coups de feu, et la vie de Jérôme, 14 ans, bascule. Une balle lui perfore l’abdomen, et la voiture de ses parents s’écrase sur l’autoroute. L’adolescent déclare ignorer l’identité de ses agresseurs. Pourtant, il s’estime responsable du drame. Confié à une famille d’accueil, il se lie d’amitié avec leur fille Zoé. Seul témoin survivant, il craint pour sa vie. Les gendarmes piétinent, mais la disparition d’un autre adolescent relance l’enquête. Aidé par son psychiatre, Jérôme devra affronter une vérité redoutable.

Mon avis : Le résumé et la couverture rouge vif m’ont intriguée. Il ne m’en faut souvent pas plus pour commencer la lecture d’un livre.

Jérôme se réveille dans un hôpital. Il sait qu’on lui a tiré dessus et que c’est ce qui l’a conduit là, mais il ne sait plus exactement comment cela est arrivé. Il est parfois difficile de se souvenir et d’affronter la réalité.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue de ce roman, mais j’ai eu plus de mal avec le personnage principal. Surtout au début. C’est en progressant dans ma lecture que j’ai compris certaines choses et que mon point de vue a changé.
Jérôme m’a paru naïf et colérique et ce n’est pas ce qui a aidé à ce que je m’attache à lui. Surtout qu’au début on ne comprend pas la raison de cette colère. Bon, d’accord se réveiller dans un hôpital inconnu sans avoir ses parents autour de soi peut être perturbant, mais tout de même ! En plus, il est possible que j’ai oublié comme c’était quand j’avais 14 ans, j’avoue.H
Heureusement tout s’éclaire petit à petit et j’ai même réussi assez vite à savoir où voulait en venir l’auteur. Même si je n’ai pas pu m’empêcher d’émettre des théories alternatives.
Le plus frustrant était de tout avoir du point de vue de Jérôme et de suivre son raisonnement de gamin de 14 ans. Il est évident qu’à cet âge là on n’a pas la même compréhension du monde et de son entourage et des choses évidentes pour lui ne l’était pas pour moi, et vice versa.
J’ai quand même adoré la fin qui éclaire tout ce qu’on a lu auparavant d’un nouvel éclairage et que l’on passe son temps à se dire « Ah bah oui, maintenant c’est évident ! ».
Je suis une lectrice aguerri mais ce roman remplira parfaitement son office auprès du jeune public.

Je remercie Didier Jeunesse pour cette lecture.

8/50

Like a love story – Abdi Nazemiam

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  355
Date de parution : 1er octobre 2019
Prix : 16,90€
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Résumé : New York, 1989.
La ville est tapissée de posters d’Act Up, et la communauté homosexuelle vit sous la menace du sida.
C’est dans ce climat que Reza, Judy et Art vont se rencontrer, s’aimer et vivre l’année la plus décisive de leur vie.

Mon avis : De puis peu, j’ai découvert des romans jeunesses qui parlent des difficultés qu’elle rencontre. Même si ces histoires sont des fiction, elles sont aussi réalistes.

Dans un monde qui découvre les ravages du sida, trois jeunes apprennent à se découvrir et trouvent qui ils sont. Ils s’aperçoivent qu’il est difficile d’être soi-même dans un pays où la tolérance n’est pas toujours de mise.

Il va m’être difficile de donner un avis construit après cette lecture tellement je suis tout en émotions après avoir refermé le livre.  Je ne suis ni gay ni queer mais le sida est toujours un sujet qui m’a touché de près et ici l’auteur ne nous ménage pas sur les ravages que cette maladie fait. Autant sur ceux atteints par cette maladie que sur leur entourage.
Plus précisément nous suivons trois adolescents touché de près par cette maladie mais qui les impacte différemment. Soit parce qu’une personne de leur famille en est atteint, soit parce que leur sexualité va les y confronter. Cela permet de se rendre compte que cette épidémie était très mal perçue au départ et qu’il a fallu que beaucoup de gens se battent pour que les choses bougent et évoluent dans le bon sens. Et qu’encore aujourd’hui tout n’est pas gagné. Il était très intéressant de voir à quel point les gens investis dans l’association Act Up ont mené leur premier coups d’éclats. De voir qu’il n’y avait pas que des homosexuels concernés par l’impact de cette maladie.
J’étais plus jeunes que nos héros à l’époque où se déroule le roman, mais j’ai compris toutes les références et compris pas mal de choses sur l’évolution de cette maladie et sur le monde queer.
Je pense que ce livre, bien qu’un peu édulcoré, permet aux jeunes de connaitre une partie de notre histoire pas très glorieuse et comment l’ont vécu les premières personnes qui y ont été confronté. Le monde n’est pas toujours rose, et même s’il évolue consentement il y a encore pas mal de trajet à faire avant d’arriver à quelque chose de correcte.
C’est une lecture très émouvante et instructive que je recommande aux plus jeunes comme aux plus âgés.

Je remercie Milan pour cette lecture.

7/50

Si tu meurs, n’oublie pas – Ingrid Thobois

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  137
Date de parution : 13 novembre  2019
Prix : 13,90€
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Résumé : Tous les étés, deux cousins se retrouvent au bord de la Bléone. Yann, 18 ans, mention très bien au bac, fou-amoureux du Japon et Alex, 15 ans, mauvais élève, geek assumé et pas vraiment certain de vouloir devenir adulte. Mais ce 15 août, leurs vies basculent. Quand Alex se réveille, Yann n’est plus là… Et pourtant Alex sent sa présence.

Mon avis : Le résumé avait l’air plein d’émotions saupoudré d’un peu de fantastique, tout pour me plaire.

Alex a perdu son cousin dont il était très proche. En plus de devoir faire son deuil, il doit en plus affronter des visions qui le terrorisent.

Je dois avouer que je ne sais pas quoi réellement penser de ce court roman. Certes il se lit vite, mais je ne suis pas sure d’en avoir saisi toute l’essence…
Suivre Alex après la perte  de son cousin c’est de la douleur, mais j’ai aussi eu l’impression qu’il se répétait beaucoup. C’est aussi le cycle de la douleur que de se rappeler les bons moments, mais je l’ai surtout trouvé centré sur lui-même.
L’ambiance des vacances en famille dans la maison familiale est très bien retranscrite. Cela m’a rappelé mon enfance et ses moments partagés. C’est ensuite que j’ai un peu décroché.
Difficile de suivre Alex dans ses sentiments et dans ce qu’il perçoit, oscillant entre réalité et fantastique. Certains passages auraient gagnés à être plus développé. Je ne suis pas sure d’avoir tout compris. J’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose. Quelques chose qui est évoqué et non clairement décrit mais que je n’ai pas réussi à saisir. Il est resté hors de ma portée même si je relisais certaines pages.
La fin est un peu abrupte. Elle arrive rapidement et je n’ai pas compris ce qu’il se passait exactement. Je me pose encore plein de questions. Je pense que certains éléments auraient pu être développer pour assouvir la curiosité du lecteur, et la mienne par la même occasion.
J’ai eu l’impression de lire un résumé d’un livre auquel il manquait des bouts. C’est dommage, je suis restée sur ma faim alors que le résumé était très tentant…

Je remercie Bayard et Pages tuner pour cette lecture.

6/50

Heartstopper tome 1 – Alice Oseman

Éditeur : Hachette
Nombre de pages :  272
Date de parution : 9 octobre 2019
Prix : 12,90€
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Résumé : Ceci est l’histoire de deux lycéens. Nick, le rugbyman au sourire solaire. Charlie, le musicien au coeur solitaire. Parce qu’ils évoluent dans des cercles différents, parce qu’ils n’ont pas le même caractère, leur amitié n’était pas gagnée. Pourtant, petit à petit, de façon irrésistible, Charlie tombe amoureux. Même s’il sait que Nick aime les filles. Même s’il sait qu’il n’a aucune chance. Alors, pour ne pas mettre en péril cette amitié naissante qui compte pour lui plus que tout, Charlie préfère garder le silence…

Mon avis : J’ai lu les deux autres romans d’Alice Oseman parus chez Nathan et j’avais envie de découvrir celui-ci dont j’ai beaucoup entendu parlé.

Nick et Charlie sont dans le même lycée, ils n’ont pas le même cercle d’amis mais leurs chemins se croisent et qui sait ce que cela va leur réserver.

C’est un roman graphique qui se lit très vite. Comme tous les romans graphiques vous me direz. C »est l’avantage d’une image qui peut remplacer plusieurs paragraphes, voire pages, de descriptions avec quelques coups de crayon. On perçoit également mieux les émotions présentes sur les visages. Même si je dois bien avouer que les dessins sont assez succincts, ils remplissent leur office.
L’histoire est mignonne, c’est celle d’une rencontre qui fait naitre quelque chose chez les deux personnages, les fait se poser pas mal de questions sur ce qu’ils ressentent et sur ce qui change en eux. Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions. Peut-être parce que j’ai eu du mal à m’identifier aux héros. Bien sur ils sont attachants. Charlie et son côté fragile, mais qui sait quand même où il veut aller. Nick est plus insaisissable, on sent qu’il cache des choses mais il est très difficile à cerner. Je suis toutefois certaine qu’on en apprendra plus dans le livre suivant.
C’est une histoire que j’ai envie de suivre, je suis curieuse de voir ce que cela va donner, en apprendre un peu plus sur Nick et Charlie.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

5/50

Darkdeep tome 1 – L’infinoir – Ally Condie et Brendan Reichs

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages :  267
Date de parution : 10 octobre 2019
Prix : 14,95€
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Résumé : La Crique stagnante est l’endroit le plus redouté des habitants de Timbers. Et lorsque Nico, Tyler et Emma n’ont d’autres choix que de s’y aventurer, l’un d’entre eux disparaît dans un mystérieux tourbillon de brume.
Aussitôt, ses amis partent à sa recherche et découvrent un portail d’accès à l’Infinoir. Dans ce monde parallèle, tout ce que l’on imagine devient possible.
Ce qui semblait être un rêve éveillé va vite se transformer en cauchemar quand de dangereuses créatures s’échappent de l’Infinoir pour semer la terreur dans la ville.

Mon avis : Je connais Brendan Reish par la série Viral qu’il a écrite avec sa mère et Ally Condie est dans ma PAL depuis plusieurs année avec Promise, sans que j’ai réussi à l’en sortir. L’occasion m’a donc été donnée de découvrir l’une et de continuer avec l’autre.

Quand une bande d’amis, à la recherche d’un drone perdu, découvre une maison bizarre au milieu d’une île cachée par le brouillard, vous pouvez être sûrs que les aventures ne sont pas loin !

Ce roman est très jeunesse, mais je l’ai tout de même beaucoup apprécié.
L’écriture est simple et rythmé, sans trop de descriptions longues, ce qui ne peut que séduire le jeune public. Il y a tout pour leur plaire : des personnages au caractère bien trempé, qui n’ont pas froid aux yeux, mais qui sont également loin d’être bêtes et qui prennent le temps de réfléchir.
L’intrigue est bien menée et originale. Moi qui lis beaucoup de fantastique et paranormal, je n’avais jamais été confrontée à ce genre de « bizarrerie » (je ne vois pas comment l’appeler d’autre sans trop vous en dévoiler). Et j’ai beaucoup aimé découvrir tout cela, me poser des questions, avancer à petits pas avec les personnages… D’ailleurs le ce tome est plus une introduction, on effleure à peine le mystère de l’infinoire, on sent bien qu’il y a plein d’autres choses à découvrir, qu’il faut encore creuser pour tout savoir et qu’on risque de creuser assez profond. Je suis très curieuse de découvrir la suite ! Surtout que j’ai bien aimé tous les personnages et leur dynamique entre eux. Personne ne se démarque vraiment mais c’est un petit groupe qui tourne plutôt bien.
En résumé c’est un premier tome qui sert d’introduction à un mystère bien profond mais qui donne surtout envie d’en apprendre plus.

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

4/50