Ogresse – Aylin Manço

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 318
♦Date de parution : 5 octobre 2022
♦Prix : Papier : 7,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Depuis que le père d’Hippolyte est parti, tout dans la vie de la jeune fille est déséquilibré.
Sa mère s’enferme de longues heures à la cave et refuse de manger en sa présence.
Elle lui prépare pourtant d’énormes pièces de viande qu’Hippolyte se force à avaler. Dans la rue où elles habitent, en bordure de forêt, leur voisine préférée a disparu sans laisser de traces.
Et puis, un soir, la mère d’Hippolyte se jette sur elle et la mord. Que s’est-il passé ?

Mon avis : Souvent je lis les 4ème de couverture en me disant que ce livre à l’air bien et je le prends. Quand je sors le livre de ma PAL quelques temps après, je ne me souviens pas toujours du résumé, mais s’il est dans ma PAL c’est qu’il devait être bien. La plupart du temps, il l’est ! Parfois je suis surprise par les histoires que le lis. Ce qui est le cas avec ce roman. Je me souvenais qu’il était d’abord paru en grand format chez Sarbacane et que donc c’était un livre jeunesse surement un peu glauque au vu de la couverture mais pas plus.
J’ai donc découvert ce livre petit à petit, parce que je me souvenais vaguement de l’histoire, mais je n’ai pas voulu relire le synopsis. Et j’ai beaucoup aimé cette découverte. Un peu comme lorsqu’on avance dans un endroit peu éclairé.
H est une ado comme les autres qui a des parents qui se séparent et à 16 ans ce n’est pas facile, d’autant plus quand on ne l’a pas vu arriver. Elle fait face. Face au lycée aussi et a ses amis qui, comme elle, ne font pas toujours bien les choses. Ensuite, elle doit gérer sa mère qui est de plus en plus étrange. Il y a certes la dépression, mais H se doute qu’il y a autre chose, autre chose de plus difficile à admettre, de plus horrible…
Je n’ai pas lu ce livre dans le cadre de la période d’Halloween, mais il est bien tombé, il cadre vraiment avec ce moment de l’année. Il fait frissonner. On se demande si l’autrice sous-entend bien ce qu’on a l’air de comprendre. Parce que quand même, c’est un peu bizarre et ça sort beaucoup du cadre.
Certains avis parlent de conte pour ce roman. Je pense que je l’ai trop lu au premier degré et que je n’en ai pas saisi toute la portée. Mais cela ne me gène pas, ce que j’en ai compris m’a plu. Je suis surement trop terre à terre pour comprendre plus de toute façon. Même si, du coup, certains éléments m’ont paru un peu trop tiré par les cheveux.
Je n’arriverai pas à mettre de mots précis sur mon ressenti à cette lecture. Je sais juste que j’ai aimé, malgré le nombre de thèmes abordés de façon désordonné. Pourquoi ? Parce que cette lecture m’a trotté dans la tête pendant plusieurs jours et que j’aime qu’un livre me fasse cet effet là.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Spirit EraTome 1 – Racine – Aurélie Benattar

♦Éditeur : Librinova
Nombre de pages : 414
♦Date de parution : 3 octobre 2022
♦Prix : Papier : 21,90€, Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : 7 adolescents
7 chakras
7 clés pour sauver l’humanité
Orpheline depuis peu, Rae, 15 ans, en a perdu la voix.
Lorsque le mystérieux Protecteur lance son appel à candidatures sur les réseaux pour empêcher la fin du monde tel que nous le connaissons, elle n’y prête guère attention.
Mais voilà qu’elle se retrouve sélectionnée malgré elle, avec six autres jeunes venus des quatre coins du globe.
Leur mission ?
Trouver les 7 clés associées aux 7 chakras au sein de Spirit Era, le programme d’intelligence artificielle créé par le Protecteur, afin d’éviter l’apocalypse annoncée.
Le compte à rebours est lancé…

Mon avis : J’ai connu Aurélie Benattar avec Luna Viva (mon avis ICI) que j’avais beaucoup aimé. Quand elle m’a proposé de découvrir le premier tome de cette série, je n’ai pas hésité longtemps après avoir lu son résumé.

La fin du monde a été prédite par un logiciel sur lequel travail un homme mystérieux depuis des décennies. Il a aussi trouvé un moyen d’y remédier, mais pour cela il a besoin de 7 volontaires, qui iront chercher 7  clefs dans un monde virtuel.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre et l’univers virtuelle créé par l’autrice. Même si l’idée que la fin du monde soit dans moins de 15 ans fasse grave flipper (c’est mon côté jeun’s qui ressort là), la façon de le thème est abordé n’est certes pas original, mais c’est la façon de le faire qui l’est.
Beaucoup de livre jeunesse abordent le fait que le monde n’en a plus pour longtemps. Mais ils n’ont pas tous la même manière de nous donner un chemin à suivre pour nous sauver. Ici cela passe par des clefs à chercher dans un monde virtuel.
Je dois vous avouer que le côté technique m’a souvent perdu. Que je n’ai pas toujours compris comment tout fonctionnait, mais cela n’a pas gêné ma lecture. L’intérêt était ailleurs. J’en ai beaucoup appris sur les chakras et cela m’a passionné, je pense que je vais continuer mon exploration de ce côté là. Je me suis aussi beaucoup laissée porter par l’intrigue et j’ai avaler les dernières 150 pages d’une traite.
Les personnages m’ont beaucoup plus. Chacun est différent, on sent des passés omniprésents qu’on découvre petit à petit. Je sens que les tomes suivants ne manqueront pas de révélations sur le sujet.
J’ai vraiment hâte de découvrir la suite de leur quête, de les voir grandir et de suivre leurs aventures.

Je remercie l’autrice, Aurélie Benattar, pour cette lecture.

Obsessions – Danielle Thiéry

♦Éditeur : Syros
Nombre de pages : 400
♦Date de parution : 13 octobre 2022
♦Prix : Papier : 17,95€, Numérique : 13,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Courir après les fantômes est un jeu dangereux. La nouvelle enquête du capitaine Marin et sa fille.
Olympe, la fille du capitaine Marin, a fait sa rentrée à la fac de droit où elle se passionne pour la criminologie. Un jour, en plein amphi, elle est frappée de stupeur. Rafaël, son amoureux disparu deux ans plus tôt dans des circonstances terribles, se tient au fond de la salle. Est-il possible qu’il ait finalement survécu ? C’est la première d’une série d’apparitions aussi étranges que fugaces. Olympe est bouleversée,…

Mon avis : J’ai lu les romans de Danielle Thièry destinés aux adultes et j’ai beaucoup aimé. J’avais donc envie de découvrir ceux destinés aux jeunes adultes vu que je suis fan de ce type de lecture.

Olympe étudie le droit à Nantes et revient le week-end dans sa famille à Épinal. Il y a quelques années elle son petit copain a disparue et il est considéré comme décédé. Mais elle est persuadée de l’avoir vu dans un amphi. Et elle n’est pas du genre à laisser passer ça sans creuser et en découvrir de quoi il retourne.

Ce roman est digne de ceux qu’écrit Danielle Thièry pour les adultes avec des aventures rocambolesques et des éléments parfois tiré par les cheveux. Mais c’est ce qui fait le charme des histoires de l’autrice. L’intrigue est bien trouvée et loin d’être superficielle. On sent qu’elle est travaillée et qu’elle tire ses racines dans les 2 tomes précédents (Oui, ce tome est un 3ème tome et je les ai lu dans le désordre, je me suis faite avoir). Bref, tout prend son sens avec les histoires précédentes qui nous sont rapportés par flashback et je n’ai pas été gênée dans ma lecture.
Par contre je n’ai pas aimé du tout le personnage d’Olympe. Je l’ai trouvé capricieuse, égoïste, têtue et « Marie mêle-tout ». Elle m’a profondément agacée à la limite de gâcher ma lecture. J’ai souvent eu envie de lui mettre des claques à cause de ses réflexions et de sa façon de faire. C’est à dire qu’elle fonce pour avoir les réponses aux questions qu’elle se pose sans penser aux conséquences de ses actions sur les autres. Elle se met en danger et éventuellement les autres sans faire attention.
Bref, c’est une enquête qui aurait pu me plaire si le personnage principal n’était pas aussi agaçante… je vais peut être me cantonner aux livres destinés aux adultes plutôt qu’aux ados.

Je remercie Syros pour cette lecture;

La plus forte – Jo Watson

♦Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 317
♦Date de parution : 10 août 2022
♦Prix : Papier : 19,00€, Numérique : 12,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Trouvera-t-elle sa place dans un monde à taille unique ?
Lori Palmer est la nouvelle élève au lycée Bay Water, un endroit où cheveux soyeux, « beach body » et « thigh gap » sont de rigueur. Son ancienne école lui manque – un endroit où son talent artistique avait plus d’importance aux yeux de ses camarades qu’une recette de smoothie aux graines de chia.
Mal dans sa peau, Lori espère survivre à son année de terminale et à la chaleur infernale de l’été en se fondant dans le décor autant que possible. Mais ses plans tombent à l’eau lorsqu’elle apprend que Jake, le sportif populaire du lycée, est bénévole à l’école de Zac, son petit frère. Lori se retrouve alors plongée dans le monde de Jake, où se mêlent water-polo, fêtes et observation des étoiles.
Alors qu’elle se rapproche de Jake et que sa relation avec sa mère se détériore, les anciennes angoisses de Lori refont surface et elle se jette à corps perdu dans son art. En empruntant une nouvelle direction, Lori découvre que trouver sa voix peut lui attirer des ennuis, mais surtout qu’il est aussi important de défendre ses idées que de se défendre elle-même.

Mon avis : Je suis de loin le courant body positive, pas parce que que je me sens pas concernée, mais parce que ce n’est pas une des batailles que je veux mener en premier. Mais de temps en temps j’aime lire ce style de roman qui réchauffe un peu le cœur.

Lori a du changer d’école car sa famille a déménager. Ce n’est facile pour personne de réussir à se faire une place dans une nouvelle école, mais ça l’est encore plus pour Lori qui est ronde et n’a pas une très bonne estime d’elle-même. Mais elle n’a pas d’autres choix que de faire front.

Je savais que ce livre allait me plaire et c’est le cas. C’est un livre qui se lit très vite, sans prise de tête même s’il traite de sujets qui sont toujours d’actualités (malheureusement) la grossophobie et le harcèlement. Le sujets sont abordés de manière un peu simpliste, mais je n’en demandé pas plus. Je voulais me divertir avec une histoire qui me touche.
Les personnages sont complexes, il est difficile de définir qui est réellement méchant ou réellement gentil. D’ailleurs je ne pense pas qu’il y ait de méchant. A trop vouloir être positif, ce livre va parfois dans le trop facile ou tout s’arrange trop vite et trop bien.
Mais c’est aussi un des point fort de cette histoire. Ce livre redonne le sourire. Il montre qu’il ne faut pas juger les gens trop vite dans un sens ou dans l’autre. Que les apparences sont parfois trompeuses et qu’il faut donner sa chance à tout le monde. Et surtout, le message qu’il veut faire passer c’est que bien souvent les gens ne nous voient pas de la même façon que nous, et qu’on devrait aussi leur faire confiance pour nous revaloriser.

Pas la fin du monde – Rachel Corenblit

♦Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 250
♦Date de parution : 14 août
♦Prix : papier : 13,90€, Numérique : 9,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Toulouse, 21 septembre 2001.
Léon a 17 ans, un chagrin d’amour et une famille disloquée depuis le divorce de ses parents.
Sa soeur Frida, 22 ans, est en colère. Contre tout le monde, tout le temps.
Dans leur ville touchée par l’une des plus grandes catastrophes industrielles du XXIe siècle, tous deux tentent de réparer les liens. De reconstruire leur monde sous un jour nouveau.

Mon avis : Lorsque que faisais mes prévisions d’achats pour août, ce livre m’a interpellé. D’abord parce qu’il se passe à Toulouse et que c’est une ville pas très loin de chez moi et que je la connais un peu, que l’incident arrivé à l’usine AZF m’a marqué il y a une vingtaine d’années et parce que j’ai déjà lu l’autrice et que j’aime ce qu’elle fait.

Lors de l’explosion accidentelle de l’usine AZF de Toulouse en 2001, la ville a été chamboulée. Parmi tous ces gens dont la vie a basculé, il y à Léon, Frida, leur grand-mère Aida, leur père François et leur mère Inès. Et cette famille un peu éclatée va tenter de se reconstruire au milieu de cette ville accidentée.

Que dire de ce livre ?
Que d’abord il m’a apporté une vision sur l’accident de l’usine AZF que je n’avais pas. Je n’avais pas conscience de toutes ses vies ravagées. De tous ces logements écroulés avec des gens qui se retrouvent sans rien du jour au lendemain. À ça s’ajoute le fait d’être blessé plus ou moins gravement, voire d’y laisser la vie… Comment se reconstruire après ça ? Reconstruire une ville c’est facile mais comment avancer sans être trop bancale après avoir vécu cela ? Je me pose encore la question. Tout dépend de la force de chacun et là dessus c’est très difficile de savoir.
Ensuite que j’ai été très touché par TOUS les personnages. Chacun à leur façon ils ont montré une facette de leur sensibilité qu’on ne perçoit pas de prime abord. Ils sont la preuve de la complexité de l’humain. Et c’est ce que j’aime dans mes lectures, découvrir des personnages complexes, avec un passé pas simple, voire carrément torturé pour certains. J’aime ces héros qui n’en sont pas et qui prouvent que le monde est varié et qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
La fin est plutôt neutre, mais elle est pile poil comme il faut. Ce roman retrace 24h dans la vie de 5 personnes, il n’a pas de solution miracle, mais il laisse tout de même s’installer l’espoir.
Un petit bémol tout de même sur la relecture qui aurait dû être plus vigilante, il manquait pas mal de mots dans les phrases…

Merci Bayard et Babelio pour cette lecture.

10/35