Suprême – Arwen Elys Dayton

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages :  380
Date de parution : 12 mars 2020
Prix : 16,95€
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Résumé : Six époques.
Six histoires.
Six quêtes de perfection.
Depuis des décennies, l’homme cherche à déjouer les règles de la nature pour créer un être suprême. Toujours plus fort, toujours plus rapide, toujours plus beau. Le monde de demain regorge d’ambitions nouvelles et d’évolutions toujours plus performantes. Ce dont on peut rêver, on peut le devenir. Mais l’être suprême pourra-t-il un jour devenir l’être parfait ?

Mon avis : J’ai découvert ce livre au salon du livre jeunesse de Montreuil. Il m’avait intrigué mais je n’étais pas pressée de le lire. J’ai décidé de le lire pendant mes vacances, j’ai du temps et je l’ai dans ma PAL. Mais je ne sais pourquoi, j’y allais à reculons…

Ce livre est un recueil de 6 histoires qui se déroulent à des périodes différentes mais dans le même univers. Chacune nous montre l’évolution de la médecine et de la science pour soigner l’homme et les dérives qui peuvent en découler.

J’ai ouvert le livre en me disant, je tente de lire une cinquantaine de pages et si je n’accroche pas, j’arrête. En fin, j’ai été happé dès les quinze premières pages ! Je n’ai plus pu le lâcher ensuite.
Je suis fascinée par ces auteurs à l’imagination débordante qui nous dépeigne le monde de demain. Qu’il soit bon ou mauvais. Ils sont d’ailleurs plus pessimistes qu’optimistes ! C’est le cas ici aussi.
Que ferait l’homme s’il arrivait à développer la médecine de telle façon qu’il en deviendrait immortel ? Dans ces cas là, le pire comme le meilleur peuvent arriver. À travers 6 histoires qui se suivent chronologiquement, Arwen Elys Dayton nous montre tout ce que l’homme à de pire et de meilleur. Comment parfois il peur retourner sa veste quand c’est à son avantage. C’est purement effrayant parfois mais surtout ça fait réfléchir. C’est ce que j’aime dans les romans d’anticipation. L’autrice nous montre ce que pourrait devenir notre monde, souvent sous son pire jour, mais sans faire la morale. Au contraire, elle donne surtout des pistes de réflexions.
J’ai vraiment aimé ces nouvelles qui m’ont faite frémir, sourire, pleurer et surtout réfléchir. Je ne suis vraiment pas sûre de vouloir de ce monde !
Je vous conseille se livre si vous voulez du dépaysement et matière à réfléchir.

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

24/50

In real life tome 3 – Réinitialisation – Maïwenn Alix

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  469
Date de parution : 26 février 2020
Prix : 17,90€
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Résumé : Dernier tome des aventures de Lani, une jeune fille de 17 ans évoluant dans une société futuriste où les humains sont asservis à un réseau numérique nommé le Système, auquel elle tente d’échapper.

Mon avis : J’ai lu les deux premiers tomes que j’ai beaucoup aimés et j’avais hâte de connaitre la suite des aventures de Lani et Alexander.

Comme le résumé du dessus est plutôt bien fait pour en rien vous dévoiler des tomes précédents, je vais également éviter de vous spoiler avec mon résume personnel.

J’étais heureuse de retrouver Lani, Alexander et leur petite bande. La fin du tome 2 me laissait pleine d’interrogations et j’avais hâte de d’avoir les réponses à mes questions, et j’ai été servie !
La première partie du roman est plutôt longue, j’ai trouvé que ça n’avançait pas. Ça piétine pas mal. On sait que c’est nécessaire au moment de la lecture, que tout ce qui se passe va déboucher sur la fin, qui se construit petit à petit, mais il n’empêche que j’ai trouvé ça long… Lani en est même arrivée à m’agacer parfois, c’est dire ! Bon, je maintiens que c’est utile à la compréhension de la fin, mais quand même, c’est long (je pense que vous l’aurez compris).
La fin par contre est plein de rebondissements. Sur les 100 dernières pages on va de révélations en révélations, j’ai même eu parfois du mal à suivre. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à un tel dénouement ! J’étais un peu sur le cul. Par contre, après avoir posé mon livre et réfléchi à cette fin, j’y ai vu quelques incohérence… Qui ne gènent pas du tout la lecture au moment où l’on tourne les pages, mais on s’en aperçoit après.
Je ne sais pas si l’autrice avait déjà pensé à une telle fin en écrivant les premières pages du tome un mais elle a parfaitement réussi son effet de surprise.
J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec cette Trilogie et je recommande Maïwenn comme autrice française à suivre.

Je remercie Milan pour cette belle découverte.

18/50

Nos passés imparfaits tome 1 – Destins volés – Danielle Rollins

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages :  395
Date de parution : 6 février 2020
Prix : 17,95€
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Résumé : Une histoire d’amour envoûtante qui traverse le temps et les époques.
Dorothy est piégée et prête à tout pour échapper au mariage arrangé par sa mère. Y compris s’enfuir et embarquer clandestinement à bord d’un étrange vaisseau. Mais en faisant la connaissance du jeune et mystérieux Ash, la jeune fille est loin de se douter qu’elle va atterrir dans un futur déchiré par les catastrophes naturelles et la guerre civile. Un futur dans lequel Ash a une mission des plus cruciales : remonter le temps et retrouver le Professeur, son mentor, afin d’empêcher le monde de sombrer dans le chaos. Ce que Dorothy ignore, c’est qu’en fuyant son tragique destin, c’est celui de l’humanité entière qu’elle vient de changer…

Mon avis : Ce livre m’a été proposé en avant première au salon jeunesse de Montreuil. Le temps de le caser dans mon emploi du temps et je l’ai lu pour sa date de sortie.

Alors qu’elle est une arnaqueuse en 1913, Dorothy se retrouve en l’an 2077 alors qu’elle chercher à échapper à sa mère et au mariage qu’elle lui a arrangé. Une fois dans cette nouvelle époque elle doit s’adapter aux nouveautés et ici aussi apprendre à survivre.

J’ai du mal avec les voyages dans le temps, je m’y perds souvent dans leur théorie et ce roman n’a pas échappé à la règle. J’ai l’esprit trop cartésien pour tout comprendre. C’est comme si mon cerveau s’y refusait. Souvent je fais abstraction des explications, scientifiques et techniques, qui me perdent plus qu’autre chose. Je pars du principe que c’est possible et que je ne veux pas savoir comment. Ça me simplifie bien les choses !
Ce point mis à part, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Impossible de m’immerger et de me laisser emporter. Et je n’ai pas réussi à trouver ce qu’il manquait pour que la mayonnaise prenne… Les personnages sont attachants, on arrive à les apprécier. Ils ont bien sûr quelques défauts, mais c’est ce qui les rend plus accessible. J’ai relevé quelques points qui m’ont dérangés mais rien qui n’entravent plus que ça le plaisir de lecture.
L’histoire et l’intrigue sont bien trouvés, mais je ne sais pas pourquoi je n’ai pas adhéré. Même la fin qui dévoile son lot de révélations, n’a pas réussi à m’enthousiasmer plus que cela. C’est peut-être que la science fiction n’est décidément pas mon genre littéraire ?
Je ne suis d’ailleurs pas sure de continuer la série…
Et vous ? Vous l’avez lu ? Qu’en avait vous pensé ?

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

13/50

Lou après tout tome 1 – Le grand effondrement – Jérôme Leroy

Éditeur : Syros
Nombre de pages : 381
Date de parution : 16 mai 2019
Prix : 16,95€
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Résumé : Lorsque la civilisation s’est effondrée, le monde allait mal depuis longtemps. Bouleversements climatiques, émeutes, épidémies inquiétantes et dictatures… c’était un monde en bout de course, où l’on faisait semblant de vivre normalement. Le Grand Effondrement était inévitable, mais nul n’aurait pu imaginer ce qui allait suivre.
Quinze ans plus tard, Lou et Guillaume font partie des survivants. Elle est adolescente, lui a une trentaine d’années. Il l’a recueillie quand elle était toute petite. Réfugiés dans une ancienne villa perchée sur un mont des Flandres, ils savent que le danger peut surgir à tout instant.

Mon avis : J’aime les livres post-apocalyptiques et celui-ci avait l’air de la trempe de ceux qu’on n’oublie pas. Il ne m’a pas fallu beaucoup pour me laisser tenter.

Après l’effondrement du monde comme nous le connaissons, Lou et Guillaume parcourt le Nord de la France en tentant de survivre. Nous les suivons dans ce monde de désolation en découvrant petit à petit comment ils en sont arrivés là.

Dès les premières pages nous sommes plongés dans ce monde que nous ne connaissons pas mais qui nous parait aussi familier. On découvre les vestiges de ce que l’on a connu et le peu qu’il reste de la terre. La vie des survivants est dure, compliquée et chaque jour pourrait être le dernier. Sur les cendres de nos sociétés modernes ne survivent que les plus forts et les plus débrouillards.
Ce qui est le plus perturbant avec ce livre c’est qu’il se passe dans à peine 25 ans et que tout ce que raconte l’auteur parait plausible. On regarde alors ce qui nous entoure d’une manière différente, en se disant que demain pourrait voler en éclats, que nos valeurs et ce que nous connaissons depuis toujours pourraient disparaitre du jour au lendemain ne laissant sur terre que quelques survivants qui auraient tout à refaire, mais surtout ils doivent commencer par survivre.
Je préfère ne pas vous parler de tous les dangers que Guillaume et Lou affrontent quotidiennement, mais plutôt vous laissez vous même découvrir ce monde plus qu’hostile ! Tout ce qui sort de l’imagination de l’auteur, je n’y aurais jamais pensé, c’est sensé n’être qu’imaginaire, mais ça pourrait tellement arriver, c’est tellement crédible que ça en fait froid dans le dos. D’ailleurs si vous l’avez lu, je suis curieuse de connaitre votre avis et votre ressenti là-dessus.
Sinon, j’ai adoré Guillaume, qu’on découvre vraiment dans ce tome et j’ai aussi beaucoup aimé ce qu’on a aperçu de Lou, j’ai hâte d’en apprendre plus dans le tome suivant.
Je recommande vraiment ce livre pour cet été.

Je remercie Syros pour cette lecture.

36/65

Rosewater – Tade Thompson

Éditeur : Nouveaux Millénaires
Nombre de pages : 381
Date de parution : 24 avril 2019
Prix : 19,90€
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Résumé : Nigeria, 2066. La ville de Rosewater a poussé comme un champignon autour d un biodôme extraterrestre mystérieusement apparu quelques années plus tôt et qui, depuis, suscite de nombreuses interrogations parmi la communauté internationale. Les habitants de Rosewater, eux, se fichent bien du comment et du pourquoi, tant que le dôme continue de dispenser ses guérisons miraculeuses lors de son ouverture annuelle. Karoo vit dans cette cour des miracles. Officiellement, il travaille comme agent de répression de la cyberfraude, mais il est aussi un membre du S45, une officine d État chargée de missions plus ou moins discrètes qui l a recruté en raison de ses pouvoirs psychiques, sans doute acquis au contact du dôme. Mais aujourd’hui, ses talents font de lui une cible…

Mon avis : Je lis peu de science fiction, mais ce titre m’a attiré, sa couverture aussi, et le résumé à fini de me convaincre.

Nous sommes au Nigeria en 2066, les extraterrestres sont apparus sur terre, sous une forme étrange. Le monde entier s’en méfie, sauf le Nigeria qui lui exploite le dôme apparu 11 ans plus tôt et qui guéri les gens une fois par an. Mais qui sont-ils ? Et que veulent-ils exactement ? Karoo vit dans la ville qui s’est bâtie autour du dôme, il peut lire dans les esprits et travaille pour le gouvernement. Mais une aura de mystère l’entour et il est bien difficile de le cerner.

Je me suis plongée assez facilement dans l’histoire. On découvre petit à petit ce monde de 2066, pas si lointain quand on y réfléchit bien, et il a un côté rassurant et surtout très flippant… Karoo est un homme assez sur de lui et solitaire, il mène sa vie sans accroc. Entre son travail officiel, son appartement et son travail plus secret. Il a l’air blasé. C’est à travers ses yeux que nous découvrons le monde tel qu’il est devenu. On a l’impression que plus rien ne le touche, qu’il a tout vu et qu’il ne fait que survivre en attendant la fin de sa vie.
C’est à travers d’habiles flashbacks que l’on découvre ce qu’il s’est passé ces 30 dernières années, comment le monde et surtout le Nigeria en est arrivé là. Comment les extraterrestres sont arrivés là et surtout ce qu’ils représentent exactement. Ce monde est plus complexe qu’on le ne croit au départ, même s’il est toujours dirigé par des croyances ancestrales. Le Nigeria est d’ailleurs un mélange précaire de sciences avancées et de croyances tribales. On se demande toujours quand tout cela va voler en éclats.
De manipulations en découvertes fracassantes on découvre à la toute fin le pourquoi de tout cela, ce qu’il va réellement advenir de l’espèce humaine et cela fait vraiment froid dans le dos. Je me demande toujours où les auteurs trouvent cette imagination et cette inspiration…
Bref, j’ai passé un très bon moment lecture, même si je ne lirais pas de science fiction de si tôt. Leurs théories sont tellement probables qu’elles me font toujours peur.

Je remercie Pygmalion pour cette lecture.