Le jeu du chien – Mickaël Dalbani

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 451
♦Date de parution : 30 mai 2022
♦Prix : 24,00€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Août 2001. Une vague d’assassinats sanglants déferle sur Toulouse. Le tueur laisse des messages codés sur le corps de ses victimes. Des messages énigmatiques pour tous, sauf pour Alex, travailleur social auprès de jeunes en difficulté. Ces messages réveillent de douloureux souvenirs d’enfance enfouis depuis longtemps. Car Alex cache un terrible secret qu’il refuse de révéler au policier qui mène l’enquête. Rapidement, les soupçons se portent sur lui et il devient le suspect numéro un. Seul, au bord de la paranoïa, il n’a pas le choix : il doit déchiffrer lui-même les messages codés pour démasquer le tueur afin de prouver son innocence. Quitte à ouvrir une porte vers l’enfer.

Mon avis : Un policier pour continuer sur ma lancée ! Bien sûr que oui, surtout si celui-ci se passe pas loin de chez moi dans la ville de Toulouse.

Alex est éducateur à la mission locale. Il est tous les jours face à la détresse des ados et jeunes adultes mais il arrive à faire face. Jusqu’au jour où un passé qu’il avait cru oublié remonte à la surface.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui décrit très bien la ville de Toulouse, c’est comme si nous y étions. Je n’y vis pas mais c’est comme si je m’y baladais à nouveau. On en perçoit l’ambiance et la chaleur des journées d’été.
Alex est un personnage qui m’a plu d’entrée. Il est franc et on sait rapidement où l’on va avec lui. On sait aussi, paradoxalement, qu’il cache des secrets, mais ce sont des secrets d’enfant et on sait très bien qu’avec eux c’est quitte ou double. Ces secrets vous façonnent un adulte et alimentent son côté sombre.
L’enquête est bien menée, l’intrigue bien trouvée. On par d’une histoire de gamins pour arriver à une situation plutôt alambiquée, avec des recoins qu’on ne soupçonnait pas… D’une vie plutôt tranquille Alex est catapulté dans le passé. passé qui lui revient en pleine tête et qui laisse pas mal de traces sur son présent. Il en vient à explorer les bas fonds de la ville pour réussir à trouver pourquoi tout se passe maintenant après tant d’années et risque de mettre sa vie en l’air.
Pour ma part, j’avais une petite idée qui s’est avérée juste même si l’auteur a réussi à me mettre une doute une bonne dizaines de fois.
Bref, c’est un policier que vous recommande si vous voulez vous creuser les méninges.

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Oméga – Alixia Egnam

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 255
♦Date de parution : 30 mai 2022
♦Prix : 20,00€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Bearcreek, Montana. Dernier recensement : soixante-dix-neuf habitants. Ou plutôt, soixante-dix-huit loups. Des loups de la meute de Split Jenkins… Et Lexi, qui reste désespérément humaine malgré les lunes qui défilent. Pourquoi est-ce que Lexi ne se transforme pas ? Pourquoi a-t-elle les yeux bleus alors que ceux des autres sont noirs ? Qui est-elle vraiment ? Par choix, Hunter refuse de vivre avec la meute. Assister aux réunions, accepter les jobs qu’on lui propose ? OK. Mais rien de plus. C’est un paria, comme Lexi. Et quand il prend la jeune femme comme coloc, il découvre qu’ils sont semblables : tous les deux sont des brebis galeuses au milieu de la meute parfaite de Bearcreak. Lexi est rejetée et révoltée. Hunter est indépendant et rebelle. Tous les deux cachent de lourds secrets. Entrez dans la meute de Bearcreak, ses luttes de pouvoir, ses faux-semblants et ses zones d’ombre.

Mon avis : Et si pour changer un peu de ma période policier, je me faisais un petit roman d’urban fantasy ? Ni une , ni deux, me voilà avec dans les mains un livre qui parle de loups-garous avec une superbe couverture comme je les aime.

Lexi est partie de la meute où elle n’a jamais trouvé sa place. Quand elle revient à la mort de l’Alpha pour lui dire un dernier adieu, elle tombe dans un piège qu’elle n’aurait pas pus soupçonner.

Dans l’ensemble, ce livre m’a plu. J’étais contente de retrouver Lexi et Hunter tous les soir avant de m’endormir. Lexi est un personnage attachant, qui prend peu à peu conscience de son entourage, de tout ce qui se trame autour d’elle depuis son enfance. Elle a parfois été un peu naïve, mais elle est encore jeune et il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et il faut dire qu’elle a eu enfin le recul nécessaire pour voir la meute dans son ensemble, même les aspects les plus sombres. J’ai apprécié la voir grandir, changer, prendre de l’assurance et réussir à protéger les siens.
Hunter est un peu plus sombre et mystérieux. On sent dès le début qu’il cache quelque chose et qu’il ne peut pas tout dire. Pas encore. Mais il est aussi un peu caricatural, dans le genre grand, beau, musclé, tatoué (d’ailleurs pourquoi des tatouages polynésiens pour un loup d’Amérique du Nord ?) et mystérieux. Je l’ai trouvé un peu trop prévisible.
L’univers paranormal est original, la façon de vivre de la meute, la connexion entre les membres est bien imaginée et change de ce que j’ai pu lire. Mais j’ai trouvé que cela n’était pas assez exploité. Je suis sure que ça gagnerait à être développé. Tout cela sert l’intrigue qui est elle aussi bien pensée, elle s’étale sur plusieurs années et est complexe. Mais pareil, tout s’enchaine parfois trop vite et trop bien, je n’aurais rien eu contre quelques dizaines de pages supplémentaire pour développer tout cela.
Cela reste un roman qui se lit bien et qui diverti, idéal pour se vider la tête.

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Bureau fédéral de la magie tome 4 – L’allergie d’une furie – Annabelle Chase

♦Éditeur : Alter Real
♦Nombre de pages : 245
♦Date de parution : 12 février 2022
♦Prix : 17,00€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Malheur ! Tout le monde tousse en ville ! Et éternue ! La faute à une vague d’allergies… Des allergies ? Peut-être, mais des allergies mortelles. Impossible que cette maladie soit d’origine naturelle. C’est une mission pour moi, l’Agent Fury ! D’autant que le Festival Annuel du Fromage approche. C’est une institution pour Chipping Cheddar, et le terrain de jeu idéal pour un démon qui a décidé de décimer toute la ville. Et comme si ça ne suffisait pas, de nouveaux voisins se sont installés dans l’impasse Munster, et ma mère ne voit pas ça d’un très bon œil, sans parler de ma grand-mère ! Une seule solution : accepter ce que je suis, et utiliser ma magie pour éviter une catastrophe. Catastrophe, vous avez dit ? Ça pourrait être mon deuxième prénom. Heureusement, je suis toujours prête à relever de nouveau défis, surtout si le shérif Fox est à mes côtés.

Mon avis : Des créatures fantastiques, un peut d’humour et une femmes plutôt jolie, intelligente et rigolote et ce livre à tout pour me plaire.

La petite ville de Chipping Cheddar se retrouve à faire face à une épidémie juste avant le festival du fromage. Mais cette épidémie a un parfum de surnaturelle, Eden doit alors faire le maximum pour y faire face.

J’ai passé un excellent moment avec ce livre. C’est un quatrième tome avec une intrigue indépendante, le file rouge de cette saga étant Eden et ses pouvoirs magiques qui évoluent et surtout sa famille frappa-dingue qui la rend totalement folle. Et on le serait à moins avec une telle famille. Les échanges avec cette famille au caractère bien trempée, pour laquelle la méchanceté est presque une profession de foi, sont délicieux. Je me suis vraiment régalée à les lire. C’est franchement le grand atout du livre. L’intrigue passe limite en arrière plan, surtout sur ce tome.
Tout s’enchaine très vite, mais c’est un peu normal parce que le livre est court, 250 pages environs. Mais c’était très bien comme ça. Ce livre je l’ai dévoré alors que j’étais dans une période où l’envie de lire était partie. La voilà d’ailleurs revenue, ouf ! Mais revenons à l’intrigue : les démons sont gentillets, du moins dans cet épisode, et lui-même est limite mignon.
Bref, c’est un livre léger, rigolo avec une intrigue qui se suit facilement, idéal à lire au jardin, sur une chaise longue avec le soleil qui revient et une boisson fraîche !

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Over the rainbow – Constance Joly

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages : 183
♦Date de parution : 19 janvier 2022
♦Prix : 7,00€
♦Acheter :

Résumé : Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.
Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.

Mon avis : Il est des livres qui sont difficiles à définir. Celui-ci en fait partie. L’histoire est belle et simple. Elle est plutôt commune, une femme devenue adulte souhaite comprendre la vie de son père. Ce père qu’elle a aimé, qui est mort du sida et qu’elle n’est pas sûre d’avoir totalement connue.

J’ai d’abord eu du mal avec le style d’écriture que j’ai trouvé décousu. les 20 ou 30 premières pages, je me suis même demandée si j’allais réussir à le terminé. Puis, je me suis laissée emporter par les émotions transmises par l’histoire. On s’aperçoit alors, que si le récit parait confus c’est parce que les sentiments de l’autrice face à la découverte de la vie de son père le sont aussi. Elle nous transmet tout tel quel, comme elle le perçoit, comme elle le vit.
Elle garde quand même un peu de retenue sur les aspects plus intimes de la vie de son père et de sa mère. Elle s’attarde surtout sur ce que tout cela a eu comme impacte sur sa vie.
Dans les années 80 le sida est une maladie encore peu connue, honteuse, dont on ne parle pas, dont on a peur et il est très difficile de vivre avec au quotidien. Tout cela est expliqué à travers ses yeux d’enfant, d’adolescente et de jeune adulte.

C’est un court roman poignant qui fait réfléchir sur plein de chose. La relation enfant/parent, la maladie lourde et ses effets sur les familles…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

Le nid – Fred Nerrière

♦Éditeur : Alter Real
♦Nombre de pages : 344
♦Date de parution : 28 février 2022
♦Prix : 20,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un enfant est retrouvé mort au milieu des marais, au cœur des forêts du sud de la Vendée, juste à côté de l’abbaye Sainte Colombe. Trente ans auparavant, au même endroit, un enfant a lui aussi été retrouvé mort dans un nid de branchages. Simple coïncidence ? Ou récidive ? La gendarmerie locale est dépassée, car dans ce coin tranquille, il ne se passe jamais rien de grave. Sauf ce meurtre d’enfant, il y a trente ans, et qui n’a jamais été élucidé. Simon Lafarge est détaché de son commissariat pour assister Claire Destours, la capitaine de gendarmerie. Pourquoi lui ? Parce qu’il connaît la région mieux que personne. Après tout, il a grandi ici, et a fréquenté l’école Sainte Colombe, tenue par les prêtres de l’abbaye. Mais pas seulement… Revenir sur les traces du passé n’est pas simple, les bois et les marais cachent bien des secrets, Simon Lafarge le suspecte depuis toujours. Entre mensonges, disparitions et faux-semblants, poussez la porte de l’abbaye de Sainte Colombe ! Un thriller passionnant et glaçant !

Mon avis : Moi qui suis repartie sur ma période polars, en ce moment je suis gâtée ! Je ne fais que de belles découvertes.

Simon Lafargue revient sur les lieux de son enfant pour un élucider un meurtre qui en rappel un autre commis 30 ans plus tôt. Mais tous les retours dans le passé ne sont pas bons…

J’ai accroché dès le début avec ce roman, parce que j’ai accroché dès le début avec le personnage Simon Lafargue. J’ai de suite apprécié cet homme bourru qui cache au fond de lui des blessures d’enfance qu’on a envie de découvrir. Et surtout, même s’il grogne beaucoup on a aussi envie de le consoler. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à qui cela a fait cet effet là…
Dans l’ensemble tous les personnages m’ont plus. Certains personnages secondaires ont l’air un peu trop stéréotypés, mais ils sont tous plutôt réalistes. Des gentils, tout en nuances, qu’on a envie d’aimer et des méchants qu’on a envie de détester.
L’intrigue est également bien menée, mêlant habilement passé et présent. L’auteur arrive à nous embrouiller et à nous faire perdre nos repères. Nous faisant régulièrement douter du(es) coupables(s). L’énigme n’est pas forcément très original, les affaires resurgissant du passer sont habituelles, mais celle-ci est bien écrite, fluide et produit un joli petit effet.
Je ne connais pas la région de la Vendée, et ici l’auteur a réussi à m’y plonger totalement. Il m’a même donné envie d’aller visiter cette partie de France lors de mes prochaines vacances.
Ce livre réuni tout ce qu’il faut pour lire un bon policier qui nous fait réfléchir et douter.

Je remercie les éditions Alter Real pour cette lecture.