[Blog tour] Allie Beckstrom tome 1, Magie jusqu’à l’os – Devon Monk

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 387
♦Date de parution : 2 décembre 2022
♦Prix : Papier : 23,00€ ; Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Oubliez les contes de fées, les abracadabras, les étincelles et la poussière d’ange. La magie, c’est comme l’alcool, les parties de jambes en l’air et les drogues : il y a toujours un prix à payer.
Parfois, le prix est minime, juste une bonne migraine. Pas cher payé, n’est-ce pas ? Mais parfois, il est bien plus élevé. Et certains refusent de régler leur dette et la transfèrent à un innocent.
C’est là qu’Allie Beckstrom entre en jeu. C’est un limier, et elle est la meilleure. Son quotidien ? Identifier et traquer les lanceurs de sort malhonnêtes. Elle adore son job, même si elle aussi, paie au prix fort l’utilisation de la magie.
Sa nouvelle mission risque de l’entraîner sur une pente encore plus glissante que son quotidien déjà dangereux. Le principal suspect n’est autre que son père, avec qui elle a coupé les ponts.
Et puis il y a cet homme mystérieux qui croise sa route un peu trop souvent à son goût. Qui est-il ? Que lui veut-il ? Et pourquoi, lorsqu’elle fait appel à la magie quand il est dans les parages, elle n’en subit pas les conséquences ?
Allie le sait, dans ce monde, tout à un prix. Même celui de la vérité.

Mon avis : Cette série m’a été recommandée par mon amie Melliane lors de la proposition de ce blog tour. Et je sais que je peux me fier les yeux fermer à ses avis sur ce genre de lectures.

Allie maitrise la magie qui circule sous la ville de Portland. Tout le monde peut d’ailleurs y avoir accès et l’utiliser tant qu’il est prêt à en payer le prix. Allie en a fait son métier. Elle traque ceux qui utilisent la magie illégalement pour que la justice les punissent.

Dès le début j’ai accroché avec le personnage d’Allie. Elle est entière et sans faux semblant. Elle a tourné le dos à son père et sa fortune pour mener la vie qu’elle voulait comme elle le voulait. Et elle tient tête à son père qui est l’un des hommes le plus puissant de la ville. C’est une vraie tête de mule. Elle cache aussi un secret au fond d’elle même, au premier sens du terme et cela m’a interpelé dès le début.
L’univers est original, même si j’ai du mal à comprendre comment la magie est devenu si anodine est quotidienne. Pour moi il manque quelques éléments… (attentions spoiler 🙂 est-ce que cela concerne uniquement la ville de Portland ou la terre entière ?. C’est tout de même quelque chose que je n’avais jamais lu.
L’intrigue est aussi bien menée.On avance pas à pas, les éléments découverts invitent à se poser d’autres questions, rien n’est jamais résolu du premier coup. On sent que tout n’est pas résolu dans le premier tome et que les tomes suivants vont nous dévoiler d’autres informations sur les capacités d’Allie et sur les pouvoirs qui s’affrontent dans l’ombre. Cela m’a donné fortement envie de découvrir les prochains livres !

Extrait :

Je chuchotai un sort pour diriger la magie chaude et pétillante dans mes yeux, mes oreilles et mon nez et dessinai un glyphe simple en l’air du bout des doigts. Le sort boosta mes sens et ma conscience de la magie comme si on avait allumé la lumière dans une pièce obscure.
Pas étonnant que la puanteur de vieille magie soit si prégnante dans la pièce. Le sort qui était enroulé autour de Garçon était extrêmement puissant, créé pour canaliser une énorme quantité de pouvoir. Au lieu d’un glyphe ordinaire qui ressemblait à de la dentelle fine, ce monstre était constitué de cordes aussi épaisses que mon pouce. La magie se nouait et se tordait autour de sa poitrine en doubles boucles inversées, typiques d’un motif de Décharge. Ce sort avait été jeté pour transférer le prix à payer de l’utilisation de la magie sur un innocent ; dans le cas présent, sur un innocent de cinq ans. C’était le genre d’attaque qui causerait des problèmes de santé à un adulte, voire une cécité temporaire d’un ou deux mois, jusqu’à ce que le prix de la magie que le jeteur de sorts avait invoquée soit acquitté et que les lignes résiduelles tombent en poussière.
Ce n’était pas un accident.
Quelqu’un avait essayé de tuer cet enfant de manière intentionnelle.
Le fait que quelqu’un ait jeté un sort de Décharge illégal m’agaçait. Qu’il l’ait dirigé contre un enfant me plongeait dans une colère noire.
Le motif du sortilège s’enroulait autour de la gorge de Garçon comme un collier hors de prix, comportant des chaînes supplémentaires qui sortaient de ses narines. Je pouvais entendre le raclement de la magie dans ses poumons. Pas étonnant que le cœur de ce pauvre bout de chou batte aussi vite.
Je me penchai et reniflai sa bouche. La magie était vieille et fétide, et sentait la chair avariée. Une attaque récente ne sentait jamais si vite aussi mauvais. Garçon n’avait pas été frappé aujourd’hui. Sans doute pas la veille non plus. Je réalisai, choquée, que le petit garçon avait été marqué une semaine plus tôt, voire auparavant.
Je ne comprenais pas qu’il ait tenu aussi longtemps.
Je résistai à l’envie de lécher la magie, de poser mes lèvres brièvement sur les cordes qui recouvraient sa bouche. Le goût et l’odorat étaient les points forts des Traqueurs, et grâce à eux, je pouvais en apprendre beaucoup sur une attaque. Mais personne n’avait envie de voir une femme adulte lécher les plaies de quelqu’un, qu’elles soient magiques ou non. Je pris une autre grande inspiration, la bouche ouverte, pour sentir à la fois le goût de la magie sur mon palais et dans mes sinus. Les lignes étaient vieilles, aussi ne sentis-je que la mort. La mort de Garçon.
Je marmonnai un autre mantra, puisai encore un peu de magie et suivis les cordes qui se croisaient sur sa poitrine avec mes doigts, mémorisant les boucles, les nœuds et les angles. Les cordes les plus petites s’élevaient comme des filets de fumée ; des cendres qui subsistaient du feu allumé par le glyphe du sort de Décharge.
Chaque utilisateur de magie avait sa propre signature ; un style permanent et unique, comme une empreinte digitale ou une séquence d’ADN. Une bonne Main pouvait imiter la signature d’un lanceur de sorts, mais la falsification n’était jamais parfaite, et rarement suffisante pour duper un Traqueur digne de ce nom.
Et j’en étais plus que digne. Je retraçai le sort, m’attardant sur les nœuds, et mémorisai l’endroit où les cordes se croisaient, s’éloignaient et se fondaient les unes aux autres.
Je connaissais cette marque. Je connaissais cette signature. De façon intime.
J’écartai avec vivacité la main du corps de Garçon, brisant tout contact magique avec lui. Pas étonnant que cette signature me soit familière.

Je remercie Melliane du blog Between dreams and reality et les éditions Alter Real pour cette lecture.

Une petite bafouille ?

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