[Challenge Jeunesse / Young adult] Concours 3 – Rebelles éditions – Résultats

Et voilà enfin venue l’heure des résultats du dernier concours.

Tout d’abord les réponses aux questions :
* Combien de collections comprend Rebelle éditions ?
6 collections
* Pour la 2éme édition du challenge, quelles sont les dates pour les inscriptions ?
Les inscriptions se font du 1er octobre au 31 décembre 2012.

Et les heureux gagnants sont :
Pour le livre de Sophie Jomain : Eleane R. (91)
Pour les marque-pages :
Céline L. (31)
Emmanuelle B. (74)

Félicitations à eux et merci à tous ceux qui ont participé.

Eleane Rohaut

Anita Blake tome 16 – Sang Noir – Laurell K. Hamilton

♦ Éditeur : Bragelonne
♦ Nombre de page : 404
♦ Date de parution : 28 septembre 012
♦ Prix : 23,00€

Résumé : Le loup-garou Jason a besoin de moi, non pas comme chasseuse de vampires, marshal fédéral ou nécromancienne, mais en tant qu’amie. Pendant quelques jours, il voudrait avoir l’air d’un type normal, dans une relation de couple normale, afin de pouvoir faire ses adieux à son père mourant. Dans sa petite ville natale de Caroline du Nord, on ne devrait pas avoir trop de mal à garder notre identité secrète. Depuis le temps, je devrais pourtant savoir que rien ne se passe jamais comme prévu.

Mon avis : Anita m’a fait découvrir l’urban fantasy et, même si elle me déçoit depuis le tome 10, je continue de lire cette série, qui est celle qui m’a fait ouvrir les yeux sur tout un monde littéraire que je ne connaissais pas.

Anita doit partir avec Jason rencontrer les parents de ce dernier. Le père de Jason étant mourant et persuadé que son fils est homosexuel. Afin qu’il meurt « en paix » Jason lui ramène une petite amie qui lèvera le doute sur son identité sexuelle. Sauf que lorsqu’Anita passe quelque part, rien ne passe jamais normalement…

Depuis le tome 10 (donc) je suis déçue des histoires vécues par mon héroïne préférée. Trop de sexe tue le sexe à mes yeux et l’auteur nous fait part de ses fantasme par procuration. C’est peut-être une excellente thérapie pour elle, mais pour moi c’est trèèèèèès lourd à lire. Mais je me suis accrochée et j’ai continué à lire les aventures d’Anita. J’ai trouvé qu’à partir du tome 15, le sexe allait en diminuant, contente Muti. Encore plus contente de retrouver Anita et compagnie dans le tome 16 ! Sauf que la lecture m’a globalement déçue.

Oh ! Y’a beaucoup moins de sexe qu’avant ! Je dirais qu’il y a eu deux scènes véritables (que j’avouerais ne pas avoir lu) et d’autres allusions, mais somme toute beaucoup moins que dans les tomes précédents. Par contre, je n’ai pas vraiment accroché. Anita a changé depuis le début, ce qui est bien finalement pour un personnage de ne pas stagner, mais j’ai du mal avec la personne qu’elle est devenue. L’héroïne avec plein de préjugés et qui fonçait dans le tas qu’elle était, a laissé place à une femme qui ne fait que tergiverser ! Elle se pose mille et une questions sur des faits qu’elle ne peut de toute façon pas changer et contre lesquels elle ne peut aller. Il lui faut des plombes pour arriver à cette évidence et même si ça va bien un tome (bein oui, le changement n’est évident pour personne) sur 6 tomes ça devient long… Sans parler de son nombre d’amants qui est exponentiel et pas du tout crédible à mes yeux (pour ceux qui me connaissent c’est dire!). Je le redis, mais j’ai vraiment l’impression qu’Anita est devenu un exutoire à fantasme pour l’auteure (alors qu’elle avait déjà Merry) et qu’elle en oublie les intrigues vampiriques, de meutes et autres enquêtes policières, bref tout ce qui m’avait charmé au début…
D’ailleurs, la fin du roman m’a paru bâclée. En 40 pages tout est emballé/pesée et vu l’épaisseur du roman, elle aurait pu en ajouter le double.
Bref Mme Hamilton m’avait habituée à mieux et je joue les gosses capricieux pour le coup. Cependant, je crois que je ferais comme beaucoup, et que je continuerais la série pour voir si un mieux est possible. Ou pas…

Jennifer Strange dresseuse de quarkons – Jasper Fforde

♦ Éditeur : Territoire
♦ Nombre de page : 307
♦ Date de parution : 07 juin 2012
♦ Prix : 16,50€

Résumé : Grâce à Jennifer Strange, les magiciens ont récupéré leurs pouvoirs dans le royaume. La mauvaise nouvelle, c’est que l’agence de magiciens Kazam dont s’occupe Jennifer a désormais une terrible concurrente, la société iMagie, dirigée par le très antipathique Blix. Jennifer et ses apprentis devront déployer des trésors d’ingéniosité pour lutter contre lui lors d’un tournoi de magie. Mais la soudaine apparition d’un nouveau quarkon menace la ville…

Mon avis : J’avais particulièrement aimé le premier opus des aventures de Jennifer et dès que l’occasion m’en a été donnée, j’ai lu le deuxième tome avec plaisir.

Jennifer a la gérance d’une maison de magie, Kasam, dans un monde où la magie à la même place que la technologie dans le notre. C’est à dire que les téléphones portables ne fonctionnent pas avec les ondes, mais grâce à des sorts très pointus. Sauf que la magie perd de son pouvoir et que de ce fait, pas mal d’objet du quotidien ne fonctionne plus (j’imagine déjà la tête de certains sans téléphone portable). Après son exploit du tome 1 (mon avis LÀ) la magie reprend doucement du poil de la bête, mais ce n’est pas pour autant que les soucis de Jennifer sont réglés ! Le propriétaire de Kasam est toujours porté disparu, et elle a un pont à construire avec son équipe pour vendredi. Mais comment faire quand les magiciens sont mis hors-service les uns après les autres ?

Il m’a fallu quelques pages d’adaptation pour me replonger dans le monde complètement loufoque de Jasper Fforde, mais une fois la température prise, ce livre est un pur délice !
J’ai retrouvé avec plaisir tous les personnages du premier livre, avec leur caractères bien trempés et bien particulier. Chaque personnage a sa force, ses qualités et surtout ses défauts qui le rend attachant et hilarant. Et découvert d’autres personnages à peine abordés dans le premier avec curiosité. Dans ce livre les gentils sont des gentils et les méchants des méchants. Tout le monde est bien à sa place. C’est l’histoire qui l’est un peu moins…
Les situations cocasses se suivent, les dialogues désopilants s’enchainent, les jeux de mots pullulent et je me marrer tout le long du livre, à en être parfois obligée d’arrêter de lire. Bon, vous l’aurez compris, il faut lire ce livre au 2ème degré parfois, même si le plus souvent tout prendre au pied de la lettre est encore plus drôle.
Jasper Fforde crée un monde de toute pièce et va jusqu’à vous mettre des notes en bas de pages en se référant à des événements historiques ayant eu lieu dans ce monde, comme certains traducteurs le font lorsque le lecteur ne connait pas bien l’histoire du pays d’origine.
C’est une immersion totale dans un monde magique est drôle qui permet une totale évasion le temps de la lecture.

Oh ! Et je veux un Quarkons ! (Ouais ça prend moins de place que les dragons).

♦ Voici quelques extraits choisis :
◊ (À propos d’un employeur qui n’a pas pu se déplacer)
« -Il serait venu en personne présenter sa requête, mais il se trouve qu’il n’est pas disponible en raison d’une période sabbatique prolongée.
– Est-ce qu’il a vu un docteur? S’est enquis Grizz ?
– À quel propos ?
– De sa période sabbatique prolongée. Ça doit être très douloureux.
Elle le regarde fixement.
– Cela signifie qu’il est en vacances.
– Ah. »

◊ Suite à l’établissement d’un plan d’action.
« – Bien, a dit Moobin. Des questions ?
– Oui, a répondu Grizz. Pourquoi est-ce qu’on qualifie « d’inflammable » un truc qui peut « s’enflammer ».
– Pardon, je reformule : des questions relatives au travail qui nous occupe ?»

◊ « – … Je ne quitte pas l’hotel, point final.
– Agoraphobe ?
– Non, merci, j’ai déjà mangé.»

♦ Le petit plus : retrouvez moi avis sur le tome 1 Jennifer Strange dernière tueuse de Dragons, qui peut se lire indépendamment de celui-ci.

♦ D’autre avis chez : Radicale et Sab qui ont elles aussi beaucoup aimé.


Cliquez si vous souhaitez acheter.

[Challenge Jeunesse / Young adult] Concours 3 – Rebelles éditions

Et voici un dernier concours pour clôturer le challenge qui vient de se terminer.
Cette fois-ci c’est une maison d’édition et une auteur que j’ai personnellement envie de vous faire découvrir, vous pourrez alors gagner au choix, un livre de la séries Les étoiles de Noss Head de Sophie Jomain. Le résumé du tome 1 est LÀ. Et vous trouverez mes avis sur les tomes 1 et 2 ICI et LÀ Il y aura donc Un gagnant qui choisira le livre qu’il souhaite entre les 3 tomes déjà parus et deux autres gagnants qui gagneront un marque page de la série Féliciy Atcock « Les anges mordent aussi » écrit aussi par Sophie Jomain.

Conditions de participation :
Tout le monde est bienvenu mais bien évidemment, tous les participants du challenge auront droit à LA fameuse chance supplémentaire.
– Répondez aux deux questions suivantes, 1 gagnant aura la chance de gagner un des exemplaires mis en jeu.
–  Le concours est réservé à la France, car organisé avec mes petits sous, et je ne peux malheureusement pas payer plus 😦 .
– Envoyez-moi un mail à mutinelle[at]hotmail.fr (remplacez le [at] par @) avec le choix du livre que vous voulez gagner , vos coordonnées postales et la réponse à ces questions :

* Combien de collections comprend Rebelle éditions ? Indice

* Pour la deuxième édition du challenge, quelles sont les dates pour les inscriptions ? Indice

Bonne chance à tous ! Concours du 7 au 14 octobre 2012 minuit

Chez Mélo vous pouvez gagner un exemplaire de la série Rose paru chez Flammarion, en cliquant ICI

[Zoom auteur #4] Charlotte Bousquet

J’ai découvert Charlotte Bousquet grâce à un partenariat sur un blog et au livre Llorona on the rock (cliquez pour lire l’avis), et depuis cette auteure m’intrigue. J’ai dernièrement lu les deux premiers tomes de la peau des rêves Nuit tatouée et Nuit brulée, et j’ai voulu en savoir plus. La dame étant sur facebook et ayant déjà échangé avec elle, je me suis permise de lui demander si je pouvais lui poser des questions, et j’ai eu la joie d’avoir une réponse positive.

Tout d’abord une petite biographie tirée de son SITE (n’hésitez pas à aller y jeter un œil)

« Philosophe de formation, passionnée par l’histoire, la mythologie et les contes, je suis l’auteure d’une vingtaine de romans, d’au moins autant de nouvelles et plus récemment, d’un abécédaire que je crois assez décapant. Je vis à Paris, avec l’illustrateur Fabien Fernandez et un grand chat blond vénitien chat. Quand je n’écris pas, ej fais du jeu de rôles (et j’en écris, aussi), je lis, je vais au théâtre… Enfin, peut-être parce que mon cheval est là-bas et que j’y ai été guide équestre, je considère le Maroc comme mon deuxième « chez moi ». »

Et voici les questions auxquelles Charlotte a eu la gentillesse de répondre :

♦ Tu écris des romans pour adultes et pour ado. Pour quel public préfères-tu écrire ?
Je n’ai pas vraiment de préférence. Disons que lorsque j’écris pour « adultes » (mais je sais pertinemment que les deux publics se mélangent allègrement) je n’ai pas vraiment de limites ni de tabou dans ce qui est dit/ écrit. Quand j’écris à destinations d’adolescents, je manie l’art de l’ellipse… Exercices différents et tout aussi périlleux, mais je crois que les thèmes  restent les mêmes : quête d’identité, altérité, liberté, passions, etc.

♦ Est-ce dur de te « censurer » dans ce cas là ? Ressens-tu de la frustration ?
En fait, pas tant que cela. Les sujets, les personnages appellent naturellement une manière d’aborder l’histoire différente de celle que je pourrai raconter pour un public adulte. Et quand je sors vraiment du cadre, mes éditeurs sont là pour me le rappeler. Par exemple, dans le thriller que je viens de terminer pour Rageot, par exemple, j’aborde plusieurs thèmes assez durs – la traite des femmes, en particulier – et ma première fin était vraiment trash. Ils m’ont demandé de la retravailler de manière à la rendre plus accessible à de jeunes lecteurs – et finalement, le texte gagne en qualité.
Et puis chaque roman, chaque récit est différent : par son sujet, par sa structure, par le style et la forme, par ce qu’il me demande de mettre de moi-même sur la table, d’une certaine façon. Je crois que ce sont ça, les véritables contraintes. Réussir à se mettre dans la peau (et la chair) du texte…

♦ D’où tire-tu ton inspirations ? Quelles lecture, films… t’ont influencés ?
De tout, en fait. Une discussion entre amis, une pièce de théâtre, un conte, un roman, film, une période historique, un tableau, des morceaux de musique (classique, en général)… Plus récemment, pour Le Dernier ours (qui paraît bientôt chez Rageot) : la situation dramatique de l’arctique, un article du National géographic, une discussion avec Audrey Petit (Orbit france) sur les espèces menacées. Pour La peau des rêves, mes inspirations sont plus précises : il s’agissait, dès le départ, de puiser dans le théâtre (Cyrano, Œdipeet Othello) pour les deux premiers tomes, dans les contes et la mythologie (La petite sirène, jumeaux rivaux) pour les deux suivants… Je regarde également beaucoup de séries : cela apprend énormément de choses, je trouve sur la construction d’une intrigue, d’un scénario.

♦ L’écriture d’un livre prend-t-elle du temps ? Certains romans ont-ils étaient plus long que d’autres à écrire ?
Du temps, oui… 6 à 10 heure par jour, en moyenne, pendant un à trois mois. Quatre lorsqu’il s’agit de romans plus importants. Et puis certains viennent plus rapidement que d’autres. Par exemple, peut-être parce qu’ils traitent de la perte d’identité et d’amour impossible, Les Chimères de l’aube et L’Aube des cendres sont plus longs, plus difficiles à écrire que Venenum, mon roman historique de cape et d’épées, qui est venu tout seul…

♦ Dans quelles conditions aimes-tu écrire ?
En écoutant de la musique – j’adore le violoncelle de Sonia Wieder-Atherton, par exemple -, mon chat sur le bureau… Je me lève tôt, mais suis plus efficace l’après-midi et le soir.

♦ Comment te vient l’idée d’un roman ? D’un personnage ?
Ça dépend beaucoup du roman et des personnages !  Il peut s’agir d’une discussion avec un éditeur ou des amis, d’un sujet qui me tient à cœur, de l’envie simplement de raconter une histoire. Par exemple, depuis deux ans, je travaille à un nouvel univers de fantasy – qui génère ses propres récits, ses propres problématiques. Les personnages, c’est un peu différent. Ils précèdent mes histoires, ils en sont le cœur, l’âme d’une certaine façon. Comme je suis rôliste, j’utilise parfois le jeu de rôles pour mieux les ressentir. Tous, même ceux dont je me sens le moins proches, me sont liés.

♦ De tous tes romans, as-tu un personnage préféré ?
Peut-être Jana, l’héroïne de Venenum, parce qu’elle est libre, et tournée vers la vie et Dionisia, pour sa complexité.
Mais dans l’ensemble, je crois que je les apprécie tous – je n’aurais pas pu écrire leur histoire, sans cela.

♦ À l’inverse, as-tu détesté un personnage ? J’entends par là un méchant particulièrement détestable 😉
Dans mes romans ? Peut-être Alberto Tengelli, le père de Dionisia dans Matricia – et toute cette famille pourrie jusqu’à la moelle (à l’exception d’Alino qui est une victime et de Dionisia).

♦ En tant que lectrice, qu’aimes-tu lire ? Quels sont tes auteurs préférés ?
Éclectiques et classiques à la fois. Tout – du moment que j’y trouve un « écho ». En ce moment, je rattrape mes retards en littérature anglo-saxonne et en jeunesse, je suis également férue de poésie, de théâtre, de… tout. Parmi mes auteurs préférés – Proust, Renée Vivien, Molière… mais aussi Guya Gavriel Kay, Mercedes lackey, Jenna Black… Et mes camarades de plume dont j’adore les univers – parmi eux, Fabien Clavel, Nicolas Cluzeau, Béatrice Egémar, Samantha Bailly, Carina Rozenfeld, etc. oui, c’est du copinage… Et alors ? ^^

♦ Alors rien du tout, j’aime beaucoup de ces auteurs moi aussi. D’ailleurs, je fais ma tite curieuse… comment ça se passe entres auteurs français ? Y’a-t-il comme une sorte de guerre (je parle au figuré hien) ou au contraire plutôt une solidarité tirée des mêmes difficultés rencontrées à être édité ?
Il y aura toujours des rivalités, bien sûr, des gens qui se détestent, qui médisent. Mais valent-ils la peine d’en parler ? Je ne crois pas. Il y a surtout énormément de partages et de rencontres : un exemple, pour le PIC 2012, les auteurs de la sélection se sont fait un devoir (et un plaisir) de lire les romans de leurs « concurrents » : ainsi, j’ai découvert avec plaisir Le dernier Hiver de Jean-Luc Marcastel, Banquises de feu, de Guillaume Lebeau et Feydelins de Nadia Coste. Et de très belles rencontres, des amitiés qui se créent au fil d’un festival, d’un voyage en train, d’une table ronde… Et bien sûr, on se donne des contacts, on bêta-lit nos romans ; etc.

♦ Quels sont tes prochains projets ?
Terminer le cycle de la Peau des rêves, une trilogie fantastique pour Gulf stream éditeurs, un autre thriller pour Rageot…

Pour plus d’informations concernant les parutions et les séries de l’auteur vous pouvez vous rendre sur http://www.charlottebousquet.com

Je remercie beaucoup Charlotte qui m’a consacré du temps et m’a permis d’en apprendre un peu plus sur elle ^^.