Trois jours et une vie – Pierre Lemaitre

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 112
Date de parution :  2 mars 2016
Prix :  19,80€

51-nBBBy3LLRésumé : « À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

Mon avis : Cela fait plusieurs années qu’on me parle de Pierre Lemaitre et j’ai même plusieurs livres de lui dans ma PAL. Quand l’occasion m’a été donnée de le découvrir avec sa nouvelle parution, je n’ai pas hésité !

Antoine est un ado de 12 ans comme les autres, il aimerait avoir une PlayStation et être populaire au sein de son groupe d’amis. Sauf qu’un jour, il n’a plus du tout agit comme un enfant de 12 ans.

Pour une première lecture de l’auteur, j’ai été un peu déçue. C’est surement le roman qui veut ça, il y avait plus d’introspections que d’actions. On passe beaucoup de temps dans la tête d’Antoine. Sur ses peurs, ce qu’il va faire… Mais dans l’ensemble on reste dans l’attente. Bien sûr que l’histoire évolue, qu’elle avance, mais pas comme dans un polar classique. Il faut bien admettre également que le meurtre lui-même n’est pas commun.
Le personnage d’Antoine m’a souvent agacé. Bon, d’accord il n’a que 12 ans j’aurais dû être plus indulgente avec lui, mais j’ai souvent eu envie de lui mettre des claques. Vient ensuite tout une galerie de personnages secondaires typique des petites villes de campagne, de la dévote au maire qui possède l’usine qui fait vivre tout le secteur en passant par l’ouvrier bougon. Et ça j’aime beaucoup, même si c’est stéréotypé à excès, il y a quand même un fond de vérité là-dedans. C’est un des atouts du livre à mes yeux. Ça et la morale de la fin. Que je vous laisserai le plaisir de découvrir, et si vous lisez le livre j’aimerai bien échanger avec vous à ce propos.
C’est dans l’ensemble un roman atypique et peut-être pas celui avec lequel il faut découvrir l’auteur.

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

 

Les enquêtes du département V tome 6 – Promesse – Jussi Adler-Olsen

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 650
Date de parution :  4 janvier 2016
Prix :  22,90€ Notepaillons5

51KXWI+R2fLRésumé : Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l’aide de l’inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.

À l’initiative de Rose, l’assistante du flegmatique Mørck, l’insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l’île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons…

Mon avis : Je connais l’auteur de nom et ses livres pour les avoir vu passer chez des amies blogueuses, je n’ai donc pas hésité quand j’ai eu l’occasion de le découvrir, quitte à commencer par un 6ème tome.

Un flic se suicide car il n’a pas réussi à élucider un meurtre survenu 17 ans auparavant. Et voilà Rose du département V qui décide de résoudre le meurtre à la place du défunt.

J’ai mis du temps à lire se livre, qui est quand même un assez gros pavé, mais ce n’est pas par manque d’envie, mais plus par manque de temps. Je me suis vite plongée dans son atmosphère, je me suis appropriée les personnages récurrents même sans connaître les événements passés (même si je sais que c’est au grand désarrois des aficionados de la série). Je n’ai ressenti aucun manque même si ma curiosité a été titillée.
Carl l’enquêteur principal m’a séduite par son cynisme et son franc parlé, on sent une grande faille en lui et c’est ce qui le rend encore plus attachant. J’ai tout particulièrement aimé le mystérieux Assad et j’ai hâte d’en apprendre plus sur lui. Rose est de prime abord plus accessible mais finalement elle cache elle aussi une partie de son passé. Ces trois là se sont bien trouvés pour mener leurs enquêtes.
En ce qui concerne l’enquête par elle même, je me suis fait balader de bout en bout. Je pensais avoir trouvé le coupable assez tôt, mais une petite voix me disait que c’était trop facile, mais l’auteur persistant dans cette voie, je me suis dit que non. Sauf que la fin m’a totalement laissée sur les fesses ! Cet auteur est vraiment machiavélique ! Mais ça a multiplié mon plaisir ! Du coup, je pense rattraper mon retard en lisant les précédents (dès que j’en aurais le temps) et en continuant avec les suivants.

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Famille parfaite – Lisa Gardner

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 512
Date de parution :  20 septembre 2015
Prix :  22,00€ Notepaillons5

81E1Ba4MVrLRésumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Mon avis : Je connais Lisa Gardner de nom mais je n’ai jamais lu aucun de ses livres même si La maison d’à côté me tenter vraiment beaucoup (oui je sais honte à moi qui suis fan de polars). Mais voilà mon oubli réparé !

Une famille de trois personnes est enlevée. L’enquête est menée conjointement par la police et le FBI aidé d’une détective privée. Mais l’enlèvement cache plus qu’une simple demande de rançon.

Le livre commence somme toute très classiquement, un enlèvement et la police qui mène l’enquête. Là où cela change un peu c’est que l’entreprise pour laquelle travaille Mr Denbe (le père de famille enlevé) a engagé une détective privée qui va aider les autorités. J’ai d’emblée aimé cette détective, Tessa, pour son caractère et pour son vécu (d’ailleurs j’ai fait des recherches pour savoir si son histoire est disponible et j’ai découvert qu’elle l’est dans Preuve d’amour – Vous le saviez peut-être, pas moi 😛 ). Elle est forte et on sent qu’elle cache une fêlure à l’intérieur. Le genre de personnage que je préfère.
Le livre est raconté par trois narrateurs différents : Tessa, un autre policier et une des victimes : Mme Denbe. Avec ses trois points de vue on arrive à cerner la totalité de l’intrigue. Ou presque… Parce qu’il faut bien avouer que l’auteure sait faire balancer le doute d’un personnage sur l’autre sans qu’on arrive vraiment à prendre un décision (bon j’ai réussi à en prendre une mais juste une soixantaine de pages avant la fin donc ma lecture était haletante). L’histoire est vraiment bien construite et très poussée, on sent qu’il y a eu de la recherche et que tout l’esprit retord de Lisa Gardner a été mis à contribution.
La plus grande force de ce roman c’est que dès le début on sent que quelque chose cloche avec cet enlèvement mais qu’on n’arrive à le cerner qu’à la toute fin. J’ai eu un grand coup de cœur pour le personnage de Tessa et je lirais le plus rapidement possible le premier tome de la série et je vais guetter le suivant !

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

L’homme idéal existe. Il est québécois – Diane Ducret

51DrkcebKwLRésumé : Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné : il est Québécois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée !

Mon avis : Fan de chick-lit de la première heure, quand je suis tombée par hasard sur Le journal de Bridget Jones, et même si depuis mes goûts littéraires ont changé, je ne résiste pas, de temps en temps, à retourner vers mes premières amours.

Que faire lorsqu’un québécois que vous connaissez à peine vous invite à passer une semaine dans son beau pays enneigé ? Bein y aller pardi !

C’est donc ce que fait notre héroïne pour le plus grand bonheur de la lectrice. En tout cas du mien ! J’ai passé un excellent moment avec ce livre. J’ai passé une bonne partie du temps à me retenir de pouffer de rire au boulot pour ne pas qu’on m’interne. J’ai également fait profiter toutes mes amies et collègues des bons mots qui me faisaient mourir de rire (rassurez-vous, vous ne serez pas en reste je vais vous en mettre une petite sélection un peu plus bas).
Je connais peu le Canada, si ce n’est ce qu’on peut en voir à la télévision dans les séries TV et documentaires, et ce malgré que j’y ai une amie qui y vit depuis plus d’un an. Mais je sais quand même que leurs expressions différent quelques peu des nôtres. Ce livre est un bon exemple des quiproquos que cela peut engendrer et j’ai purement adoré ! La répartie de l’héroïne et son phrasé en sont aussi pour quelque chose. C’est une femme que j’adorerai avoir comme amie. Je me suis contentée de la suivre dans ses aventures et j’adorerai pouvoir la suivre dans d’autres aventures.

Voici quelques citations qui m’ont particulièrement plu :

J’avais avant Gabriel, rencontré plusieurs exemplaires du parfait prototype du Parisien […]. Celui qui porte des sous-vêtements à l’effigie de superhéros – à quels moments il a pensé que vous craqueriez sitôt son Batman sorti, celui-là ?

Je connais Gabriel depuis à peine 3 semaines – j’entretiens une relation de plus longue durée avec un yaourt dans mon frigidaire.

-Il va s’habiller tout seul, t’inquiète pas.
À l’âge de cinq ans c’est là un concept à géométrie variable.

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Cabale Pyramidion – Samuel Delage

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 330
Date de parution : 27 mai 2015
Prix : 19,50€ Notepaillons3

519vPbjM6MLRésumé : Marion Evans, jeune étudiante franco-américaine, est arrêtée à la sortie du Musée égyptien du Caire où elle travaille, une statuette dans son sac à main. Même si tout tendrait à prouver qu il s agit d un coup monté, la police semble se satisfaire de cette coupable désignée. Contrairement à ses amis, qui vont tout faire pour la sortir de ce mauvais pas et faire la lumière sur ce complot.

Yvan Sauvage, expert en art, ancien professeur et amant occasionnel de la jeune femme se lance tête baissée dans l affaire, bientôt aidé de Daoud, un antiquaire roué, et du beau et ténébreux Hassan Tarek, un archéologue aux desseins ambigus…

Mon avis : J’aime lire les romans de Samuel Delage, c’est un auteur accessible dont les livres policiers font leur chemin.

Yvan Sauvage (que l’on a découvert dans les livres précédents Arrêt Wagram et Code Salamandre) vient en aide a une amie, Marion Evans, accusé de vol dans un musée du Caire.

J’ai commencé ce livre avec un peu de mal, je passais d’une romance légère à un roman policier avec plein de références historiques, c’est parfois difficile quand c’est sans transition. Après quelques pages d’adaptation je me suis laissée porter par l’histoire d’Yvan et Marion.
J’ai retrouvé Yvan avec plaisir, c’est un personnage pragmatique, qui fait fonctionner son cerveau avant d’agir, c’est le type d’enquêteur posé, un peu anti-héros mais qui plaît tout de même par son attitude posée. Marion est un peu plus téméraire et leur duo fonctionne assez bien.
Ce qui commence par une simple histoire de vol dans un musée est beaucoup plus complexe que ça. On s’en doute assez lorsque l’on commence ce genre de roman à portée historique et Samuel ne nous déçoit pas là-dessus. On sent qu’il a fait beaucoup de recherches pour nous donner autant d’informations et en plus de se divertir on s’instruit au passage. L’intrigue épaissi au fil des pages pour le plus grand plaisir du lecture qui participe à l’enquête.
Je ne suis pas une grande adepte de ce genre de roman policier, je me noie parfois dans les informations, mais la plume de l’auteur et l’intrigue ont réussi à me captiver. Je me suis torturé l’esprit à trouver la solution et je n’étais vraiment pas loin… à un poil près !

Je remercie Samuel et les édition Albin Michel pour cette lecture.