Filles uniques – Anne Loyer

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  235
♦ Date de parution : 4 février  2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Une Chine en plein renouveau, des traditions qui résistent et une adolescente bien décidée à prendre son destin en main !
Comme beaucoup de Chinoises de sa génération, Xinxin est fille unique et tous les espoirs de ses parents reposent sur ses épaules. Sa vie est une course à l’excellence jusqu’au jour où elle apprend que sa meilleure amie va être grande sœur. Cette annonce ouvre en elle un incompréhensible gouffre d’émotions. Lorsque Xinxin aborde le sujet avec sa famille, elle se heurte à un mur de silence et de gêne. Se pourrait-il que ses proches lui cachent quelque chose ? Elle choisit de se battre pour lever le voile sur ces non-dits et comprendre enfin ce manque qui la hante.

Mon avis : J’aime beaucoup Anne Loyer depuis que je l’ai découverte en lisant La belle rouge. La couverture et le résumé de ce roman m’ont séduite, et hop ! J’étais en train de le lire.

Xinxin est une jeune chinoise de 15 ans qui aimerait bien avoir une petite sœur, maintenant que la politique de l’enfant unique est terminée. Seulement son souhait avoué à sa famille va révéler un secret de famille qui va tout faire éclater.

Je connais peu la chine, ce pays si secret qui ne nous laisse voir que ce qu’elle veut bien d’elle. Mais c’est un pays qui m’intrigue. Anne Loyer avec son récit à réussi à m’apprendre pas quelques éléments de ce pays mystérieux.
La politique de l’enfant unique et toute ses retombées, je connais. Ce que je connais moins, c’est l’impact émotionnel sur sa population. Je l’ai compris à travers l’histoire de la famille de Xinxin. Même si leur cas doit être plutôt exceptionnel et rare, il explique pas mal de choses. J’ai pas mal de fois été choquée, mais je pense qu’il ne faut de toute façon ne pas se voiler la face et connaitre tout ce qu’il se passe sur notre terre, quelque soit le pays. Même si je comprends l’importance de la politique de l’enfant unique pour un pays qui a déjà du mal à nourrir, elle a laissé également des blessures qui mettront beaucoup de temps à disparaitre.
J’ai bien aimé le personnage de Xinxin même si j’ai parfois trouvé sa colère démesurée. Elle la rend sourde aux explications données par ses parents, pourtant il me semble qu’à l’âge de 15 ans on peut mieux comprendre ce genre de chose. Maintenant, qui sait comment j’aurais réellement réagit dans une telle situation au même âge ?
La fin de l’histoire met une touche de lumière sur cette partie de l’histoire de Chine. Comme un rayon d’espoir pour ce pays qui reste encore secret et dur avec sa population.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

25/35

Bilan perso # 105

Je continue février dans la lignée de janvier. Je suis satisfaite du nombre de livres lus. Tout pareil pour les livres lus.

Les livres accueillis

Celle que je suis d’Anne Loyer
Le service des manuscrits d’Antoine Laurain
Pour le pire de E.G. Scott
Midnight club de Chirstopher Pike

Rebecca Kean tome 7, Amberath de Cassandra O’Donnell
Regretting you de Colleen Hoover
Angie ! De Marie-Aude et Lorris Murail
Si tu vois le wendigo de Christophe Lambert

Les hommes viriles lisent de la romance de Lyssa Kay Adams
Le club des tricoteuses anonymes tome 3, Piratage amoureux de Penny Reid
Bane Seed tome 3, Voyage au bout du Sidh de Fanny André
Myria tome 2, Les enfants de Nola de Myl-ne Régnier

Les livres effeuillés

La rue qui nous sépare de Célia Samba
Les 5 parfums de notre histoire de Laure Margerand
Sur le fil – Au secours nous sommes borderline de Christine Deroin
Les dossiers du voile d’Adrien Tomas

Missouri 1627 de Jenny Hendriks & Ted Caplan
La ferme des animaux de George Orwell
Les sœurs Carmines tome 1, Le complot des corbeaux d’Ariel Holzl
Le poing levé de Yaël Hassan

Tu peux rentrer chez toi de Michael Elias

Ce qui fait 12 livres de reçus et 9 de lus. Sachant que les 3 derniers sont des achats de dernières minutes dus à une promotion que je ne pouvais pas laisser passer ! Est-ce que ça compte vraiment d’ailleurs ? Oui ? Bon tant pis ! Ma PAL passe donc de 514 livres à 517 livres. Je suis quand même contente, ça ne monte pas trop vite.

 

 

 

Tu peux rentrer chez toi – Michael Elias

♦ Éditeur : Le masque
♦ Nombre de pages :  288
♦ Date de parution : 3 février  2021
♦ Prix : 21,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Nina a 31 ans, elle aime les chats, Ryan Reynolds et les couchers de soleil. Accessoirement, elle est aussi une inspectrice du Queens coriace et féministe.
Alors qu’elle enquête sur une disparition, elle retrouve l’homme qu’elle cherchait au fin fond d’un entrepôt, ligoté à un diable, une balle dans la tête.
Les parents de la victime pointent du doigt Susan, l’épouse, qu’ils accusent d’être violente et manipulatrice. Mais Susan a un alibi, et pas des moindres : elle était dans un centre pour femmes battues le soir du meurtre. Un lieu qui n’est connu de personne, pas même de la police, et vers lequel plusieurs affaires classées convergent pourtant. Chaque fois, des meurtres d’hommes violents. Et chaque fois, le même alibi pour les veuves.
Pour tirer cette affaire au clair, Nina décide d’infiltrer l’endroit. Mais elle ne sait pas à qui elle s’attaque… Car lorsqu’il s’agit de survivre, la morale n’a pas sa place et la justice emprunte mille visages.
Un thriller brillant, tout en nuances, qui explore le pouvoir et les limites de la vengeance.

Mon avis : Après quelques avis de lectures jeunesses, me voici repartie sur un roman policier.

Nina est une flique qui ne s’en laisse pas compter. Quand l’enquête qu’elle mène pointe vers un refuge pour femmes battues, elle n’hésite pas et l’infiltre. Mais est-elle vraiment sure de ce qu’elle va découvrir ?

Dès le départ, l’auto description de Nina m’a plu et m’a fait sourire. Elle fait preuve de beaucoup de dérision et surtout de beaucoup de réalité. Nina sait qui elle est, où elle va et quel en est le prix à payer. On découvre sa vie petit à petit. Au détour de son enquête, elle nous plonge dans son passé. Cela m’a un peu déstabilisé au début, mais je m’y suis fait, j’avais même hâte d’en savoir plus parce que cette Nina, sous ses airs de parler beaucoup d’elle est quand même un peu mystérieuse ! Rassurez-vous, ma curiosité a été satisfaite, et la votre le sera aussi.
D’ailleurs j’ai particulièrement aimé que les personnages du roman, héroïne comprise, soient tout en nuance de gris. Personne n’est blanc ou noir, il y en a juste des plus gris foncé de d’autres, ou des plus gris clair que d’autre (c’est comme vous voulez). Et ça, ça colle vraiment à la réalité.
L’intrigue est bien faite. Je dirai même, très bien faite ! Toute prise que j’étais dans la narration décousue, je n’ai pas vu arriver certaines choses et j’ai adoré ça. J’aime être prise au dépourvu lorsque je lis un roman policier. Bon, d’accord, certains éléments étaient prévisibles, et je trouve que l’après dénouement est un peu trop facile, mais j’ai vraiment passé une excellent moment avec ce polar.

Je remercie Les éditions du Masque et Netgalley pour cette lecture.

Poing levé – Yaël Hassan

♦ Éditeur : Le Muscadier
♦ Nombre de pages :  167
♦ Date de parution : 4 février  2021
♦ Prix : 15,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Junior est un collégien en classe de 4e. Leur professeur de lettres leur demande de faire la biographie documentée d’une personnalité qui a tenté de changer le monde. A la lumière des violences policières, de la mort de George Floyd et des nombreuses manifestations antiracistes à travers le monde, le jeune homme choisit de raconter la vie de Tommie Smith, athlète afro-américain qui s’était distingué par son « poing levé » aux Jeux Olympiques de 1968.
Ce roman s’inscrit dans la période très particulière du confinement et des différents évènements qui ont marqué cette époque, des cours virtuels, de l’éloignement du collège et des copains-copines, et de la découverte des voisins et des voisines… et peut-être même de l’amour.

Mon avis : Les éditions Le muscadier présente des collections engagées. Dans la collection Rester vivant, j’ai eu envie de découvrir Poing levé de Yaël Hassan, autrice jeunesse prolifique, que je n’ai pas encore eu le plaisir de lire.

Pendant le premier confinement Junior doit réaliser un exposé pour le cours de français. Il doit écrire sur une personne qui à changer le monde. Il choisi Tommie Smith, athlète américain qui s’est fait remarqué aux JO de Mexico de 1968. À côté de ça, il vit le confinement et est suspendu à l’écran pour suivre les événements aux États-Unis.

Derrière sa légèreté, ce livre parle de sujets graves et malheureusement courants. La différence, le racisme, l’islamisme radical montant, les préjugés qui ont la peau dure…
Yaël Hassan à voulu expliquer aux enfants, à travers les histoires de Tommie Smith et Junior, comment est vécue la différence de couleur de peau sur différentes époques et dans deux pays : la France et les États-Unis. Avec des mots simples et des situations de tous les jours elle explique très bien comment les préjugés ont la vie dure. Comment la vie est différente suivant l’endroit où vous grandissez, et ça peut se jouer à une rue près. Comment une vie normale peut basculer suite au changement d’un seul membre de la famille. Comment grandir dans une famille qui prône le dialogue t l’échange peut tout changer. Comment la diversité est une richesse, tout comme l’amitié.
J’ai aussi aimé apprendre l’histoire de Tommie Smith. La photo qu’on trouve à la fin du livre me disait quelque chose, mais je n’en avais pas perçu toute la portée. Surtout à l’époque dans une Amérique à peine sortant du ségrégationnisme. Parfois on ne perçoit pas l’importance des petites choses. Pourtant, une fois faites, elles grandissent et avec le temps donnent les fruits qui peuvent faire changer le monde.
C’est un livre très bien écrit, actuel, qui permettra aux enfants et aux ados de peut-être un peu mieux comprendre notre monde complexe et parfois cruel.

Je remercie le Muscadier pour cette lecture.

24/35

Les sœurs Carmines tome 1 – Le complot des corbeaux – Ariel Holzl

♦ Éditeur : Le livre de poche jeunesse
♦ Nombre de pages :  160
♦ Date de parution : 20 janvier 2021
♦ Prix : 6,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Mon avis : J’ai rencontré Ariel au Salon du livre de Montreuil en 2019, sans avoir eu la chance de le lire. Voilà la (grossière) erreur réparée.

Tristabelle, Merryvère et Dolorine sont orphelines et se débrouillent plus ou moins bien pour survivre à Grisaille. Jusqu’au jour au Merryvère se lance dans le mauvais cambriolage.

Je n’ai lu et entendu que des bons avis sur ce livre et maintenant que je l’ai lu je ne peux que les confirmer.
J’ai adoré évoluer dans le monde imaginé Par Ariel Holzl. Je l’ai trouvé original et il m’a tout bonnement sortie de mon quotidien. Je me pose encore quelques questions sur cet univers, mais je n’ai lu que le premier tome, je suis certaine que j’aurais mes réponses, ou du moins une partie, dans les prochains tomes. C’est un monde tout en nuance de gris ou règne le chacun pour soi et ou on en rechigne pas à commettre une mettre pour servir ses intérêts. Bref, la ville de Grisaille est très dangereuse.
C’est d’ailleurs étonnant d’y voir évoluer les 3 sœurs Carmines, à peine adulte, face à autant de dangers. Elles s’en sortent plutôt pas mal, avec beaucoup d’audace et un peu de chance. Leur trio fonctionne plutôt bien, même si, personnellement, j’aurai des remords à laisser la petite Dolorine toute seule aussi souvent.
L’intrigue est bien menée. Elle s’emboite bien dans les manigances des 8 maisons qui constituent Grisaille, et on se doute très bien que ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Il semblerait que la qualité première à avoir pour vivre à Grisaille c’est d’être méchant. Mais il semblerait également que cela cache autre chose que nous découvrirons dans les deux tomes suivants, que j’ai hâte de découvrir !

Je remercie le livre de poche jeunesse pour cette lecture.

 

23/35