Rose rage – Illana Cantin

Éditeur : Hachette
Nombre de pages :  288
Date de parution : 9 septembre 2020
Prix : 15,90€
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Résumé : — T’as entendu parler de cette fille qui a été renvoyée parce qu’elle avait tabassé un mec dans la file de la cantine ? Il lui avait touché les fesses…
— C’est pas juste. C’est pas elle qui devrait être renvoyée, c’est lui. Et si j’avais un moyen de faire éclater la vérité au grand jour ?
Pour Rachèle, à la tête du journal du lycée,
il est impossible de laisser passer une nouvelle injustice.
Ça fait trop longtemps que ça dure.
Que tout le monde ferme les yeux.
Elle décide donc d’appeler toutes les filles, toutes les femmes de l’établissement à faire grève.
Il est temps pour elles de se faire entendre.
Il faut que certaines choses changent enfin.

Mon avis : Dans la lignée des romans féministes, celui-ci aussi m’a fait de l’œil. Nos droits ont évolué, mais notre vie quotidienne n’est pas simple pour autant en tant que femme.

Rachèle est une fille de terminale, elle travaille au journal du lycée. Quand elle entend parler du renvoi d’une autre lycéenne qui ne faisait que se défendre face aux harcèlement de certains garçons, qui eux n’ont pas été punis, elle décide que cela ne peut pas se passer comme ça.

J’ai aimé ce roman parce que je l’ai trouvé utile. Oui, il raconte une histoire, mais je trouve que ce que j’en ai retenu d’important, c’est qu’il explique pourquoi, de nos jours, certaines femmes, pour ne pas dire TOUTES les femmes ont des raisons d’être féministes. Même si nous avons gagné pas mal de batailles, la victoire totale est encore loin d’être atteinte.
Cette histoire explique, avec des mots simples, pour les femmes se battent toujours, pourquoi certains hommes font pire que mieux en voulant aider, pourquoi d’autres hommes ne comprennent pas pourquoi nous nous battons toujours et pourquoi d’autres encore ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire. Bon, n’oublions pas non plus, ceux qui ne comprennent rien et qui estiment que nous n’avons pas à nous plaindre.
Rachèle découvre le féminisme et ses nuances à travers le combat qu’elle mène maladroitement mais avec tout son cœur. Ce combat va la changer petit à petit, la faire grandir et surtout lui apprendre que rien n’est gagné, loin de là.
J’ai trouvé ce roman très instructif, en plus d’être distrayant, et je pense qu’il est à mettre dans toutes les mains des adolescents d’aujourd’hui, fille et garçon pour leur faire prendre conscience de la société dans laquelle nous vivons.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

3/35

Bilan perso #102

Tout à mes lectures, le nouveau challenge et mes projets perso, je me suis aperçue que je n’avais pas fait mon bilan de lecture du mois de septembre. Alors c’est parti !

Les livres reçus

Rose rage d’Illana Cantin
Face à face de Mercedes Ron
Cursed
Comme une chaleur de feu de camp d’Amelie Panneton

Le cercle des derniers libraires de Sylvie Baron
L’année de grâce de Kim Ligget
122-7 Alain Mila
Jamais tu ne me quitteras de Chevy Stevens

L’attrape-cœurs de J. D. Salinger
Chromatipia de Betty Piccioli
Zénith tome 2, Nexus de Sasha Alsberg & Lindsay Cummings
Protège-la d’Olivier Gay

Y’a pas que la vie d’Estelle Billon-Spagnol

Les livres lus

Rule tome 1 d’Ellen Goodlett
Tout ce que je ne t’ai pas dit de Kylie Fornasier
Lire est dangereux (pour les préjugés) de Dave Connis
Fa(m)ille d’Audrey Dana

Une bouteille à la mer de Lenia Major

Voici donc mes réceptions et mes lectures du mois de septembre. Il y a 13 livres reçus et 5 livres lus, donc une PAL qui fait un bond de 8 livres et fini à 491 livres.

 

L’année de grâce – Kim Ligget

Éditeur : Casterman
Nombre de pages :  528
Date de parution : 7 octobre 2020
Prix : 19,90€
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Résumé : « Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en
devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté.
Pourtant, je ne me sens pas magique.
Ni puissante. »
Un an d’exil en forêt.
Un an d’épreuves.
On ne revient pas indemne de l’année de grâce.
Si on en revient.

Mon avis : Ce livre se définit comme féministe. Le résumé étant assez succin pour garder la découverte intacte, c’est cette auto-définition qui m’a donnée envie de l’ouvrir.

L’année de leur 16 ans. Les jeunes filles sont envoyées au milieu de la forêt pour que leur magie se révèle et qu’elles apprennent à la dompter avant de devenir des femmes parfaites. Mais que se passe-t-il exactement lors de cette année ? C’est ce que Thierney a toujours voulu savoir, et elle va le découvrir qu’elle le veuille ou non.

On ne referme pas ce livre comme on referme un roman qui raconte une « simple histoire ». On en ressort en partie révolté, en partie abasourdi, en partie en incompréhension complète… Quoi qu’on ressente en le lisant, il ne laisse pas indifférent.
Depuis toute petite, je suis très sensible aux injustices faites aux femmes sous seul prétexte qu’elles sont femmes. Ce livre a donc tout pour me révolter. La femme libre en moi était en colère contre ce que vivent les femmes du village. Mais j’ai tendance à oublier, comme pas mal d’entre nous, que cette « liberté » à laquelle nous goutons, nous n’en avons pas toujours bénéficié. Bref, les femmes du village doivent rester à leur place, baisser les yeux et être heureuses de la vie qu’on leur permet de vivre. De toute façon, elles n’ont pas d’autre choix, puisque c’est elles qui sont responsables de tout le mal de cette terre (en résumé). Thierney n’est pas comme toutes les autres femmes. Curieuse, elle a déjà tenté de savoir ce que lui réservait cette année de grâce, pour y être préparée et parce qu’elle lui fait peur.
C’est vraiment le vilain petit canard du village et on sent que c’est en partie sur elle que repose tous les futurs espoirs des femmes.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, mais je me suis posée aussi plein de questions. Je ne vous dirais pas lesquels pour que vous ayez le plaisir de découvrir le roman, mais je pense qu’il mérite un préquel et une suite.
Il est très difficile de vous parler de ce roman en quelques paragraphes alors que j’ai plein de choses à en dire. Je peux juste ajouter que ce qui fait le plus peur c’est que, malgré les libertés que nous avons gagnées, nous les femmes européennes, nous ne sommes jamais à l’abri de les perdent…
Lisez ce roman et dites moi ce que vous en avez pensé.

Je remercie Casterman et Babelio pour cette lecture et pour le club de lecture auquel j’ai pu participer le 9 octobre.

2/35

Scènes de crime – Val McDermid

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  380
Date de parution : 1er juillet 2020
Prix : 8,50€
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Résumé : Dans les coulisses de la police scientifique. Médecine légale, identité judiciaire, entomologie, toxicologie, anthropologie judiciaire, profilage, forensique numérique… Depuis deux cents ans, les sciences criminelles n’ont cessé de se développer et de se perfectionner. Pour la première fois, la célèbre romancière Val McDermid nous raconte avec brio les grandes affaires criminelles qui ont été résolues grâce aux  » experts  » d’hier et d’aujourd’hui, et comment, grâce à la science, les enquêteurs arrivent à retrouver sur une scène de crime des traces qui peuvent devenir des indices, et parfois des preuves.

Mon avis : Mes parents m’ont transmis leur amour des romans policiers. Depuis Mouche détective et les livres de Jean-Pierre Bellemare que je lisais jusqu’à pas d’heure la nuit pendant mes vacances, jusqu’aux documentaires que je dévore sur planète crime investigation en passant par les podcast, je n’arrête jamais de suivre des enquêtes policières. Ce roman de me permettait de satisfaire encore plus curiosité.

Val Mc Dermid écrit des romans policiers et elle a voulu connaitre l’autre face des crimes, celle que vivent chaque jours les forces de l’ordre, comment elles mènent l’enquête et surtout comment à évoluer la façon d’enquêter ces dernières années avec l’arrivée des nouvelles technologies.
Elle a rencontré des experts de chaque service pour parfaire ses connaissances et découvrir la face cachée de chaque enquête emblématique. Elle démontre que tout évolue et les criminels également. C’est une sorte de défit perpétuel entre forces de l’ordre et criminels.
J’ai vraiment un livre très intéressant, il m’a appris plein de choses sur les enquêtes et m’a même donné l’envie d’en savoir plus.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Une bouteille à la mer – Lenia Major

Éditeur : Slalom
Nombre de pages :  380
Date de parution : 3 septembre 2020
Prix : 15,95€
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Résumé : Axel, 15 ans, vient de trouver une bouteille à la mer. Elle appartient à Charline, 14 ans, qui s’ennuie sur son île d’Ouessant. Un échange par mail commence entre les deux adolescents. Le ton léger de leur correspondance prend une autre dimension lorsque la jeune fille apprend qu’elle est atteinte de leucémie. Sa mère est effondrée, son père absent, sa seule bouée de sauvetage : Axel. Charline partage avec lui ses angoisses et ses douleurs. L’humour est leur meilleure arme. Et il va falloir toute une artillerie pour faire face à son protocole de chimio, les médecins parfois maladroits, la vie ascétique à l’hôpital… Mais entre ses parents, auteure-illustrateur totalement immatures, et sa grand-mère anarchiste qui perd la tête, Axel a de quoi puiser assez d’inspiration pour faire rire Charline !

Mon avis : L’idée de balancer une bouteille à la mer nous a surement parfois traversé l’esprit. Charline l’a fait et elle a bien eu raison.

J’ai tout bonnement adoré ce roman. Il m’a donné le sourire tous les soirs au fond de mon lit. J’étais totalement raccord avec l’humour de Charline et Axel. Je devais même parfois me retenir de ne pas trop pouffer pour éviter que mon conjoint ne se pose des questions sur ma santé mentale. Mais ce n’est pas grave, cette bouffée de fraicheur m’a fait du bien en cette rentrée un peu morose.
Charline est une ado adorable et très forte. Elle fait face avec beaucoup de courage à la maladie, tout en gardant son humour même dans les pires moments. Axel a plus la tête sur les épaules, mais n’est pas le dernier pour faire un bon trait d’humour. Tous les deux ont des échanges hauts en couleurs avec des références qui parleront à tout le monde.
L’autrice arrive avec justesse à nous parler de la réalité d’une maladie traitée dans un hôpital. Avec les lourdeurs des traitements, le personnel soignant pas toujours délicat, les autres patients auxquels on s’attache, la famille qui est loin… La vie d’un service hospitalier en somme. Mais sa façon d’aborder le sujet est plutôt légère, sans faire abstraction de la gravité de la maladie, elle montre que la force de caractère peut tout changer. Que c’est un élément important de la guérison.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

1/35