Leah à contretemps – Becky Albertalli

♦ Éditeur : Hachette
♦ Nombre de pages : 393
 Date de parution : 30 mai 2018
♦ Prix : 17,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.
Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.
Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit ? Paraît que j’adore me compliquer la vie…

Mon avis : J’ai eu du mal avec Love, Simon et j’avais peur de ne pas accrocher à la suite… J’ai bien fait d’insister, Leah à contretemps a réussi à me séduire.

Leah est une adolescente ronde mais très bien dans son corps. Elle  est également un peu grande gueule mais elle assume et ses amis savent très bien qu’elle cache aussi un grand cœur. Elle ne cache pas que ça d’ailleurs…

J’ai eu une légère appréhension au début de ma lecture qui est vite passée. J’ai vite aimé Leah et j’ai adoré suivre son histoire. Elle est franche, grande gueule, mais tout ça cache de grandes fêlures. C’est difficile d’être une ado hors normes, dans tous les sens du terme, dans notre société. Encore plus quand on est entouré de lycéens qui sont loin d’être tolérants. Je me demande même s’ils connaissent le mot… Chacun juge rapidement l’autre, les étiquettes sont vite attribuées et il est difficile de s’en défaire. Dans ce cadre, il est difficile d’être réellement soit et d’assumer ce que l’on est. Leah fait du mieux qu’elle peut et elle se débrouille plutôt bien.
Là où j’ai été un peu déçue c’est que le thème abordé est le même que celui de Love, Simon : la difficulté de faire son coming out même au milieu des gens qu’on aime et qui nous apprécient vraiment. Le thème est abordé différemment, d’un point de vue différent, mais il reste le même. C’est dommage… ça fait un peu redondant. Heureusement que Leah et ses réparties remontent le niveau, ce livre m’a fait passé un super moment. J’ai souvent ri et apprécié les références.
Pour une fois une suite qui est au dessus du niveau du premier roman.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

49/60

L’étoile rebelle – Cathy Cassidy

♦ Éditeur : Nathan
♦ Nombre de pages : 161
 Date de parution : 7 juin 2018
♦ Prix : 15,95€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : A 14 ans, Mouse vit dans un quartier pauvre où il aime taguer les murs la nuit. Alors qu’il se rend à un rendez-vous avec Dave, son assistant social, il rencontre la jolie Cat, rebelle et mystique, dont il ne peut s’empêcher de tomber amoureux. Ensemble, il recueillent un chien abandonné qu’ils prénomment Lucky. Mais lorsqu’ils comprennent que Lucky appartient à l’un des dealers du quartier, les ennuis arrivent, et avec eux, Mouse découvre que Cat dissimule un secret…

Mon avis : Depuis que j’ai découvert la série des « Filles au chocolat », j’aime lire les livres de Cathy Cassidy qui sont de vraies bouffées de fraîcheur !

Mousse est un ado qui aime taguer les murs afin de rajouter des couleurs dans sa cité un peu triste. Mais ce n’est pas du goût de tout le monde. Et si à cela on ajoute qu’il a pris le chien du dealer local, on a la somme de tous les problèmes qu’il cumule…

Cette fois encore Cathy Cassidy a rempli sa mission avec moi : j’ai dévoré son roman et j’ai passé un très bon moment comme d’habitude !
J’ai  adoré retrouvé Mousse, quelques années après, que j’avais découvert dans La belle étoile. C’était un gamin un peu paumé auquel je m’étais attachée, j’étais curieuse de voir comment il avait grandi. Mousse ne se débrouille d’ailleurs pas trop mal. Il arrive à s’en sortir avec ce que la vie lui a donné, et c’est un plaisir de voir qu’il est quelqu’un de bien qui a su conserver une petite partie rêveuse.
Les thèmes abordés dans le roman sont, comme toujours, actuels même si malgré quelque peu édulcorés. Ici Cathy nous parle de la vie des cités un peu abandonnées par les forces de polices mais pas par les dealers qui y font la loi. De la vie de ses habitants qui n’ont pas d’autres choix que les côtoyer et qui chaque jour doivent faire attention à leurs enfants tout en courbant l’échine. L’auteure est un peu simpliste dans ses explications, mais cela convient très bien au public visé à partir de 11 ans. Je dirais même qu’il peut être lu quelques années avant.
Comme je le disais, j’ai encore une fois passé un très bon moment lecture avec les aventures de Mousse.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

48/60

Le première fois que j’ai été deux – Bertrand Jullien-Nogarède

♦ Éditeur : Flammarion Jeunesse
♦ Nombre de pages : 350
 Date de parution : 6 juin 2018
♦ Prix : 14,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Nous sommes au début des années 2000, Karen Traban est en Terminale et vit seule avec une mère dépressive. Elle est brillante, musicienne et adore danser mais l’amour n’est jamais au rendez-vous, les garçons de son âge lui semblent sans intérêt. Quand un jeune anglais, Tom, arrive au milieu de l’année scolaire dans sa classe, Karen le prend immédiatement en grippe… Elle ne sait pas encore que ce jeune homme si différent des autres va changer sa vie. « La première fois que j’ai été deux » est un grand roman d’amour où les sentiments sont intimement liés au cours d’une Histoire qui vit l’Europe s’embraser avant de se reconstruire. Entre la Pologne de ses grands parents, l’Allemagne d’un jeune soldat tombé en 1944 et l’Angleterre de Tom, Karen va découvrir qu’un premier amour peut influencer une vie entière « La première fois que j’ai été deux » est un roman profond et intimiste qui peint le passage de l’adolescence à l’âge adulte. On assiste au dévoilement du destin de deux familles emportées par l’Histoire. Archibald Ploom nous propose un récit voyageur et une fresque historique que la naissance d’un amour vient ponctuer comme un message d’espoir.

Mon avis : J’ai hésité un petit moment avant de me procurer ce roman, j’avais un peu peur de ne pas avoir le temps pour le lire. Mais je me suis laissée tenter, parfois les histoires d’amour d’adolescents font fondre mon cœur de midinette.

Karen est une adolescente discrète. Elle ne fait pas de bruit et a de bons résultats. Lorsqu’un jeune franco-anglais débarque dans sa classe, il chamboule tout son quotidien.

Le roman commence doucement, je l’ai d’ailleurs trouvé « tranquille » tout le long de ma lecture. J’ai eu du mal à adhérer… C’est Karen qui narre l’histoire et j’ai trouvé le style vraiment trop soutenu pour une ado de 17 ans. Les passages narratifs m’ont paru trop longs et surtout redondants et inutiles… L’introspection c’est bien, mais trop, surtout dans un roman destinée à la jeunesse, je trouve ça ennuyeux à force. Et donc logiquement je me suis ennuyer.
C’est dommage parce que je suis alors passée à côté de l’histoire. Elle n’a pas réussi à me toucher. Je ne me suis attachée ni à Karen ni à Tom, peut-être beaucoup trop éloignée de mon adolescence pour pouvoir m’y identifier. C’est surement de là que vient d’ailleurs ma difficulté à adhérer à l’histoire. La fin ne m’a pas plu non plus, après tant de longueurs, on passe très vite sur certaines choses qui auraient eu besoin d’être développées…
Par curiosité, je suis allée voir d’autres avis et j’ai pu constaté que l’histoire à réussi à trouver son public, malheureusement ça n’a pas matché avec moi. Les livres ne peuvent pas plaire à tout le monde et c’est mon cas pour celui-ci.

Je remercie l’auteure et Flammarion Jeunesse pour cette lecture.

47/60

Pëppo – Sévrine Vidal

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 176
 Date de parution : 6 juin 2018
 Prix : 13,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Salut mon frère
Je pars à La Jonquera.
Occupe-toi des petits.
Je reviendrai.
Elle a déconné, Frida.
J’ai déjà du mal à m’en sortir quand j’ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul.
Je sais même pas comment on chauffe un biberon.
Mettre une couche dans le bon sens.
D’ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo t’as pas de bon sens.
Je suis coincé.
Pëppo, mon gars, t’es coincé. Gravement.
Et tout ce que tu vas faire, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au retour de Frida, tu le feras deux mômes sur les bras.
Ou dessous.
Je sais même pas comment ça se porte des bébés.

Mon avis : J’ai déjà lu un roman de Séverine Vidal (Quelqu’un qu’on aime) et j’avais beaucoup aimé. J’étais donc curieuse de lire celui-ci.

Du jour au lendemain Pëppo, un ado un peu marginal sur les bords, se retrouve à s’occuper de ses neveux dans un camping à la dérive. Et bien sûr, c’est loin d’être facile…

Ce court roman se lit facilement. Malgré les mises en gardes de Pëppo en début de lecture, son histoire est racontée simplement et elle se dévore. Mais attention, simple ne veut pas dire inintéressant, loin de là ! Parfois, lire les histoires de gens simples, même si un peu décalés, ça fait beaucoup de bien. On se rend compte qu’on n’est pas seul à galérer parfois et que notre situation est même plutôt enviable.
Mais revenons à l’histoire de Pëppo. S’occuper de jumeaux quand on a 17 ans et qu’on ne s’intéresse à pas grand chose d’autre que le surf, c’est tout une aventure, et le jeune Pëppo fait de son mieux et grandit. Il est entouré d’une galerie de personnages haut en couleur qu’on ne peut qu’aimer. Bien sûr, ils sont bourrés de défauts et limite caricaturés mais c’est ça qui plaît. Parce que ce genre de personnes existent et que derrière tout le bruit qu’elles peuvent faire de prime abord, elles sont vraies et fragile. J’adore ces héros de tous les jours qui font comme ils peuvent pour mettre un pied devant l’autre et toujours avec le sourire.
Encore une fois Séverine Vidal a réussi à me charmer avec sa nouvelle histoire. Je sens qu’elle va devenir une auteure que je vais suivre et que je vais surement rattraper mon retard sur les autres romans qu’elle a écrit.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

46/60

Amalia, chasseuse d’âmes – Gala de Spax

♦ Éditeur :Milady / Emma
♦ Nombre de pages : 324
 Date de parution : 13 juin 2018
♦ Prix : 5,99€ (Numérique) 20,00€ (broché)
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : Auteure le jour et chasseuse d’âmes la nuit ? Si seulement cela pouvait être aussi simple… Je m’appelle Amalia Brandine et je suis « une auteure à succès ». Vivre de sa passion, que demander de plus ? Un peu de tranquillité, peut-être ? Pas facile quand on commence à voir des esprits. Parce qu’un second boulot vient de me tomber dessus : il paraît que je suis une chasseuse d’âmes et que je dois éliminer des mauvais esprits retenus sur terre par le poids de leurs péchés. Et parler à des gens qu’on est la seule à voir ou être persuadée de porter une tenue qui n’existe pas, ça écorne vite une image… Comme si ça ne suffisait pas, Casanova, revenu d’entre les morts, m’en veut personnellement ! Enfin, si je veux mettre toutes les chances de mon côté pour l’affronter et survivre, il va d’abord falloir que je parvienne à convaincre mon entourage de ne pas m’interner… et c’est pas gagné.

Mon avis : Comme vous le savez, je lis très peu de livres numériques, je n’adhère pas trop aux liseuses. Mais celui-ci a réussi me faire passer outre.

Amalia est une écrivaine, ce qu’elle ne sait pas c’est qu’elle peut voir les fantômes et que ce don lui confère des pouvoirs hors du commun.

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’univers et la vie d’Amélia, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle et à éprouver de l’empathie pour elle. Pourtant elle est drôle et bien souvent elle m’a fait rire, mais il m’a manqué le petit truc qui fait qu’on accroche de suite à un roman et à son héroïne. Je l’ai trouvé bien souvent naïve et limite idiote et je préfère les personnages avec un caractère fort.
L’univers créé par l’auteure est pourtant original et j’adore les fantômes, mais j’ai trouvé qu’il manquait des éléments, que ça manquait de précision et d’explication. Certaines choses sont restées dans l’ombre et j’aurais aimé en savoir plus. D’autres éléments m’ont paru trop faciles et c’est dommage parce qu’il y avait du potentiel…Quant au personnage principal masculin il m’a paru bien fade, il n’avait aucun relief, la seule chose qu’il avait pour lui, c’est son physique.
En fait, quand j’y réfléchi, j’ai trouvé que le roman y avait beaucoup de similitudes avec une autre série américaine que j’aime beaucoup. Ça a dû coup un peu gâché mon plaisir.
Je m’attendais à une héroïne forte, à un univers qui me séduirait et je suis vraiment déçue du livre qui ne tient pas toute ses promesses. Il aura au moins eu le mérite de me réconcilier avec le numérique.

Je remercie Milady et la collection Emma pour cette lecture.