La brigade de l’ombre tome 3 – Ne compte que sur les tiens – Vincent Villeminot

♦ Éditeur : Casterman
 Nombre de pages : 347
 Date de parution : 11 octobre 2017
♦ Prix : 15,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Adé, la première fois, avait entendu les coups sourds de la goule se jetant avec fureur, de tout son poids, contre la porte. Depuis, elle s’arrangeait pour ne plus rien savoir, pour feindre d’ignorer. Elle se mettait des bouchons d’oreille, écoutait de la musique très fort dans sa chambre. Elle essayait de ne penser à rien pendant sept heures, d’oublier qu’une fois par mois, derrière une porte renforcée de sa propre maison, il y avait une créature susceptible de la déchirer, la massacrer, lui arracher un membre avant de fouailler, à coups de dents, son thorax et son abdomen. Et que cette créature était son père.

Mon avis : J’avais adoré les deux premiers tomes (dont vous trouverez les avis ICI et ) et il m’était impossible de rater le troisième et dernier tome !

Je vais faire l’impasse sur le résumé perso, pas parce que j’ai la flemme (quoique) mais surtout pour éviter de trop vous en dévoiler si vous n’avez pas lu les deux tomes précédents. Le topo habituel quoi !

J’ai adoré me replonger dans l’univers un peu glauque de la brigade de l’ombre. Et je pense que ce dernier tome est le plus stressant des trois ! Peut-être parce qu’il touche plus directement les personnages auxquels je me suis attachée. Je pense que c’est dans ce tome qu’ils frôlent tous le plus la mort. Dans les tomes précédents, ils flirtent avec elle, jouent avec elle, la déjouent… Dans celui-ci, on n’est pas sur de qui sera le gagnant. D’ailleurs, je ne suis même pas sure qu’il y en aie un au final… Il peut être considéré comme un match nul.
Nous retrouvons tous les personnages pour ce final. Les filles de Markowicz prennent en maturité. Les événements les y obligent, Adélaïde grandit trop vite et Fleur perd définitivement son innocence. Dans ce monde où l’on peut croiser des goules au coin des ruelles sombres, les enfants grandissent parfois plus vite que prévu. Malheureusement les goules ne sont pas les créatures les plus dangereuses… Comme dit le dicton : « l’homme est un loup pour l’homme », et ce tome l’illustre très bien !
Toute la brigade est malmenée et ressort complétement meurtrie de cette ultime confrontation avec le Mal. La fin laisse un goût doux amer. On n’a pas vraiment l’impression d’avoir « gagné », ou le prix à payer était vraiment trop élevé !
Je vous recommande vraiment cette série de Vincent Villeminot, si vous aimez les enquêtes saupoudrées de fantastiques, et que vous aimez frissonner en lisant.

Je remercie Casterman pour cette lecture.

15/80

The elements tome 4 – The gravity of Us – Brittainy C. Cherry

♦ Éditeur : Hugo romans
 Nombre de pages : 376
 Date de parution : 2 novembre 2017
♦ Prix : 17,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : C’est une histoire de deuil et d’amour. Ce sentiment qui embrase les êtres humains et réduit leur cœur en cendres. L’alpha et l’oméga de chaque voyage.
Lucy perd sa mère à 18 ans, la laissant elle et ses deux sœurs aînées orphelines. Lorsqu’elle emménage, quelques années plus tard, avec la cadette Mary et son époux, à Wauwatosa dans le Wisconsin, elle rencontre, Graham, mi-écrivain mi- artiste, qui vient lui, de perdre son père.
Ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre.
Moi je rêvais. Pour lui la vie n’était qu’une succession de cauchemars.
Il nous arrivait de partager de brefs instants au cours desquels nous étions sur un petit nuage, quand la réalité nous heurtait de plein fouet, et nous forçait à redescendre sur terre. Cependant, si l’occasion m’était accordée de tomber, une fois encore, je tomberais avec lui pour toujours.
Même si nous devions, inéluctablement, nous écraser au sol.

Mon avis : Je suis fan de cette auteure et les trois tomes précédents m’ont séduit à leur manière (vous retrouverez mes avis des tomes 1, 2 et 3 ICI, ICI et ). J’avais donc hâte de commencer cette nouvelle histoire.

Graham et Lucille sont l’exact opposé l’un de l’autre. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, jamais dû se côtoyer. Mais la vie, le destin ou quelque soit le nom que vous lui donner,  en a décidé autrement.

Comme je vous le disais, j’ai beaucoup aimé les tomes précédents. À chaque fois l’auteure nous emmène dans des mondes différents, avec des personnages totalement différents, mais qui arrivent toujours à me toucher d’une manière ou d’une autre. Et avec The gravity of us elle y est arrivée d’une manière encore plus forte.
J’ai adoré Graham. En dehors de l’image de la couverture, son cœur totalement brisé a réussi à parler au mien. Vous commencer à me connaitre, j’adore ses personnages torturés. Ceux avec qui la vie n’a pas été tendre et qui arrivent à s’en sortir grâce aux parades qu’ils mettent en place, grâce aux murs qu’ils érigent tout autour d’eux, grâce aux distances qu’ils prennent avec les autres personnes… Et Graham et typiquement un de ceux là. Bon, et il ne faut pas faire la faux-cul, le mannequin qui le représente sur la couverture y est aussi un peu (beaucoup) pour quelque chose…
Lucille, c’est autre chose. Elle est trop différente de moi et c’est typiquement le personnage qui me tape sur les nerfs. Mais elle est tellement l’opposé de Graham que ses effets négatifs s’annulent presque. Leur duo fonctionne tellement bien qu’elle a réussi à m’attendrir également, et pas mal de fois.
Leur histoire est originale et émouvante. Bien souvent j’ai eu les larmes aux yeux, et bien souvent j’ai trouvé ce monde injuste. À côté de ces deux personnages fort, Brittainy C. Cherry nous montre à quel point les hommes peuvent aussi également être lâches… Heureusement qu’elle ne perd jamais espoir.
J’ai vraiment adoré cette série, et je trouve très dommage qu’elle soit terminée.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

Best kiss – Abbi Glines

♦ Éditeur : &moi
 Nombre de pages : 381
 Date de parution : 3 janvier 2018
♦ Prix : 12,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Après avoir perdu l’amour de sa vie, River Kipling, alias Captain, a sombré dans le crime organisé. Mais le moment est venu pour lui de tirer un trait sur cette sordide existence. La seule chose qui le retient encore à Rosemary Beach est le nouveau restaurant qu’il s’est engagé à lancer. Même si, alors que l’ouverture est imminente, son aventure avec la cheffe de salle, la sulfureuse Elle, lui complique plus l’existence qu’autre chose.
Jusqu’à ce qu’il remarque Rose Henderson, la nouvelle serveuse. Tout ce qu’il sait de cette jolie rouquine à lunettes est qu’elle est une jeune mère célibataire, sérieuse et appliquée à la tâche. Pourtant, dans son rire, dans sa façon de regarder Captain, il y a quelque chose d’étrange, de trop familier… Qui est-elle vraiment ? Le passé de Captain risquerait bien de le rattraper…

Mon avis : Ce livre fait partie de la série Rosemary Beach, édité dans deux maisons d’édition différentes en France (J’ai lu et &moi). J’en ai raté quelques « épisodes » mais cela ne gène en rien la lecture, puisque l’auteure aborde des histoires de couples différents.

Captain est a Rosemary beach, près de sa sœur, pour se ranger de son ancienne activité. Il s’occupe du lancement d’un nouveau restaurant. Mais Rose une des serveuses fait resurgir des éléments de son passé dont il pensait s’être « débarrassé ».

J’ai retrouvé la plume d’Abbi Glines avec plaisir. Cela ne nous arrive jamais de vous demandez pourquoi vous vous êtes privé d’un auteur autant de temps alors que vous l’aimez beaucoup ? Bein là ce fût mon cas. J’ai même eu envie de terminer ma collection (les livres sont sagement en attente dans différents paniers de site internet), même si je sais qu’il me faudra du temps pour les lire.
Bref ! J’ai retrouver le monde de Rosemary beach avec plaisir et découvert Captain et Rose avec encore plus de plaisir ! Ce sont des personnages comme je les aime : torturés par leur passé mais ayant réussi à faire face. Enfin, autant que faire se peu. Ils gardent leurs blessures au fond d’eux mais ce sont elles qui les façonnent. J’ai surtout aimé Rose, parce qu’il m’est plus facile de m’identifier à elle qu’à Captain 😉
Si l’on considère l’histoire dans on ensemble, elle n’est pas des plus originale. On y retrouve beaucoup des stéréotypes que l’on lit dans les romances, mais ce sont vraiment des personnages attachants et pour une fois, ils ne se tournent pas autour trop longtemps. On apprend tout de leur passé également rapidement et ça a suffit à satisfaire pleinement ma curiosité !
Il va falloir que je me dégage du temps pour retrouver cet univers si particulier de Rosemary Beach.

Je remercie &moi pour cette lecture.

Blood family – Anne Fine

♦ Éditeur : L’école des loisirs
 Nombre de pages : 381
 Date de parution : 2 novembre 2017
♦ Prix : 7,80€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Il revient de loin. Edward. Jusqu’à l’âge de 7 ans, il a vécu enfermé dans l’appartement avec sa mère, sous l’emprise d’un homme alcoolique et violent. Lorsqu’il est délivré de son bourreau, il peut enfin découvrir le monde qui l’entoure. Mais est-il libre pour de bon?
Recueilli par les services sociaux, puis balloté de famille d’accueil en famille d’adoption. Edward se construit en tentant d’oublier son passé. Mais au fil des années, ce passé le suit pas à pas et ne cesse de se rappeler à lui. La force, le courage et la volonté lui suffiront-ils pour lui échapper ?

Mon avis : Depuis quelques temps je lis des livres de l’École des loisirs, car, contrairement aux apparences, ils ne sont pas destinés qu’au jeune public et réservent de vraies pépites.

Comment faire pour grandir normalement quand lors  des 7 premières années de votre vie vous avez dû vous faire le plus petit possible et où la vie quotidienne se résume à 4 murs ? C’est ce qu’a dû faire Eddie, et il a fait du mieux qu’il a pu avec ce qu’il avait.

Dès les premières lignes j’ai été fascinée par la vie d’Eddie. Si on peut appeler ça une vie… Le pauvre gosse a surtout tenté de survivre lors de ses sept premières années. Il ne s’en sort même pas trop mal finalement, quand on le compare à sa mère… Mais même s’il est délivré de l’enfer qu’était sa vie, ce n’est pas pour autant qu’il est sauvé. Il dois apprendre à vivre comme tout le monde, il découvre pas mal d’objets de notre quotidien, auxquels nous ne faisons plus attention, mais qui pour lui relève presque du miracle. Il doit aussi apprendre à ne pas trembler à chaque bruit que peuvent faire les autres.
Il s’en sort même plutôt bien. Il a un bon instinct de survie et surtout il est intelligent et s’adapte très vite. Mais on ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour lui : est-ce qu’il va s’en sortir ? Est-ce qu’il va réussir à être heureux ? À s’adapter ? Et la grande question : est-il finalement capable d’aimer ? De vivre normalement dans sa nouvelle famille ?
L’apprentissage de la vie « normale » n’est pas facile et bien souvent j’ai eu peur pour lui. J’aurais aimé le prendre dans mes bras en lui murmurant que tout allait s’arranger, qu’il avait droit à l’erreur et que même si ce n’est pas toujours facile, quand on n’est pas seul tout est (presque) possible.
J’ai vraiment adoré ce livre que j’ai lu très très vite. J’aurais même passer plus de temps en compagnie d’Eddie.

Je remercie l’École des loisirs pour cette lecture.

14/80

 

Hate to love – Penelope Douglas

♦ Éditeur : &H
 Nombre de pages : 432
 Date de parution : 2 novembre 2017
♦ Prix : 174,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Ils étaient faits l’un pour l’autre… jusqu’au jour où ils se sont rencontrés Depuis plus de sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres. Des lettres dans lesquelles ils se racontent, se livrent, se soutiennent. Une seule règle : ne jamais chercher à se rencontrer. Un interdit qui a convenu à Misha pendant toutes ces années. Il n’a pas besoin de connaître le visage de Ryen pour qu’elle soit sa muse, son inspiration, celle pour qui il écrit ses chansons et, quelque part, son âme sœur. Mais, un soir, il croise une jeune fille dont les goûts excentriques se rapprochent un peu trop de ceux que Ryen lui a décrits dans ses lettres pour que ce soit une coïncidence… Et alors, face à cette jeune fille d’une beauté solaire, renversante, Misha n’a aucun doute : il sait que c’est elle. Maintenant, impossible de résister, il doit s’approcher. Quitte à ne jamais révéler à Ryen qui il est vraiment. Et quitte à découvrir une Ryen bien différente de l’idéal qu’il s’était imaginé…

Mon avis : Cela faisait quelques temps que je n’avais pas lu de romance ado, la couverture et le résumé de Hate to love m’ont séduit. Il ne m’en a pas fallu plus pour me convaincre.

Misha et Ryen s’écrivent depuis des années. Depuis qu’ils ont 11 ans. Ils se sont promis de ne jamais se rencontrer. Mais si un événement venait tout changer…

Après les premières pages, je me suis vite aperçue que ce roman n’était pas un roman pour ado comme les autres. D’ailleurs ce n’est même pas un roman ado tout court ! Alors oui, les personnages ont à peine 18 ans, mais je trouve que les gens de cet âge ont bien changé. Ou alors je suis devenue vielle bique sans m’en apercevoir (remarquez, c’est possible aussi). Mais j’ai beaucoup aimé leur caractère qui n’étaient pas piqués des vers ! Pour une fois aucun des deux ne se laisser faire et j’ai adoré lire leurs joutes verbales. Cela donne pas mal de piquant à l’histoire. Cela laisse moins présager de la fin, souvent évidente, de l’histoire.
D’ailleurs, je l’ai aussi beaucoup aimé l’histoire. Elle est plutôt originale et bien menée. Même si « l’intrigue » principale est plutôt vite cernable, le rebondissement qui arrive en fin de roman m’a totalement prise au dépourvue ! Et j’adore ça.

J’ai passé un très bon moment avec ce roman, même si la lecture a été difficile avec ce début d’année.