Cruelles – Cat Clarke

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 419
Date de parution : 6 juin 2013
Prix : 17,90€ 4

72849_469274456486647_584114821_nRésumé : Alice King ne s’attend certes pas aux vacances de sa vie lorsqu’elle part avec sa classe pour un séjour dans la nature écossaise, mais elle n’est pas non plus préparée à la tournure plus que cauchemardesque que vont prendre les événements. Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l’associale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d’humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu’il est grand temps de donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Va alors se mettre en marche une succession d’événements qui vont changer la vie de ces filles à tout jamais. Une irrésistible histoire de secrets coupables et d’amitiés troubles…

Mon avis : J’ai découvert Cat Clarke avec la collection R et le livre Confusion qui m’avait laissé un petit goût de « frustration ». C’était bien, mais il manquait quelque chose… Mais j’ai voulu connaître plus l’auteur et quand j’ai lu le résumé de Cruelles, j’ai vraiment eu envie de le lire.

Alice est une ado comme les autres, avec une meilleure amie, un papa adorable et elle va au lycée. Comme dans tout lycée il y a les populaires et ceux qu’on voit à peine. Dans les populaires il y a XXX, autant détestée qu’admirée. Elle est plutôt ignoble et Alice et ses amies on décidé de lui faire payer. Oui mais voilà, tout ne se passe pas toujours comme prévu, c’est bien connu…

Le début du livre plante de suite le décor et l’ambiance. L’atmosphère est lourde dès les premières pages. On sent de suite qu’il y a un secret en place et qu’il va être difficile à porter. Puis les personnages mènent une vie normale nous rendant curieux de découvrir la suite. Parce que nous laisser entrevoir un secret sans le connaître vraiment, ça frustre ! Heureusement l’auteure ne nous fait pas attendre longtemps.
J’ai aimé cette atmosphère noire, lourde dont on sent limite la moiteur qui nous colle à la peau autant qu’à celle d’Alice. Elle se débat avec sa conscience et même nous qui savons tout, ne sommes pas surs de la fin qu’on aimerait donner à ce livre. Je trouve que c’est là que l’auteure est très forte. On sait ce qui serait bien à faire, ce que l’honnêteté impose, ce que notre éducation nous dicte, mais on n’a pas envie que ça se fasse. Enfin si, mais non… J’ai du mal à me faire comprendre ? Mouais, me doute, mais si je vous en dis plus, je vais vous raconter le livre.
En plus de ce suspense qui dure tout le livre, enfin qui m’a tenu tout le livre :-P, l’auteure nous dépeint également un portrait de notre société qui porte à réfléchir. Cette société basée sur le paraître, l’apparence, la beauté et l’argent, et tout les travers qu’elle amène. Quand on referme le livre, on ne peut que réfléchir. Se demandant comment on peut en arriver là. Et dans ce cas on pense aux ados qu’on connait, souvent depuis bébé, en se disant qu’ils ne pourraient jamais faire ça. Sauf que si. Nous subissons tous, ou presque les mêmes pressions.
C’est essentiellement pour ça que j’ai beaucoup aimé ce livre. Parce que oui, il raconte une histoire, mais pas seulement. Il nous fait aussi nous interroger. Je pense même que certaines ados devraient vraiment le lire, peut-être que ça les ferait réagir…

Un avis un peu différent de ceux que je fais d’habitude, mais ce livre est aussi un peu différent de ceux que je lis d’ordinaire. Je devrais peut-être en lire plus 😉

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

Le petit plus : Vous pouvez aussi retrouver mon avis sur Confusion du même auteur.

28/35

41/60


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La promesse interdite tome 1 – Dark attirance – Gena Showalter

 Éditeur : Harlequin / Collection Darkiss (poche)
Nombre de page : 472
Date de parution : 1er juin 2013
Prix : 7,50€ 4

9782280299015Résumé : Aden a toujours su qu’il était différent. Mais cette fois, sans le vouloir, il vient de réveiller tout un monde de créatures hostiles, des créatures désormais prêtes à se venger. La fascinante fille brune qu’il croise en rêve est-elle aussi du côté obscur ? Vient-elle le sauver ou bien tient-elle le poignard par lequel il mourra selon la prédiction ? Et qui est-elle : Mary Ann, la lycéenne apparemment comme les autres, ou bien Victoria l’étrange princesse vampire… ?

Mon avis : Emballée par mon premier livre de l’auteure (Alice au pays des zombies) j’ai voulu la découvrir un peu plus. Cette trilogie était sortie il y a quelques temps chez Darkiss et ils ont eu la très bonne idée de la rééditer en poche. Je n’ai donc pas résisté et puisqu’en plus on me l’a offerte, j’ai décidé de lire très vite le tome 1.

Aden est un ado pas comme les autres. Il entend des voix. Plus précisément 4 personnes « vivent » dans sa tête. Et chacune a un pouvoir particulier qu’il peut lui même utiliser. Mais un jour il découvre qu’une jeune fille arrive à neutraliser ses pouvoirs, depuis des années qu’Aden cherche le silence, il est enfin à sa portée. Il faut absolument qu’il retrouve cette fille. C’est à ce moment que le monde tel qu’il le connait va basculer…

L’idée d’origine m’a séduite et on m’avait dit beaucoup de bien de ce livre, je l’ai donc commencé très enthousiaste. J’ai de suis adhéré aux personnages Aden qu’on prend pour fou et qui fait tout pour passer « normal » et Mary Ann l’ado douce et gentille qu’on a envie d’avoir pour amie. L’auteure réussi à les rendre accessible en quelques lignes.
Le livre commence doucement, présentation des personnages, de leur vie, de leurs problématiques et de suite des questions, des mystères sont posés. On se doute très vite quel sera le but du livre. Sauf que rien ne se passe comme le début du livre le laissait supposer. Plus on avance dans le livre et plus le mystère s’épaissit. Des choses viennent s’ajouter qu’on n’aurait pas pu deviner au début du livre. L’auteure use de tous les éléments dont dispose l’urban fantasy et la fantasy pour faire évoluer son livre. Ce qui au départ aurait pu être un livre paranormal devient alors de l’urban fantasy. J’ai beaucoup aimé avancer à tâtons et me laisser mener par l’auteure.

Un petit bémol toutefois, à trop en ajouter, je me suis parfois perdue et j’ai trouvé tout ça un peu foutoir. J’ai même eu l’impression que perdue au milieu de tous ses éléments l’auteure avait du mal à trouver la suite et cédait à la facilité, gâchant un peu mon plaisir de lecture. Je suis tout de même curieuse de lire la suite, les questions initialement posées n’étant pas réglées dans ce premier tome. Et ça tombe plutôt bien, puisque je l’ai déjà.

Le petit plus : les tomes 2 et 3 sont déjà édités en poche.

28/35

40/60


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Soeurs sorcières livre 1 – Jessica Spotswood

 Éditeur : Nathan
Nombre de page : 392
Date de parution : 4 juin 2013
Prix : 15,50€ 3

soeurs-sorcieres---livre-1-4079922-250-400Résumé : Ma chère et courageuse Cate,

La sibylle a prédit ceci : à l’aube du XXe siècle trois soeurs atteindront l’âge de décision, toutes les trois sorcières, et l’une d’elles sera la plus puissante sorcière de tous les temps.
Cate, je suis si inquiète pour toi. Si, après Maura, Tess est sorcière aussi, il semble hélas probable que vous soyez les soeurs dont parle la prophétie. Tu seras alors traquée par ceux qui voudront se servir de toi.
Cette prophétie dit autre chose encore, bien pire à mes yeux, mais je préfère ne pas tout écrire dans ces pages, de crainte qu’elles ne tombent en de mauvaises mains.
Avec tout mon amour,
Maman

Cate, Maura et Tess vivent dans une Angleterre imaginaire du début du XXe siècle. À 17 ans, les femmes doivent normalement choisir entre se marier et rejoindre les ordres. Mais en plus d’être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu’un le découvre, les Frères les enverront à l’asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres. Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses soeurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s’accélère : son ami d’enfance la demande en mariage, alors qu’un autre jeune homme fait chavirer son coeur. Et bientôt, Cate doit se rendre à l’évidence : malgré tous ses efforts, le danger se referme sur elle et ses soeurs comme un étau…

Mon avis : Les sorcières j’aime ça ! Même si, je vous l’accorde, il n’est pas aisé pour vous de le savoir parmi la ribambelle de livres de vampires, démons, loups-garous et autres bestioles bizarres que j’affectionne. Mais maintenant vous le savez, et vous n’êtes donc pas étonnés qu’un livre avec un tel titre ait fini entre mes mains.

Cate a bientôt 17 ans, elle a deux sœurs dont elle s’occupe depuis la mort de leur mère il y a quelques années. Rien de bien ordinaire, si ce n’est qu’elles sont toutes les trois sorcières dans une société où cela n’est pas toléré. Et qu’elles pourraient aussi êtres les trois sœurs du prophétie qui doivent ébranler le monde dans lequel elles vivent.

L’immersion dans ce livre a été très lente. Tout d’abord parce que je l’ai lu lentement (mon emploi du temps ayant été un peu chamboulé) ensuite parce que le rythme du livre est lent lui aussi, à l’image de l’époque où est plantée le décor, le début du 20ème siècle. La société dans laquelle évoluent Cate et ses sœurs est très collée-montée, à cheval sur les principes instaurés par les frères qui dirigent le pays. Dans cette société les femmes n’ont pas droit à la parole, elles sont avant tout des femmes et des mères qui servent de potiche et doivent obéir à leur époux. Difficile d’être adolescence dans ces conditions. L’auteure parvient parfaitement à nous décrire l’atmosphère d’une telle société étouffante pour les femmes et très peu permissive. On sursaute facilement avec Cate lorsqu’elle pense n’avoir pas respectée les règles et qu’elle va se faire surprendre.
De même l’intrigue est bien menée. Nous avançons pas à pas, découvrant les choses petit à petit en même temps que notre héroïne partageant ses doutes et ses espoirs. Voulant rapidement en savoir plus. Les émotions retranscrites sont aussi très fortes, j’ai réussi à les partager avec les personnages, frissonnant et espérant avec eux.
Ce premier tome m’a laissé sur ma faim. C’est un tome d’introduction, il plante le décor, les personnages, la trame des prochains tomes et termine d’une façon assez surprenante et frustrante, nous donnant envie de vite connaître la suite des aventures de Cate et de ses sœurs.

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture.

28/35

39/60


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Chroniques de zombiland tome 1 – Alice au pays des zombies – Gena Showalter

 Éditeur : Harlequin / Collection Darkiss
Nombre de page : 528
Date de parution : 29 mai 2013
Prix : 16,41€ 4

48185810Résumé : Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies.

Mon avis : Je me suis mise depuis peu à lire des livres sur les zombies et quand j’ai vu que celui-là allait paraître, avec un titre plutôt évocateur, je me suis dit que j’allais me laisser tenter.

Alice perd toute sa famille, ses parents et sa sœur, dans un accident de voiture plus qu’étrange où elle acquière la capacité à voir les zombies. Elle décide alors de lutter contre eux afin de protéger ses grands-parents et toute la population qui eux ne les voient pas. Elle s’associe alors avec un groupe de jeunes de son nouveau lycée qui ont une réputation peu recommandable.

Je préfère vous avertir d’entrée, si vous êtes fan de zombies assoiffés de sang et qui ne pensent qu’à nous dévorer, passez votre chemin. Alice au pays des zombies vous propose une vision totalement différente des zombies que l’on a l’habitude de lire. Personnellement, j’ai apprécié cette approche différente, mais si c’est le côté horreur qui vous séduit dans la littérature zombie, vous serez plus que déçus par ce livre qui les présente de façon édulcorée. Oh, les zombies sont toujours amateurs de viande fraiche et tant qu’à faire tellement fraiche qu’elle est encore vivante, mais ce livre étant destiné aux adolescents, il n’est pas gore.
Voilà donc les amateurs du genre averti. Maintenant si vous êtes novice et que vous appréciez la littérature jeunesse vous pouvez être séduit par ce livre. Il est bien écrit, et l’intrigue m’a emportée tout le long du livre. Elle est un peu longue à se mettre en place, l’auteur nous plantant le décor, les personnage et le mythe qu’elle crée sur les zombies, mais une fois mise en place, on veut absolument connaître le dénouement. Par contre, même si la vision du zombie est plutôt soft, le récit par lui même n’est pas trop gentillet. Des gens meurent et l’émotion est présente.
Dans ce premier tome l’auteur distyle des informations sur les possibilités, les pouvoirs d’Alice, nous laissant nous poser des questions et nous donnant quelques pistes pour les prochains les tomes.
J’ai beaucoup aimé le personnage d’Alice, elle est forte et fragile à la fois, vraiment naturelle, je l’ai trouvé très crédible. Elle est entourée d’une pléthore de personnages secondaires qui sont très approfondis malgré le nombre, donnant plus de profondeur dans le récit. Une romance est également présente, mais elle n’est pas omniprésente, elle enrichit l’intrigue mais n’est pas le but de l’histoire.

Je remercie les éditions Harlequin pour cette découverte.

28/35

38/60


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Tom, petit Tom, tout petit homme Tom – Barbara Constantine

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 401
Date de parution : 16 mai 2013
Prix : 17,50€

Tom--petit-TomRésumé : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins… Mais comme il a peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu elle n arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n’était pas passé par là…

Mon avis : Ce petit livre m’avait fait un ‘tit clin d’œil lors de mes pérégrinations sur les sites de livres d’internet. Je m’étais dit « tiens, me tenterait bien » et Marly a du l’entendre parce que je l’ai reçu pour un de mes anniversaires. Il a fallu quelque temps avant que je puisse le sortir de ma PAL et, fin de mois oblige, je l’ai sorti en mai pour ajouter un livre à mon compte de livres lus.

Tom a 11 ans et sa maman n’est pas beaucoup plus vieille que lui. Elle l’a eu très jeune et à 25 ans elle aime surtout s’amuser. Comme ils n’ont pas beaucoup d’argent, Tom a pris l’habitude de voler dans les jardins potagers. Un soir il trouve une dame de 93 ans tombée au milieu de ses choux, il la relève et c’est le début d’une nouvelle amitié.

Ce livre est très court, il fait 211 pages et mon avis le sera lui aussi.
Je lis peu de romans contemporains, pas que je n’aime pas, mais ce n’est pas ma « période ». Sauf que de temps en temps certains me tombent dans les mains pour mon plus grand plaisir.
J’ai beaucoup aimé suivre Tom et son petit monde. C’est un bonhomme attachant qui redonne espoir en la jeunesse actuelle. Parce qu’elle n’est pas très reluisante suivant ce qu’en disent les médiats en ce moment. C’est un bout de choux qui est toujours près à rendre service et qui s’intéresse aux autres même s’il n’a pas la vie facile. C’est son exutoire à lui.
Il est entouré d’une brochette de personnages très bien décrit qui eux aussi sont très attachants malgré leurs défauts. Ce livre est une vraie tranche de vie. L’auteure nous décrit la vie de petites gens sans que ce terme soit péjoratif. C’est juste une chronique d’une vie ordinaire. Des gens qui se cherchent, se trouvent, se font du mal parfois mais qui s’entraident et s’aiment malgré tout.
L’auteure nous montre que la vie n’est pas toujours rose, mais que si l’ont y met du sien, qu’on s’oublie un peu aux profits des autres, il y a un peu d’espoir.

J’ai passé un très bon moment avec Tom. Tellement bon, que je l’ai trouvé trop court.

 


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