Le monde de Charlie – Stephen Chobsky

 Éditeur : Sarbacane / Collection Exprim’
Nombre de page : 253
Date de parution : 21 novembre 2012
Prix :  13,50€

Résumé : Au lycée, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c’est sans doute un prodige ; les jeunes de son âge, eux, le voient comme un « freak ». Lui se contente de rester en marge des choses. Jusqu’au jour où deux seniors, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : il va bien falloir que Charlie « s’implique ».
Mais une fois entré dans la danse, il ne pourra plus continuer longtemps à occulter son passé…

Mon avis : J’aime beaucoup les éditions Sarbacane et leur collection Exprim’ destinée aux jeunes adultes qui y trouvent des histoires originales qui les feront réfléchir.

Charlie va rentrer au lycée et cela l’angoisse un peu. Alors il décide d’écrire à un mystérieux correspondant afin de lui confier ses craintes et ses envies. On découvre alors son année scolaire à travers ses lettres qui sont à sens unique, puisque Charlie veut garder son anonymat ce qui lui permet de se dévoiler en toute sécurité.

Dès le début j’ai été intrigué par ce mode épistolaire et surtout par ce mystérieux destinataire qu’on ne connait pas. Ça a titillé ma curiosité. Envie de savoir très vite mise de côté car j’ai été emportée par la façon d’écrire de Charlie. Il est franc et nature, disant ce qu’il pense comme il le pense, sans se mettre de censure. Il n’est pas pour autant vulgaire, non, plutôt naïf, avec un regard presque émerveillé sur le monde qui l’entoure.
Charlie est un garçon très sensible qui pleure souvent, dès qu’il ressent une émotion intense. Il est légèrement en décalage par rapport aux autres élèves du lycée qui ne comprennent pas toujours ses réactions. Il se met alors en retrait et porte sur eux un regard analytique, essayant de comprendre chaque fait, geste, réaction dont il est témoin, ce comportement faisant parfois penser à celui d’un autiste. Ce qui n’est pourtant pas le cas puisqu’il arrive à se faire des amis, qu’il sort et se défoule avec les autres.
Cette histoire pourrait paraître banale, celle d’un ado qui rentre au lycée et qui a du mal à se faire des amis. Mais c’est tout le contraire ! Les débuts sont assez classiques avec la découverte du monde de Charlie, sa famille et son école, bref, sa routine ! Puis le caractère de Charlie prend le dessus, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à lui, de s’inquiéter pour lui, de frémir avec lui… C’est un des points forts de ce livre, sa sensibilité. Rare sont les ados faisant preuve d’autant de prévenance envers leur proche. On soupçonne bien évidement que Charlie cache une blessure derrière tout ça, sans vraiment la deviner.
Je dirais donc que ce livre qui au départ peut sembler plutôt banale, une vie de lycéen classique, dévoile au fur et à mesure que l’on avance dans notre lecture, la complexité des rapports humains et l’importance de ceux-ci dans nos vies.
Une superbe découverte.

Le petit plus : Ce livre est une réédition d’un livre publié la première fois avec le titre Pas raccord. Sa réédition coïncide avec la sortie du film tiré du livre prévu le même jour.


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5/35

La légende de la femme louve tome 1 – Cheveux-de-feu – Sylvie Wolfs

 Éditeur : Lokomodo
Nombre de page : 487
Date de parution : 23 octobre 2012
Prix : 8,20€

Résumé : Cheveux-de-Feu, premier tome de la trilogie de la Femme-Louve de Sylvie Wolfs est un roman qui a pour toile de fond à la fois l’Irlande du 19e siècle en pleine famine et les Etats-Unis à l’époque des tribus amérindiennes et de la grande conquête de l’Ouest. Mêlant western et légendes indiennes, spiritualité et action sans relâche, Sylvie Wolfs nous livre un roman à la croisée entre le western, et le célèbre Gangs of New York de Martin Scorsese. (Nous pourrions aussi citer Dans avec les Loups comme référence cinématographique) Nous suivrons ici le destin de deux jeunes gens hors-du commun que tout oppose : un indien de la tribu des Sioux et une jeune irlandaise en fuite, qui vont affronter chacun à leur manière la cruauté de deux mondes qui s’effondrent. Un roman fort et puissant, porté par le souffle des grands espaces américains et des westerns, et qui puise ses racines au cœur des légendes amérindiennes, dans ces tribus si fascinantes que nous allons pouvoir apprendre à découvrir aux côtés de l’auteur. La légende hors-du commun d’une femme forte et rebelle, libre et passionnée. Une Femme-Louve.

Mon avis : J’ai découvert Sylvie Wolfs il y a plus d’un an grâce à Babelio et à son titre Traque sauvage publié à l’époque chez Les nouveaux auteurs. J’ai beaucoup aimé son univers et j’avais très envie de découvrir la préquelle Cheveux-de-feu. J’ai un peu hésité jusqu’au moment où j’ai vu, sur la page facebook de l’auteur, que la série allait être rééditée chez Lokomodo, avec la préquelle intégrée en tant que tome 1 et le tout au prix du format poche.

Jewell est une enfant qui a eu le malheur de naitre pauvre au moment de la grande famine d’Irlande au milieu du dix-neuvième siècle. Mais elle est forte et survit envers et contre tout. Son histoire est une épopée, comme seule savait en faire naitre ces époques où l’homme blanc ne dominait pas encore la totalité de la planète. Depuis les champs affamés de l’Irlande, en passant par les bas fond de New-York, pour arriver dans les grandes pleines de l’ouest, suivez Jewell dans sa course pour la survie.

J’avais beaucoup apprécié Traque sauvage et j’avais hâte de découvrir ce qui avait façonné le caractère de Jewell, cette force de la nature qui avance envers et contre tout, et même si certains aspects de son passé sont évoqués dans ce premier livre (premier par ordre de lecture chronologique, pas dans la suite de l’histoire), Cheveux-de-feu nous explique tout dans son intégralité.

Ce livre est très dur, à l’image de la vie de cette époque, où seuls survivaient les plus forts, ceux qui s’accrochaient à la moindre lumière, qui rendaient coup pour coup et avaient la force d’avancer. Jewell fait partie de ces personnes qui allient juste assez de forces et d’humanité pour continuer sans pour autant écraser les autres. Moi qui aime beaucoup l’intra-histoire, j’ai particulièrement aimé découvrir le quotidien de la population de cette époque, suivant les pays et les régions. L’auteur a fait un énorme travail là dessus, de documentation essentiellement pour rester fidèle aux us et coutumes. Si pour les Irlandais et les pionniers cela n’a rien d’exceptionnel, c’est autre chose pour ce qui est des indiens (à mes yeux). En savoir autant sur ce peuple si ancien et mystérieux et nous le faire partager avec autant de passion ! Bref, j’ai adoré !
Beaucoup de personnages qui croisent la route de Jewell sont caricaturaux, mais cela ne dénature vraiment pas le récit de sa vie. Car malheureusement ces gens ont réellement existé. Ce qui parfois m’a dérangé c’est que Jewell en rencontre autant en une seule vie, et encore juste sur les premières années de sa vie. Mais la narration est tellement prenante que l’on se laisse porter par l’histoire, qu’on continue à lire et qu’on oublie vite tout ça, pressé de voir comment notre héroïne va s’en sortir.
À côte de cela, l’auteure nous immerge dans la vie d’une tribus Sioux, nous faisant découvrir leurs coutumes, leur religion, leur façon d’appréhender le monde, celle de voir les hommes blancs qu’ils ne comprennent pas. J’en ai appris beaucoup et, même si cela n’est pas nouveau pour moi, a vraiment remis en perspective les bons et les méchants de cette époque. Avoir un autre point de vu, ça aide à vraiment à comprendre pas mal de choses…

Au delà de l’histoire qu’il narre, ce livre est un mélange d’horreur, celle dont est capable la nature humaine, et d’espoir, celui dont seul savent encore avoir ceux qui ont vécu le pire. Un vrai condensé de la nature humaine, qui malgré le temps, n’évolue finalement pas beaucoup.

Le petit plus : le tome suivant est prévu chez Lokomodo pour le printemps 2012, et si tout va bien une interview de l’auteure sera disponible sur le blog prochainement.


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Bloodlines tome 1 – Richelle Mead

 Éditeur : Castelmore
Nombre de page : 443
Date de parution : 19 octobre 2012
Prix : 15,20€

Résumé : Sydney, alchimiste, dissimule l’existence des vampires aux yeux du monde. Pas par bonté d âme, mais pour préserver des vies humaines menacées par ces créatures qu on lui a toujours décrites comme maléfiques.
Sa nouvelle mission : cacher et protéger Jill, jeune vampire et princesse Moroï, menacée de mort. Quel meilleur endroit pour cela qu’une école privée à Palm Spring, sous le soleil de Californie ? Voilà bien le dernier endroit où des vampires sanguinaires iraient la chercher… Et si le mal n était pas là où Sydney le croyait ?

Mon avis : Cette série est dérivée de Vampire academy, série de Richelle Mead que j’ai beaucoup aimé. J’ai donc voulu découvrir Bloodlines au même titre que les autres séries de l’auteur.

Sydney est une alchimiste. Elle fait partie de ces humains qui se chargent de cacher l’existence des vampires, autant Moroï de Strigoï aux yeux de l’humanité. Elle a 18 ans et sa nouvelle mission est de protéger la petite sœur de la Moroï régnante en se faisant passer pour sa sœur dans un campus en plein milieu de Palm Spring. Une occasion pour elle de démontrer qu’elle est fidèle à sa faction.

J’ai beaucoup aimé retrouver l’univers de Vampire academy même si les personnages principaux ne sont plus les mêmes, on y retrouve certains personnages secondaires avec plaisir, dont Adrian toujours fidèle à lui même : dandy le m’en foutiste qui cache un grand cœur (bein oui, tout le monde le sais sauf lui).
L’ambiance n’est pas totalement la même que dans la série « mère » même si l’action se déroule aussi dans une école avec pensionnat, les règles ne sont pas les mêmes et les caractères différents des personnages donnent aussi une autre dimension au récit. J’ai aimé faire la connaissance plus poussée de Sydney, cette fille douce et pondérée qui réfléchit toujours avant d’agir. Le petit monde qui l’entoure est disparate mais au final ils forment une équipe sympathique et efficace.
L’intrigue est plutôt décousue, même si je n’avais pas vue venir la fin clairement, j’avais quelques soupçons. L’histoire est juste un peu brouillon, mais on sent que l’auteur essaye de poser les bases d’une nouvelle saga et à la fin du roman on se rend compte qu’elle y arrive pas trop mal. Le groupe de personnages récurrents est posé, les « guest » aussi, et les questions posées en fin de roman donne vraiment envie de connaître la suite des aventures de Sydney et de sa petite bande.
Au final je dirais que malgré un début un peu balbutiant l’auteur réussi à nous présenter des personnages et poser une trame qui tiennent la route. Malgré les univers différents dont sont originaires les personnages, la sauce prend bien et nous donne envie d’en savoir plus.

Merci à Castelmore et à Livraddict pour cette lecture.

 


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4/35

Les mystères d’Harper Connelly tome 2 – Pièges d’outre-tombe – Charlaine Harris

 Éditeur : J’ai lu
Nombre de page : 283
Date de parution : 16 mars 2011
Prix : 8,90€

Résumé : Depuis que j’ai été frappée par la foudre, je suis dotée de capacités hors du commun, c’est le cas de le dire. Je retrouve les morts et peux dire ce qui les a tués. Mais depuis que j’en ai fait mon job, je me suis fait des ennemis. Alors, quand en pleine démonstration de mes talents dans un ancien cimetière de Memphis, je tombe sur un corps fraîchement assassiné et plutôt compromettant… Suspectée, je n’ai d’autre choix que de découvrir la vérité.

Mon avis : Je n’ai pas accroché avec la série de la communauté du sud mais j’ai retrouvé avec plaisir le monde d’Harper dans ce deuxième tome.

Harper est engagé par un prof d’université pour faire une expérience dans un cimetière. Tout se passe à merveille, la demoiselle faisant preuve de talent, lorsqu’elle découvre un corps qui n’aurait pas dû être dans ce cimetière et qui lui complique bien la vie.

J’ai aimé me replongé dans l’univers un peu sombre d’Harper, rien n’est simple dans son monde. Elle vit dans un monde tout en nuance de gris, ou rien n’est évident, mais où j’aime la voir évoluer. La demoiselle n’a pas eu une vie facile ce qui lui a donné un caractère assez fort, elle ne se laisse pas faire et j’adore sa répartie. Pas vraiment humoristique, mais plutôt mordante, grinçante, qui fait sourire le lecteur, mais laisse son interlocuteur dans le questionnement : c’est du lard ou du cochon ?? Elle sait où elle va, et sais comment elle veut mener sa barque. Et même que l’air de rien, elle arrive à mener son entourage là où elle veut. Et tout particulièrement son frère.
Ils ont d’ailleurs une relation plus qu’ambiguë, sans que j’arrive à définir où l’auteur veut nous mener. J’ai lu dans certains avis que la relation Harper/Tolliver (son frère) les agacent, je dirais que je la regarde avec un œil curieux… Oui, Harper dépend de son frère, mais qui ne le serait pas avec son passé (que je vous laisse le plaisir de découvrir avec votre lecture ^^) ?

J’apprécie aussi tout particulièrement l’enquête policier. Elle n’est pas super compliquée mais ce laisse lire et me permet de revenir à mes premières amours.
C’est une petite lecture qui se dévore très vite et permet de s’évader un peu…


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Rebecca Kean tome 3 – Potion macabre – Cassandra O’Donnell

 Éditeur : J’ai lu
Nombre de page : 479
Date de parution : 21 mars 2012
Prix : 12,20€ 

Résumé : Avoir une fille en pleine crise d’ado quand on a 27 ans, ce n’est déjà pas de la tarte mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insurmontable. Comme si je n’avais déjà pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sème la pagaille dans toute la région et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais sûrement à l horizon…

Mon avis : Si vous suivez régulièrement le blog, vous devez savoir que Rebecca fait partie de mes personnages préférés, et que, malgré ce que laisse supposer son nom, l’auteure est française et que j’aime faire cocorico dans le cas où auteur français rime avec bonne urban fantasy.

Mon résumé personnel sera très court, difficile sur un tome 3 d’en raconter beaucoup sans tout dévoiler à ceux qui n’ont pas encore commencé la série. Rebecca doit faire face à la croissance rapide de sa fille, autant physique que psychologique, et à côté de ça elle doit assumer son rôle au sein de sa communauté et régler ce qui pourrait dégénéré en conflit « inter-race », si elle ne reste pas discrète.

J’ai apprécié retrouver Rebecca, même si je me rends compte qu’à force d’enchainer les livres, j’ai de plus en plus de mal à changer d’univers. Il me faut à chaque fois un petit temps d’adaptation, mais une fois plonger dans le monde de l’auteur, j’ai du mal à le lâcher et j’ai un petit pincement au cœur quand je dois le quitter.
Dans ce tome, Rebecca reste fidèle à elle-même. Elle a toujours le même caractère de cochon et ne s’encombre pas d’états d’âmes qui freineraient l’action avec d’interminables monologues. J’aime quand les personnages restent droit dans leurs bottes et avancent malgré les obstacles sur leur route. Et des obstacles notre petite sorcière de guerre n’en manque pas ! On a rarement le temps de s’ennuyer avec elle, voir pas du tout. C’est ce que j’aime, quand les actions s’enchainent tout en restant crédibles, et c’est le cas ici. L’intrigue propre au roman suit son cours et les fils rouges (que l’ont retrouve dans chaque tome) évoluent chacun à leur rythme. L’enquête par elle même est palpitante et chaque fois que l’on apprend plus sur Rebecca, pensant enfin cerner le personnage, c’est pour mieux se « casser les dents » sur une nouvelle part d’ombre.
Les personnages secondaires s’étoffent de plus en plus, rendant le monde de Rebecca complet et participant ainsi au côté humain de la sorcière. J’ai trouvé chacun d’entre-eux intéressant et attachant.
Le style de l’auteur est vif, ponctué de nombreux dialogues rendant la lecture facile et rapide, allant droit à l’essentiel, à l’image de son personnage principal.

J’ai donc hâte de retrouver Rebecca, dont le prochain tome est prévu pour ce printemps (si tout va bien).

 


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