Une aventure de Jill Kismet tome 2 – La prière du chasseur – Lilith Saintcrow

 Éditeur : Orbit
Nombre de page : 301
Date de parution : 8 février 2012
Prix :  15,50€ 5

9782360510467Résumé : « TOI QUI M’AS ORDONNÉ DE COMBATTRE LE MAL, PROTÈGE-MOI. EN TON NOM ET AVEC TA BÉNÉDICTION, JE M’EN VAIS PURIFIER LA NUIT. »
Je m’appelle Jill Kismet.
Exorciste en chef attitrée et exterminatrice spirituelle de la police de Santa Luz, en plus de lui servir d’agent de liaison avec la communauté paranormale. Mais le terme le plus populaire désignant ce que je suis, c’est « chasseuse ».
Depuis plusieurs jours, quelqu’un, ou quelque chose, tue et éviscère des prostituées. Je dois arrêter le coupable, et s’il faut pour cela ouvrir les portes de l’Enfer… ainsi soit-il.

Mon avis : J’ai découvert l’auteure avec la série Danny Valentine qui paraît également chez Orbit, et j’ai beaucoup aimé l’univers qu’elle a crée. Celui de Jill est complètement différent mais tout autant addictif.

Jill est la chasseuse de Santa Luz, une ville des États-Unis. Elle est chargée d’exterminer les démons et autres créatures démoniaques qui auraient la mauvaise idée de sortir du droit chemin qu’elle a fixé. Aidé de son compagnon loup-garou elle arpente les rues de sa ville pour faire régner l’ordre. Le jour où des meurtres affreux sont perpétrés, elle est bien décidé à découvrir le coupable et le faire repartir d’où il vient : l’enfer.

J’ai enchainé ce livre après un livre jeunesse, et la différence de police et de style d’écriture a un peu ralenti mon rythme de lecture, mais pas mon plaisir !
J’adore Jill, son caractère, sa répartie, sa façon de jouer les dures au cœur tendre (même si peu de personnes ont conscience la présence de ce cœur). Jill est donc une héroïne comme je les aime, forte qui fonce dans le tas avant de réfléchir parfois, mais qui sait en assumer les conséquences. Quand il y a une décision à prendre, même s’il faut se salir les mains, elle ne réfléchit pas des heures et fait ce que son métier de chasseuse lui impose de faire. Elle a pleinement conscience de ce qu’elle est et l’assume totalement. C’est ce que je recherche dans une héroïne et non des états d’âme qui prennent des pages dans le livre et qui ne servent pas l’intrigue.
L’intrigue par elle-même est très bien construite. Les meurtres commis sont vraiment affreux, et même si quelques indices nous sont distillés dès le début, ce n’est qu’en avançant très loin dans le livre qu’on arrive à en saisir l’importance. Je n’ai pas vu arriver la fin, le(s) coupable(s) et c’est comme ça que j’aime découvrir une enquête.
Les méchants sont eux aussi tout en nuance. Oh les petites frappes sont méprisables, mais les vrais méchants sont difficilement cernables et c’est ce que j’apprécie, ne pas savoir sur quel pied danser ! La seule personne vraiment fiable étant alors Jill puisqu’elle ne dévie jamais de sa voie.
Ce livre confirme donc que Lilith Saintcrow fait partie de mes auteurs préférés.

Le petit plus : la série en VO comporte actuellement 6 tomes, dont le dernier a été publié en décembre 2011. Plus d’infos sur le site de l’auteur . Je n’ai malheureusement aucune info sur une sortie du tome 3 en VF, et j’en suis bien déçue 😦

 


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La peau des rêves tome 3 – Les chimères de l’aube – Charlotte Bousquet

 Éditeur : Galapagos
Nombre de page : 280
Date de parution : 7 novembre 2012
Prix :  15,50€

9782809807783Résumé : Dans les ruines de la Sagrada Familia, Najma, une gitane aux pouvoirs mystérieux, est prisonnière du clan d’Itzan. Pour gagner du temps et retarder son exécution, elle utilise la magie de ses tatouages et raconte des histoires qui prennent vie. Mais qui est-elle ? Pourquoi usurpe-t-elle la place de la véritable cible, Ximena, la fille de l’ennemi juré d’Itzan et des siens ? Les Chimères découvriront-elles la supercherie ?

Mon avis :J’ai été enthousiasmé par les deux premiers tomes de cette saga et c’est avec impatience que j’avais envie de me replonger dans l’univers de la peau des rêves. La couleur de la couverture change totalement par rapport aux précédentes, on passe de tons bleus/mauves à des tons plus chaud, orange et rose, mais il y a toujours se portrait intriguant, avec se regard expressif qui retient l’attention.

Nous retrouvons Ximena, captive du clan d’Itzan qui narre une nouvelle histoire, celle de Anja, mutante sirène, qui décide de souffrir le martyr en camouflant ses écailles pour séduire un homme qu’elle a sauvé de la noyade et qu’elle n’a vu qu’inconscient (je suis sure qu’à vous aussi ça vous rappelle quelque chose;-) ).

J’ai retrouvé avec plaisir les membres du clan d’Itzan, même s’il est vrai qu’on les « côtoie » peu dans les romans, l’auteure a réussi à les rendre attachant en quelques pages. Ma préférence allant à Ximena, qui a l’air si fragile et qui ne l’est surement pas, et à Mia, cette mutante chat à qui l’on a envie de faire des câlins.
La nouvelle histoire contée par Ximena ne m’a pas captivée de suite. J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, trouvant Anja un peu molle et agaçante. Sa façon d’agir inconsidérément et contre tout bon sens m’a parfois donné envie de la remuer. Mais cela collait parfaitement avec le genre de personnage capable de s’amouracher d’une homme inanimé. Elle est fleure bleue et cherche absolument à se faire aimer.
Je me suis aussi replongé dans le monde post-apocalyptique créé par l’auteur avec bonheur, il est correctement construit, cohérant et me donne vraiment l’impression de me balader dans la ville de Berlin ruinée, puisque c’est dans cette mégalopole que l’auteure a décider de planter son intrigue.
Au fil de ma lecture, j’ai trouvé de plus en plus de ressemblance avec le conte de la petite sirène, agrémentée à la sauce « fin du monde ». Et si cela m’a un peu agacé au début, l’auteur réussi au fil des pages à se démarquer de l’histoire originale. Au fur et à mesure que ce dévoilent les événements modifiés par Charlotte, j’ai eu envie de connaître la fin qu’elle a imaginé. Et je n’ai pas été déçue, la fin de ce tome est une vrai torture ! Je veux connaître la suite et je trépigne d’avoir le tome suivant entre les mains.

Le petit plus : vous pouvez retrouver une interview de l’auteure ICI


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8/35

Version Beta tome 1 – Rachel Cohn

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 424
Date de parution : 29 novembre 2012
Prix :  18,50€ 5+

9782221127209Résumé : Elle est l’absolue perfection.
Son seul défaut sera la passion.

Née à seize ans, Elysia a été créée en laboratoire. Elle est une version BETA, un sublime modèle expérimental de clone adolescent, une parfaite coquille vide sans âme.
La mission d Elysia : servir les habitants de Demesne, une île paradisiaque réservée aux plus grandes fortunes de la planète. Les paysages enchanteurs y ont été entièrement façonnés pour atteindre la perfection tropicale. L’air même y agit tel un euphorisant, contre lequel seuls les serviteurs de l’île sont immunisés.
Mais lorsqu elle est achetée par un couple, Elysia découvre bientôt que ce petit monde sans contraintes a corrompu les milliardaires. Et quand elle devient objet de désir, elle soupçonne que les versions BETA ne sont pas si parfaites : conçue pour être insensible, Elysia commence en effet à éprouver des émotions violentes. Colère, solitude, terreur… amour.
Si quelqu’un s’aperçoit de son défaut, elle risque pire que la mort : l’oubli de sa passion naissante pour un jeune officier…

Mon avis : Une couverture rose irisée, au touché satin, tout en douceur, un visage inexpressif aux yeux violets et voilà ma curiosité piquée au vif !

Elysia se réveille. Elle vient de naitre et a déjà 16 ans. C’est un clone. Son « originale » est morte et de elle est née de celle-ci. Née pour servir les humains qui vivent sur une île paradisiaque, où rien n’est laissé au hasard, où tout est fait pour qu’ils n’aient rien à faire d’autre que paresser. Elysia sait quelle est sa mission, et s’y plie sans rechigner. Elle est là pour ça, et fait ce qu’on lui demande. Saut qu’on est jamais à l’abri d’un grain de sable dans le mécanisme…

Dès le début j’ai été happé par le livre. Fascinée par la technologie des clones et de découvrir un monde où les humains en asservissent d’autres. Ce mode de fonctionnement est tellement différent du mien que j’étais avide de le connaître. Cette découverte se fait à travers les yeux d’Elysia, nouvelle née de 17 ans, un chouilla naïve et pleine de compassion. Nous explorons donc ce monde sans apriori, nous familiarisant avec son fonctionnement, sa hiérarchie, ses loisirs, les lois qui la régissent. Nous émerveillant de certaines technologies et nous scandalisant de certaines pratiques qui paraissent si simples et désuètes sur cette île merveilleuse. Cette île m’a tout bonnement fascinée !
J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Elysia, naïve et docile au départ, et qui petit à petit, au fur et à mesure qu’elle découvre et comprend les choses, évolue et commence à manifester son désaccord avec certaines pratiques. Lentement, elle va ouvrir les yeux et va essayer à son niveau de changer les choses, tout en étant consciente de ses limites. Cette demoiselle créée pour servir se métamorphose tout le long du livre pour mon plus grand bonheur !
J’aime les histoires atypiques, les personnages forts, les fins qui me laissent sur le cul, et ce livre réuni ces trois éléments. Je l’ai lu très vite, porté par le style fluide de l’auteure, par ses descriptions si réalistes, par ses personnages et par l’avancée de l’histoire ! Je trépigne donc de connaître la suite des aventures d’Elysia.

Un grand merci à la Collection R de Robert Laffont pour cette lecture.

 

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7/35

Night School tome 2 – Héritage – C.J. Daugherty

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 398
Date de parution : 22 novembre 2012
Prix :  17,90€ 3

9782221130919Résumé : Humiliée de devoir la vie sauve à d’autres qu’elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain…
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d’élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s’exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu’ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l’ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l’Organisation. Mais que faire quand l’amour et la mort s’invitent au bal des menteurs ?

Mon avis : Ayant lu le premier tome en mai c’est avec une certaine impatience que je voulais retrouver Allie et ses aventures dans l’école pleine de mystère de Cimmeria.

Après les événements survenus à la fin du tome 1 (hein que je vous aide sur ce coup là!) Allie retourne chez elle, mais rien ne se passe comme prévu et elle doit réintégrer l’école avant la rentrée pour sa sécurité. Allie espère ainsi percer tous les secrets de l’école. Elle va être exhaussée, peut-être même un peu trop…

J’ai trouvé le livre un peu long à démarrer. Peut-être que trop avait été annoncé à la fin du tome précédent et que j’attendais donc beaucoup de ce second tome… Alors qu’en fait j’ai trouvé qu’il ne s’y passait pas grand chose. On a des choses dévoilées en début de livres et d’autres en fin de livre, mais entre les deux, j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand chose. Ah si ! Allie fait la girouette…
L’ambiance de l’école reste la même que celle du premier tome. Cette école spéciale garde encore tous ses mystères. On se pose pas mal de question, sur qui est qui, qui fait quoi… mais rien n’est venu vraiment alimenter mes soupçons. Pas d’événement marquant. Et quand quelque chose se passe, l’auteure ne l’explore pas. Ou ça sera dans le prochain tome peut-être… ? Du coup la frustration a dû rajouter à la déception.
Les personnages restent les mêmes, mais je n’ai pas trouvé le trio amoureux Sylvain/Allie/Carter très crédible. Au vue des événements survenus dans le premier tome, je n’ai pas saisi ce qu’il se passait dans la tête et dans le cœur d’Allie. Peut-être que tout trouve une suite logique dans le prochain tome, mais pour l’instant je n’ai vue que les incohérences et n’ai eu que des incompréhensions… Bon, là où l’auteure réussie c’est que du coup j’ai envie de lire le tome suivant pour voir comment tout ça va évoluer.

Y’a aussi des points positifs, le style de l’auteur est toujours vif et rapide à lire, et j’ai beaucoup aimé l’humour d’Allie et les échanges avec ses amies qui m’ont bien souvent mis le sourire aux lèvres.
Vous aurez donc compris que je ressors mitigé de cette lecture. Une partie de moi est déçue car j’ai trouvé que le livre tirait en longueur, et une autre est curieuse de voir ce que la suite me réserve…


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6/35

Les enquêtes du commissaire Léon tome 3 et 4 – Il neige en enfer ; Le silence des canaux – Nadine Monfils.

 Éditeur : Belfond
Nombre de page : 496
Date de parution : 8 novembre 2012
Prix :  19,00€

Résumé : Drôle de flic que le commissaire Léon ! Belge, il vit à Montmartre avec maman, a son QG au bistrot du coin, et depuis qu’il a arrêté de fumer il tricote des paletots ringards pour son chien Babelutte… Mais il mène ses enquêtes tambour battant, entouré de personnages hauts en couleur. Au menu, des aventures loufoques et grinçantes, pimentées d’humour noir. Pas étonnant que Frédéric Dard ait parrainé la série lors de sa première parution…

Dans Il neige en enfer, un richissime industriel meurt dans un accident de voiture, laissant derrière lui une famille de fêlés. Sa femme passe ses nerfs à coudre des paillettes partout, le pépé en fauteuil roulant ne pense qu’à se taper la bonne, et Mômo, le fils un peu zinzin, promène son lapin empaillé. Quant à sa soeur, elle tapine dans un bar de Pigalle et a pour fidèle client le commissaire Léon, qui va mettre les deux pieds dans ce nid de vipères ! Petits meurtres gratinés au menu…

Dans Le Silence des canaux, Léon part en vacances sur une péniche avec son tricot et son chien. Peinard ? Pas vraiment… Des cadavres au visage arraché sillonnent ses promenades, et on dirait que le criminel s’amuse à suivre le commissaire… Quand on s’ promène au bord de l’eau, comm’ tout est beau… Léon va vite devoir reprendre du service.

Mon avis : J’aime les policiers. J’aime l’humour. Et quand les deux sont réunis dans le même livre, je bois du petit lait ! J’ai découvert le commissaire Léon avec son dernier tome « La petite fêlée aux allumettes » un peu par hasard, mais depuis je suis fan, et ces 2 tomes sont les 4ème et 5ème que je lis et je ne me lasse toujours pas !

Dans le premier tome le commissaire Léon enquête sur une famille dont les membres sont décimés les uns après les autres. Dans le second, ses vacances sont perturbées par un tueur en série qui vient l’obliger à travailler même sur sont lieux de vacances : une péniche.

Je pense l’avoir déjà dit concernant les autres romans de l’auteure mettant scène le commissaire Léon, mais j’adore l’humour et l’ambiance titi parisien dans lequel baigne les intrigues policières. Entendons-nous bien, l’enquête policière dans un roman policier est très importante ! Il faut qu’elle soit bien écrite, que l’auteur balade un peu le lecteur, que ce dernier pense avoir trouvé qui est le tueur, avoir déjoué les pièges de l’auteur qui essaye de noyer le poisson pour mieux surprendre son publique. Tout ça, c’est très important. Mais dans un livre de Nadine Monfils ça devient secondaire. Je suis plus pressée de retrouver le petit monde de Montmartre que de découvrir pourquoi le tueur tue, ou le voleur vol.

Les personnages créés par l’auteur sont des caricatures poussées à l’extrême pour mieux nous faire sourire, rire voire exploser de rire (avec option bidonnage). Je passe à chaque fois un réel moment de détente. Les jeux de mots sont délectables. Les joutes verbales hilarantes. Les descriptions très fleuries… Bref, ni l’auteure ni les personnages ne mâchent leurs mots pour mon plus grand plaisir !

Les chapitres sont courts, maximum 5/6 pages, essentiellement composés de dialogues mordants, les descriptions étant rapides, rendant la lecture rapide et fluide.

Ces livres se dévorent ! Petits bijoux de sarcasmes et portraits brossés sans chichi du Paris populaire. Vous l’aurez compris je suis fan fan fan et c’est avec plaisir que je me plongerais dans les deux tomes suivants prévus pour 14 février 2013.

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.


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