Vers le bleu – Sabrina Bensalah

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 188
Date de parution : 1er octobre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons5

81euNT6VhJLRésumé : Ornella et Anoushka vivent dans une caravane avec une mère loufoque et immature.
Alors que la petite Anoushka prépare l’élection de Mini- Miss Camping, Ornella se prépare à quitter le trio devenu étouffant pour enfin vivre sa vie, sa vie à elle ! Malheureusement, elle sera devancée par « La Mère », qui se sauve avec un vieil ami d’enfance fraîchement retrouvé… Et Ornella, qui rêvait de liberté, doit assumer l’éducation de sa sœur, l’impayable Noush.
Mais rapidement, Noush se révèle très débrouillarde. Elle entraîne sa sœur dans de drôles de combines pour survivre – et parsème de fantaisie le difficile quotidien.

Mon avis : Il est des livres qui ne payent pas de mine. Une couverture rouge, des gamines dans un lit… rein des plus banal. Puis la 4ème de couverture éveille la curiosité, et on se dit, « Ah oui, pourquoi pas… » et à la lecture, on prend une claque.

Nel a 18 ans, elle vit dans une caravane avec sa sœur et sa mère. C’est surtout elle qui s’occupe La la petite sœur, Noush 9 ans, qui rêve La devenir mini miss camping. Leur vie est assez chaotique et on pense que ça ne pourrait pas être pire. Sauf qu’évidement ça peut toujours être pire.

Dès le départ j’ai été emportée par le tourbillon que forme Nel et Noush, elles courent, crient, jouent … bref, profitent de leur été. Enfin surtout Noush, qui ce qu’elle a envie, quand elle en a envie. Nel la surveille et tente de limiter les dégâts. Ce duo c’est la force de ce roman. Ces filles son attachantes, autant par leur caractère, leur détermination, les épreuves qu’elles traversent que leur grain de folie.
Le rythme de l’histoire est à l’image des héroïnes : rapide et trépident. Les chapitres sont courts et s’enchaînent vite. Mais ce n’est pas pour autant que l’histoire n’est pas riche, loin de là ! On passe du rire aux larmes, de l’inquiétude à l’espoir, toute une palette de sentiments.
Si j’ai adoré Noush et Nel, j’ai détesté leur mère. Irresponsable et égoïste, elle est le portrait de trop de mère à travers le monde. Trop immature pour être mère. Heureusement tout une série de personnages plus pittoresques les uns que les autres rattrapent eux aussi le coup.
Ce livre est une pépite qui permet autant de passer un bon moment lecture, que de nous faire réfléchir. Il trace un portrait réel La notre société, pas du tout édulcoré, tout en nous montrant qu’avec un peu de folie, on peut réussir à tenir le coup et même à s’en sortir.
J’ai lu ce livre très vite, mais il me reste encore dans la tête. Et moi qui n’aime pas relire, je le ressortirais l’occasion, je pense, quand j’aurais besoin d’une dose d’optimisme et de sourire franchement.

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette jolie lecture.

7/100

7/100

Indomptables – Philippe Arnaud

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 200
Date de parution : 3 septembre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons3.5

81GhVrnwCFLRésumé : Ils vivent dans deux mondes différents. Jean-Jules grandit à ciel ouvert dans son pays, le Cameroun, à l’abri du manguier où il retrouve chaque jour son ami Mohamadou. Olivier naît en France, en guerre contre le monde entier sans savoir pourquoi. De l’enfance à l’adolescence, Jean-Jules mord la vie à pleine dents, pendant qu’Olivia déchire la sienne de toute sa rage. Pour se rencontrer, il leur faudrait traverser les mers et les enfers…

Mon avis : Je continue mes découvertes de la collection Exprim’, je n’hésite plus maintenant, je décide de les lire les yeux fermés (enfin c’est façon de parler, j’ouvre finalement les yeux pour les lire).

Jean-Jules vit au Cameroun, sa vie n’est pas tous les jours facile, mais il s’en accommode et est heureux entouré de sa famille et avec son ami Mohamadou. Olivia est une enfant à vif, qui ne trouve sa place nulle part. Ces deux là vont se rencontrer alors que rien ne laisser à penser que cela soit possible…

Ce livre est une présentation du Cameroun comme j’aime en lire. Il ne l’édulcore pas, ne le noircit pas, il nous le présente tel qu’il est quand on y vit tous les jours. J’aime découvrir d’autres modes des vie, réaliser à quel point je vis dans le confort, à quel point il est facile pour moi de remplir mon assiette tous les jours alors que pour d’autres c’est la question qui revient chaque jour « comment trouver de quoi remplir les assiettes ? ».
J’ai aimé suivre Jean-Jules, c’est une personne simple qui pose un regard lucide sur le monde qui l’entour. Il n’a pas une vie facile, mais comme c’est la seule qu’il connaît il ne s’en plaint pas. S’il est assez épargné, ce n’est pas le cas des son ami Mohamadou qui cumule les mauvais coups du sort. Ils sont tous les deux attachants et cela m’a fait un pincement au cœur de les voir traverser ces épreuves.
Olivia est peu présente dans le livre, on la « croise » parfois, jute le temps La prendre son mal-être en pleine face sans vraiment le comprendre, il est tellement en décalage par rapport à ce que vivent Jean-Jules et Mohamadou. Mais il a une raison, que nous découvrons sur la fin.
Ce livre nous passe un message, ce n’est pas parce qu’on vit simplement qu’on est malheureux, mais si les événements s’acharnent contre vous, cela peut changer. Toutefois, il faut garder espoir car on ne sait jamais ce qui nous attend plus loin sur le chemin.

Je vais continuer à lire les livres de la collection Exprim’, parce qu’ils racontent de jolies histoires en plus de faire réfléchir.

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

 

98/100

98/100

La gueule du loup – Marion Brunet 

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 229
Date de parution : 27 août 2014
Prix : 15,90€ Notepaillons5

81WHtINSC1LRésumé : À 18 ans, le bac en poche et des projets plein la tête, Mathilde et Lou partent à Madagascar pour des vacances de rêve, dans « un paysage de carte postale ». Mais le voyage
qui s’offre à elles n’aura rien de l’idylle insulaire qu’elles imaginent…
Du monde bruissant des contes de l’enfance aux clameurs froides des ténèbres adultes, les deux amies vivront une expérience terrible – de celles qui laissent des traces pour toujours.

Mon avis :  La collection Exprim’ de Sarbacane fait partie de mes collections chouchou. J’aime les livres qu’ils publient qui ont toujours un message à faire passer aux ados et pas forcément en les édulcorants. C’est pour cette raison que j’ai eu envie de lire la gueule du loup, d’autant plus que j’avais beaucoup aimé le premier livre que j’ai lu de Marion Brunet : Frangine (Avis ICI). 

Mathilde et Lou ont décidé qu’une fois leur bac en poche elles se feraient des vacances rien qu’à deux avant t’entamer leurs études. Et les voilà partie pour Madagascar. Mais cette île n’est pas aussi paradisiaque qu’elle le laisse supposer.  

Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Mathilde et Lou qui se connaissent depuis 8 ans. Inséparables, elles ont tout vécu ensemble et c’est tout naturellement qu’elles ont décidé de passer leurs vacances ensemble. On découvre la dynamique de leur duo et les petites querelles qui les opposent. Ce sont des personnages très différents mais tous les deux attachant à leur manière, avec leurs forces et leurs faiblesses.
On découvre aussi l’île de Madagascar sans filtre touristique. Telle qu’elle est vraiment avec toutes ses richesses et la pauvreté de certains de ses habitants. Dans ce livre l’auteur ne nous épargne rien. Elle n’est pas là pour nous raconter une jolie histoire, mais une histoire la plus réelle possible. Du coup quand l’intrigue policière commence, quand les filles sont obligées de fuir, notre cœur se met à palpiter avec eux et c’est comme si nous ressentions chaque émotions qui les traverse. J’ai palpité et frémis avec ces filles, j’ai prié pour elles, ne sachant pas jusqu’à la fin si elles allaient s’en sortir. Ce livre n’est pas un joli conte pour enfants, c’est un thriller palpitant qui a été dévoré en quelques heures. Pour un premier essai de thriller de la part de Marion Brunet je peux vous assure qu’il est réussi !

Merci à la collection Exprim’ pour cette lecture.

95/100

95/100

 

Je suis sa fille – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 253
Date de parution : 4 septembre 2013
Prix : 14,90€ Notepaillons4

couv je suis sa filleRésumé : C’est l’histoire de Joan, qui à été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C’est l’histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le grand Capital. C’est l’histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l’accompagner quand elle hurle : Il faut que ça change ! Je veux que ça s’arrête ! On va tuer le grand patron ! Deux ados embarqués dans un road – trip ébouriffant, sur la N7, direction Nice… Ils ne savent pas ce qui les attend. L’aventure. L’amour. Les rencontres. Fuck la crise, vive la vie !

Mon avis : Je pense que je peux maintenant dire que je suis une inconditionnelle de la collection Exprim’, j’aime leur livre qui me chamboulent parfois et qui reste souvent à me trainer dans la tête pendant quelques jours.

Joan vit avec son père. Elle voit peu sa mère bohème et globe trotteuse et elle a donc un lien très particulier avec son père. Le jour où on lui apprend qu’il est à l’hôpital, tout son monde s’écroule. Sa seule bouée : trouver le coupable et le faire payer. Avec son meilleur ami, les voilà à traverser la France pour réclamer vengeance.

J’ai été embarquée par ce livre comme si Joan et Hugo m’avaient emmené avec eux dans leur voiture pour réaliser leur projet. Ils ont encore la fraicheur et l’innocence de croire que tout est possible. Que bien sûr notre monde est pourri mais qu’ils peuvent encore le changer. Laisser leur emprunte sur notre société, celle qui la changerait, même si ça prendra du temps.
En traversant la France, rien qu’à deux, comme deux adultes qui doivent s’assumer et assumer leur décision, nos deux ados sont obligés de grandir, d’ouvrir les yeux sur ce qui les attend et surtout apprendre que malgré tous leurs efforts, ils seront comme nous tous et feront de leur mieux avec les cartes qui leurs sont distribuées.
Joan est une ado déjà à moitié ado. Son père l’a éduqué seul et ils ont presque une vie de couple, où il est parfois difficile de définir qui est le parent. Mais même si elle est consciente de pas mal des réalités de la vie, elle a gardé au fond d’elle la petite fille qu’elle était et qui croit encore aux contes de fées et aux solutions miracles. Ce voyage initiatique va la faire murir et accepter que parfois abandonner peut aussi être une forme de victoire. Elle est adorable et touchante et j’ai beaucoup aimé passer ce moment avec elle.
Les épisodes drôles, tristes, intenses, saugrenus s’enchainent aux même rythmes que les kilomètres parcouru et une fois la fin arrivée on n’a pas envie de quitter ce livre. Surtout que cette fin m’a frustrée, j’aurai bien aimé passé encore quelques temps avec Hugo et Joan et voir ce qu’ils allaient faire de leurs acquis… Un autre roman peut-être…

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

62/65

62/65

Bloc de haine – Bruno Lonchampt

 Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 205
Date de parution : 2 avril 2014
Prix : 14,90€ Notepaillons3.5

couv43198711Résumé : Marseille, de nos jours.
Incarcéré pour homicide, Alex s’acharne sur les haltères dans l’espoir d’expulser sa haine. Une haine qui le poursuit depuis des années, le consume et le torture. Car c’est bien la haine – et le racisme – qui l’ont attiré dans le gouffre.
Comment en sortir ?

Mon avis : La collection Exprim’ ne cesse de me tenter. Ces livres tous différents abordent des sujets d’actualité qui me touchent à chaque fois. Et on dirait bien que celui-ci ne fait pas exception.

Alex est en prison où il rumine sa haine contre les étrangers. Il n’a que ça à faire entre le temps passer dans les 4 murs de sa cellule, les promenade et ses séances de musculation. Jusqu’au jour où un jeune arabe doit partager sa cellule. Le voilà replongé dans le passé, face à sa colère, ses peurs et son impuissance.

J’étais vraiment curieuse de lire ce livre et de voir comment l’auteur allait nous exposer ce sujet sensible qu’est le racisme. Souvent il est abordé par le point de vu de la victime, mais ici c’est celui du raciste que nous avons. C’est vraiment original et poignant. L’auteur ne nous épargne rien de la rage qui peut animer les personnes qui ne supportent pas la différence des autres.
Ce livre est parfois violent, mais le racisme l’est aussi, autant par les mots que par les actes. Et je pense que c’est nécessaire qu’il le soit pour que l’auteur puisse faire passer son message. Cette violence n’est pas gratuite, elle est là pour montrer jusqu’ou peut aller une personne qui déteste celui qu’il estime différent. Il est parfois aussi dérangeant, parce qu’on aimerait ne pas voir, ne pas connaître cette méchanceté, cette haine, cette façon de voir le monde, mais pourtant elle existe et ce n’est pas parce qu’on ne veut pas la regarder qu’elle n’existe pas.
L’auteur ne cautionne pas le racisme, loin de là. Même si nous avons le point de vu d’un jeune homme qui soutient le tristement célèbre parti d’extrême droit, c’est surtout pour nous expliquer comment Alex en est arrivé là. Et croyez-le ou non, mais même sans connaître la raison 1ére de sa haine, je n’ai pas réussi à le détester. Oui, je ne suis pas d’accord avec sa façon de penser et ses actes, mais l’homme en lui même n’est pas foncièrement méchant.
En fait le message est simple, souvent derrière la haine il y a la peur de l’autre, parce qu’on ne le comprend pas, ne le connait pas. Il faut apprendre à découvrir les autres, le monde qui nous entoure, à accepter la différence et tout le monde s’en portera mieux.
Un livre à mettre dans toutes les mains des ados capable de jugeote ^^

 

51/65

51/65

 


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