In real life tome 3 – Réinitialisation – Maïwenn Alix

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  469
Date de parution : 26 février 2020
Prix : 17,90€
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Résumé : Dernier tome des aventures de Lani, une jeune fille de 17 ans évoluant dans une société futuriste où les humains sont asservis à un réseau numérique nommé le Système, auquel elle tente d’échapper.

Mon avis : J’ai lu les deux premiers tomes que j’ai beaucoup aimés et j’avais hâte de connaitre la suite des aventures de Lani et Alexander.

Comme le résumé du dessus est plutôt bien fait pour en rien vous dévoiler des tomes précédents, je vais également éviter de vous spoiler avec mon résume personnel.

J’étais heureuse de retrouver Lani, Alexander et leur petite bande. La fin du tome 2 me laissait pleine d’interrogations et j’avais hâte de d’avoir les réponses à mes questions, et j’ai été servie !
La première partie du roman est plutôt longue, j’ai trouvé que ça n’avançait pas. Ça piétine pas mal. On sait que c’est nécessaire au moment de la lecture, que tout ce qui se passe va déboucher sur la fin, qui se construit petit à petit, mais il n’empêche que j’ai trouvé ça long… Lani en est même arrivée à m’agacer parfois, c’est dire ! Bon, je maintiens que c’est utile à la compréhension de la fin, mais quand même, c’est long (je pense que vous l’aurez compris).
La fin par contre est plein de rebondissements. Sur les 100 dernières pages on va de révélations en révélations, j’ai même eu parfois du mal à suivre. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à un tel dénouement ! J’étais un peu sur le cul. Par contre, après avoir posé mon livre et réfléchi à cette fin, j’y ai vu quelques incohérence… Qui ne gènent pas du tout la lecture au moment où l’on tourne les pages, mais on s’en aperçoit après.
Je ne sais pas si l’autrice avait déjà pensé à une telle fin en écrivant les premières pages du tome un mais elle a parfaitement réussi son effet de surprise.
J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec cette Trilogie et je recommande Maïwenn comme autrice française à suivre.

Je remercie Milan pour cette belle découverte.

18/50

La vie rêvée de Noah Oakman – David Arnold

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  400
Date de parution : 5 février 2020
Prix : 17,90€
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Résumé : Dernière année de lycée pour Noah Oakman et ses deux meilleurs amis, un frère et une soeur avec lesquels il forme le « Triangle fragile ».
L’année des choix, des nouveaux horizons, des chemins qui se cherchent, se séparent ou se retrouvent.
Lors d’une soirée arrosée, Noah se laisse hypnotiser et se réveille dans un monde parallèle. Des détails de sa vie sont modifiés : sa mère a une cicatrice sur la joue, ses amis ont changé de goûts et de projets, son chien a rajeuni. Rien de très grave, mais il va, en réaction, tenter de s’accrocher à ce qui n’a pas changé, pour sortir de ce mauvais rêve et ne pas se noyer. Rien de très grave, et pourtant..

Mon avis : J’ai déjà lu des livres de David Arnold,  Mosquitoland et Libres et affamés, et j’ai beaucoup aimé. Je ne me suis donc pas fait prier pour lire celui-ci.

Noah est un lycéen normal pour ne pas dire banal. Sa vie n’est pas vraiment folichonne, d’ailleurs il ne sait même pas où il va et ce qu’il veut faire plus tard. Jusqu’à cette soirée où il a trop bu et où il se réveille et sa vie a changé sensiblement. Pas franchement mais des détails l’interroge…

J’ai eu trois phases en lisant ce roman.
La première a été la découverte et la prise de connaissance avec les personnages et leur monde. Noah est un ado de 16 ans et c’est notre personnage principal. Nous faisons connaissance avec ses meilleurs amis, des jumeaux, et sa famille : ses parents et sa petite sœur. Il a somme toute, une vie normale. Tous le monde est normal.
Enfin, c’est ce que pense le lecteur. Parce que Noah trouve que les gens ont changé, pas totalement mais de légers détails qui le perturbent. Voilà une intrigue qui me plaisaient pas mal.
Mais voilà, phase suivante, j’ai trouvé ça un peu long. L’auteur tourne un peu en rond et tout ce côté « poétique » a pesé sur ma lecture. Certains passages auraient pu être raccourcit, sans que l’histoire en pâtisse. Je me suis même demandée si j’allais continuer ma lecture par moment…
Puis la dernière phase, où l’auteur nous dévoile plein de choses qui donnent envie de connaître l’épilogue de tout cela. Cette partie là je l’ai dévoré et vraiment apprécié.
C’est vraiment dommage pour cette partie un peu longue qui gâche un peu le plaisir de lecture.

Je remercie Milan pour cette lecture.

17/50

Eve of man tome 1 – Giovanna et Tom Fletcher

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  437
Date de parution : 12 février 2020
Prix : 17,90€
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Résumé : Imaginez qu’aucune femme ne soit née sur Terre depuis cinquante ans. Imaginez qu’enfin, une fille, une unique fille, naisse. L’avenir de l’humanité repose sur elle. Comment va-t-elle réussir à se rendre maîtresse de son destin ?

Mon avis : Ce livre m’a été présenté lors du salon jeunesse de Montreuil, et il faut admettre que les éditrices ont réussi à me donner envie.

Eve est la seule fille née depuis 50 ans. Tous les espoirs de la race humaine repose sur elle, mais c’est un destin difficile à porter même quand on y est préparé depuis sa naissance.

J’ai eu un peu de mal à me lancer dans cette lecture. En cette période de pandémie, voir le monde être sur le point d’imploser me ramène trop à la situation actuelle. Mais une fois les premières pages passées on s’immerge dans un univers très bien pensé et complet. On sent que les auteurs ont mis du temps à le penser, à réfléchir à chaque détail et il est très facile de se le représenter.
Eve est une jeune fille aussi naïve qu’intelligente, c’est assez déstabilisant parfois. Il faut dire aussi qu’elle a grandi dans une bulle qui l’a pas mal épargnée jusqu’au moment où…
C’est une façon d’envisager le monde qui est assez pessimiste, mais qui malheureusement fait partie de ce qui pourrait nous arriver si nous ne faisons pas attention.

Je remercie Milan pour cette lecture.

16/50

Like a love story – Abdi Nazemiam

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  355
Date de parution : 1er octobre 2019
Prix : 16,90€
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Résumé : New York, 1989.
La ville est tapissée de posters d’Act Up, et la communauté homosexuelle vit sous la menace du sida.
C’est dans ce climat que Reza, Judy et Art vont se rencontrer, s’aimer et vivre l’année la plus décisive de leur vie.

Mon avis : De puis peu, j’ai découvert des romans jeunesses qui parlent des difficultés qu’elle rencontre. Même si ces histoires sont des fiction, elles sont aussi réalistes.

Dans un monde qui découvre les ravages du sida, trois jeunes apprennent à se découvrir et trouvent qui ils sont. Ils s’aperçoivent qu’il est difficile d’être soi-même dans un pays où la tolérance n’est pas toujours de mise.

Il va m’être difficile de donner un avis construit après cette lecture tellement je suis tout en émotions après avoir refermé le livre.  Je ne suis ni gay ni queer mais le sida est toujours un sujet qui m’a touché de près et ici l’auteur ne nous ménage pas sur les ravages que cette maladie fait. Autant sur ceux atteints par cette maladie que sur leur entourage.
Plus précisément nous suivons trois adolescents touché de près par cette maladie mais qui les impacte différemment. Soit parce qu’une personne de leur famille en est atteint, soit parce que leur sexualité va les y confronter. Cela permet de se rendre compte que cette épidémie était très mal perçue au départ et qu’il a fallu que beaucoup de gens se battent pour que les choses bougent et évoluent dans le bon sens. Et qu’encore aujourd’hui tout n’est pas gagné. Il était très intéressant de voir à quel point les gens investis dans l’association Act Up ont mené leur premier coups d’éclats. De voir qu’il n’y avait pas que des homosexuels concernés par l’impact de cette maladie.
J’étais plus jeunes que nos héros à l’époque où se déroule le roman, mais j’ai compris toutes les références et compris pas mal de choses sur l’évolution de cette maladie et sur le monde queer.
Je pense que ce livre, bien qu’un peu édulcoré, permet aux jeunes de connaitre une partie de notre histoire pas très glorieuse et comment l’ont vécu les premières personnes qui y ont été confronté. Le monde n’est pas toujours rose, et même s’il évolue consentement il y a encore pas mal de trajet à faire avant d’arriver à quelque chose de correcte.
C’est une lecture très émouvante et instructive que je recommande aux plus jeunes comme aux plus âgés.

Je remercie Milan pour cette lecture.

7/50

Time bomb – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  280
Date de parution : 28 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : En ce samedi précédant la rentrée, le lycée devrait être vide. Pourtant, six ados y sont : Diana, la fille du sénateur, qui veut s’occuper de l’annuaire des élèves ; Rachid, qui cherche à se fabriquer une nouvelle carte de lycéen qui ne le stigmatiserait pas ; Z, parce qu’il est à la rue suite au décès de sa mère quelques semaines auparavant ; Tad, qui entend remettre à leur place ses coéquipiers de l’équipe de foot ; Cassandra, victime de bullying et bien déterminée à faire bouger les choses. Chacun a une bonne raison d’être là ; chacun a quelque chose à cacher.
Soudain, deux bombes explosent, et les ados se retrouvent confinés dans le lycée. Chacun jauge l’autre, se méfie. Les peurs et les vieux démons redoublent lorsque les lycéens comprennent que le poseur de bombes est parmi eux, et qu’une troisième bombe menace d’exploser. Aussitôt, les soupçons se tournent vers Rachid, parce qu’il est musulman. Mais le véritable poseur de bombes, bien sûr, a un tout autre motif pour agir…

Mon avis : Même si j’en lis beaucoup moins que les années précédentes, j’aime les livres jeunesses. Et plus particulièrement ceux qui parlent de la jeunesse américaine qui me fascine autant qu’elle me fait peur. Ce roman rentrait alors bien dans ce style.

Alors que quelques lycéens sont venus régler des détails administratifs avant la rentrée des bombes explosent dans l’établissement. Ils sont quelques uns prisonniers des décombres à essayer de s’en sortir en se serrant les coudes.

Tout d’abord on fait connaissance avec les personnages principaux, ces six adolescent qui restent coincés dans l’effondrement du lycée. Ces six adolescents que tout opposent et qui se côtoient à peine lors de l’année scolaire. Ils ont chacun une bonne raison d’être présent ce jours là, chacun une bonne raison de vouloir poser des bombes. Parce qu’on sait qu’un des gamins est le poseur de bombes, on ne sait juste pas lequel. Et nos soupçons vont de l’un à l’autre au fur et à mesure que l’on découvre leur passé et les raisons pour lesquelles ils sont présents ce jour dans le lycée. C’est la dessus que repose toute l’histoire : qui est assez désespéré, ou motivé, c’est selon, pour avoir posé ces bombes ?
À travers cette intrigue l’autrice nous peint différents portraits adolescents mal dans leur peau pour différentes raisons : celui qui a perdu ses parents, celle qu’on moque pour son poids, celui qui est mis de côté à cause de sa religion, la demoiselle parfaite qui ne doit jamais faire un faux pas, celui qui doit cacher son homosexualité, celui qui doit toujours mener les autres… On s’aperçoit qu’être jeunes aux États-Unis est loin d’être facile (c’est le cas partout je pense) et que les ados sont loin d’être tolérants et compréhensifs les un envers les autres.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et les différentes problématiques qu’il aborde.

Je remercie Milan pour cette lecture.

49/65