Like a love story – Abdi Nazemiam

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  355
Date de parution : 1er octobre 2019
Prix : 16,90€
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Résumé : New York, 1989.
La ville est tapissée de posters d’Act Up, et la communauté homosexuelle vit sous la menace du sida.
C’est dans ce climat que Reza, Judy et Art vont se rencontrer, s’aimer et vivre l’année la plus décisive de leur vie.

Mon avis : De puis peu, j’ai découvert des romans jeunesses qui parlent des difficultés qu’elle rencontre. Même si ces histoires sont des fiction, elles sont aussi réalistes.

Dans un monde qui découvre les ravages du sida, trois jeunes apprennent à se découvrir et trouvent qui ils sont. Ils s’aperçoivent qu’il est difficile d’être soi-même dans un pays où la tolérance n’est pas toujours de mise.

Il va m’être difficile de donner un avis construit après cette lecture tellement je suis tout en émotions après avoir refermé le livre.  Je ne suis ni gay ni queer mais le sida est toujours un sujet qui m’a touché de près et ici l’auteur ne nous ménage pas sur les ravages que cette maladie fait. Autant sur ceux atteints par cette maladie que sur leur entourage.
Plus précisément nous suivons trois adolescents touché de près par cette maladie mais qui les impacte différemment. Soit parce qu’une personne de leur famille en est atteint, soit parce que leur sexualité va les y confronter. Cela permet de se rendre compte que cette épidémie était très mal perçue au départ et qu’il a fallu que beaucoup de gens se battent pour que les choses bougent et évoluent dans le bon sens. Et qu’encore aujourd’hui tout n’est pas gagné. Il était très intéressant de voir à quel point les gens investis dans l’association Act Up ont mené leur premier coups d’éclats. De voir qu’il n’y avait pas que des homosexuels concernés par l’impact de cette maladie.
J’étais plus jeunes que nos héros à l’époque où se déroule le roman, mais j’ai compris toutes les références et compris pas mal de choses sur l’évolution de cette maladie et sur le monde queer.
Je pense que ce livre, bien qu’un peu édulcoré, permet aux jeunes de connaitre une partie de notre histoire pas très glorieuse et comment l’ont vécu les premières personnes qui y ont été confronté. Le monde n’est pas toujours rose, et même s’il évolue consentement il y a encore pas mal de trajet à faire avant d’arriver à quelque chose de correcte.
C’est une lecture très émouvante et instructive que je recommande aux plus jeunes comme aux plus âgés.

Je remercie Milan pour cette lecture.

7/50

Time bomb – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  280
Date de parution : 28 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : En ce samedi précédant la rentrée, le lycée devrait être vide. Pourtant, six ados y sont : Diana, la fille du sénateur, qui veut s’occuper de l’annuaire des élèves ; Rachid, qui cherche à se fabriquer une nouvelle carte de lycéen qui ne le stigmatiserait pas ; Z, parce qu’il est à la rue suite au décès de sa mère quelques semaines auparavant ; Tad, qui entend remettre à leur place ses coéquipiers de l’équipe de foot ; Cassandra, victime de bullying et bien déterminée à faire bouger les choses. Chacun a une bonne raison d’être là ; chacun a quelque chose à cacher.
Soudain, deux bombes explosent, et les ados se retrouvent confinés dans le lycée. Chacun jauge l’autre, se méfie. Les peurs et les vieux démons redoublent lorsque les lycéens comprennent que le poseur de bombes est parmi eux, et qu’une troisième bombe menace d’exploser. Aussitôt, les soupçons se tournent vers Rachid, parce qu’il est musulman. Mais le véritable poseur de bombes, bien sûr, a un tout autre motif pour agir…

Mon avis : Même si j’en lis beaucoup moins que les années précédentes, j’aime les livres jeunesses. Et plus particulièrement ceux qui parlent de la jeunesse américaine qui me fascine autant qu’elle me fait peur. Ce roman rentrait alors bien dans ce style.

Alors que quelques lycéens sont venus régler des détails administratifs avant la rentrée des bombes explosent dans l’établissement. Ils sont quelques uns prisonniers des décombres à essayer de s’en sortir en se serrant les coudes.

Tout d’abord on fait connaissance avec les personnages principaux, ces six adolescent qui restent coincés dans l’effondrement du lycée. Ces six adolescents que tout opposent et qui se côtoient à peine lors de l’année scolaire. Ils ont chacun une bonne raison d’être présent ce jours là, chacun une bonne raison de vouloir poser des bombes. Parce qu’on sait qu’un des gamins est le poseur de bombes, on ne sait juste pas lequel. Et nos soupçons vont de l’un à l’autre au fur et à mesure que l’on découvre leur passé et les raisons pour lesquelles ils sont présents ce jour dans le lycée. C’est la dessus que repose toute l’histoire : qui est assez désespéré, ou motivé, c’est selon, pour avoir posé ces bombes ?
À travers cette intrigue l’autrice nous peint différents portraits adolescents mal dans leur peau pour différentes raisons : celui qui a perdu ses parents, celle qu’on moque pour son poids, celui qui est mis de côté à cause de sa religion, la demoiselle parfaite qui ne doit jamais faire un faux pas, celui qui doit cacher son homosexualité, celui qui doit toujours mener les autres… On s’aperçoit qu’être jeunes aux États-Unis est loin d’être facile (c’est le cas partout je pense) et que les ados sont loin d’être tolérants et compréhensifs les un envers les autres.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et les différentes problématiques qu’il aborde.

Je remercie Milan pour cette lecture.

49/65

Aquila – Ursula Poznanski

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  409
Date de parution : 21 août 2019
Prix : 17,90€
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Résumé : Dur lendemain de soirée pour Vicky, étudiante Erasmus à Sienne. Plus aucun souvenir. Plus de portable, plus de clés, alors qu’elle est enfermée chez elle. Dans sa poche un papier noirci de phrases incompréhensibles, même pour elle.
Ce qui est troublant , car elles sont écrites de sa main. Dans la salle de bain, une chemise d’homme ensanglantée. Et sur le miroir, tracés au dentifrice, les mots DERNIÈRE CHANCE.

Mon avis : Même si la couverture n’a rien d’attrayant à mes yeux, le résumé lui a réussi à me convaincre. Et c’est avec envie que j’ai commencé ce livre.

Vicky se réveille et pense être le lendemain d’une soirée de fête. Hors, il s’est passé deux jours depuis cette soirée, deux jours dont elle ne se souvient pas. Elle est enfermée dans son appartement dont elle n’a plus les clés et sa colocataire a disparu… Il va falloir qu’elle se rappelle de ces deux jours pour échapper à la police.

Dès les premières pages nous sommes plongés dans la même incompréhension que Vicky. Elle se réveille et réalise qu’il s’est passé deux jours depuis ses derniers souvenirs et c’est avec la même angoisse qu’elle qu’on découvre qu’elle est enfermée dans son propre appartement. Les questions se suivent et se multiplient sans en avoir les réponses. Dès qu’on pense tenir une piste, elle aboutit sur d’autres questions. Je ne sais d’ailleurs pas comment Vicky arrive a garder le moral et la raison parce que je pense que j’aurais été beaucoup moins zen dans la même situation.
On élabore des théories (avec ou sans Vicky) qui ne tiennent pas debout ou, quand elles tiennent la route, sont démontées dans les pages qui suivent. C’est là ou l’autrice est très forte ! J’ai eu des soupçons sur un personnage dès le début et je me suis faite avoir comme une bleue ! Pourtant, je commence à être rodée pour ce qui est des enquêtes policières, mais là, je n’ai rien vu venir ! Bon, il faut avouer que c’est tout de même un peu tordu, mais ça se tient. Il est tout de même resté un détail qui m’a chiffonnée tout le long de ma lecture (parce que cela revient souvent dans le récit) mais que n’en parlerai pas ici. Je serais tout de même curieuse d’en parler avec vous en commentaire sur cet avis, si vous avez lu le livre.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman que j’ai lu rapidement et je le recommande si vous aimez les polars alambiqué.

Je remercie Milan pour cette lecture.

48/65

In real life tome 2 – Mémoire vive – Maïwenn Alix

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  475
Date de parution : 26 juin 2019
Prix : 17,90€
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Résumé : La suite des aventures de Lani. Elle est confrontée à un conflit de loyauté. Un récit qui amène à se demander si combattre un système revient également à lutter contre tous ceux qui le composent.

Mon avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome (vous trouverez mon avis en cliquant ICI) et j’avais hâte de découvrir la suite des aventures de Lani et Alexander.

Comme c’est une suite et qu’il s’est déjà pas mal passé de chose dans le tome précédent, je préfère éviter de faire un résumé personnel.

Le rythme du roman est beaucoup plus rapide que dans le premier. Dès le début ça bouge. Après une fin comme celle du premier roman, il ne pouvait de toute façon pas en être autrement. Il fallait que Lani et ses nouveaux amis réagissent. Et ils n’ont fait que ça tout au fil des pages. Peut-être même parfois un peu trop. J’ai eu du mal à suivre… Avec l’arrivée de nouveaux personnages, c’est parfois difficile.
Mais l’histoire est tout de même bien ficelée. On apprend plein de choses sur le monde dans lequel vit Lina et prend conscience de toutes ses ramifications. Cet univers est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. J’ai beaucoup aimé apprendre tout ça parce que malgré tout, ça laisse la part belle à l’imagination.
J’ai eu plus de mal avec les trahisons à toutes les pages… Trop c’est trop ! Bon, je sais que la nature humaine est loin d’être « sage » et pure, mais là ça faisait un peu beaucoup.
C’est dommage parce que l’autrice réussit encore une fois à nous surprendre sur sa fin. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Encore une fois nos héros ne sont pas sauvés et vont devoir affronter le système et leur plus grandes peurs.
Comme pour le premier tome, j’ai hâte de découvrir la suite.

Je remercie Milan pour cette lecture.

44/65

Acide summer – Christophe Lambert

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages : 336
♦ Date de parution : 5 juin 2019
♦ Prix : 14,90€
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Résumé : Vendredi 15 août 1969, John Hudson, 18 ans, est en route pour Woodstock. Il prend en stop Penelope, blonde, délurée, et en tombe immédiatement amoureux. Mais la belle s’évapore. Comment la retrouver parmi le demi-million de spectateurs qui assistent au plus grand festival de l’histoire du rock ?
Sa recherche éperdue va le mener de rencontre en rencontre, dessinant un portrait de l’Amérique en cette fin des années 1960.

Mon avis : Je connais le festival de Woodstock par mon papa. Qui m’a racontée quand j’étais petite qu’il aurait adoré être à se festival quand il a eu lieu. Je me souviens d’un été où il nous a fait écouter en boucle une double compilation de Woodstock. Alors pourquoi pas ne pas lire un roman qui en parle pour en apprendre un peu plus.

John a décidé d’aller au festival de Musique de Woodstock, qui a lieu l’été 1969, afin d’y retrouver son cousin et de participer à un événement sans équivalent jusqu’à ce jour.

Ce livre se dévore très vite. Le rythme est rapide et le style très facile à lire, l’auteur ne s’embarrassant pas de descriptions inutiles. Il arrive toutefois très bien à retranscrire l’ambiance de l’époque. Cette façon qu’avait les gens de lâcher prise, de profiter du moment présent et de prendre soin de son prochain. Celle aussi de se mettre n’importe quoi dans le gosier qui pouvait les faire planer et « avoir accès à des dimensions différentes ». Aucun aspect ne nous sera épargné. Parce qu’il est vrai que cette époque est beaucoup peace & love mais pas que ! L’homme garde toujours ces travers…
J’ai beaucoup apprécié la manière originale que l’auteur a choisi pour nous faire découvrir cet époque. Nous suivons John dans son périple, dans cette recherche effrénée de Pénélope qui lui a échappée au début de l’événement et qu’il veut retrouver à tout prix. Mais surtout nous avons le portrait de plusieurs personnages, plus pittoresques les uns que les autres. C’est à travers leurs histoires personnelles que l’on appréhende vraiment cette période. Que l’on comprend les enjeux sociaux et à quoi ressemblait la société américaine de cette décennie. J’ai beaucoup aimé lire ses bout de vie qui pour certains m’ont très touchée.
Ce qui devait au départ être un petit roman sans prétention, s’est trouvé riche d’enseignement.

Je remercie Milan pour cette lecture.

40/65