Knocking on Hell’s door – Jérôme Patalano

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 286
♦Date de parution : 6 novembre 2022
♦Prix : Papier : 17,90€ ; Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Deux ans après sa sortie, découvrez la version augmentée et améliorée de la romance paranormale de Noël Magical London.
Anges & démons, Londres, Noël, Notting Hill… plongez sans plus attendre dans cet urban fantasy qui a déjà conquis des milliers de lecteurs, et qui sort en version rééditée avec une jolie surprise à la fin !
Notting Hill, douze jours avant Noël. Carl, libraire solitaire, profite des derniers instants de sa boutique avant la démolition prévue pour le soir du réveillon. Il n’a aucune idée de ce qui se joue juste sous ses pieds… Située sur une bouche des Enfers, sa librairie est l’objet de tous les désirs.
Perla et son mentor Ezekiel, des agents démoniaques, sont prêts à tout pour se l’approprier. C’est sans compter sur la contre-attaque d’Archibald et de sa supérieure au paradis, Simone, tous deux agents du bien. Déterminés à contrecarrer les plans de leurs ennemis, tous les moyens seront bons pour sauver la librairie, quitte à faire appel à Marc Levy ou Taylor Swift…
Mais quand l’amour s’en mêle, les plans s’affolent. Alors qui remportera la bataille ?

Mon avis : Quand j’ai lu dans le résumé qu’une bataille entre le ciel et les enfers allait avoir lieu à Notting Hill dont l’enjeu est une porte des enfers, je me suis dit que j’allais avoir un récit bien sombre. Et c’est là que j’ai été déçue.  Ce n’est pas du tout un roman dark, mais une jolie comédie.  Alors que nous soyons clair, je n’ai rien contre la comédie, mais quand on s’attend à lire autre chose, on est forcement déçue. Ça m’apprendra à lire les 4ème de couvertures en diagonale !

Donc vous l’aurez compris, ce livre est une comédie fantastique. Assez légère et qui se lit très bien et très adaptée à la période de l’année. Je ne vais pas vous en faire un résumé personnel, je trouve que le résumé de la maison d’édition donne déjà assez d’informations.

C’est un livre que j’ai lu très vite et qui m’a fait passé un très bon moment, mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Il y a beaucoup de personnages, peut-être trop pour moi et je n’ai réussi à m’attacher à aucun. Ils ne sont pourtant pas caricaturaux et nous ne sommes pas nos plus noyés sous les détails qui ne servent à rien sur leur vie privée, mais pour autant la mayonnaise n’a pas pris.
L’intrigue est plutôt originale. J’ai aimé la représentation du Paradis et de l’Enfer saupoudré de modernité technique. Je me doutais de la fin (ça reste une comédie après tout) mais je ne m’attendais pas à un tel dénouement.
Si vous êtes fans de comédies de Noël et qu’en plus vous aimez le fantastique, je vous conseille fortement ce lire.

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Voleurs de justice – Véronique Moysan

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 170
♦Date de parution : 25 novembre 2022
♦Prix : Papier : 17,00€ ; Numérique : 7,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un glaive dans une main, une balance dans l’autre, la statue de marbre surplombe le palais de justice. Ses yeux bandés symbolisent l’impartialité de la justice. « C’est surtout qu’elle ne veut pas voir nos conneries ! ». Voilà ce que pense Maître BB, fraichement sortie de l’école des avocats qui apprend son métier aux dépens du justiciable, en l’occurrence les clients de Gentil Patron, son maître de stage. Transsexuel en quête de genre, procureur hétéronormé, grand-père incestueux, juge fantasque ou greffier compatissant, tous vont se croiser pour un instant de vie dans un pathétique chahut où parfois, un moment de grâce sera accordé. Et que vient faire cette petite fille, victime collatérale de la vanité des uns, du pouvoir des autres, dans ce décor peut-être factice, mais souvent cruel ? Plongez dans l’envers du décor de cette vieille dame malade de sa lenteur expéditive qu’est l’institution judiciaire. Un récit mordant, à la plume cinglante, qui ne vous laissera pas indifférent ! *** Véronique Moysan a exercé la profession d’avocat pendant une vingtaine d’années. Après avoir prêté serment en 1998, et exercé dans un barreau de province, elle quitte la profession en 2018. Elle nous livre dans ce roman glaçant sa vision de la justice.

Mon avis : En plus des histoires policières j’aime les histoires de procès. Je regarde pas mal d’émissions sur la chaine planète crime. Un livre qui traite du sujet ne pouvait donc que me plaire.

Maitre BB commence en tant qu’avocat. Elle début dans un grand cabinet et apprend le métier sur le tas, comme cela semble être le cas pour tout le monde dans la profession. Les années passent et elle devient plus aguerri, même si être une femme dans ce milieu reste difficile. Mais elle n’est pas du genre à baisser les bras.

J’ai beaucoup aimé découvrir le monde professionnel des avocats à travers l’expérience de Maitre BB. Cet univers m’a paru moins obscure même s’il est clair que le système judiciaire de notre pays serait à revoir partiellement voire totalement. Une petite réforme ne lui ferait pas de mal. J’ai aussi appris comment fonctionnait les grands cabinets d’avocats, avec sa misogynie ambiante, et les (beaucoup) plus petits et que ce n’est pas un métier facile. Pour y arriver il ne faut pas compter ces heures !
Véronique Moysan nous offre en suite toute une palette de clients allant du plus dégueulasse au plus à plaindre. Chacun mérite d’être défendu, même si c’est plus difficile pour certains que pour d’autres. Tous arrivent avec leur histoire et tous vous marque un peu à leur façon.
La plume de l’autrice m’a séduite, elle est incisive et directe. Pas de chichi. À l’image de Maitre BB, son personnage principal, elle est franche et vulgaire quand elle s’énerve mais toujours avec pas mal d’humour.
Ce que je n’ai pas compris et n’ai pas réussi à caser dans ce court roman, c’est l’histoire en parallèle de Petite Fille. Elle est là, un chapitre sur deux presque, mais je n’ai pas su quoi en faire et à quoi la relier dans le livre… C’est le seul bémol de ce livre que j’ai beaucoup aimé lire et qui m’a fait apprendre pas mal de choses avec beaucoup d’humour.

Je remercie les éditions Alter Real pour cette lecture.

Abby Cooper tome 1 – Une médium + 2 enquêtes = catastrophe – Victoria Laurie

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 311
♦Date de parution : 4 novembre 2022
♦Prix : Papier : 23,00€ ; Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Abby Cooper a un don. Un vrai de vrai. C’est une médium, elle a des intuitions et elle est capable de lire l’avenir. Rien que ça ! Elle en a même fait son gagne-pain. Au boulot, c’est le bonheur, par contre, en amour, c’est la catastrophe. Mais elle essaie… Lors d’un blind date, elle rencontre le beau Dutch, un flic aussi sexy qu’arrogant. Super ! Sauf qu’il remet en question son don et qu’Abby est bien décidée à lui prouver qu’il a tort ! Devant lui, elle résout une affaire qui passe en boucle aux infos. Grosse déception, Dutch n’est toujours pas convaincu. En plus, son don a un raté. Une de ses clientes décède, et sans vilain jeu de mot, elle ne l’a pas vu venir. Embêtant pour une médium… Pour couronner le tout, la police considère qu’elle en sait trop, et elle devient suspecte. Elle ? Vous imaginez ? Pas le choix, Abby va devoir se retrousser les manches et retrouver le coupable. Et ne pas céder au charme de Dutch. Facile, non ?

Mon avis : J’aime beaucoup les enquêtes mêlées de paranormal. Notre héroïne étant ici une médium, je ne me suis pas faite prier pour la suivre élucider les affaires qui se présentent à elle.

Abby est médium. C’est une très bonne médium qui a sa clientèle et arrive à en vivre. Jusqu’au jour où la police débarque dans son cabinet suite à la mort d’une de ces cliente. Sa vie jusque là tranquille va devenir compliquée, parce qu’Abby veut aider la police à découvrir la vérité.

Je ressors un peu mitigé de ma lecture… Au début Abby m’a agacé. J’ai eu du mal à la cerner. Elle avait un côté niais associé à une grande bouche qui ne savait pas se taire. Ce mélange était déconcertant. Impossible de savoir si c’était une cruche ou pas. Bon, ma lecture m’a ensuite montrée qu’elle était plutôt intelligente, qu’elle n’avait pas froid aux yeux, mais qu’elle était tout de même un peu cruche sur les bords. Si mes premières envies étaient de la gifler, cela s’est calmé au fil des pages. Elle a su gagné mon affection. Même si je reste tout de même un peu sur ma réserve.
L’enquête est plutôt bien imaginée. Même si au final elle n’a rien d’original, je ne l’ai pas du tout vu arriver. Cela a mis quelques temps avant que je comprenne où Victoria Laurie voulait mener sa barque. Le côté médiumnique est très bien dosé, cela ne prend pas le pas sur toute l’histoire, c’était très bien.
La romance, reste une romance… Rien de neuf sous le soleil, mais ce n’est pas pour cette partie du roman que je l’ai lu.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment avec ce livre, même si j’attends le deuxième pour me faire une idée définitive sur la série qui fait 16 tomes.

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

London Hayes tome 1 – Chassée – Annabel Chase

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 268
♦Date de parution : 7 octobre 2022
♦Prix : Papier : 20,00€, Numérique : 5,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : L’Angleterre telle que vous la connaissez n’existe plus.
Le soleil ne se lève plus, et des Maisons vampires se partagent le pays. Gare à ceux qui ne rentrent pas dans le rang !

Chasseuse de prime, je travaille pour une guilde mineure tout en essayant de rester discrète.
Quand Callan, un prince vampire, frappe à ma porte pour me proposer un nouveau job, je suis tentée de refuser, mais impossible. On ne refuse rien aux Maisons. Sa sœur a disparu, je dois la retrouver. Et comme un contrat n’arrive jamais seul, je dois aussi mettre la main sur une pierre, ordre de la Reine Vampire.
Fingers in the nose, non ? Bébé, la hache dont je ne me sépare jamais, serait d’accord avec vous. C’est l’occasion de gagner un bon paquet d’argent. Mais je risque aussi d’entrer dans la lumière, et ça, c’est hors de question.
Si les vampires découvrent qui je suis, je suis morte.
Si j’échoue, je suis morte.
En gros, rien ne va. Surtout que ma grande gueule risque de me jouer des tours, et que Callan est diablement sexy…
Avertissement : cet Urban Fantasy qui déchire parle d’une héroïne badass qui ferait mieux de se taire, d’un vampire sexy qui remet tout en question, de Familles à fuir, de magie, et d’une hache.
Bienvenue à Londres !

Mon avis : Avec un tel résumé et une telle couverture je ne pouvais que céder à la tentation de lire ce livre. Et je ne l’ai pas regretté !

London est un chevalier qui traite les missions qu’on lui donne. Elle est sensée faire profile bas et rester discrète (et c’est souvent tout une aventure !) ainsi que de ternir ça langue (mais ça c’est encore autre chose !). Parfois les missions qu’on lui confit mettent à mal sa couverture, mais quand on veut survivre on n’a pas toujours le choix des missions auxquelles ont voudrait répondre.

J’ai tout bonnement adoré ce livre ! Dès les premières pages j’ai aimé London, son franc parlé, son amour pour les animaux, le mystère qui l’entoure, sa façon de réagir, son intégrité, sa loyauté… Oui, ça fait beaucoup de qualificatifs élogieux, mais elle les vaut bien ! (y’a qu’a voir sa chevelure sur la couverture, mais là je m’égare…). Vous l’aurez compris London fait partie des personnages que j’aime beaucoup. Forte et tendre à la fois. Un joli camaïeu de gris. Elle a également une part d’ombre qu’on découvre petit à petit et qui laisse supposer que les autres tomes vont nous réserver encore plein de surprises. J’ai déjà commencé a établir des hypothèses et j’ai hâte de voir si elles sont bonnes.
L’intrigue est plutôt simple et ce se résout facilement, mais c’est souvent avec le cas des premiers tomes qui plantent aussi un univers et nous présentent différents personnages. À moins que l’autrice ne fasse comme avec l’autre série que je lis (Le bureau fédéral de la magie) et qu’elle ne fasse de court roman. Mais ce n’est pas gênant, les enquêtes sont souvent bien menées et les personnages ne perdent pas en profondeurs.
J’ai beaucoup aimé l’univers inventé par Annabel Chase. Je suis fan de vampires depuis plus de 25 ans et ce monde est noir mais pas trop. Ici les vampires ne sont pas gentils même s’ils sont plus complexes qu’ils n’y paraissent.
Bref, j’ai hâte de lire la suite des aventures de London !

Je remercie Alter Real pour cette lecture.

Géronimo – Rémy D’Aversa

♦Éditeur : Alter Real
Nombre de pages : 277
♦Date de parution : 23 septembre 2022
♦Prix : Papier : 20,00€, Numérique : 7,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Zoé Monaco, une jeune coiffeuse habitant dans les monts du lyonnais, est retrouvée morte chez elle, le crâne fracassé.
Nuno, son fils de deux ans, est là, dans son trotteur. Il a assisté à l’assassinat de sa mère. Problème : il ne parle pas.
L’autre témoin du meurtre n’est autre que Geronimo, le chat de Zoé, un superbe norvégien semi-sauvage.
Quelques jours plus tard, une lycéenne de la région disparaît et des églises brûlent. Y a-t-il un lien entre ces événements ?
Le capitaine lyonnais Roccasecca est chargé de mener l’enquête. Cet homme à femmes adore résoudre des énigmes, et il se prend au jeu avec délectation. Et plus il avance dans l’enquête, plus les indices le ramènent au même point : le chat Geronimo.
Impasse totale.

Mon avis : Un polar avec des chats ? Il n’en fallait pas plus me convaincre !

Zoé, petite coiffeuse sans soucis est retrouvée morte chez elle à côté de son bébé et de son chat. Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme sans histoire ? Pourquoi vouloir la massacrer avec un marteau ? Roccasecca va mener l’enquête et il ne faut pas lui en conter.

Cette enquête avait tout pour me plaire : un meurtre sauvage et sans raison apparente, un capitaine qui n’a pas la langue dans sa poche, des pistes variées, un suspect trop évident avec une très mauvaise réputation, et un magnifique chat qui tourne autour de tout ça.  Eh bien il a tenu ses promesses. Je ne me suis pas du tout ennuyée dans ma lecture.
Dès le début on plonge dans une ambiance un peu glauque, de part la nature du meurtre surtout. Ensuite s’enchaine les découvertes de personnages qui nous mènent de piste en piste. On perçoit très vite que dans ce petit village beaucoup ont des choses à cacher. Les pistes sont suivies jusqu’à découvrir la fin et celle-là je ne l’avais pas du tout vu venir. L’auteur arrive habillement à nous mettre le doute et à nous envoyer vers de mauvaises pistes.
Passons au capitaine Roccasecca qui enquête. Mon avis sur lui est plus mitigé. Certes, il sait diriger son équipe, suivre des pistes, poser les bonnes questions pour arriver à trouver le couple. Il est posé et réfléchit, dit ce qu’il pense sans pour autant être une tête brulée. J’ai vraiment aimé sa façon de faire. J’ai eu plus de mal avec sa vie privée. Elle est beaucoup moins classique que ce qu’on connait, et, même si je ne suis pas prude, loin de là, certaines choses m’ont gênée. Tout est trop facile, tout le monde accepte les choses comme elles viennent sans accro. C’est difficile à définir. Et il y a aussi la façon détournée de l’auteur de faire la morale sur ce qui est bien ou pas. Ce n’était peut être pas voulu, mais c’est ce que j’ai ressenti.
Donc je dirais que ce livre est un grand oui pour l’enquête, mais un « je ne sais pas encore  » pour le personnage principal. À voire si on le retrouvera dans d’autres romans.

Je remercie Alter Real pour cette lecture.