Orpheline – Franck Bouysse

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 3 février 2021
♦ Prix : 7,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : La noirceur de son âme ne fait aucun doute depuis qu’un corps de femme massacré a été découvert. Bélony et Dalençon voient ce meurtrier leur glisser entre les doigts, crime après crime. Le capitaine Jacques Belony, « vieux flic de la Criminelle » vient de perdre sa femme et sa fille dans un accident de voiture tandis que Marie Dalençon, sa jeune collègue, subit les tourmentes de relations amoureuses chaotiques.

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteur avant de commencer ce roman policier, pourtant il a déjà écrit pas mal de livres. Le résumé étant attrayant niveau intrigue, je me suis donc laissée tenter pour le lire et découvrir Franck Bouysse.

Un duo d’enquêteurs qui cherchent à découvrir qui tuent des femmes suivant un scénario toujours de plus en plus macabre.

Ce duo est opposé en tout. C’est un homme, elle est une femme. Il est vieux, elle est jeune. Il a une longue carrière, elle début. Il est veuf, elle est célibataire. Mais c’est justement ce qui les oppose qui leur permet de se compléter parfaitement. Ils ont une vision des éléments différentes, mais qui elles donnent des indications qui font avancer l’enquête. J’ai vraiment bien aimé ce duo. Cet homme taciturne que la vie a déjà bien marqué, cette femme jeune qui est déjà un peu blasée. Il matche bien et j’ai adoré lire leur façon d’avancer.
L’enquête est aussi bien trouvée. Je ne me suis pas doutée de qui était le coupable, l’auteur nous mettant délibérément des pistes qui nous embrouillent… Mais je n’étais pas loin quand même (comment ça j’essaye de me trouver des excuses ?).
Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec le style d’écriture. Un peu trop imagé parfois. Du coup, je pense avoir compris pourquoi « on » en arrive là, mais je ne suis même pas sure que ce soit ça. Et j’aurai  bien aimé connaitre les motivations de ce tueur clairement moi. Je me sens un peu sur ma faim.
Je ne suis pas certaine de lire un autre roman de l’auteur, saut peut-être Né d’aucune femme, qui m’intrigue depuis sa sortie. Même si j’hésite un peu du coup…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

A la place de l’autre – Guy Rechenmann

♦ Éditeur : Éditions Cairn
♦ Nombre de pages :  288
♦ Date de parution : 3 Mars 2021
♦ Prix : 10,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Des Landes au Bassin d’Arcachon, Marie, Clémence, Marina, trois générations de femmes ont gardé bien des secrets… Pour être, qui sait… À la place de l’autre. Moi, Anselme Viloc, le flic de papier jamais je n’aurais pensé qu’en cherchant simplement à trouver l’identité d’une femme amnésique, statufiée en position de yogi face à l’océan je remonterais le fil du temps pour tomber sur une disparition non élucidée datant de la période trouble de la deuxième guerre mondiale. Une enquête, voire une énigme où l’aide de Léonard, médium-dessinateur, me sera nécessaire car nous faisons appel à lui au commissariat de Casteja lorsque nous sommes dans une impasse… En règle générale je fuis les enquêtes ordinaires, j’ai le don de dénicher le grain de sable qui grippe les belles mécaniques assassines. Je ne lâche aucune affaire ! Rien n’arrive par hasard c’est une certitude…

L’avis de Sofy : Quelle idée a-t-il eu, lui le Flic de Papier, de s’intéresser à cette yogi prostrée sur la plage, près de ce blockhaus? Cette femme semble venue de nulle part. Son identité? Inconnue.Après quelques recherches, il s’avère qu’elle se prénomme Marina. Malgré un suivi médical elle reste loin du monde réel à répéter en boucle qu’elle sait où se trouve son fils. Fils qu’elle ne peut avoir eu puisqu’il s’avère qu’elle est vierge. Au fil de ses investigations l’inspecteur en vient à se demander s’il ne serait pas face à un cas de réincarnation. Ne serait-elle pas à la place d’une autre? Son enquête le mène à retracer le parcours de cette «absente» et de son père, homme au passé douteux. L’avancée de l’enquête est pressée par le temps, si Viloc ne veut pas la voir classée sans suite.  

Ce roman nous entraîne dans l’histoire de plusieurs familles. Il met en lumière la façon dont le comportement capricieux, manipulateur d’une gamine peut mener à la folie. On y découvre les ravages que la guerre a pû produire sur de nombreux foyers et les dégâts que le désir de vengeance, qui en découle, peut provoquer. Une lecture compliquée pour moi qui me suis sentie trop entrainée vers le côté historique. L’ambiance policière est trop légère.
Les nombreuses références au bassin d’Arcachon et les allusions aux précédents opus de l’auteur sont un peu frustrantes pour qui ne connait ni l’un ni l’autre.L’arbre généalogique que l’on retrouve, dans les dernières pages, m’a été fort utile car j’avais quelques difficultés à relier entre eux les nombreux protagonistes et à les situer dans leurs histoires croisées.
C’est un récit au langage très soutenu, parfois à la limite du philosophique, qui ne trouvera pas sa place entre toutes les mains.
L’ambiance y est lourde, le récit est un peu tiré en longueur et tout se précipite vers la fin.
Un roman qui peut, toutefois, se lire facilement pour qui adhère au style et à la trame.

La nuit des oracles – Audrey Besset

♦ Éditeur : Vérone éditions
♦ Nombre de pages :  84
♦ Date de parution : 14 janvier 2021
♦ Prix : 11,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Eva vit une histoire d’amour hors du commun avec son mari, Théo. Un jour, il décide de la quitter pour une autre. Elle voit alors son univers tout entier s’écrouler devant elle, mais elle ne se laisse pas abattre par le chagrin et commence une nouvelle vie à la campagne, dans une ferme tenue par deux frères. Bastien, l’un des frères, n’est pas indifférent au charme d’Eva. Mais pourquoi se sent-elle aussi mal ? A-t-elle peur de s’engager dans une nouvelle relation ? Ou est-ce à cause de Théo, son ex-mari, qui la harcèle ? Ce qui est sûr, c’est qu’un tueur, adepte de la chasse à l’arc, rôde dans la région…

L’avis de Sofy :  Après la trahison ultime de Théo, le jour même de leur anniversaire de mariage, Eva part s’installer dans une ferme où deux frères, Bastien et Matt, lui louent un appartement. Elle reconstruit doucement sa vie, loin de son mari.
Malheureusement, alors qu’elle commence à filer le parfait amour avec Bastien, elle se retrouve harcelée par Théo qui refuse de signer les papiers du divorce. Celui-ci semble connaître chacun de ses faits et gestes. La surveille t-il? Comment arrive-t-il à anticiper ses déplacements ?
Eva se tromperait-elle ? Serait-ce l’ex maitresse de son mari qui est responsable de ses tourments ? Dans quelle mesure peut-elle faire confiance aux personnes qui l’entourent ? Bastien ? Matt et son épouse Marie ? Plus alarmant encore, serait-elle la prochaine victime du tueur à l’arc qui sévit dans la région ?
Alors qu’elle se pensait à l’abri à la campagne, Eva se rend compte qu’elle n’en n’a pas fini des turpitudes.

Histoire bien trouvée mais beaucoup trop succincte à mon goût.
J’ai l’impression de lire un résumé. Sur la couverture, une illustration montrant une flèche et le titre « La nuit des Oracles », deux choses abordées dans le récit mais pas assez développées. Ce dernier est trop survolé et il est impossible de se projeter dans l’histoire. Tout est effleuré. On passe très vite d’une péripétie à l’autre sans les détails qui permettraient de capter l’atmosphère régnant autour des personnages. Il est compliqué de percevoir l’identité des protagonistes et par conséquent impossible de s’identifier à eux.
Un livre que l’on parcourt en deux heures et dont la fin laisse un sentiment d’inachevé. En résumé, pour moi, ouvrage pas assez développé et potentiel de l’histoire inexploitée. Je trouve cette erreur dommageable à un roman qui avait les bases d’un bon thriller.

Sofy et moi-même remercions les éditions Vérone pour cette lecture.

Je m’appelle requiem et je t’… – Stanislas Petrosky

♦ Éditeur : Édition eaux troubles
♦ Nombre de pages :  232
♦ Date de parution : 26 février 2021
♦ Prix : 7,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Mon avis : Grande fan de Nadine Monfils, je me suis dit que Stanislas Petrosky devrait me plaire également, puisque ce Nadine en fait la préface. Me voilà donc en train de lire « Je m’appelle Réquiem et je t’… »

Réquiem n’est pas un prêtre comme les autres. C’est un prêtre exorciste, mais pas que. De temps en temps, il mène aussi l’enquête à sa façon. Même si ça ne plait pas toujours au « Patron ».

Autant vous le dire tout de suite, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Commencé avec beaucoup d’envie, enfin un livres à l’humour décalé comme j’aime. Saut que j’ai vite déchanté. Alors oui, côté décalé on est servi. Mais peut-être beaucoup trop pour moi.
Déjà, et cela ne me gène absolument pas, l’auteur d’adresse directement au lecteur. Le truc, c’est que son lecteur est un homme, uniquement un homme et visiblement un peu beauf et pas trop futé. Bonjour la misogynie. !
Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal avec le vocabulaire employé. Mon entourage vous le dira, je suis loin d’être la dernière niveau jurons colorés. Mais ici ce n’est pas ça, on a l’impression que c’est Renaud version prête un peu vulgaire qui nous parle. Si je n’ai aucun soucis avec cela dans les dialogues, c’est autre chose avec la narration. Je ne m’y suis pas du tout fait !
Enfin, notre prêtre n’est pas un Saint, et il ne le prêtent pas, il a dont une « vie sexuelle active » ce qui là non plus ne me dérange pas du tout, je n’ai jamais compris cette close se chasteté dans l’ordre ecclésiastique, mais là aussi ici c’est trop. Notre Réquiem a une vie sexuelle limite hyper-active. C’est trop.
Et malheureusement l’intrigue n’a pas réussi à retenir mon attention. Elle est noire, explorant le côté extra-obscure de notre société, ce qui me plait d’habitude, mais à cause des raisons citées au dessus, elle n’a pas réussi à retenir mon attention.
Vous l’aurez compris, ce livre ne m’a pas plu. Je suis certaine qu’il a son public, mais ce n’est manifestement pas moi.

Je remercie les éditions eaux troubles et Netgalley pour cette lecture.

Pour le pire – E.G. Scott

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  384
♦ Date de parution : 17 février 2021
♦ Prix : 7,80€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Le couple presque parfait que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ?Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca comprend que son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, plus noirs semblent être les desseins de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité n’apparaissent plus que comme de lointains souvenirs et Rebecca, déjà fragilisée, sombre dans la paranoïa.Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale…

Mon avis : Je pense que parfois ma passion pour les polars me perdra, mais d’ici là, ce n’est pas grave j’en profite ! Ce livre me faisait envie, j’ai donc craqué avec plaisir.

Quand un couple qui a une bonne situation et vit une vie au-dessus de tout soupçon, voit celle-ci voler en éclat, c’est parfois à cause de cette partie de l’iceberg que l’on ne voit pas que tout part en vrille.

Si je devais résumer ce thriller en un seul mot ce serait : longueur. Je l’ai trouvé très long, surtout sur la première partie. Pourquoi ? Parce que l’on découvre la vie de chaque personne qui compose ce couple si parfait. On découvre la psychologie de chacun qui va nous aider à comprendre comment on en arrive là. J’aime connaitre le passé des personnages des romans que je lis, j’aime en savoir le plus possible. Mais dans notre cas, on est souvent dans l’introspection et c’est là où j’ai le plus de mal. Les états d’âme sur lesquels on revient souvent me fatigue vite. Même si j’admets qu’ils sont justifiés et trouvent leur utilités par la suite, cela n’a pas empêché que j’ai trouvé ces passages un peu long.
L’intrigue est plutôt machiavélique, ça je l’admets volontiers ! Il faut avoir l’esprit tordu pour penser à ce genre de crimes ! Je me demande toujours comment les auteurs peuvent imaginer tout ça. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin. C’est vraiment tiré par les cheveux mais finalement on y trouve une certaine satisfaction…
Bref, je vous laisse découvrir ce livre policier pour vous en faire votre propre avis.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.