Ceux qu’on aime – Steve Mosby

 Éditeur : Point
Nombre de page : 355
Date de parution : 7 janvier 2010
Prix : 7,50€ 4

9782757810736Résumé : Vous laissez un message à l’un de vos proches. Il ne vous répond que par mail ou par SMS. Vous ne vous inquiétez pas. Imagineriez-vous une seconde que ce n’est pas lui qui vous écrit, mais son bourreau, qui le tient séquestré, privé d’eau et de nourriture ? C’est pourtant le mode opératoire d’un tueur en série qui s’attaque à des jeunes femmes célibataires, endosse leur identité pour mieux les condamner…

Mon avis : J’ai lu « Un sur deux » du même auteur il y a quelques années, et j’avais très envie de lire ce deuxième polars, quand lors des soldes d’été je l’ai trouvé à 2€ je n’ai pas résisté.

Dave est un magicien amateur qui navigue de fille en fille, sans réussir à trouver la bonne. Ça vie est chamboulée lorsqu’il est mêlé à l’enquête sur un tueur en série qui laisse mourir ses victimes de soif attachées sur leur lit pendant plusieurs jours, tout en faisant croire à leurs proches, par le biais de SMS et de mail, que la personne est encore vivante.

J’ai les histoires de tueurs en série. J’aime savoir qu’il existe des gens capables de les poursuivre et de les arrêter. Et j’aime comprendre pourquoi ils font ça. Ou alors j’ai un côté voyeur et légèrement sadique (ce qui est bien possible).
Ce roman est construit un peu différemment des policiers que j’ai déjà lu. On connait le mode opératoire du tueur, mais l’auteur ne basse pas son roman là dessus, il ne fait pas dans le « gore » en nous détaillant les meurtres (même si je conçois que cette façon de mourir est horrible). Non, il construit son roman autour des personnages. On est d’entré au courant des meurtres, mais très vite il passe à la description de plusieurs personnages, nous brosse un portrait très précis de chacun, nous détaillant leur caractère et leur passé, sans qu’on sache réellement où il veut en venir, même si en bon amateur de romans policiers on se doute forcément qu’un lien va les relier à un moment donné.
Je me suis bien entendu posé plein de questions, me demandant quels relations pouvaient avoir tout ses personnages, et jamais je n’ai envisagé la fin et je suis même tombée à pied joint dans une fausse piste que tendait l’auteur (ouais, ce n’est pas moi la plus maligne).
Quand j’ai vu que les victimes étaient toutes des femmes seules, je me suis dit que j’allais avoir du mal à dormir le soir, à sursauter à chaque bruit suspect, sauf que le génie de l’auteur réside ailleurs, c’est beaucoup plus fin que ça ! C’est dans la psychologie humaine qu’il pose toutes ses questions

J’ai beaucoup aimé ce livre et je sens que je vais continuer à suivre cet auteur.

Le petit plus : Les autres titres de l’auteur Un sur deux (2009/Point), Les fleurs de l’ombres (2013/Point)(qui va bientôt finir dans ma PAL).


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Les enquêtes du commissaire Léon tome 3 et 4 – Il neige en enfer ; Le silence des canaux – Nadine Monfils.

 Éditeur : Belfond
Nombre de page : 496
Date de parution : 8 novembre 2012
Prix :  19,00€

Résumé : Drôle de flic que le commissaire Léon ! Belge, il vit à Montmartre avec maman, a son QG au bistrot du coin, et depuis qu’il a arrêté de fumer il tricote des paletots ringards pour son chien Babelutte… Mais il mène ses enquêtes tambour battant, entouré de personnages hauts en couleur. Au menu, des aventures loufoques et grinçantes, pimentées d’humour noir. Pas étonnant que Frédéric Dard ait parrainé la série lors de sa première parution…

Dans Il neige en enfer, un richissime industriel meurt dans un accident de voiture, laissant derrière lui une famille de fêlés. Sa femme passe ses nerfs à coudre des paillettes partout, le pépé en fauteuil roulant ne pense qu’à se taper la bonne, et Mômo, le fils un peu zinzin, promène son lapin empaillé. Quant à sa soeur, elle tapine dans un bar de Pigalle et a pour fidèle client le commissaire Léon, qui va mettre les deux pieds dans ce nid de vipères ! Petits meurtres gratinés au menu…

Dans Le Silence des canaux, Léon part en vacances sur une péniche avec son tricot et son chien. Peinard ? Pas vraiment… Des cadavres au visage arraché sillonnent ses promenades, et on dirait que le criminel s’amuse à suivre le commissaire… Quand on s’ promène au bord de l’eau, comm’ tout est beau… Léon va vite devoir reprendre du service.

Mon avis : J’aime les policiers. J’aime l’humour. Et quand les deux sont réunis dans le même livre, je bois du petit lait ! J’ai découvert le commissaire Léon avec son dernier tome « La petite fêlée aux allumettes » un peu par hasard, mais depuis je suis fan, et ces 2 tomes sont les 4ème et 5ème que je lis et je ne me lasse toujours pas !

Dans le premier tome le commissaire Léon enquête sur une famille dont les membres sont décimés les uns après les autres. Dans le second, ses vacances sont perturbées par un tueur en série qui vient l’obliger à travailler même sur sont lieux de vacances : une péniche.

Je pense l’avoir déjà dit concernant les autres romans de l’auteure mettant scène le commissaire Léon, mais j’adore l’humour et l’ambiance titi parisien dans lequel baigne les intrigues policières. Entendons-nous bien, l’enquête policière dans un roman policier est très importante ! Il faut qu’elle soit bien écrite, que l’auteur balade un peu le lecteur, que ce dernier pense avoir trouvé qui est le tueur, avoir déjoué les pièges de l’auteur qui essaye de noyer le poisson pour mieux surprendre son publique. Tout ça, c’est très important. Mais dans un livre de Nadine Monfils ça devient secondaire. Je suis plus pressée de retrouver le petit monde de Montmartre que de découvrir pourquoi le tueur tue, ou le voleur vol.

Les personnages créés par l’auteur sont des caricatures poussées à l’extrême pour mieux nous faire sourire, rire voire exploser de rire (avec option bidonnage). Je passe à chaque fois un réel moment de détente. Les jeux de mots sont délectables. Les joutes verbales hilarantes. Les descriptions très fleuries… Bref, ni l’auteure ni les personnages ne mâchent leurs mots pour mon plus grand plaisir !

Les chapitres sont courts, maximum 5/6 pages, essentiellement composés de dialogues mordants, les descriptions étant rapides, rendant la lecture rapide et fluide.

Ces livres se dévorent ! Petits bijoux de sarcasmes et portraits brossés sans chichi du Paris populaire. Vous l’aurez compris je suis fan fan fan et c’est avec plaisir que je me plongerais dans les deux tomes suivants prévus pour 14 février 2013.

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.


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Les mystères d’Harper Connelly tome 2 – Pièges d’outre-tombe – Charlaine Harris

 Éditeur : J’ai lu
Nombre de page : 283
Date de parution : 16 mars 2011
Prix : 8,90€

Résumé : Depuis que j’ai été frappée par la foudre, je suis dotée de capacités hors du commun, c’est le cas de le dire. Je retrouve les morts et peux dire ce qui les a tués. Mais depuis que j’en ai fait mon job, je me suis fait des ennemis. Alors, quand en pleine démonstration de mes talents dans un ancien cimetière de Memphis, je tombe sur un corps fraîchement assassiné et plutôt compromettant… Suspectée, je n’ai d’autre choix que de découvrir la vérité.

Mon avis : Je n’ai pas accroché avec la série de la communauté du sud mais j’ai retrouvé avec plaisir le monde d’Harper dans ce deuxième tome.

Harper est engagé par un prof d’université pour faire une expérience dans un cimetière. Tout se passe à merveille, la demoiselle faisant preuve de talent, lorsqu’elle découvre un corps qui n’aurait pas dû être dans ce cimetière et qui lui complique bien la vie.

J’ai aimé me replongé dans l’univers un peu sombre d’Harper, rien n’est simple dans son monde. Elle vit dans un monde tout en nuance de gris, ou rien n’est évident, mais où j’aime la voir évoluer. La demoiselle n’a pas eu une vie facile ce qui lui a donné un caractère assez fort, elle ne se laisse pas faire et j’adore sa répartie. Pas vraiment humoristique, mais plutôt mordante, grinçante, qui fait sourire le lecteur, mais laisse son interlocuteur dans le questionnement : c’est du lard ou du cochon ?? Elle sait où elle va, et sais comment elle veut mener sa barque. Et même que l’air de rien, elle arrive à mener son entourage là où elle veut. Et tout particulièrement son frère.
Ils ont d’ailleurs une relation plus qu’ambiguë, sans que j’arrive à définir où l’auteur veut nous mener. J’ai lu dans certains avis que la relation Harper/Tolliver (son frère) les agacent, je dirais que je la regarde avec un œil curieux… Oui, Harper dépend de son frère, mais qui ne le serait pas avec son passé (que je vous laisse le plaisir de découvrir avec votre lecture ^^) ?

J’apprécie aussi tout particulièrement l’enquête policier. Elle n’est pas super compliquée mais ce laisse lire et me permet de revenir à mes premières amours.
C’est une petite lecture qui se dévore très vite et permet de s’évader un peu…


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Les vacances d’un serial killer – Nadine Monfils

 Éditeur : Pocket
Nombre de page : 252
Date de parution : 7 juin 2012
Prix: 6,10€
Résumé : Les tribulations de la famille Destrooper, en villégiature sur les plages de la mer du Nord. Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane. Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. La famille Destrooper reprend la route après une pause-pipi. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leurs vidéos. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Les vacances en enfer ne font que commencer…

Mon avis : Je suis devenue une fan de Nadine Monfils depuis que j’ai lu la petite fêlée aux allumettes, donc depuis, je m’efforce de rattraper mon retard et je lis le plus de livre possible d’elle. J’adore ses policiers déjantés.

La famille Destrooper est sur le chemin des vacances. Cette famille véritable caricature de ce qu’il existe dans la classe moyenne de la Belgique. Le père, la mère, les deux enfants (un garçon, une fille) partent en vacances avec la mémé. Sauf que la maman se fait voler son sac sur la route et que rien ne se passe ensuite comme prévu.

Ce livre est un joyeux imbroglio, personne n’est comme on s’attend à ce qu’il soit. Les personnages sont totalement décalés pour notre plus grand plaisir. Chacun d’entre eux mets en avant un défaut propre à notre société actuelle : l’avarice, le narcissisme, la jalousie, l’envie, la méchanceté… mais abordé de façon vraiment originale et loufoque.
Ce livre est une dose pure de bonne humeur, ces personnages farfelus vous font franchement rire, l’intrigue plus qu’improbable, tirée par les cheveux est purement jouissive. J’ai franchement ri avec ce livre, je le lisais lors de ma pause au boulot et il contribuait à ce que j’y retourne le cœur plus léger.

L’originalité de l’auteur réside à faire de notre quotidien quelque chose d’extraordinaire. Elle nous montre comment une vie tranquille peut prendre un virage à 180° en un rien de temps, juste à cause d’un petit grain de sable. C’est absurde ? Oui, et c’est encore meilleur à lire ! Les situations grotesques et improbables se suivent et on attend la suite en se demandant ce que l’auteur nous a encore concocté !
Je n’ose pas trop vous en raconter sur l’histoire en elle-même de peur de trop vous en dévoilé, ce livre doit garder tous ses mystères pour vous, pour que vous ayez le même plaisir que moi à le découvrir. Si vous avez envie de déconnexion totale, de rompre entièrement avec votre quotidien, de ressortir de votre lecture avec la banane : ce livre est celui qu’il vous faut !

Le petit plus : Le samedi 23 Juin 2012, Nadine Monfils a reçu le Prix spécial du jury St Maur en poche pour l’ensemble de son œuvre.

Chez Belfond :
Les enquêtes du commissaire Léon 1 : Madame Edouard et La nuit des coquelicots, 2012
La petite fêlée aux allumettes, 2012
Les vacances d’un serial killer, 2011
Coco givrée, 2010
Téquila frappée, 2009
Nickel Blues, 2008
Babylone Dream, 2007

Chez Pocket :
Les vacances d’un serial killer, 2012


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Théodore Boone, enfant et justicier – John Grisham

 Éditeur : Oh ! Éditions
Nombre de page : 268
Date de parution : 14 octobre 2010
Prix: 17,20€

Résumé : Un meurtre parfait.
Un témoin insaisissable.
Un connaisseur des tribunaux qui connaît seul la vérité … il a seulement treize ans.
Rencontrez Theodore Boone .
Quand Grisham met un adolescent au coeur d’un imbroglio juridique et moral.
Dans la petite ville de Strattenburg, il y a beaucoup d’avocats et a seulement treize ans, Theodore Boone pense qu’il est un d’entre eux. Theo fait office de conseiller juridique gratuit pour ses camarades et même ses professeurs… C’est ainsi qu’il recueille le témoignage terrifié d’un clandestin : malgrè lui il détient les éléments accablants dans le plus important procès que la ville ait connu depuis longtemps. Mais s’il le raconte, le clandestin sera arrêté et expulsé… Théo, qui a juré le secret, ne peut ni parler, ni ignorer ce témoignage…

Mon avis : Je continue dans de la jeunesse, le mois d’août aura été placé sous le signe de la lecture légère. Je connais bien John Grisham pour ces polars judiciaires et je voulais voir ce dont il était capable lorsqu’il écrit pour des plus jeunes.

Théodore a 13 ans, il a des parents avocats et ce qui le passionne c’est le droit, plus tard il sera avocat, ou juge, ou avocat… bref, vous voyez le topo ce gamin est féru de justice ! D’ailleurs c’est lui qui conseille les petits camarades de son collège en cas de soucis. Le truc c’est qu’en ce moment a lieu un procès pour meurtre dans sa petite ville et qu’il ne peut pas y assister puisqu’il doit aller en cours. Sauf que, son côté conseiller gratuit pourrait lui donner la possibilité d’y remédier…

 J’ai lu ce livre très facilement, il est vraiment adressé à des pré-ado et le style est simple et rapide à lire. Mais ce n’est pas pour autant que l’intrigue perd de son intérêt. L’auteur arrive à construire une intrigue simple mais palpitante. On sort du policier classique, ici on ne cherche pas le coupable on tente de prouver sa culpabilité. Et Théodore se débrouille très bien ! Après les enquêteurs en culotte courte on fait la connaissance des avocats qui usent encore leurs pantalons sur les bancs de l’école.
Bien entendu, les férus de polars et thrillers en tout genre risquent de ne pas y trouver leur compte, l’intrigue n’étant pas vraiment se qu’on appelle sanglante et pleine de rebondissements où le héros met sa vie en danger, mais l’histoire se laisse lire et on est vite emporter dans l’envie de voir comment Théodore, du haut de ses 13 ans va réussir à s’en sortir.
J’ai beaucoup aimé ma lecture et les personnages. Théodore a les limites d’un enfant de 13 ans : le couvre feu, l’école, les devoirs, le mode de déplacement, mais cela n’a gêné en rien le déroulement de l’intrigue. J’ai aussi pris plaisir à découvrir tous les autres personnages : ses parents, leurs collaborateurs, les professeurs, les personnes du tribunal… tout une galerie de personnages, parfois un peu stéréotypé mais toujours très convainquant.
En ce sens je pense que John Grisham a réussi son pari : il a réussi à écrire un livre adresser à un public plus jeune tout en adaptant les ingrédients qui ont fait le succès de ses livres pour adultes.


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