Les mystère de Harper Connelly tome 4 – Secret d’outre-tombe – Charlaine Harris

Éditeur : J’ai lu
Nombre de page : 316
Date de parution : 14 septembre 2011
Prix : 6,90€ 3

9782290025697Résumé : « Nous revoici sur les routes ! Aujourd’hui, Tolliver et moi avons été engagés par l’une des plus puissantes familles du Texas, dont certains membres semblent douter des conditions dans lesquelles leur patriarche est décédé… La routine pour nous. Enfin, peut-être pas cette fois-ci. Surtout lorsque je découvre des recoupements étranges avec mon propre passé… »

Mon avis : Dernier opus de la série, j’avais hâte de connaitre la fin de cette série.

Après leur dernière enquête Harper et Tolliver décident de se poser un peu et d’aller à Dallas revoir leur petite sœurs. Avant ça, une dernière mission à remplir et ce qui n’aurait dû prendre que quelques heures, va devenir une histoire beaucoup plus délicate allant jusqu’au dénouement final.

J’ai donc retrouvé Tolliver et Harper avec plus de hâte de connaitre la fin de leurs aventures que de réel plaisir à renouer avec des personnages. Je les trouve toujours aussi creux, sans relief, j’ai l’impression que l’auteure n’a toujours pas réussi à les faire prendre réellement vie. Les dialogues sont parfois trop téléphonés, passant d’un sujet à un autre sans vraiment de transition. J’avoie que cela m’a un peu agacé, encore une fois. Mais je dois avoir un côté maso, puisque j’ai lu les quatre tomes de cette série ^^ Il faut bien lui accorder que l’enquête, même si elle ne révolutionne pas le genre, est tout de même intéressante. La dernière enquête menée par le duo renoue avec leur passé et c’est donc de loin le meilleur tome de cette série.
Difficile de vous en dire plus, sans me répéter sur les autres tomes ou sans vous en dévoiler trop sur le dénouement final, qui je dois bien l’avouer m’a un peu laisser sur le cul, une partie prévisible et une autre qui m’a totalement prise au dépourvue, que je n’avais pas du tout senti venir.

En conclusion globale de la série, je dirais que c’est une petite série policière qui se laisse lire, les longues soirées d’hiver près de la cheminée ou l’été au bord de la plage, mais qui est loin de révolutionner le genre.

Challenge Mosures et Sortiléges 6/60


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La vieille qui voulait tuer le bon dieu – Nadine Monfils

Éditeur : Belfond
Nombre de page : 246
Date de parution : 7 mars 2013
Prix : 19,00€  5

9782714454515Résumé : Mémé Cornemuse, fan d’Annie Cordy et de Jean-Claude Van Damme, est une vieille bique, entre Ma Dalton et Carmen Cru, à la sauce belge. Elle a trouvé un emploi de concierge dans un immeuble foutraque… où son arrivée va déclencher des horreurs rocambolesques.

Ce soir-là, Ginette, une des locataires, gaga de Lady Di, s’envoie en l’air dans un parking et trompe son mari pour la première fois. L’extase est de courte durée ! De retour chez elle, elle découvre le cocu en kit dans son plumard. Ses mains ont été coupées et son zizi est rangé au frigidaire. Panique à bord ! Ginette va mener son enquête tandis que mémé Cornemuse prépare un casse dans la bijouterie d’à côté, avec un ancien braqueur qu’elle héberge dans la cave. Elle fait les repérages et lui, il creuse… Un événement imprévu – l’arrivée d’une criminelle hébergée au couvent d’en face – va bouleverser leurs plans…

Mon avis : Je suis devenue fan de Nadine Monfils par erreur et je ne le regrette pas, je me délecte de chacun de ses romans jusqu’à présent, et le dernier sorti en date ne fait pas exception !

L’action se déroule à Pandora, ville inventée qui pourrait se trouver dans n’importe quel pays d’Europe. Dans un immeuble où Mémé Cornemuse, personnage haut en couleurs (et c’est peu de le dire) a élu domicile en tant que concierge. Et bien entendu, là où elle passe, les autres trépassent !

Ce livre est pour moi un pur moment de plaisir ! Je ricane toute seule à chaque chapitre et à chaque fois je passe un moment semblable à une fraiche parenthèse.
Dans les livres de Nadine, les méchants sont méchamment drôles, on en arrive même à oublier l’horreur des crimes qu’ils commettent. Certains ont lieu par accident, et le problème des corps à cacher est résolu en trois coup de cuillère à pot, de façon abracadabrante, vraiment pas crédible, mais tellement drôle que tout passe ! L’enquête policier me paraît toujours comme étant le pretexte de dépeindre toute une galerie d’intervenant.
Les personnages de Nadine sont toujours de véritables caricatures noircissant les pires traits de caractères de toute une population de « petite gens ». Ceux qui font la base d’une société, les ouvriers, les employés et autres… N’y voyez aucun jugement de sa part (ou de le mienne) non, elle décrit juste avec beaucoup de tendresse et d’humour une population qu’elle affectionne tout particulièrement. Elle ne leur fait pas de cadeau, mettant l’accent sur chaque petit défaut, mais on sent également qu’elle les aime par la tendresse qu’elle met à décrire leur quotidien.
J’aime aussi tout particulièrement ses références à sa Belgique natale qui me rappelle beaucoup le Nord d’où je suis originaire, tant par les coutumes que par le patois local.

Ces livres sont toujours un mélange subtile (même s’il est difficile d’utiliser ce mot pour les personnes qui auront lu le livre parce que Nadine et ses personnages sont tout sauf subtiles) d’enquête policière, de caricatures sociales et d’humour salaces. Un cocktail qui me séduit totalement ! Vivement le prochain !


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L’inquisiteur – Mark Allen Smith

Éditeur : Robert Laffont
Nombre de page : 375
Date de parution : 10 janvier 2013
Prix : 21,00€ 5

9782221125960Résumé : Geiger a un don : il décèle le mensonge au moment où il l’entend, et dans son métier – « la recherche d’informations » comme l’appellent ceux qui la pratiquent –, ce don est précieux. Ses clients, riches et impitoyables, sont les multinationales, les agents du gouvernement ou la Mafia. Les méthodes de cet expert dans l’art d’interroger vont de l’agression brutale à la manipulation psychologique complexe, et il arrive toujours à ses fins. Il fait rarement couler le sang mais sait amener ses victimes au point où la souffrance s’efface devant la peur. Être un professionnel de la torture ne l’empêche pas cependant d’avoir un strict code de conduite et il refuse de faire son travail sur des enfants, des vieillards ou des infirmes qui seraient incapables de supporter la question. La vie de l’Inquisiteur bascule le jour où un client veut faire passer aux aveux Ezra, un jeune garçon de douze ans. Sans réfléchir aux conséquences, Geiger l’arrache aux griffes de son ravisseur et met alors le doigt dans un engrenage qui va faire voler sa vie en morceaux. En compagnie de son partenaire Harry, de sa sœur psychotique Lily et d’Ezra, Geiger entame une course poursuite au cours de laquelle de brûlants secrets politiques et personnels éclatent au grand jour. Au cœur de l’intrigue, des DVD au contenu explosif : la torture contre les terroristes sous la présidence de Bush. Mais, au cours de ce périple, Geiger parcourt aussi le chemin douloureux qui lui fait recouvrer la mémoire. Cet homme dont le passé est une page blanche, cet homme sans prénom, ce misanthrope à la vie verrouillée et strictement réglée, ne savait pas qu’en prenant en charge Ezra, il allait faire table rase de sa vie actuelle et retrouver la trace des événements traumatisants de sa propre enfance. Qu’il allait enfin accéder à l’identité et à l’humanité.

Mon avis : J’ai découvert ce livre grâce à un partenariat avec livraddict. Dès que l’ai lu le résumé, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de Geiger.

Geiger est un spécialiste dans le rechercher d’informations. Comprenez par là qu’il « torture » des gens pour les faire parler. Il est sans état d’âme et agit méthodiquement. Mais il a des règles. Les sujets ne doivent pas avoir plus de 72 ans et ne doivent pas être des enfants. Quand un de ses clients lui présente un jour un enfant de 12 ans, il ne réfléchit pas et l’enlève pour leur soustraire. S’ensuit alors une course pour sauver la vie du gamin.

J’étais vraiment curieuse de découvrir ce livre. J’aime quand le personnage principal est un anti-héro. J’aime m’attacher à un personnage qui est sensé être au départ détestable et faisant partie des méchant. Ça me donne espoir en l’espèce humaine. Car finalement dans chaque méchant se cache un peu de gentillesse. Oui, je sais, on n’est pas au pays des bisounours, mais ça fait du bien quand d’y croire de temps en temps. Vous l’aurez compris, j’ai été totalement séduite par le personnage de Geiger. Il est complexe, sensé et sensible. Tout ce que j’aime. Bien sûr au début il est obscure, limite compréhensible, mais on devine en lui quelque chose d’occulté, de beaucoup plu profond.
Il est entouré de personnages secondaires que l’on aurait pas imaginé avec lui, le rendant encore plus complexe : son associé, son psy…
L’intrigue est aussi extrêmement bien menée. Dès qu’on pense que Geiger a trouvé une porte de sortie, l’auteur nous entraine dans une autre direction. J’ai bien des fois pesté contre la tournure que prenait l’affaire.
Je ne m’attendais pas à ça en commençant ma lecture, mais je n’ai pas été déçue ! Ce livre est bourrée de suspense et plein d’humour. Le plus dur a été de lire les scènes de tortures, pourtant nécessaire à la compréhension du métier de Geiger et à la complexité de son caractère.
Ce roman est noir, cynique, nous exposant une part de notre société que très peu de personnes connaissent, réservée à la partie la plus sombre de notre humanité. Ce monde de truands et de mafias, où l’on tue pour de sombres histoires d’argent. J’ai apprécié cette incursion dans cet univers sombre, mais j’espère n’avoir jamais à le côtoyer autrement que par livres et films interposés.

Je remercie livraddict et les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

 


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Les enquêtes du commissaire Léon #5 et #6, Clair de lune à Montmartre ; Le fantome de Fellini – Nadine Monfils

Éditeur : Belfond
Nombre de page : 445
Date de parution : 14 février 2013
Prix : 19,00€ 5

41C2VwEi6XL._SL500_Résumé : Ce deuxième volume de la série du Commissaire Léon comprend les titres : Clair de lune à Montmartre et Le Fantôme de Fellini. Clair de lune à Montmartre Entre deux mailles de tricot, le commissaire Léon enquête sur de curieux meurtres, dans la maison de retraite Le Clair de lune, à Montmartre. Mais les p’tits vieux ont la peau dure et la langue trempée dans le vitriol ! Sur un air de Carmen Cru assaisonné aux vacheries, un grand moment d’humour noir bien piquant. Le fantôme de Fellini Jeannot, le patron du Colibri, un croustillant bistrot montmartrois, a gagné un voyage en groupe à Rome. Lui et sa belle bande de zouaves vont s’en donner à cœur joie : Rose, ancienne pute, ramènera des scouts tous les soirs, pendant qu’Irma, le travelo ménagère, fantasmera sur un beau gladiateur et que le Pin’s, un nain camelot, se fera enfermer dans le musée de cire avec Blanche Neige… Pendant ce temps, le commissaire Léon va trouver des cadavres décapités et tomber amoureux du fantôme de Gelsomina. Rome comme vous ne l’avez jamais vue !

Mon avis : J’ai découvert l’inspecteur Léon et son petit monde avec la petite fêlées aux allumettes et depuis je suis fan et des livres et de l’auteure !

Ce nouveau livre, reprend deux tomes des enquêtes du commissaire Léon. L’une se déroule dans une maison de retraite où s’enchainent les morts de petits vieux, et la seconde se passe à Rome où les têtes coupées sont retrouvées à foison ! (mon ton est cynique et décalé, c’est pour être en accord avec celui de l’auteur).

Je me suis plongée avec délice dans ces histoires. J’adore le commissaire Léon, pseudo pantouflard aux manières d’enquêter très spéciales. Il est totalement en dehors du moule, trimballant son chien partout à avec lui, au risque de compromettre une scène de crime. De toute façon ce qui compte pour l’auteur ce n’est pas de nous montrer la minutie d’une enquête policière, les avancées scientifiques, non, c’est le côté humain de chaque protagoniste qui est mis en avant. On y voit les travers de chacun, que ce soit du côté des gentils ou du côté des méchants. Elle préfère nous montrer que derrière chaque crime, il y a une personne avec un vécue et une raison de commettre ces forfaits, qu’elle soit légitime ou non, logique ou sortie d’une folie toute personnelle.
Je me délecte aussi du monde dans lequel évolue le commissaire Léon, tous ses amis du bistro de Jeannot sont un pur délice ! Chacun est une caricature de la faune de Montmartre, des patrons de bistrots, aux travelos en passant par les responsables de petits commerces. Je passe toujours un très bon moment avec tout ce petit monde, souriant régulièrement parfois même je ris franchement, ce qui peut être légèrement embêtant quand je lis au boulot, lors de ma pause, ou dans un lieu public.
Le commissaire Léon est d’origine belge, il vit avec sa maman et l’auteure (belge elle aussi, les chats ne font pas des chiens) nous distille allègrement des expressions et coutumes belges. Le mélange de vie Montmartoise et de spécialités belges et un véritable délice.
L’enquête passe souvent en second plan, mais je pense que de toute façon elle n’est qu’un prétexte pour nous dépeindre tout ce petit monde. Elle n’est pas vu en détail et l’auteure prend parfois des raccourcits, mais cela n’est pas le plus important. On a des crimes, des suspects, une enquêtes, un mobile et un coupable… tout les ingrédients d’une enquête ! Le tout saupoudré de loufoqueries.
Je passe toujours un bon moment avec les romans de Nadine Monfils et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. J’attends la suite avec impatience.

Petit extrait, condencé du talent de l’auteure :

« – Hé Mimi ! hurla Gégé par la porte ouverte.- Quoi ? Qu’est-ce t’as encore ? gueula-t-elle depuis sa laverie.
– Viens là, j’ai un truc important à te dire !
– Oui, bein moi, j’travaille !
– C’est important, que j’te dis ! Hé commissaire, comment qu’il est mort le cousin ?
– Heu… Je ne sais pas si jefais bien de vous donner ces détails, c’est très dur ! Mais de toute façon vous le lirez dans le journal. Il… Il a été décapité !
– Sans blague ?
Mimi arriva en poussant des soupirs de charrette à bras.
– J’espère que tu m’as pas encore fait déplacer pour des conneries !
– Ton cousin Ouin-Ouin…
– Quoi ? Il a retrouvé ses roues ?
– Non, il a perdu la tête ! Même qu’il en est mort !
– Hein ? T’as bu ?
– Non, j’te jure ! fit-il en crachant par terre. J’ai bu que de la bière. Hein, commissaire qu’il est raide mort tué ?
– Oui, ça s’est passé cette nuit. »

Le petit plus : L’auteure a reçue en 2012, pour l’ensemble de son œuvre, le prix spécial du salon international du livre de poche de Saint-Maur, décerné par Gérard Collard (libraire de La Griffe Noire)

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.


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Saratoga woods tome 1 – Elizabeth George

Éditeur : Presse de la cité
Nombre de page : 423
Date de parution : 21 février 2013
Prix : 19,00€ 5

saratoga_woods_elizabeth_georgeRésumé : La jeune Hannah Armstrong possède un étrange pouvoir. Elle entend les pensées des autres, leurs « murmures », comme elle les qualifie. Un jour, elle comprend que son beau-père vient de commettre un meurtre. Pour la protéger, sa mère décide de l’envoyer sous une nouvelle identité chez une amie, sur l’île de Whidbey, au large de Seattle. Malheureusement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour celle qui se fait désormais appeler Becca King…

Mon avis : J’aime les livres jeunesses et les policiers, donc quand les deux sont réunis, je ne peux que me laisser tenter à lire ce livre.

Hannah a 14 ans et elle a un don particulier, elle entend les pensées des gens. Pas distinctement, mais elle les perçoit grossièrement et comprend alors leur intentions. C’est d’ailleurs ce don qui lui apprend que son beau-père a commis un meurtre. Pour la protéger sa mère décide alors de la confier à une de ses amies de lycée qui vit sur une île au large de Seattle. Mais arrivée sur place l’amie en question est morte et Hannah devenue Becca doit se débrouiller seule.

J’ai de suite accrochée avec Becca. L’auteure a réussi à créer un personnage crédible, même si un peu plus débrouillarde que la moyenne des ados de 14 ans. Peut-être est-ce dû à son don… Tous les ados ne sont pas des enfants persécutés par les adultes et mal dans leur peau;) J’ai donc aimé Becca et la suivre dans ses pérégrinations. C’est une jeune fille simple et intelligente qui aime aller à l’école (oui, ça existe). Elle est aussi obéissante et fait ce qui lui dit sa maman, même si pour le coup, ça aussi pourrait donner un côté fantastique au récit.
Je connais l’auteur de nom, mais n’ai jamais lu aucun de ses romans (de mémoire) pourtant ma maman dévore ses romans et m’en a prêté quelques uns qui attendent bien sagement dans ma bibliothèque. Je me déciderai donc d’ici quelques temps à attaquer un de ses « livres pour adultes ». L’intrigue est très bien menée et j’ai aimé avancer pas à pas avec Becca sur les traces du coupable.
La richesse de l’histoire vient aussi de la diversité des narrateurs. Le personnage principal est Becca, mais l’auteur n’hésite pas à nous donner d’autres points de vue. Ceux des protagonistes secondaires enrichissant ainsi l’intrigue. On en apprend aussi plus sur les autres personnages et je me suis attaché à tout ce petit monde. L’auteur m’a donnée envie de découvrir l’île.
La fin du roman est une vraie torture et aussi le meilleur moyen d’avoir envie de lire la suite le plus rapidement possible.
Je connaissais donc l’auteur en tant que maitresse incontestée du polar et son essai en tant qu’auteur de policier jeunesse est réussi avec ce titre également ! Si vous aimez les policiers ou aimez déjà cette auteure, je pense que vous devait lire Saratoga woods !

Je remercie Babelio et les éditions Presse de la Cité pour cette lecture.

 
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