Je m’appelle Lumikki tome 2 – Blanc comme neige – Salla Sumikka

Éditeur : Hachette romans
Nombre de pages : 329
Date de parution :  13 mai 2015
Prix : 15,00€ Notepaillons4.5

81TnYJxVZILRésumé : Après une sombre enquête qui l’a mêlée à un trafic de drogue, Lumikki Andersson s’est promis de ne plus se laisser impliquer dans les affaires des autres. Partie à Prague, elle profite d’un répit bien mérité. Seule. Anonyme. C’est du moins ce qu’elle croit. Mais sa rencontre avec l’étrange Lenka, qui prétend être sa sœur, l’entraîne dans une nouvelle enquête. Propulsée au cœur de secrets de famille enfouis, confrontée au pouvoir d’une secte puissante, Lumikki va tenter de percer la vérité. Malheureusement, malgré les apparences, rien n’est jamais blanc comme la neige…

Mon avis : J’ai lu le premier tome il y a quelques mois et j’ai vraiment adoré l’atmosphère du livre, je n’ai donc pas tardé à lire le deuxième tome après sa sortie.

Après les événements du premier tome Lumikki passe des vacances à Prague pendant un mois de juin torride. Mais ce qui devait être des vacances tranquille ne le reste pas longtemps. Il y a des gens qui ont l’art et la manière de s’attirer des ennuis.

J’ai replongé dans l’univers de Lumikki avec plaisir. Ce personnage atypique a tout pour me plaire : elle est indépendante, cynique, a de a répartie, garde les pieds sur terre et ne renonce jamais à un défit. Bien évidement elle se fait entraîner dans des histoires un peu abracadabrante pour une ados de 17 ans mais c’est ce qui est bien. Cela nous permet de lire des romans qui ne sont pas trop tranquilles.
Fidèle à elle même Lumikki a encore mené l’enquête même si finalement c’est vraiment contre son grès qu’elle s’est retrouvé entraînée dans des péripéties qui l’ont vite dépassé.
Le roman est efficace. Les chapitres s’enchaînent sans qu’on ait le temps de souffler ou de s’ennuyer. Les seuls passages un peu plus lents sont ceux où Lumikki évoque son passé. Mais ils sont tout autant intéressants car on apprend à mieux cerner ce personnage secret. Lumikki est avare en paroles et ne dévoile pas grand chose sur elle, c’est agréable de la découvrir et La comprendre en partie pourquoi elle agît comme ça. Par contre on ne sait pas tout et c’est souvent assez frustrant. Quand on referme le livre on se rend compte qu’elle est toujours insaisissable et que ce qu’on a lu ne nous a pas éclairé tant que ça.
L’enquête est également bien ficelée, je n’aurais jamais osé imaginer ça, mais ça tient la route. Ce livre est à mettre entre toutes les mains des amateurs de romans policiers quelque soit leur âge.

 

85/100

85/100

L’autre moi-même – Saskia Sarginson

Éditeur : Marabooks
Nombre de pages : 352
Date de parution :  10 juin 2015
Prix : 19,90€

1507-1Résumé : Enfant, Klaudia a toujours été terrifiée par son père. Quant aux crimes commis par celui-ci dans son passé, elle en éprouve une effroyable honte. Aussi, son éloignement pour entrer à l’université est-il pour elle l’occasion rêvée de se « réinventer », elle se transforme alors en Eliza Bennet, une jeune femme pleine d’assurance. Mais lorsque Klaudia se retrouve obligée de revenir chez elle, la voilà dramatiquement piégée dans une double vie. La révélation de secrets enfouis dans le passé de son père oblige la jeune femme à affronter enfin son héritage familial. Mais elle va bientôt soupçonner qu’elle n’est pas la seule personne de la famille à s’être forgé une double identité – et pas la seule non plus à être capable de mettre un terme à une existence…

Mon avis : Pendant mes vacances, j’ai voulu varier les genres, je me suis donc laissée tenter par ce livre

Klaudi a des parents âgés qui l’ont élevée de façon stricte. Quand elle part à la fac, elle décide de réinventer sa vie.

À la lecture de la 4ème de couverture, je m’attendais à lire un thriller (ce sont les crimes commis par son père qui m’ont aiguillée sur cette voie), alors que pas du tout ! Ce livre est basé sur les secrets de famille. Ceux que nos parents essayent d’oublier quand ils veulent repartir à zéro mais qui vous pourrissent quand même la vie.

C’est tout en subtilité que l’auteure nous amène vers ce secret de famille. Nous suivons trois narrateurs, la Klaudia d’hier, l’Eliza d’aujourd’hui et Ernest, l’oncle dont on ne sait rien. Dès le début se changement de narrateurs a titillé ma curiosité. J’aimais découvrir sa vie mais je ne comprenais pas le lien avec celle de Klaudia. Petit à petit Saskia Sarginson déroule la pelote de laine qui nous amènera au dévoilement du secret.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Klaudia. Elle est douce et forte à la fois. Elle fait avec les informations qu’elle a tout en essayant de protéger sa famille. Je me suis aperçue que ce n’était pas facile d’être elle, de jongler avec les particularités de chacun, d’adapté la vie de famille plutôt rétro à la vie à l’extérieur qui avance à grands pas.
C’est elle la pièce maîtresse de ce livre, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’interroger sur Ernest. Sa vie à lui aussi est riche et intéressante, il est par contre plus difficile de faire le rapprochement avec les démons contre lesquels luttent Klaudia.
La découverte de la fin est tout en émotion et a vite compensé ma déception de ne pas avoir lu un thriller.

Je remercie les éditions Marabooks pour cette lecture.

 

Cabale Pyramidion – Samuel Delage

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 330
Date de parution : 27 mai 2015
Prix : 19,50€ Notepaillons3

519vPbjM6MLRésumé : Marion Evans, jeune étudiante franco-américaine, est arrêtée à la sortie du Musée égyptien du Caire où elle travaille, une statuette dans son sac à main. Même si tout tendrait à prouver qu il s agit d un coup monté, la police semble se satisfaire de cette coupable désignée. Contrairement à ses amis, qui vont tout faire pour la sortir de ce mauvais pas et faire la lumière sur ce complot.

Yvan Sauvage, expert en art, ancien professeur et amant occasionnel de la jeune femme se lance tête baissée dans l affaire, bientôt aidé de Daoud, un antiquaire roué, et du beau et ténébreux Hassan Tarek, un archéologue aux desseins ambigus…

Mon avis : J’aime lire les romans de Samuel Delage, c’est un auteur accessible dont les livres policiers font leur chemin.

Yvan Sauvage (que l’on a découvert dans les livres précédents Arrêt Wagram et Code Salamandre) vient en aide a une amie, Marion Evans, accusé de vol dans un musée du Caire.

J’ai commencé ce livre avec un peu de mal, je passais d’une romance légère à un roman policier avec plein de références historiques, c’est parfois difficile quand c’est sans transition. Après quelques pages d’adaptation je me suis laissée porter par l’histoire d’Yvan et Marion.
J’ai retrouvé Yvan avec plaisir, c’est un personnage pragmatique, qui fait fonctionner son cerveau avant d’agir, c’est le type d’enquêteur posé, un peu anti-héros mais qui plaît tout de même par son attitude posée. Marion est un peu plus téméraire et leur duo fonctionne assez bien.
Ce qui commence par une simple histoire de vol dans un musée est beaucoup plus complexe que ça. On s’en doute assez lorsque l’on commence ce genre de roman à portée historique et Samuel ne nous déçoit pas là-dessus. On sent qu’il a fait beaucoup de recherches pour nous donner autant d’informations et en plus de se divertir on s’instruit au passage. L’intrigue épaissi au fil des pages pour le plus grand plaisir du lecture qui participe à l’enquête.
Je ne suis pas une grande adepte de ce genre de roman policier, je me noie parfois dans les informations, mais la plume de l’auteur et l’intrigue ont réussi à me captiver. Je me suis torturé l’esprit à trouver la solution et je n’étais vraiment pas loin… à un poil près !

Je remercie Samuel et les édition Albin Michel pour cette lecture.

Qu’est-il arrivé à Celia Steinhauser ? – Susan Crawford

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 338
Date de parution : 3 juin 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons4

41VHyTdbLnLRésumé : Ce pourrait être une fin d’après-midi banale, dans une banlieue banale de Manhattan. Et pourtant, tout est plus vibrant, plus aigu, plus dérangeant. Dana se réveille au bord de la crise qui ne tardera plus à la faire basculer dans l’exaltation mentale, celle des bipolaires comme elle. Au même moment, à quelques pas de là, la police découvre une femme dans une flaque de sang, chez elle, assassinée. C’est Celia Steinhauser, l’amie de Dana. Et Dana est la dernière personne à l’avoir vue cette après-midi-là…

A travers les yeux de son héroïne – une femme délaissée par son mari, ultra-sensible et au bord de l’abîme -, Susan Crawford mène une enquête à la fois policière et psychologique. Dana a-t-elle tué son amie ou bien le meurtre dont elle se soupçonne n’a-t-il eu lieu que dans sa tête ? Y a-t-il une meurtrière tapie en elle, ou bien le coupable se cache-t-il dans les ombres du dehors ?

Mon avis : Les éditions Mosaïc proposent des policiers psychologiques que je trouve idéal pour l’été. Celui-ci n’a pas fait exception.

Dana se réveille chez elle après avoir bu quelques verres avec sa voisine Célia. Voisine qui est morte assassinée. Dana ne se souvient de rien. Et si c’était elle qui l’avait tuée ?

Comme convenu ce livre a rempli ce que je demandais de lui. J’ai passé un excellent moment La lecture.
J’ai suivi Dana et comme elle j’ai avancé à tâtons dans le brouillard. Maniaco-dépressive Dana alterne les moments d’exaltations et ceux d’abattement le plus total. Pendant les moments d’exaltations il lui arrive de perdre pieds et de ne pas se rappeler de tout. Il arrive des moments comme ceux-là où l’on doute de nous. On se connaît, mais qui sait quelles seront nos réactions dans certaines situations ? C’est ce que vit Dana, et elle va tout mettre en œuvre pour découvrir ce qui est arrivé à sa voisine Dana.
La toile tissée par l’auteure est complexe et je dois bien avouer que parfois je m’y suis perdue. À essayer de démêler le vrai du faux, à émettre toute sorte de théories, j’ai failli ne pas voir arriver la fin. Heureusement mon esprit aguerri aux livres policiers a sauvé mon honneur, et j’avais trouvé le coupable avant que l’auteure ne nous l’annonce. Pourtant l’auteure nous distille des indices tout le long du récit, au lecteur d’y être attentif, parce qu’après tout ce met en place et on a envie de se frapper sur le front en citant la fameuse phrase : « Bon sang ! Mais c’est bien sûr ! ».
J’ai donc lu ce livre rapidement et je pense qu’il aurait encore eu une meilleure saveur allongée sur une plage à écouter le bruit des vagues.

Je remercie les éditions Mosaïc pour cette lecture.

L’innocence des bourreaux – Barbara Abel

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 336
Date de parution : 14 mai 2015
Prix : 18,50€ Notepaillons4

41oWprcD0DLRésumé :   Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé sa fille de trois ans seule à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d’acheter ce qui manquait pour son repas. Parmi eux, un couple adultère, parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent… Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour récupérer quelques dizaines d’euros. Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s’inversent, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l’horreur. Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière est mince. Si mince…

Mon avis : Les éditions Belfond proposent de bons thriller et le résumé de celui-ci m’a fait très envie.

Imaginez. Vous allez faire des courses comme d’habitude dans votre supérette de quartier et là entre un braqueur. Qui chamboule votre vie, comme celle de tout ceux qui sont présents dans ce magasin. Mais pas forcément de la manière qu’on aurait pu supposer.

Ce livre est dérangeant. Mais dérangeant dans le bon sens parce que certes ce qui s’y passe n’est pas conventionnel, mais on ne peut que se poser la question de savoir comment on aurait réagit dans la même situation.
La situation de départ est somme toute banale, une supérette, un braquage, des otages cela arrive malheureusement. Mais l’auteure arrive à en faire une situation atypique. Rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu dans la vie, mais ici même c’est assez extrême. Il est difficile de vous en parler sans trop vous en dévoiler, donc je mesure mes mots, ça serait vraiment dommage de vous gâcher la découverte lors de votre lecture alors que moi j’ai dévoré ce livre.
Ce livre trouve échos dans les tristes événements de ce début d’année en France, mais le point de vue de l’auteure est totalement différent. Ici pas de terroristes, mais des vies qui se croisent, qui se trouvent chamboulées dans leur quotidien pour certaines, et à jamais et plus profondément pour d’autres pour d’autres.
On sait tous, plus ou moins ce qui pousse une (ou des) personne à faire un hold-up, et ce n’est pas sur cette raison que l’auteure a décidé de faire son roman, ce qui l’intéresse c’est de nous montrer « l’aventure humaine », l’interaction entre braqueur et otages, et entre les otages eux-mêmes. L’accent est mis sur l’humanité La chacun et c’est encore plus perturbant à lire. Je ne suis pas sortie indemne La cette lecture. Même si je sais depuis longtemps que rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, ce livre me l’a encore prouvé, et cela fait quelques jours qu’il me trotte dans la tête avec la même question « qu’aurais-je fais dans la même situation ? ».

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.