La loi du coeur – Amy Harmon

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 432
Date de parution :  2 juin 2016
Prix :  17,90€ Notepaillons5

910iYcXZrwLRésumé : Malgré elle. Malgré lui. Une seule loi : la passion.
Il a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgé de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse.
Les gens adorent les bébés, même les  » bébés crack « . Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie.
Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue…

Mon avis : J’avais beaucoup aimé les deux premiers livres d’Amy Harmon traduits en français (Nos faces cachées et L’infini + 1), je n’ai donc pas hésité une seconde avant de commence celui-ci.

Moïse est un enfant abandonné par sa mère droguée. Il n’a pas eu la vie facile et a été trimbalé de droite et de gauche. Georgie est une fille simple, qui vit dans une petite ville et qui n’a pas froid aux yeux. Leur rencontre donne une jolie histoire…

J’ai eu un peu de mal avec ma lecture dans les débuts. Georgie parle très familièrement et c’était assez déplaisant à lire. Mais je me suis accrochée et j’ai bien fait. Car finalement je me suis habituée à sa façon de parler et j’ai pu apprécier l’histoire. D’autant plus que la narration est simple et que les pages se tournent toutes seules finalement.
Les points de vue alternent régulièrement, les deux narrateurs, Moïse et Goergie nous expriment alors leur ressenti à tour de rôle. Cela donne différents éclairages aux situations. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Moïse est drôlement amoché et que Georgie le devient au fur et à mesure des pages.
Ces deux personnages sont tout ce que j’aime. Des gens écorchés qui ne croient plus en rien pour l’un et qui espère encore pour tout pour l’autre. Leur philosophie les opposent mais tout le reste les attire. Leur rencontre donne vraiment quelque chose de détonnant. Mais ça c’est pour le plus grand plaisir du lecteur. Quant au plaisir de l’auteur c’est de malmener son lecteur. Et dans mon cas le lecteur est un peu maso parce que j’ai aimé ça ! J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui m’a prise au cœur. Je sais que la vie n’est pas facile, mais là c’est flagrant que tout le monde n’a pas les mêmes cartes en main dès le début. L’important c’est ce que l’on décide d’en faire et de ne pas baisser les bras.
Bref, c’était vraiment une jolie lecture que je vous conseille, surtout maintenant que les jours accourcissent et que l’on va être bien près du feu.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

Lady scarface – Diane Ducret

Éditeur : Perrin Plon
Nombre de pages : 382
Date de parution :  18 avril 2016
Prix :  21,00€ Notepaillons4

51KLLKmdRYLRésumé : Elles sont meurtirères, frondeuses, séductrices, esprits rebelles et libres, elles ont choisi d’être des Lady Scarface, à la vie à la mort… De la naissance des bordels de Chicago à celle d’Hollywood, Diane Ducret nous plonge dans l’intimité des  » fiancées de la poudre « , les femmes du clan d’Al Capone et autres gangsters qui ont fait trembler le monde.
Elles s’appellent Mae alias  » Madame Capone « , Ada et Mina Everleigh, les  » Impératrices du vice « , Margaret Collins,  » la fille au baiser mortel « , Louise Rolfe,  » L’alibi Blonde « , Thelma Todd,  » la fiancée de la poudre « , Virginia Hill,  » la sulfateuse  » ou Bonnie Parker,  » la Juliette au revolver  » : elles sont les compagnes d’infortune comme de gloire, de whisky et de fêtes interminables d’Al Capone, Bugsy Siegel, Lucky Luciano… Traquées par le patron du FBI J. Edgar Hoover, muses de la prohibition, elles n’ont rien à envier aux hommes en matière de crime, les talons haut en prime.
Avec le brio qui la caractérise, Diane Ducret raconte autant d’histoires qui font l’histoire du crime, abordant toujours l’univers du crime dans la lignée de son best-seller  » Femmes de Dictateur ».

Mon avis : J’ai connu Diane Ducret avec son excellent livre « L’homme parfait existe, il est québécois » dont vous trouverez l’avis ICI. Celui-ci est d’un genre totalement différent mais j’avais envie de le découvrir.

Tout le monde connait les grands noms du banditisme américain pendant la période de la prohibition. Je pense même que le plus connu est Al Capone. Mais on connaît moins les femmes qui accompagnaient, de près ou de loin, leur quotidien. Diane Ducret a voulu combler cette lacune.

Cet ouvrage raconte la vie des femmes de gangsters. Comment elles en sont arrivées à épouser un de ces hommes ou à partager leur vie. Ces femmes qui sont originaires de la classe moyenne américaine ont soit épouser ces hommes pour assouvir leur désir de paillettes et de vie facile, ou se trompent totalement sur l’homme qu’elles ont épousés, se voilant totalement la face. D’autres ont-elles-mêmes soif de rébellion et épaulent leur conjoint dans leurs activités. Mais toutes ont suivi leur époux par amour. Ce livre est intéressant, peu aborde le sujet de la prohibition par ce regard féminin. Les femmes ont à l’époque une place très discrète dans la société et ces femmes de gangsters, pour certaines, ont contribué à un début d’émancipation. J’aime parfois lire des histoires vraies et avec celles-ci j’ai été servie ! On découvre des femmes exceptionnelles et on a également un aperçu de la vie à cette époque. Cela change de mes lectures habituelles et ça fait du bien de changer un peu, d’aborder un registre plus réel. Y’a pas que la fiction dans la vie !

Je remercie l’auteure Diane Ducret pour cette lecture ainsi que la maison d’édition Perrin Plon.

La 5ème vague tome 3 – La dernière étoile – Rick Yancey

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 418
Date de parution :  26 mai 2016
Prix :  17,90€ Notepaillons5

91klQelhr4LRésumé : 1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.
À l’aube de la 5e vague…
Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains.

Mon avis : J’avais hâte de connaitre la fin de la trilogie, le premier tome m’avait conquise, le deuxième un peu déçu et j’étais curieuse de voir ce que donne le troisième et dernier tome.

Pas de résumé perso hein, vous le savez, la 4ème de couverture suffira, pas la peine de risque de trop vous en dévoiler.

J’ai donc commencé ce tome en ayant un peu peur d’être déçue, mais que nenni et même loin de là je me suis régalée à la lecture de ce 3ème tome !
Le rythme est beaucoup plus rapide que celui du tome précédent, j’ai renoué avec les frissons du premier tome. Tout s’enchaîne rapidement et logiquement. Bien évidement il y a des choses qu’on devine et celle qu’on ne peut  prévoir, et là l’auteur à vraiment réussi à me couper la chique !
Pas une fois je n’ai eu envie de secouer les personnages. Je les ai tous aimé, avec leurs qualités et leurs défauts. Les événements les ont changé, profondément et jamais plus ils ne seront les mêmes : innocents et plein d’espoir.
La fin se rapproche et on n’arrive pas à trouver comment l’histoire va se terminer. On sait que le dénouement nous laissera sur le cul, mais on a du mal à trouver comment. Du mois, moi j’ai eu du mal, et du coup quand cette fameuse fin est arrivée, elle m’a vraiment estomaquée mais dans le bon sens. Vraiment l’auteur n’a pas eu peur de malmener son lecteur et il a eu raison, c’est une des meilleure fin que j’ai lu dernièrement !
J’ai vraiment adoré ce livre et je n’ai pas vu passer le temps avec lui ! Vraiment c’est une série à lire !

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

61/80

61/80

Dis-moi si tu souris – Eric Lindstrom

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 389
Date de parution :  1er juin 2016
Prix :  21,90€ Notepaillons4.5

41cDyc6UCrLRésumé : « Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Ne cherchez jamais à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable ».

Mon avis : « Dis-moi si tu souris » rien que le titre à réussi à me séduire. Je ne sais pas pourquoi mais à lui seul il a réussi à titiller ma curiosité et mon envie.

Parker est aveugle depuis 9 ans. Et cela ne s’est pas passé dans des circonstances agréables (on imagine bien). Elle a également perdu son père il y a quelques mois, sa tante et sa famille sont donc venus vivre chez elle. Tout cela n’est déjà pas très facile à gérer. Mais quand son ex, qui l’a trahi de façon odieuse, revient dans sa vie là c’est la vraie catastrophe.

Dès le début j’ai apprécié Parker : sa force de caractère, son humour, sa façon de réagir face aux imprévus, aux épreuves que met la vie sur sa route. Je fonctionne souvent au coup de cœur pour les personnages et Parker en fait partie. Je me suis beaucoup identifiée à elle, même si je ne suis pas aveugle. J’ai également trouvé que l’auteur nous transmettait très bien le ressenti d’une personne aveugle au milieu d’un monde de voyants. Comment il est compliqué de se repérer, de savoir si des personnes sont là ou non quand on ne les entend pas, d’apprendre à interpréter les réactions des gens sans voir leur expression juste avec le son et le ton de la voix… Toutes ces choses auxquelles aucun voyant n’a jamais pensé et qui font pourtant le quotidien de chaque non-voyant.
Ce roman est double finalement, en plus de nous raconter la vie de Parker et ses « problématiques amoureuses », il nous expose aussi le quotidien des aveugles, permettant ainsi de sensibiliser le lecteur.
J’ai tout aimé dans ce roman, même si l’intrigue sentimentale est plutôt récurrente dans ce genre de roman, la façon de l’aborder fait toute l’originalité de l’histoire. Avec une spéciale dédicace pour le personnage de Parker.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

60/80

60/80

Le coma des mortels – Maxime Chattam

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 389
Date de parution :  1er juin 2016
Prix :  21,90€ Notepaillons2.5

71X4sMwoguLRésumé : « Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.
Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma ou David Lynch filmerait Amélie Poulain. »

Mon avis : Je suis comme tout bloggeur qui se respecte, je connais Maxime Chattam. D’ailleurs il faudrait être d’une autre galaxie pour ne pas connaitre cet auteur dans la blogosphère littéraire. Mais je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Quand la possibilité de lire Le coma des mortels m’a été donnée, je n’ai pas hésité à saisir l’occasion de faire enfin sa connaissance.

Pierre se dit maudit. Il raconte alors son histoire, un peu loufoque, et le lecteur a parfois bien du mal à ne pas y perdre son latin.

Pierre, notre narrateur, nous raconte son histoire depuis la fin. Oui, ça arrive parfois, on préfère commencer par la fin. Et ce n’est pas que cette façon de raconter l’histoire qui est atypique dans ce roman. Non, tout est plus ou moins hors norme, à la limite du tiré par les cheveux. Mais c’est cela qui fait tout le charme du roman.
Découvrir Pierre à travers ses yeux et son jugement n’est pas de tout repos. Il a un humour cinglant, voire grinçant et personnellement j’ai adoré. C’est vrai que tous les rebondissements qui lui arrivent sont parfois un peu de trop, on se dit que tout ça ne peut pas arriver à un seul homme, mais si, et c’est d’autant plus bon (oui, je le dis comme je veux !). C’est surtout ça façon de réagir à tout ça, de façon fataliste et humoristique qui donne envie de continuer la lecture.
Il est difficile de trouver les mots pour décrire ce roman. C’est un peu comme un bonbon acidulé mais à l’envers. On a d’abord le côté sucré pour ensuite tomber sur le côté acide qui vous fait faire la grimace.
Je suis toutefois un peu déçue de ma lecture parce que ce n’était pas ce que j’attendais d’un livre de Chattam. Mais les aficionados m’ont rassuré, c’est un roman plutôt ovni dans sa bibliographie et on m’a vivement conseillée de lire la trilogie du mal et je vais tenter de le lire le plus rapidement possible.

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.