Fire sermon tome 1 – Francesca Haig

Éditeur : Hachette Romans
Nombre de pages : 490
Date de parution :  2 septembre 2015
Prix : 18,00€Notepaillons4

51X+UwPOd2LRésumé : Quatre cents ans après notre ère, la Terre a été ravagée par un terrible feu nucléaire. Sur une terre appauvrie qui se repeuple à grande peine, un phénomène mystérieux et inexplicable débute : chaque personne naît désormais avec un jumeau. De chaque paire, l’un naît Alpha, physiquement parfait en tous points, et l’autre Oméga, affublé d’une difformité physique plus ou moins marquée. Dans cette société, les Omégas sont discriminés et ostracisés tandis que leurs frères Alphas vivent dans l’opulence en s’accaparant les maigres richesses de la Terre. Or un lien invisible et indéfectible unit les jumeaux, sans qu’on puisse en percer le mystère : où qu’ils se trouvent, et qu’importe la distance qui les sépare, quand l’un des deux meurt… l’autre meurt aussi. Cass est l’une des rares Omégas à être dotée d’un pouvoir de clairvoyance. Alors que son jumeau, Zach, accède aux hautes sphères du Conseil des Alphas, Cass ose faire le pire des rêves possibles : celui d’un monde où Alphas et Omégas sont traités à égalité. Prise au cœur du combat entre le Conseil et la Résistance, Cass va devoir lutter pour survivre et permettre à son rêve de devenir réalité.

Mon avis : J’ai été attirée par le thème de la gémellité. Il est très peu abordé dans les livres que je lis et j’étais vraiment curieuse de voir comment l’auteure allait l’exploiter.

Cass et Jack sont jumeaux dans un monde post-apocalyptique où toutes les naissances ont lieu par deux. Les jumeaux sont différents : un a tous ses membres et l’autre est estropié. Pourtant ils sont liés, très liés. Si un meurt l’autre succombe aussi. Dans ce monde où chacun a peur de l’autre, où à lieu la ségrégation, Cass voit et espère la vie autrement.

Comme dans tout premier tome, ce roman plante le décors, présente les personnages, nous explique comment le monde en est arrivé là et quelles sont les nouvelles lois appliquées.
J’ai beaucoup aimé découvrir ce monde qui tend à moitié vers de la fantasy à moitié vers de la dystopie. Le mélange prend plutôt bien, c’est un peu déstabilisant au départ, mais l’auteure l’explique tellement bien que ça en est logique finalement. L’humanité a régressé après un « grand feu » qui l’a presque réduite à néant.
Les personnages de Cass et Jack sont jumeaux mais tous les opposent. Ils ont une vision de leur monde et de ce qu’il pourrait devenir totalement différente. Ils vivent leur géméllité de façon différente également. Là où Cass voit une chance et une force, Jack voit un poids, un boulet à traîner toute sa vie. Il fallait se doutait que ces deux-là ne trouveraient pas un terrain d’entente et que c’est plus compliqué que juste l’affrontement du bien et du mal. Tout est en nuance dans ce livre et même si beaucoup de choses nous sont incompréhensibles (en tant qu’habitants d’un monde qui tourne encore rond), elles sont clairement expliquées parfois même justifiées par le monde tel qu’il est devenu.
La lecture de ce livre a été un réel plaisir, j’ai suivi Cass et j’ai tremblée avec elle. Dès le milieu du livre j’avais envie de connaître la suite de son voyage, de son histoire, et la fin à vraiment fini de me convaincre.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

6/80

6/80

La cible de trop – Karen Rose

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 662
Date de parution :  30 septembre 2015
Prix : 21,50€ Notepaillons4

51YGycOFJpLRésumé : Pour l’inspectrice Stevie Mazzetti, deux seules choses valent la peine de se lever le matin : sa fille Cordelia d’abord, ensuite son travail au sein de la police de Baltimore. C’est tout ce qui lui reste depuis qu’elle a perdu son mari et son fils, abattus de sang-froid dans la rue par un inconnu, huit ans plus tôt. Alors quand elle apprend que son ex-coéquipier était un flic corrompu, sa première réaction est la colère. Si cet homme auquel elle aurait confié sa vie a fait condamner des innocents pour éviter la prison à des criminels, elle le découvrira et fera éclater la vérité.
Mais, dès le début, Stevie se voit menacée par un tueur que son enquête dérange. Un psychopathe qui a décidé, pour la faire taire, qu’elle serait sa prochaine cible.

Mon avis : Un nouveau livre de Karen Rose chez Mosaïc ? Je ne pouvais donc pas passer à côté de La cible de trop, même s’il fait 662 pages et que je l’ai trimbalé partout pendant une semaine.

Steevie est inspectrice aux homicides de Baltimore. Après avoir découvert que son coéquipier était véreux, elle reprend toutes ses affaires pour innocenter de faux coupables. Ce faisant elle met sa vie et celle de sa fille, Cordy, 7 ans, en danger. Heureusement qu’elle peut toujours compter sur le détective privé Clay.

J’adore vraiment la façon d’écrire de Karen Rose. Elle arrive à me captiver sans que je me rende compte du nombre d’informations que j’ingurgite. Elle écrit chronologiquement, c’est à dire que l’histoire se passe souvent sur quelques jours, une semaine tout au plus et que chaque fois qu’elle change de personnage, elle nous rappelle le lieu, la date et l’heure. Du coup chaque événement est correctement détaillé sans pour autant être surchargé en description et détails inutiles. Il y a parfois un peu trop d’introspections répétitives, mais dans l’ensemble, même si le livre fait 662 pages, je ne les vois pas passer (même si je me rends bien compte qu’il me faut 6-7 jours pour le lire au lieu des 3-4 habituels pour les autres livres).
J’aime aussi retrouver les personnages qui sont les héros des livres précédents. J’ai ainsi des nouvelles suite à leur histoire personnelle et j’aime garder ce contact. De plus, les personnages principaux de ce roman, je les ai déjà découvert dans les précédents et ça me permet de mieux les connaître. J’aimais déjà Clay et Steevie et ça n’a fait que se confirmer. J’aime leur caractère déterminé et leur façon de ne jamais baisser les bras.
L’intrigue par elle-même m’a emportée comme d’habitude. Il n’y a pas vraiment de temps mort et elle est plus complexe que ce qu’elle ne laisse supposer au début. C’est ce que j’aime, en découvrir de plus en plus au fur et à mesure que j’avance dans ma lecture. Par contre, ce qui m’a chagrinée, c’est que j’ai relevé quelques incohérences qui m’ont un peu embêtée, parce que, pour une surtout, elles m’ont parue assez grosses. Je veux d’ailleurs bien en parler avec vous si vous avez lui le livre, je ne préfère pas en parler dans mon avis pour ne pas spoiler les futurs lecteurs.
Heureusement dans l’ensemble, ma lecture m’a beaucoup plu (et il vaut mieux vu le temps que j’ai passé dessus). Je continuerai à lire les romans de Karen Rose.

Je remercie les éditions Mosaïc pour cette lecture.

Le petit plus : retrouvez les avis vers les autres romans de l’auteure.
Dors bien cette nuit
Le silence de la peur
Personne pour t’entendre
Pour que tu n’oublies pas
Tes larmes et ton sang

Dysfonctionnelle – Axl Cendres

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 305
Date de parution :  7 octobre 2015
Prix : 15,50€  Notepaillons5

81S6g+CUbtLRésumé : Fidèle, jeune adolescente, grandit, entourée de ses six frères et soeurs, dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l’asile. Dotée d’une « intelligence précoce », elle s’intègre à un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c’est là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve…

Mon avis : Je continue avec plaisir ma découverte des parutions Exprim’ et cette fois-ci encore je n’ai pas été déçue.

Fidèle dite Fifi vit dans une famille hors du commun. Elle a un père kabyle et une mère polonaises avec six frères et sœurs. Et tout ce petit monde vit Au bout du monde un bar hôtel où règne en permanence une joyeuse activité.

J’ai adoré plonger dans le monde de Fifi ! Certes elle a une famille dysfonctionnelle mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’est pas attachante. Une bonne partie des personnages présentés dans le roman sont caricaturaux, mais ce n’est pas gênant, loin de là ! Car tout ce petit monde s’entend à merveille et l’alchimie prend super bien, autant entre tous les personnages qu’avec le lecteur.
C’est Fifi qui raconte l’histoire avec toute la tendresse qu’elle porte à sa famille. On pourrait croire que tous ces gens si différents et si bruyants auraient du mal à s’entendre, mais non, chacun trouve sa place dans cette famille et tous s’entraident en cas de besoin. Il y a plus d’amour, même non dit, dans cette famille que dans bien des familles « fonctionnelles ». Les chapitres sont courts et racontent chacun un souvenir. L’histoire de la famille est racontée depuis ses débuts, depuis la rencontre des parents jusqu’à l’arrivée de la 3ème génération. L’auteure ne nous épargne rien, ni les bons, ni les mauvais moments, ni les qualités, ni les défauts de chacun et tout ça fait une histoire extraordinaire. Une histoire humaine, vraie, qui fait rire et pleurer mais surtout qui redonne l’espoir.

J’avais déjà aimé Confession d’un apprenti gangster et l’auteure a encore réussi à me séduire, je sens que je vais rattraper mon retard sur les livres que je n’ai pas encore lu de lui et que je lirais également les suivants.

 

5/80

5/80

Des mensonges nécessaires – Diane Chamberlain

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 467
Date de parution :  2 septembre 2015
Prix : 18,90€ Notepaillons5

51-FYQoXRRLRésume : Elle a 15 ans et la vie devant elle, mais elle est pauvre.
Ils sont du bon côté de la société, et ils veulent décider pour elle.

1960. Dans les champs de tabac de Caroline du Nord, Jane Forrester et Ivy Hart ne pourraient mener des existences plus différentes. A quinze ans, Ivy travaille dur pour faire vivre sa famille, notamment « bébé William », âgé de deux ans qui souffre d’un retard mental. Au contraire, Jane est confortablement mariée et rien, dans son milieu bien-pensant, n’exige d’elle qu’elle donne de sa personne. Sauf sa conscience et sa sensibilité. Bravant son mari et les conventions sociales, elle s’engage au service des pauvres – au service de la famille d’Ivy Hart. Une proximité qui lui ouvre les yeux sur des secrets insoupçonnables et un scandale humain qui devient sa bataille.

Une histoire inspirée d’événements réels, dans le Sud profond des Etats-Unis, qui plonge le lecteur au cœur d’une tragédie et d’une solidarité incroyablement émouvante et romanesque entre femmes.

Mon avis : J’ai découvert Diane Chamberlain l’année dernière avec son livre Une vie plus belle et j’ai eu envie de découvrir celui-ci.

Mary Ella et Ivy sa sœur sont élevées par leur grand-mère, leur papa est mort et leur maman est internée. Elles vivent sur la plantation où elles travaillent quand elles ne sont pas à l’école, pour payer le loyer de la petite bicoque que le propriétaires des plantations de tabac met à leur disposition. Mary Ella à 17 ans et elle est la maman de Bébé William. Ivy a 15 ans et tient sa famille sur ses épaules. Anne à 22 ans, elle vient de se marier et veut travailler. Elle commence son premier emploi d’assistance sociale en Caroline du Nord. Elle rencontre alors Mary Ella et Ivy.

C’est peu dire si je vous écris que ce livre m’a perturbée. J’ai même eu beaucoup de mal à m’endormir un soir tellement il me trottait dans la tête. De plus il me restait une cinquantaine de pages à lire et j’avais hâte de connaître la fin. J’en ai même rêvé !
Ce qui m’a autant perturbée ? Ce que j’ai découvert dans ce livre sur l’État de Caroline du Nord et ce qui s’y passait dans les années 60 et jusqu’au milieu des années 70 : l’eugénisme. C’est à dire la stérilisation des hommes et surtout des femmes suivant des critères vraiment aberrants !
À travers les yeux d’Ivy et d’Anne, l’auteure nous expose des faits historiques dans une histoire romancée. Et Diane Chamberlain arrive très bien à captiver son lectorat ! Les personnages sont attachants, Anne par sa détermination à mener sa vie comme elle le veut, et Ivy avec sa naïveté et ses rêves.
Leur monde sont à l’opposé l’un de l’autre et malgré leurs différences elles vont apprendre l’une de l’autre. Cette dualité permet aussi au lecteurs de voir la situation de deux points de vues différents, celui d’un monde pauvre à la merci des gens riches et celui d’un monde riche qui n’essaye même pas de comprendre l’autre. Tant d’injustices m’ont révoltée et m’ont consternée.
Ces deux femmes à la vie si différentes n’auraient jamais dû se croiser et finalement elles vont changer la vie l’autre.
J’ai adoré ce livre, même s’il a un côté dérangeant, il permet d’ouvrir les yeux sur ces parties de l’histoire que beaucoup aimeraient voir oubliées.

Je remercie Mosaïc pour cette superbe lecture.

 

La disparue de Linton Hill – Jean-Michel Payet

Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 252
Date de parution :  16 septembre 2015
Prix : 10,90€ Notepaillons4

81dlOHUylvLRésumé : Charlotte débarque sur l’île d’Angrisey pour entrer au lycée-pensionnat de Linton Hill. Elle a effectué des recherches sur cet établissement avant de provoquer son renvoi et d’encourager son père à l’y inscrire. Elle veut y retrouver son amie Catherine, qui a mystérieusement disparu un an plus tôt. Au pensionnat, Charlotte découvre que la chambre 12, interdite, renferme un secret et ouvre sur un univers inconnu…

Mon avis : Le résumé de La disparue de Linton Hill m’a tentée dès que je l’ai lu. Il m’a rappelé un livre que j’avais lu ado (dont j’ai eu beaucoup de mal à retrouver le titre) : Les disparus de St Agil de Pierre Véry. Raison de plus pour le lire.

Charlotte arrive dans le pensionnat où à disparu l’année dernière son amie Catherine. Et elle est bien décidée à découvrir pourquoi.

J’ai beaucoup apprécié le début du livre. L’auteur nous présente l’arrivée de Charlotte sur l’île d’Angrisey via le bateau et nous découvrons cette île à travers ses yeux. Il plante alors le décor et il faut dire qu’il colle parfaitement à la disparition d’une jeune fille de 16 ans. Le manoir transformé en pensionnat pour jeunes filles complète parfaitement le décor et l’ambiance que veut donner Jean-Michel Payet.
Charlotte est une jeunes fille solitaire mais qui n’a pas pour autant les yeux et la langue dans sa poche. Elle sait ce qu’elle veut et se donne les moyens d’y accéder en jouant de patience.
Par contre j’ai vraiment été surprise de la tournure que prend le roman. Je m’explique, je pensais avoir affaire un une enquête style policière, mais loin de là ! Seulement je ne peux pas vous en parler. Parce que sinon, je vous gâche tout le plaisir de la lecture et surtout de la découverte.
Par contre je peux vous dire ce que j’en ai pensé. J’ai trouvé l’idée développée par l’auteur intéressante. On ne s’y attend pas, mais elle est très bien amenée et donc logique. De plus, l’auteur s’est bien documenté sur le secteur des îles anglo-normandes, même si je n’ai pas réussi à trouver celle d’Angrisey. Par contre l’auteur en parle sur son blog ICI. J’aime beaucoup les auteurs qui poussent leur fiction jusqu’à l’agrémenter d’éléments réels. Et là j’ai eu de quoi assouvir ma curiosité.
La disparue de Linton Hill est un livre avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture.

Je remercie Rageot pour cette lecture.

4/80

4/80