Amulettes – Véronique Ajarrag

 Éditeur : Éditions du chat noir
Nombre de page : 361
Date de parution : 2 mai 2013
Prix : 19,90€ 3

41yR2rnQzaLRésumé : Lorsque le docteur Ian, psychiatre, reçoit pour la première fois sa mystérieuse patiente Agrippine et qu’il cède à sa requête de ne se consacrer qu’à son cas personnel pendant toute une semaine, il est loin d’imaginer qu’il ne sera pas simplement le témoin du récit fantastique de la jeune femme mais également l’un de ses principaux acteurs. Car, tel qu’elle le déclare, Agrippine est l’objet de réincarnations successives qui remontent jusqu’à la Mésopotamie ancienne, où son bien-aimé et elle, citoyens du royaume d Uruk, furent condamnés pour l’éternité. Devant les arguments et la précision de son histoire, le docteur commence peu à peu à douter et ses certitudes vacillent. Et si depuis l’Antiquité, tous les amants maudits n’avaient été qu’un seul et même couple ?

Mon avis : Ce livre m’a été proposée par une amie de commune de l’auteure. Elle s’est dit qu’avec mon blog je pourrais le lire et en faire un avis histoire de le faire connaître un peu. Il n’est pas vraiment dans le style que j’aime lire d’habitude, mais j’ai fait ma curieuse et j’ai dit oui.

Le docteur Ian est psychiatre et un jour il accepte l’étrange demande d’Agrippine qui lui demande d’accepter de ne s’occuper que d’elle en tant que patiente pendant une semaine. Elle lui raconte sa vie, ses vies, car Agrippine a beaucoup de vie antérieure. Il ne sait pas s’il doit la croire ou si la pathologie dont elle souffre est plus sévère qu’il ne le supposait au départ. Et si jamais c’était vrai et si jamais il la suivait, jusqu’où ira-t-il ?

J’ai eu un peu de mal à m’immerger dans l’histoire. Pas parce qu’elle n’est pas intéressante, ou parce qu’elle est mal écrite mais parce que je n’ai pas l’habitude de ce genre « fantastique moderne ». Je sortait d’une histoire jeunesse avec les fées et j’ai eu un peu de mal à m’adapter. Le style était un peu plus soutenu avec ce roman et il est parfois difficile de passer de l’un à l’autre.
Une fois cette période d’adaptation passée, je suis rentrée dans l’histoire. J’ai voulu en savoir plus sur les vies d’Agrippine, savoir si elles étaient vraies, que venait faire le docteur Ian au milieu de tout ça… L’intrigue imaginée par l’auteure est vraiment originale, bien menée et surtout à l’air correctement documentée. L’auteure nous plonge dans les mythes de l’antiquité perse et même si ce n’est pas ce que je préfère lire, j’ai aimé en découvrir un peu plus sur ce sujet.
Les personnages sont aussi bien décrits et en profondeur. On en apprend autant sur leur passé que sur leur caractère. Ils sont complets, aucun n’est bâclé, même les personnages secondaires. Mais je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher. Enfin, non, ce n’est pas totalement vrai. Je me suis attaché à Ian, mais pas vraiment à Agrippine que je trouvais trop froide et mystérieuse. Bon il faut aussi avouer que Ian est le narrateur et qu’ainsi il est plus facile de s’en sentir proche, alors qu’Agrippine reste insaisissable. C’est aussi ce qui fait son charme.

En bref, j’ai plutôt passé un bon moment avec ce livre que j’ai lu assez vite. Pour un premier roman je dirais que c’est plutôt une réussite.


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Le songe d’une nuit d’automne tome 1 – La neuvième nuit – Lesley Livingston

♦ Éditeur : Panini Books / Collection Scarlett
Nombre de page : 351
Date de parution : 19 juin 2013
Prix : 16,00€3

nuit10Résumé : Kelley Winslow est une jeune actrice qui vit à New York et ne croit pas aux contes de fées. Lorsque le rôle principal de la pièce pour laquelle elle avait auditionné renonce à jouer, Kelley passe du stade de remplaçante à celui de star. Elle est à Central Park pour répéter son texte, quand elle rencontre Sonny Flannery, un des gardiens du portail entre notre univers et celui des faeries. Kelley plonge alors dans un monde fantastique et découvre ses origines, qui se révèlent bien plus féériques que ce qu’elle imaginait…

Mon avis : Depuis que je sais que Panini a racheté le catalogue d’Eclipse, je les suis de près. J’ai alors découvert leur collection jeune adulte appelée Scarlett et La neuvième nuit est mon premier contact avec elle.

Kelley a 17 ans et vit a New-York. Elle veut devenir actrice et sa tante lui a permis de prendre un appartement dans cette grande ville et elle a décrocher un rôle dans une pièce de Shakespeare jouée par une troupe de second ordre. Mais ce n’est que le début. Sa vie va basculer un soir d’octobre quand elle sauve un cheval de la noyade et qu’elle le retrouve ensuite dans sa baignoire…

Ce livre pas de Fées et ça change un peu de ce que j’ai l’habitude de lire. Et ça fait du bien !
J’ai trouvé que ça cafouillait un peu au début, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Je voyais où l’auteure voulait aller, mais je n’arrivais pas à accrocher, ou elle n’arrivait pas à m’accrocher (au choix). Mais passé une cinquantaine de pages difficiles, je suis rentrée dans l’histoire et j’ai voulu en connaître la fin.
L’intrigue est plutôt bien menée, j’ai trouvé que l’auteure avait de l’imagination et qu’elle avait créé un monde très crédible et une mythologie intéressante (mais il faut avouer que je suis assez novice en la matière). J’ai aimé découvrir le monde des fées, ses cours, ses fourberies… c’est beaucoup moins idylliques que le laissait sous entendre nos contes d’enfance. J’aime son côté obscure qui nous prouve qu’il n’y a pas que notre monde qui peut être cruel.
Par contre, j’ai beaucoup moins aimé la romance. Je l’ai trouvé un peu trop facile. Bon, ok, moi aussi à 17 ans je m’amourachais vite, mais là c’est vraiment rapide, surtout que Sonny est sensé être plus vieux que ses 19 ans « physique ». Bon pis faut dire aussi que je suis réfractaire à toute sorte de romance ^^^.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment et je pense que je continuerai la trilogie, surtout si les couv’ sont toutes aussi jolie.

Le petit plus : Si vous voulez un peu plus découvrir la trilogie et l’auteure vous pouvez la retrouver sur son site

28/35

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Enclave tome 2 – Salvation – Ann Aguirre

 Éditeur : Hachette / Collection Blackmoon
Nombre de page : 360
Date de parution : 14 août 2013
Prix : 16,00€ 5

5544_694351143915037_541288069_nRésumé : La vie de Trèfle a bien changé. Dans l’enclave, elle était une chasseuse, forte et combattive, indispensable à la survie de la communauté. Pourtant, à Salvation où elle s’est réfugiée avec Del, son partenaire de chasse, elle n’est plus qu’un fardeau. Elle ne sait ni coudre, ni cuisiner. Elle n’aime pas aller à l’école. Et pour ne rien arranger, Del prend ses distances. Mais aux alentours de la petite ville tranquille, le danger rôde toujours. Les Monstres ne sont pas loin. Et ils sont de plus en plus intelligents. Ils observent. Ils attendent. Ils ont un plan. Le combat approche. Bientôt, Trèfle va retrouver une raison de vivre.

Mon avis : J’ai lu ce livre rapidement après le tome 1, j’avais très envie de retrouver Trèfle et Del après la fin de ce tome où nos héros allaient entamer une nouvelle vie bien différente de ceux à quoi ils sont habitués.

Pour une fois je ne vous fais pas de résumé personnel pour ne pas trop vous en dévoiler sur le premier tome.

Ma lecture fut rapide, autant parce que j’étais impatiente de connaître la suite des aventures de Trèfle et Del, autant grâce au style de l’auteur simple et vif qui ne s’encombre pas de descriptions à rallonge.

Retrouver ces personnages auxquels je m’étais attachée m’a fait très plaisir. Les conditions sont différentes et les ados habitués à vivre dans leurs tunnels ont bien évolué, mais leur caractère reste le même.
J’aime vraiment beaucoup trèfle, c’est une ado forte qui sait ce qu’elle veut. Elle dit qu’elle n’est pas sensible et qu’elle est une chasseuse, une tueuse… C’est vrai mais elle cache une grande sensibilité qui la pousse à ne pas vouloir blesser les autres et à s’accoutumer des habitues de Salvation. L’auteur réussi ici à créer un personnage simple et profond, bon aussi un peu têtu sur les bords, mais sans cette obstination une bonne partie du livre ne serait pas.

L’histoire avec Del prend une tournure à laquelle je ne m’attendais pas du tout, que je n’ai pas trop appréciée d’ailleurs. Les découvertes faites sur les monstres sont aussi très « dérangeantes » dans la mesure où j’aurai préféré que ça soit plus facile… enfin au début, parce que l’auteur compliquant ainsi les choses éveille encore plus notre curiosité et nous donne encore plus envie de connaître la suite.

J’ai beaucoup plus aimé ce deuxième tome que le premier et j’attends la suite avec impatience.

Le petit plus : pour les gens calés en VO, il existe une nouvelle qui s’intercale entre les deux premiers tomes qui raconte se qu’il s’est passé dans l’Enclave quand Del et Trèfle en sont partis. Son titre en VO est Endurance et vous pouvez le trouver ICI.

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51/60


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Hemlock tome 1 – Peacock Kathleen

 Éditeur : La martinière jeunesse
Nombre de page : 316
Date de parution : 6 juin 2013
Prix : 13,90€ 3

51n25f1Aj1LRésumé : Depuis qu’Amy a été assassinée, la petite ville d’Hemlock vit dans la peur et la suspicion. Le bruit court qu’un grand loup-garou blanc rode, à la recherche de sa prochaine proie…
Dans cette atmosphère trouble, Mackenzie, la meilleure amie d’Amy, ne parvient pas à faire son deuil et décide de mener sa propre enquête. Son instinct la trompe-t-il en lui soufflant que la mort de son amie n’a pas livré tous ses secrets ?
Pour découvrir la vérité, Mac devra compter sur deux garçons : Kyle son meilleur ami, et Jason, le petit copain d’Amy. Deux garçons dont elle ne pensait pas qu’ils puissent être à ce point opposés. Et séduisants. Terriblement séduisants…
Car à Hemlock, les apparences, trompeuses, cachent souvent d’inavouables secrets…

Mon avis :  J’ai gagné ce livre grâce à un concours sur le blog de Karline Un brin de lecture (merci Karline !). Je l’avais pas mal vu passer sur le net et il m’intriguait. Aussitôt reçu, aussitôt lu ^^

La meilleure amie de Mac est morte il y a quelques mois tuée par un loup-garou. Personne n’est étonné de l’identité de l’assassin puisque cela fait plusieurs années que leur existence a été découverte. Ce qui chagrine le plus Mac, c’est que l’assassin court toujours et qu’elle a du mal à tirer un trait sur tout ça. Elle décide alors de mener sa propre enquête.

J’ai beaucoup aimé ce livre… au final. Oui, parce qu’au début, j’étais un peu dubitative. Ça commençait doucement et je ne savais pas où l’auteure voulait en venir. Je trouvais ça un peu longuet… Puis, je me suis laissée porter par l’intrigue et me suis prise d’affection pour Mac. C’est un personnage très attachant, malgré ou à cause de ses défauts et de sa fragilité apparente. Je pense d’ailleurs que la force de ce livre repose sur ses personnages. Chacun bien décrit et évoluant tout au long du récit. Aucun n’est blanc ou noir et l’auteure arrive à jouer avec une grande palette de gris. Il est difficile de savoir qui est bon, qui est mauvais, et finalement ce n’est pas ce qui est important. C’est justement ce qui intéressant, de voir que chacun avec ses forces, ses faiblesses, ses convictions et ses envies peut facile varier du bon au mauvais. Qu’on peut tous faire des erreurs et qu’on peut également les racheter, enfin en partiellement.
De plus, j’ai beaucoup aimé la façon qu’a l’auteur d’aborder le mythe du loup-garou : à moitié comme une bête mystique, à moitié comme une maladie. Même si j’aurais aimé qu’elle approfondisse plus tout ça. Cela viendra surement dans les prochains tomes…

Ce mélange de littérature jeunesse et d’urban fantasy m’a vraiment séduite et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Mac.

28/35

50/60


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Zombi – Joyce Carol Oates

 Éditeur : Stock / La cosmopolite
Nombre de page : 209
Date de parution : 4 mai 2011
Prix : 18,80€ 3

41G9f+edCiLRésumé : Il pose bien un peu problème à son professeur de père, et à sa mère – qui l’adore – mais ni l’un ni l’autre ne croient une seconde à l’accusation d’agression sexuelle sur un mineur dont il est l’objet.
Il est un cas pour le psychiatre-expert auprès des tribunaux chargé de le suivre, qui se sent néanmoins encouragé par la nature toujours plus positive de ses rêves et sa franchise à en discuter.
Il est le plus exquis et le plus attentif des garçons pour sa riche grand-mère de moins en moins capable de lui refuser quoi que ce soit.
Il est le plus vrai et le plus abominablement terrifiant des tueurs-psychopathes jamais imaginés dans un roman dont on se demande par instants comment l’auteur a pu trouver les mots pour l’écrire.
Joyce Carol Oates nous offre encore une fois avec Zombi la preuve de son immense talent. En donnant la voix à une âme des plus noires, elle plonge dans l’ignominie, et le lecteur avec elle de pénétrer l’innommable.

Mon avis : Ne vous fiez pas à la couverture rose bonbon de ce livre. Il est franchement dérangeant. Une immersion dans la tête d’un tueur que notre esprit cartésien a parfois bien du mal à suivre.

Quentin, ou Q… P… comme il aime se nommer lui même, tient une sorte de journal (du moins c’est comme ça je l’ai pris) ou il nous conte son histoire. Son histoire de tueur psychopathe. Avec ce livre c’est une immersion dans la tête d’un tueur qui vous attend. Et je pense qu’on n’y est pas vraiment préparé. En même temps, c’est pas plus mal…

J’ai eu du mal avec les premières pages du livre. Rassurez-vous, ce n’est pas gore dès le début, mais le style est assez particulier. Le narrateur est un tueur psychopathe d’une bonne trentaine d’années, très choyé par ses parents, et ce narrateur écrit comme il parle. Le style est limite dactylographie et c’est assez déstabilisant au début. Une fois passé cette petite acclimatation on est vite pris par le style vif et les événements qui s’enchainent rapidement.
J’ai déjà lu beaucoup de thriller et mes préférés restent ceux avec des tueurs en série. J’ai aussi l’habitude que le narrateur soit le tueur, même si ce point de vu est plus rarement abordé dans ce genre de littérature. Mais ici Joyce Carol Oates nous livre le tout « brut de décoffrage ». Quentin veut un zombi dont il fera sa chose et rien ne peut le dévier de son but. Il nous expose scientifiquement ses recherches, ses conclusions, ses tests, la collecte des objets dont il a besoin sans montrer la moindre émotion. Les seules émotions qu’il ressent sont la peur de se faire prendre (et encore) mais surtout l’envie d’obtenir son zombi. Il est effarent de voir à quel point il est dépourvu de remords, à quel point il est dépourvu des émotions qui nous sont communes. Il n’a aucune limite. Sa vie est entièrement dédiée à son but et à ne pas se faire prendre. D’ailleurs à lire ce livre on ne peut que se poser la question de savoir quel nombre de tueurs (en série ou non) trainent encore dans la nature sans avoir été pris.
Les policiers m’avaient habituée à penser que le crime parfait n’existe pas. Et moi, pour me rassurer, j’y croyais. Mais finalement, je n’en suis plus si sure. Regardez toujours au dessus de votre épaule lorsque vous vous déplacer la nuit. Et méfiez-vous toujours de ce voisin serviable mais plutôt distant…

Le petit plus : retrouvez sur le blog l’avis sur , Délicieuses pourritures un autre roman de cette auteure.


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