Addict – Jeanne Ryan

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 344
Date de parution : 28 février2013
Prix : 16,90€

addict-3248402-250-400Résumé : Un jeu sans règle ni pitié. Qu’êtes-vous prêt à perdre pour gagner ?

ADDICT est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, ne sait pas si elle aura le cran d’y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre avec des cadeaux qu’elle ne peut refuser et un partenaire irrésistible…
Dès qu’elle fait équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu’accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre… D’autant que l’engouement des milliers d’Observateurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : dangereux. Mais comment décrocher quand on est devenue complètement addict ?
Mon avis : Quand j’ai découvert ce livre il avait de très bons avis, et la curiosité l’a emportée, j’ai eu envie de le lire.
Vee est en terminal, plutôt timide, elle ne fait pas partie des filles les plus populaires du lycée. Elle passe plutôt inaperçue, toujours dans l’ombre de sa meilleure amie. Jusqu’au jour où, sur un coup de tête, elle décide de participé au jeu des défits sur un site internet et toute sa vie bascule.
Le début du livre m’a de suite plu, j’ai apprécié le personnage de Vee, une ado comme les autres assez simple et très timide. Son monde est parfaitement décrit et il m’a été facile de m’y immerger. C’est ensuite que les choses se sont gâtées. Pas tant à cause du livre que de ma façon de gérer le stress.
Je n’aime pas les films où l’on voit des bateaux couler, des tours prendre feu et des avions s’écraser. On sait d’avance comment ça va se terminer et savoir que je ne peux rien y faire, ça m’agace !! Un peu pareil ici, on sait que Vee va enchainer les défits, qu’ils seront de plus en plus risqués et que même si elle sait que c’est pas le mieux à faire, elle le fera quand même ! Enfin ça c’est ce que je pense puisque je n’ai pas lu la fin du livre. Je n’ai pas pu le continuer. Le fait que Vee accepte ces défits stupides me mettait en colère, je ne comprenais pas. Il m’était donc impossible de m’identifier au personnage. C’est peut-être mon côté « trop sage », qui n’aime pas choquer, ni sortir du droit chemin… enfin autant l’avouer plutôt trouillarde, faut que j’arrête de me voiler la face 😛
Je ne remets pas en cause l’utilité de ce livre qui met le doigt sur le danger des dérives de l’Internet, je pense qu’il peut séduire pas mal d’ados et les informer, leur faire prendre conscience que malgré ce qu’ils pensent, quand ils publient sur le net, ils ne sont pas tous seuls avec leur PC, mais en interaction avec la terre entière et que celle-ci est aussi peuplée de gens malintentionnés.
Non, je n’ai pas terminé ce livre, donc je ne le noterai pas. Pas parce qu’il est mal écrit ou que le sujet n’est pas intéressant, mais parce qu’un sentiment de stress à la lecture m’en a empêché. Ce qui ne m’empêche pas de recommander ce livre pour informer la jeune génération.
Je remercie la Collection R pour ce livre.


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16/35

Frangine – Marion Brunet

Éditeur : Exprim’
Nombre de page : 262
Date de parution : 6 mars 2013
Prix : 14,90€ 4

couv frangineRésumé : « Il faut que je vous dise…
J’aimerai annoncer que je suis le héros de cette histoires, mais ce serait faux. Je ne suis qu’un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l’enfance, et mes racines, même coupées.

Tandis que ma frangine découvrait
le monde
le cruel
le normal
et la guerre,

ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates.
C’est à moi que revient de conter nos quatre chemins.
Comment comprendre, sinon ? »

Mon avis : Après tout ce battage médiatique autour du mariage pour tous pendant des mois, ce livre a attiré mon attention. Je suis pour le mariage pour tous, pour moi l’essentiel c’est de s’aimer. Ce livre aborde le sujet de ces familles qui ont deux parents du même sexe, mais du point de vue des enfants, en l’occurrence celui de Joachim, 17 ans, qui relate les faits. J’étais curieuse de découvrir comment vivaient ces enfants.

Joachim est en terminal, sa petite sœur vient de rentrer en seconde. Ils ont deux mamans et si pour lui tout s’est toujours plus ou moins bien passé, il découvre que pour sa sœur cette rentrée est beaucoup plus difficile que prévu.

J’ai profondément été touchée par ce livre. Le style est simple, fluide, sans chichi l’auteure allant à l’essentiel. Normal, le narrateur est un tout jeune homme de 17 ans. Nous découvrons son univers, ses deux mamans et sa petite sœur, son lycée, ses amis, sa petite amie… Joachim a tout de l’ado normal, bien dans sa peau, sportif. Sa différence ? Avoir deux maman et d’être donc deux fois plus assailli de câlins, mais même s’il râle pour la forme, c’est finalement quelque chose qu’il apprécie.
Je voulais savoir quel était le quotidien d’adolescents élevés par deux mamans et, comme je le pensais au départ, j’ai constaté qu’il est le même que celui d’ados élevés par un papa et une maman. Ils ont les mêmes interdictions inhérentes à leur âge et les mêmes obligations (sorties, devoirs, corvées…). Bien sûr quelques incidents parsèment leur vie. Ils sont souvent confrontés à l’incompréhension et la méchanceté de certains. C’est le lot de tout adolescents, certes, mais leur problèmes divergent un peu. L’auteure nous montre à quel point notre société peut être bête, cédant facilement à des raccourcis idiots qui font mal. Ne réfléchissant pas plus loin que le bout de son nez. Le tout saupoudré d’une grande dose d’espoir. Les mentalités changent et elles continueront de changer. Il fût un temps où les femmes n’avaient pas le droit d’avoir un compte bancaire à leur nom, il sera un temps où quand deux hommes ou deux femmes se tenant par la main avec un enfant en poussette ne choqueront plus personne. Ce chemin est encore long, mais Marion Brunet et moi ne désespérons pas visiblement ^^

Ce livre dresse un portrait de notre société très réaliste. Montrant à quel point elle a du mal à se détacher des valeurs familiales qu’elle prône depuis si longtemps. Elle est aussi un message d’espoir, car bientôt les cerveaux étriqués changeront. C’est un livre à mettre entre toutes les mains des ados, afin de leur expliquer simplement qu’être différent ne veut pas dire être mauvais et que tout le monde peut cohabiter en bonne intelligence.

J’ai beaucoup aimé suivre Joachim pendant quelques mois de sa vie, et je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

Le petit plus : ce roman est publié en partenariat avec l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens dont vous pouvez trouver le site


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15/35

Kaleb saison 2 – Abigail – Myra Eljundi

Éditeur : Collection R
Nombre de page : 313
Date de parution : 28 février 2013
Prix : 17,50€ 4

kaleb-tome-2---abigail-3458573-250-400Résumé : Le mâle dans la peau…
SAISON 2. Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Déconseillé aux âmes sensibles et aux moins de 15 ans

Mon avis : J’avais fini le premier tome avec un sentiment mitigé, mais tout de même curieuse de voir où l’auteur voulait nous emmener.

 Kaleb est un empathe, qui pour ne pas se laisser submerger par les sentiments envahissants des autres a décidé d’être méchant et de manipuler les autres, un peu dans le style c’est eux ou moi. Difficile dans ces cas là de le trouver sympathique surtout quand il laisse libre court à ses pulsions violentes. Sauf que dans cette histoire il lutte également contre une organisation qui veut faire la main basse sur tous les ados qui ont des dons dans le même style que Kaleb. Un méchant, pas si méchant que ça au final…

Pour une fois, j’ai bien fait d’être curieuse ! La saison deux est vraiment meilleure que la saison un ! J’ai passé un excellent moment avec Kaleb. Si dans le premier opus il était violent sans véritable raison, dans le second, chacune de ses colères est justifiée. Bon, les scènes qu’il déclenche sont aussi beaucoup plus violentes mais bizarrement je les ai trouvées moins choquantes que celle du premier tome.
Kaleb évolue beaucoup, il accepte sa différence et en fait sa force, devenant arrogant, ce qui le rend encore plus craquant au près de la gente féminine.
On découvre aussi plus le personnage d’Abigail et celle-ci reste pourtant obscure, insaisissable. On n’arrive jamais vraiment à définir dans quel camps elle joue. Elle brouille les cartes régulièrement et il est difficile de savoir alors comment va évoluer le récit.
J’ai beaucoup aimé l’atmosphère du roman, ayant parfois l’impression de retrouver celle de la saga des sorcières d’Anne Rice. Un peu dark et emprunt d’une aura de magie, et toujours dans l’incertitude…
J’aime naviguer en eaux troubles, laissant l’auteur me mener là où il a envie. Je me laisse surprendre à chaque chapitre et peux ainsi faire autant de suppositions que je veux. D’ailleurs là, après avoir terminé le deuxième tome, je ne sais toujours pas où l’auteur va nous mener. Oh ! J’ai bien quelques idées, c’est d’ailleurs ça qui me donne envie de lire la suite, pour voir si j’ai raison et ce que je vais découvrir encore. J’attends donc avec impatience la suite des aventures de Kaleb et Abigail.

Je remercie la collection R pour cette lecture.

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14/35


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Sidhe tome 1 – La diseuse d’ombres – Sandy Williams

Éditeur : Milady
Nombre de page : 475
Date de parution : 25 janvier 2013
Prix : 8,20€ 5

9782811208899Résumé : McKenzie Lewis est différente : elle voit non seulement les faes mais elle a aussi le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu’ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes piégé dans une guerre sans merci contre de sanguinaires usurpateurs de trône. Mais lorsque McKenzie est enlevée par ces derniers, elle se trouve confrontée à un dilemme : faire confiance à Kyol, le maître d’armes du roi qu’elle aime en secret depuis dix ans, ou à Aren, le meneur des rebelles, qui tente de lui révéler le véritable visage de la cour…

Mon avis : J’attendais ce livre depuis un moment, il m’avait été chaudement recommandé par Melliane qui lit beaucoup en VO. Donc dès qu’il est sorti je me suis littéralement jetée dessus.

McKenzie est une humaine pas comme les autres. Elle peut voir les fëas. Et pas seulement, elle sent leur présence, et voit où ils s’en vont quand ils ouvrent des fissures pour retourner dans leur monde. Quand ils empruntent ces fissures, ils laissent des ombres qu’elle arrive à lire, comme on lit une carte. Elle est donc très utile à la cours dans sa lutte contre les rebelles. Sauf qu’un jour, elle est enlevée par les rebelles et que ceux-ci vont ébranler toutes ses convictions.

C’est donc pleine de curiosité que j’ai débuté ce livre. Dès les premières pages l’auteure nous plonge dans l’action ! On découvre petit à petit le monde de McKenzie, l’auteure distillant petit à petit des informations sur le don de son héroïne et sur le monde dans lequel elle évolue.
J’ai été un peu septique au début. McKenzie me paraissant un peu niaise sur les bords et j’ai même eu peur de m’être carrément peur de m’être trompée de livre lorsque la romance a pointé son nez… Je ne suis pas friande de ce genre et voir que celle-ci avait une importance assez conséquente dans l’histoire m’a un peu faite peur. Mais j’ai vite été rassurée, cette romance étant essentielle au roman mais pas gnangnan pour autant. Elle est nécessaire à l’évolution du livre, sans elle une partie de celui-ci ne pourrait être, et je pense que l’intrigue perdrait beaucoup de son intérêt.
J’ai beaucoup aimé McKenzie, même si parfois elle m’a un peu agacée. Elle murit beaucoup tout au long du livre. De simple pion elle devient vraiment active dans la guerre qui oppose la cours à la rébellion. Elle en devient même une pièce maitresse. Les autres protagonistes sont également attachants, pour ceux qui côtoient McKenzie de près. Les méchants sont vraiment détestables. Bref, tout ce qu’il faut pour créer un livre prenant.

L’intrigue est excellemment menée, on se doute de comment va finir l’histoire mais l’auteure crée tellement de rebondissements que parfois l’on doute. Et c’est ça qui est bien, ne pas être sure de savoir où l’on va, ne pas savoir si le livre va finir comme on a envie qu’il finisse… Ce premier tome se suffit d’ailleurs à lui même. Même si l’auteure n’avait pas fait de suite, on a un début et une fin avec ce livre. Mais je suis contente qu’il y ait une suite, j’ai hâte de retrouver tous ces personnages !
Vous l’aurez donc compris, cette saga, la 1ère nouvelle que je lis cette année, à obtenue de très bons suffrages ! C’est vraiment un livre à découvrir pour les fans d’Urban Fanatasy.

Je remercie Milady et Babelio pour cette lecture.

Challenge Morsures et sortilèges 4/60

Challenge Morsures et sortilèges 5/60


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L’inquisiteur – Mark Allen Smith

Éditeur : Robert Laffont
Nombre de page : 375
Date de parution : 10 janvier 2013
Prix : 21,00€ 5

9782221125960Résumé : Geiger a un don : il décèle le mensonge au moment où il l’entend, et dans son métier – « la recherche d’informations » comme l’appellent ceux qui la pratiquent –, ce don est précieux. Ses clients, riches et impitoyables, sont les multinationales, les agents du gouvernement ou la Mafia. Les méthodes de cet expert dans l’art d’interroger vont de l’agression brutale à la manipulation psychologique complexe, et il arrive toujours à ses fins. Il fait rarement couler le sang mais sait amener ses victimes au point où la souffrance s’efface devant la peur. Être un professionnel de la torture ne l’empêche pas cependant d’avoir un strict code de conduite et il refuse de faire son travail sur des enfants, des vieillards ou des infirmes qui seraient incapables de supporter la question. La vie de l’Inquisiteur bascule le jour où un client veut faire passer aux aveux Ezra, un jeune garçon de douze ans. Sans réfléchir aux conséquences, Geiger l’arrache aux griffes de son ravisseur et met alors le doigt dans un engrenage qui va faire voler sa vie en morceaux. En compagnie de son partenaire Harry, de sa sœur psychotique Lily et d’Ezra, Geiger entame une course poursuite au cours de laquelle de brûlants secrets politiques et personnels éclatent au grand jour. Au cœur de l’intrigue, des DVD au contenu explosif : la torture contre les terroristes sous la présidence de Bush. Mais, au cours de ce périple, Geiger parcourt aussi le chemin douloureux qui lui fait recouvrer la mémoire. Cet homme dont le passé est une page blanche, cet homme sans prénom, ce misanthrope à la vie verrouillée et strictement réglée, ne savait pas qu’en prenant en charge Ezra, il allait faire table rase de sa vie actuelle et retrouver la trace des événements traumatisants de sa propre enfance. Qu’il allait enfin accéder à l’identité et à l’humanité.

Mon avis : J’ai découvert ce livre grâce à un partenariat avec livraddict. Dès que l’ai lu le résumé, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de Geiger.

Geiger est un spécialiste dans le rechercher d’informations. Comprenez par là qu’il « torture » des gens pour les faire parler. Il est sans état d’âme et agit méthodiquement. Mais il a des règles. Les sujets ne doivent pas avoir plus de 72 ans et ne doivent pas être des enfants. Quand un de ses clients lui présente un jour un enfant de 12 ans, il ne réfléchit pas et l’enlève pour leur soustraire. S’ensuit alors une course pour sauver la vie du gamin.

J’étais vraiment curieuse de découvrir ce livre. J’aime quand le personnage principal est un anti-héro. J’aime m’attacher à un personnage qui est sensé être au départ détestable et faisant partie des méchant. Ça me donne espoir en l’espèce humaine. Car finalement dans chaque méchant se cache un peu de gentillesse. Oui, je sais, on n’est pas au pays des bisounours, mais ça fait du bien quand d’y croire de temps en temps. Vous l’aurez compris, j’ai été totalement séduite par le personnage de Geiger. Il est complexe, sensé et sensible. Tout ce que j’aime. Bien sûr au début il est obscure, limite compréhensible, mais on devine en lui quelque chose d’occulté, de beaucoup plu profond.
Il est entouré de personnages secondaires que l’on aurait pas imaginé avec lui, le rendant encore plus complexe : son associé, son psy…
L’intrigue est aussi extrêmement bien menée. Dès qu’on pense que Geiger a trouvé une porte de sortie, l’auteur nous entraine dans une autre direction. J’ai bien des fois pesté contre la tournure que prenait l’affaire.
Je ne m’attendais pas à ça en commençant ma lecture, mais je n’ai pas été déçue ! Ce livre est bourrée de suspense et plein d’humour. Le plus dur a été de lire les scènes de tortures, pourtant nécessaire à la compréhension du métier de Geiger et à la complexité de son caractère.
Ce roman est noir, cynique, nous exposant une part de notre société que très peu de personnes connaissent, réservée à la partie la plus sombre de notre humanité. Ce monde de truands et de mafias, où l’on tue pour de sombres histoires d’argent. J’ai apprécié cette incursion dans cet univers sombre, mais j’espère n’avoir jamais à le côtoyer autrement que par livres et films interposés.

Je remercie livraddict et les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

 


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