Théodore Boone, enfant et justicier – John Grisham

 Éditeur : Oh ! Éditions
Nombre de page : 268
Date de parution : 14 octobre 2010
Prix: 17,20€

Résumé : Un meurtre parfait.
Un témoin insaisissable.
Un connaisseur des tribunaux qui connaît seul la vérité … il a seulement treize ans.
Rencontrez Theodore Boone .
Quand Grisham met un adolescent au coeur d’un imbroglio juridique et moral.
Dans la petite ville de Strattenburg, il y a beaucoup d’avocats et a seulement treize ans, Theodore Boone pense qu’il est un d’entre eux. Theo fait office de conseiller juridique gratuit pour ses camarades et même ses professeurs… C’est ainsi qu’il recueille le témoignage terrifié d’un clandestin : malgrè lui il détient les éléments accablants dans le plus important procès que la ville ait connu depuis longtemps. Mais s’il le raconte, le clandestin sera arrêté et expulsé… Théo, qui a juré le secret, ne peut ni parler, ni ignorer ce témoignage…

Mon avis : Je continue dans de la jeunesse, le mois d’août aura été placé sous le signe de la lecture légère. Je connais bien John Grisham pour ces polars judiciaires et je voulais voir ce dont il était capable lorsqu’il écrit pour des plus jeunes.

Théodore a 13 ans, il a des parents avocats et ce qui le passionne c’est le droit, plus tard il sera avocat, ou juge, ou avocat… bref, vous voyez le topo ce gamin est féru de justice ! D’ailleurs c’est lui qui conseille les petits camarades de son collège en cas de soucis. Le truc c’est qu’en ce moment a lieu un procès pour meurtre dans sa petite ville et qu’il ne peut pas y assister puisqu’il doit aller en cours. Sauf que, son côté conseiller gratuit pourrait lui donner la possibilité d’y remédier…

 J’ai lu ce livre très facilement, il est vraiment adressé à des pré-ado et le style est simple et rapide à lire. Mais ce n’est pas pour autant que l’intrigue perd de son intérêt. L’auteur arrive à construire une intrigue simple mais palpitante. On sort du policier classique, ici on ne cherche pas le coupable on tente de prouver sa culpabilité. Et Théodore se débrouille très bien ! Après les enquêteurs en culotte courte on fait la connaissance des avocats qui usent encore leurs pantalons sur les bancs de l’école.
Bien entendu, les férus de polars et thrillers en tout genre risquent de ne pas y trouver leur compte, l’intrigue n’étant pas vraiment se qu’on appelle sanglante et pleine de rebondissements où le héros met sa vie en danger, mais l’histoire se laisse lire et on est vite emporter dans l’envie de voir comment Théodore, du haut de ses 13 ans va réussir à s’en sortir.
J’ai beaucoup aimé ma lecture et les personnages. Théodore a les limites d’un enfant de 13 ans : le couvre feu, l’école, les devoirs, le mode de déplacement, mais cela n’a gêné en rien le déroulement de l’intrigue. J’ai aussi pris plaisir à découvrir tous les autres personnages : ses parents, leurs collaborateurs, les professeurs, les personnes du tribunal… tout une galerie de personnages, parfois un peu stéréotypé mais toujours très convainquant.
En ce sens je pense que John Grisham a réussi son pari : il a réussi à écrire un livre adresser à un public plus jeune tout en adaptant les ingrédients qui ont fait le succès de ses livres pour adultes.


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La peau des rêves tome 2 – Nuit brûlée – Charlotte Bousquet

 Éditeur : Archipel / Galapagos
Nombre de page : 235
Date de parution : 8 février 2012
Prix: 15,20€

Résumé : « Si je te revois, je te tue. »
Pour avoir protégé Axel de ses frères d’armes, Cléo est condamnée à l’exil. Recueillie et soignée par les Chimères, la jeune fille découvre, malgré le soutien de Lyn sa jumelle, un monde dont elle se sent exclue. Par certains hybrides qui voient en elle une menace. Par celui dont elle a sauvé la vie.
Et puis, il y a les cauchemars, toujours plus violents, plus réels. Qui sont les véritables meurtriers de ses parents ? Déterminée à découvrir la vérité, Cléo, accompagnée d’Axel qu’elle aime sans espoir de retour, se risque sur une dernière piste, une poste d’encre et de flammes…

Mon avis : J’ai enchainé ce livre à la suite du premier tome, ayant la chance d’avoir les deux dans ma PAL. J’avais trop envie de connaître la suite des aventure de Cléo. Je ne vais pas vous faire d’avis personnel pour éviter de vous spoiler encore plus que ne le fait la 4ème de couverture.
Happée par les aventures de Cléo j’ai voulu connaître la fin, tellement que ce livre je l’ai lu en une journée, un dimanche passé à trainasser.

Je voulais des réponses à mes questions et je n’ai pas été déçue ! Cléo reste fidèle à elle-même quoiqu’un peu perdu au milieu de cette société qu’elle ne connait pas, dont elle n’imaginait même pas qu’elle avait des règles. Et à côté de ça, elle est déstabilisée par les sentiments naissant pour cet homme si différent d’elle.
L’histoire est toujours passionnante, je me suis laissé prendre au jeu de vouloir savoir moi aussi, d’avoir les réponses aux questions de Cléo, d’en apprendre plus sur le monde dans lequel elle vit, sur les espèces qui y évoluent, d’où elles viennent, comment elles vivent… Je ressors de cette lecture en connaissant parfaitement Cléo et son histoire, mais j’ai envie d’en savoir plus sur le monde dans lequel elle évolue. Et je pense que je vais être servie ! En effet, Najma est assez discrète dans ce tome, elle est la narratrice captive dont on sait très peu de chose, mais la fin du livre laisse présager qu’on ne va pas en rester là. Najma a une autre histoire à conter et outre l’envie de connaître cette histoire, j’ai aussi envie d’en savoir plus sur la conteuse, cette fille effacée au regard si intense.

Charlotte Bousquet à réussi à capter toute mon attention pendant ma lecture, je vibrais avec Cléo et je n’avais pas envie de la quitter, je trépigne donc d’impatience d’avoir la suite entre les mains !


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La peau des rêves tome 1 – Nuit tatouée – Charlotte Bousquet

 Éditeur : Archiopel / Galapagos
Nombre de page : 230
Date de parution : 12 octobre 2011
Prix: 14,70€

Résumé : Dans les ruines de la Sagrada Familia, Najma, une gitane aux pouvoirs mystérieux, est prisonnière du clan d’Itzan. Pour gagner du temps et retarder son exécution, elle utilise la magie de ses tatouages et raconte des histoires qui prennent vie. Mais qui est-elle ? Pourquoi usurpe-t-elle la place de la véritable cible, Ximena, la fille de l’ennemi juré d’Itzan et des siens ? Les chimères découvriront-elles sa supercherie ?
Installé dans un ancien théâtre en ruine, le clan du Passage règne sans partage sur le quartier et combat les chimères qui osent s’y aventurer. Cléo, adolescente ombrageuse, voit ses certitudes voler en éclats lors d’un affrontement avec un hybride qui porte sur son poignet un tatouage qui lui est étrangement familier. Hantée par de terribles visions, Cléo n’aura de cesse de retrouver son mystérieux adversaire. Au cours de sa quête, elle devra affronter la haine, la trahison mais surtout son propre désir pour le ténébreux Axel, une chimère ailée…

Mon avis : La couverture m’a séduite au 1er regard au hasard de mes découvertes sur le net. Une fois en main, son côté velouté à fini de me donner envie de le lire et de le garder précieusement. Une fois lu, je n’ai vraiment pas regretté de l’avoir acquis !

Une captive raconte l’histoire des histoires pour gagner du temps et un peu de mieux être auprès de ses ravisseurs. Elle raconte l’histoire de Cléo. Cléo est une orpheline qui a grandi dans le clan du passage, elle fait de son mieux pour le protéger, même si parfois, elle ne se sent pas totalement intégrée. Tout cet équilibre précaire vole en éclat, le jour où lors d’un combat contre une chimère, elle découvre que son adversaire possède le même tatouage qu’elle.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais une fois happée, je n’ai plus lâché prise, et j’ai dévoré ce livre en très peu de temps.
J’ai beaucoup aimé cette histoire dans l’histoire. On découvre d’abord Najma, superficiellement, rapidement et là voilà qui conte les aventures de Cléo, se relayant ainsi au second plan, j’avouerai que pendant ce tome j’ai souvent oublié qui était la narratrice pour me concentrer uniquement sur Cléo. Faut dire que je suis totalement tombée sous le charme de Cléo, je me la représentais comme le personnage de la couverture et j’ai complétement adhéré à son caractère, sa façon de faire, d’encaisser, de s’entêter, d’aimer, d’être fidèle et entière. C’est un personnage qu’on ne peut qu’aimer, malgré ses défauts car on perçoit que tout ce qu’elle fait ce n’est pas égoïstement, et qu’elle a conscience des conséquences de ses actes pour les autres.
J’ai aussi été charmé par le monde créé par l’auteur et sa description de Paris en ruine, bon je n’ai pas reconnue toutes les rues citées, mais ça m’a donnée envie de déambuler dans ses rues (les actuelles hein, pas celles ravagées).

La quête de Cléo m’a émue, j’ai aussi été comme elle, complétement chamboulée par ses découvertes, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai enchainé le second tome dans la foulée.

Désolée, cet avis est un peu court, mais ayant lu les deux tomes à la suite, je me mélange un peu dans ce qui s’arrête dans le premier et ce qui commence dans le second… Vous aurez donc la suite de mon ressenti dans l’avis du second tome.

Le petit plus : avis du tome 2 demain.

 

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Les dames de cœur – Janine Lionet-Bonis

 Éditeur : Le riffle
Nombre de page : 432
Date de parution : 24 juillet 2012
Prix: 14,00€

Résumé : 2010 : un homme se souvient d’un épisode marquant de son enfance alors que les circonstances (le père est en prison pour quelques mois) entraînent la mère à trouver une activité de survie dans un bar d’une parente qui l’a accueillie avec son fils. Cinquante ans plus tard, Les dames de cœurs nourrissent toujours ses fantasmes.
En relançant l’intrigue par un suivi au fils de jours du sort des personnages, Janine Lionet-Bonis fonde une thématique très originale dans le cadre du roman d’apprentissage. les caractères centrés sur le jeune enfant et son hôtesse, saisi avec finesse et rapidité, permettent, notamment grâce à une expression naturelle et aisée, une lecture très attachante du récit. Un roman initiatique qui laisse une impression de justesse bienvenue.

Mon avis : Ce livre, lu dans le cadre de l’opération « On vous lit tout », organisée par Libfly et le Furet du Nord, est un petit roman, un peu plus de 170 pages, mais ce n’est pas pour autant qu’il est dénué d’intensité.

Antoine se rappelle de l’année de ses 6 ans, au début des années 60. Elle ne commence pas bien, son père, Félix, est incarcéré pour trafic de voitures volées et sa mère, Lina, peine à boucler les fins de mois. Il est alors décidé qu’ils vont aller vivre chez la tante Anita, la grande sœur de Félix. Et c’est là que la vie d’Antoine change, sorti de la routine qu’il a toujours connue.

Ce livre est une tranche de vie, presque qu’une leçon de vie.
L’auteure, à travers les mots et le regard d’un enfant nous trace un portrait de la France du début des années 60, attachée à ses traditions et très mal à l’aise avec le féminisme naissant.
J’ai beaucoup aimé ce livre, que j’ai littéralement dévoré en quelques heures. Le style est simple, les mots sont ceux d’un enfant de 6 ans mais les émotions sont bien présentes, et limite plus intenses que lorsqu’elles sont décrites par des adultes.
Antoine est un peu perdu dans ce monde d’adultes qui lui cachent pas mal d’éléments, mais il en comprend aussi pas mal : il sait pourquoi son papa est en prison (même s’il n’en saisi pas toute l’importance), il perçoit la tristesse de sa mère et surtout il est fasciné par le milieu dans lequel évolue sa tante Anita. Cette femme célibataire qui n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de parler des hommes. Il porte donne à tous ces événements un peu de fraicheur et d’humour.
Je me suis beaucoup attachée aux personnages de ce livre, que j’ai trouvé juste, auquel il m’a été facile de m’identifier, ce qui m’a permis de comprendre ces situations d’une autre époque pour moi, les meurs et la société actuels étant vraiment différents. Le portrait que fait Antoine des deux femmes qui marquent l’année de ses 6 ans, sa mère, italienne traditionnelle, et sa tante, femme libre et émancipée, toutes les deux opposées, est juste et émouvant. Il est le reflet de cette société française en pleine mutation.

Je dirais donc que ce livre ne paye pas de mine aux premiers abords, mais qu’il se révèle être une véritable plongée dans les années 60 tendre et rigolote.

Phaenix livre 1 – Les cendres de l’oublie – Carina Rozenfeld

 Éditeur : Collection R / Robert Laffont
Nombre de page : 432
Date de parution : 6 septembre 2012
Prix: 17,90€

Résumé : Elle a 18 ans, il en a 20. À eux deux ils forment le Phænix, l’oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Mais avant de le devenir, ils devront se retrouver et s’unir dans un amour pur et éternel…
Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…
Aujourd’hui, dans le Sud de la France. Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d’université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu’à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche.
Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s ils la connaissaient depuis toujours… Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter. Elle devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire millénaire pour redevenir elle-même.
S’ouvriront alors les portes d une nouvelle réalité dans laquelle amour et fantastique sont étroitement liés.

Mon avis : Je continue ma découverte de la collection R, et cette fois-ci avec un livre écrit par une française, découverte fort sympathique même si elle ne révolutionne pas le genre.

Anaïa va avoir 18 ans et elle vient d’emménager dans le Sud de la France, ces parents ont décidé d’aller vivre dans le mas hérité des grands-parents et d’en faire des chambres d’hôtes. Avec ce changement de lieu de vie, intervient aussi celui de la scolarité, elle rentre à la fac de lettres et doit se faire de nouveaux amis. Elle y rencontre une amie d’enfance, avec qui elle jouait pendant les vacances chez ses grands-parents. Elle fait aussi la connaissance d’autres jeunes gens et se constituent ainsi une nouvelle bande, pour sa nouvelle vie… mais c’était sans compter sur quelques événements étranges…

Je suis un peu frileuse à lire des livres d’auteurs français, je vous l’avoue tout de go, j’ai des aprioris, je préfère les auteurs américains pour ce genre, l’urban fantasy, qu’elle soit destinée aux adultes, ou ados, ou jeunes adultes. Mais certains auteurs me font me dédire et aimer certains livres qu’ils écrivent, telle Sophie Jomain. Carina Rozenfeld pourrait elle aussi me faire changer d’avis.

 Dès les premières pages j’ai aimé découvrir l’univers d’Anaïa, découvrir le Sud de la France à travers ses yeux, je pouvais même en sentir les odeurs. J’ai aussi apprécié le personnage d’Anaïa, rien que son prénom m’a charmé, il est très orignal. Ce n’est pas le cas d’Anaïa, elle est plutôt une adolescente comme les autres, qui suit ses études, joue de la musique et fait des soirées entre amis. C’est ce qu’elle va vivre qui l’est moins… J’ai aimé évoluer avec elle, faire des découvertes avec elle, même si au final j’avais souvent un train d’avance.

 J’ai aussi été très touchée par la façon dont l’auteur décrit les sentiments ressentit par Anaïa, ils étaient vraiment réels, j’avais presque la sensation de les vivre, ressentant parfois le même manque qu’Anaïa.

Le rythme est soutenu, je ne me suis pas ennuyée une seule fois, j’ai même lu le livre très rapidement. Il faut dire que les chapitres sont séparés par des pages montrant des échanges sur facebook, ce qui m’a beaucoup plu, donnant un côté très moderne au livre.

Un petit bémol de ce livre, c’est cette impression que l’auteure n’exploite pas à fond le mythe qu’elle revisite. J’ai trouvé certaines choses très prévisibles, peut-être à force de lire toujours la même chose. Peut-être que son mythe du Phoenix, assez original,va-t-il prendre véritablement son envol dans le prochain tome ? En tout cas, malgré certaines choses prévisibles, je me pose encore quelques questions, et j’attends le tome suivant pour en découvrir les réponses.

Vous aurez donc compris que j’ai bien aimé ce livre, même si je ne l’ai pas trouvé vraiment innovant, je suis curieuse de découvrir la suite de l’histoire d’Anaïa.

Merci à la Collection R pour cette lecture.


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