Inventaire après rupture – Daniel Handler, illustration : Maira Kalman.

 Éditeur : Nathan
Nombre de page : 32
Date de parution : 23 août 2012
Prix : 18,50€

Résumé : Devant la porte d’Ed, il y a un carton. Dans ce carton, il y a une lettre. Et plein d’objets. La lettre, c’est Min qui l’a écrite pour Ed. Elle y commente un par un ces objets, qui évoquent tous les petits et grands moments de leur rencontre, de leur histoire, de leur amour. Ainsi Min explique à Ed comment elle l’a aimé… et pourquoi elle l’a quitté.

Mon avis : Je me suis retrouvée avec ce livre dans les mains par hasard, oui ça arrive, avec une envie mitigée de le lire. Je l’ai commencé, intrigué par les illustrations et je n’ai plus réussi à le lâcher.

Min a rassemblé dans un carton tous les petits objets qui se rattachent à son histoire avec Ed. Ils ne sont plus ensemble et elle lui écrit une lettre, dans laquelle elle revoit leur histoire depuis le début et explique le pourquoi de chaque objet.

Tous les chapitres sont construits de la même manière : Min sort un objet de la boite, en explique le sens, la façon dont elle l’a « collecté » pour qu’il fasse partie des souvenirs de son histoire avec Ed, et grâce à lui nous raconte leur histoire de façon chronologique, avec à chaque fin de chapitre une raison de leur rupture.
On sait donc dès le début que cette histoire est terminée, qu’ils ne sont plus ensemble, sans en connaître la raison. L’intérêt de ce livre est donc double : on découvre pas à pas leur histoire naissante, grandissante… tout en sachant qu’elle est terminée aujourd’hui et voulant en connaître la cause.
Ce livre est très émouvant, mêlant les premiers émois d’une la première vraie histoire d’amour à la douleur qu’on ne soupçonnait même pas d’exister d’une rupture. Il est très intense. On y retrouve le frisson des premiers baisers, le cœur qui bat pour un rien quand on sait qu’on va retrouver l’être aimé, et les premières déceptions.
Il parle aussi d’amitié, cette amitié qui fait que même si l’on ne voit plus ces amis pour diverses raisons, ils répondent quand même présent lorsque ça va mal.
Le style d’écriture est simple, la narratrice à 16 ans et elle écrit avec les mots d’une ado de cette âge sans pour autant trop tomber dans l’argot.
Les personnages sont criant de vérité. Ils sont simples, vivent une vie simple, avec des activités simples et des réactions normales. Il est facile de s’identifier à eux.

J’ai été Min, j’ai connu un Ed et cette histoire m’a parlé, a raisonné au plus profond de mon être. Oui, c’est un livre jeunesse, mais on a tous eu un premier amour qui nous a mis le cœur en miette.C’est pour ça que je le recommande pour tous, de 13 a 130 ans !

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture.


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Demon inside tome 1 – Mords-moi – Parker Blue

 Éditeur : Baam
Nombre de page : 405
Date de parution : 16 avril 2011
Prix : 14,00€

Résumé : Je m’appelle Val Shapiro et je serais une ado  »normale » si je n’étais pas… comment dire… habitée par un démon. Hey oui. on peut dire que je n’ai pas tiré le bon numéro. Seule l’adrénaline que provoque la chasse aux vampires me permet de satisfaire Lola. mon succube. Par contre, je vous arrête tout de suite : appelez-moi Buffy, et ça va chauffer pour vous ! Pourtant. mis à part des nuits un peu agitées. ma vie est assez banale… Jusqu’à ce que, le jour de mes 18 ans, ma mère me fiche à la porte. C’est là que j’ai rencontré Dan Sullivan, membre actif de la Section des Crimes Obscurs, organisation gouvernementale non officielle traquant les individus surnaturels. Accompagnée de Croc, un chien hors du commun. quel choix me reste-t-il à part de les rejoindre ?

Mon avis : Encore et toujours de la jeunesse, à part un livre ou deux, le mois d’août aura été sous le signe de la lecture jeunesse.

Valentina (Val) est en partie démon, elle « héberge » en elle un succube, et cela fait 18 ans que tant bien que mal elle essaye de faire avec, et elle y parvient plutôt bien. Pour rassasier le plaisir de Lola, son succube, elle arpente les rue de San Antonio et zigouille tous les vampires qui ont le malheur de croiser son chemin. Tout bascule le jour où ses parents, sa mère et son beau-père, la mettent dehors pour protéger sa demi-sœur. Elle doit alors trouver un boulot, un appart’… et surtout elle veut en découvrir plus sur sa condition.

J’ai été assez réticente à commencer ce livre, Tima me l’a prêté depuis 1 an au moins et il aura fallu les conseils avisés de Mycoton pour me décider : je voulais un livre qui se lise rapidement et me permette de clôturer dignement mon mois d’août. Alors effectivement, j’ai réussi à lire ce livre rapidement, et même que la lecture était plutôt agréable, mais je l’ai trouvé assez édulcorée…
Je suis habituée aux livres de vampires/démons/loup-garous, mais pas trop en version ado. L’histoire est rythmée, je ne me suis pas ennuyée un seul instant, mais les événements s’enchainent un peu trop facilement : un problème hop une solution. Un peu comme une version bisounours des démons… ouais ça colle pas trop dans la même phrase ces deux mots je vous l’accorde, mais c’est exactement ce que j’ai ressenti.
Val est un personnage attachant, intéressant, pleine de pep’s et de ressource, limite fragile qui donne envie qu’on la protège. Elle est tout en nuance, à l’image de l’humaine qui cohabite avec un démon-succube. Elle est aidée dans sa nouvelle vie par une palette de personnage tout aussi attachant qu’elle, en passant par son chien démon et son coéquipier humain. Chacun d’eux est bien planté, bon limite stéréotypé, mais en même temps, c’est un livre pour ado…

L’intrigue est toute fois bien mené, une bonne partie du livre, je me suis laissée mené par le bout du nez, me posant les mêmes questions que Val, je dirais même qu’en approchant vers la fin, mon avis n’était pas définitivement arrêté sur le coupable.
En résumé, je dirais que c’est un livre agréable, mais que je ne lirais pas les trois tomes à la suite, d’ailleurs, je pense que je vais peut-être sortir de cette période jeunesse bientôt…

Le petit plus : trois tomes sont déjà parus :
#1 Mords-moi (avril 2011)
#2 Tente-moi (juin 2011)
#3 Trouve-moi (février 2012)


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Glitch tome 1 – Heather Anastasiu

 Éditeur : Collection R
Nombre de page : 366
Date de parution : 6 septembre 2012
Prix: 16,90€

Résumé : Il y a deux siècles de cela, l’humanité a payé au prix fort ses appétits démesurés lorsque le feu de mille armes nucléaires a littéralement rasé la surface de la planète. Sous terre, au sein de la Communauté, la souffrance et la guerre ne sont plus que de lointains souvenirs : des puces implantées dans le cerveau de ses membres ont permis d’éradiquer enfin toutes ces émotions qui ont bien failli mener les hommes à leur perte.
Lorsque la puce de Zoe, une adolescente technologiquement modifiée, commence à glitcher (bugger), des vagues de sentiments, de pensées personnelles et même une étrange sensation d’identité menacent de la submerger. Zoe le sait, toute anomalie doit être immédiatement signalée à ses Supérieurs et réparée, mais la jeune fille possède un noir secret qui la mènerait à une désactivation définitive si jamais elle se faisait attraper : ses glitches ont éveillé en elle d’incontrôlables pouvoirs télékinésiques…
Sa liberté nouvellement acquise va toutefois lui donner des ailes et, tandis que Zoe lutte pour apprivoiser ce talent dévastateur tout en restant cachée, elle va rencontrer d’autres jeunes Glitchers : Max le métamorphe et Adrien, qui a des visions du futur. Ensemble, ils vont devoir trouver un moyen de se libérer de l’omniprésente Communauté et de rejoindre la Résistance à la surface, sous peine d’être désactivés, voire pire…

Mon avis : Voici la nouveauté de la collection R. Une dystopie dont la couverture aux tons roses et mauves ont attiré l’œil dès le premier regard.

Zoel vit dans une société reconstruite suite à une « grande guerre » où le monde a été totalement détruit. Chaque habitant est doté d’une puce sensée gérer la vie de chacun pour éviter tout débordement et que les hommes recommencent à se détruire. Sauf que Zoel Glitch, sa puce se déconnecte du réseau et elle commence à ressentir des choses, des sentiments, alors que la puce doit les anesthésier. Difficile de cacher tout ça et d’évoluer comme les autres quand son propre corps risque de la trahir.

Tout d’abord une tite définition du mot Glith : défaillance sans importance de l’alimentation électrique d’un circuit électronique, désignant par extension tout petit problème passager sans importance (Trouvé sur le site dico info). Bein oui, c’est ce que j’en avais déduit, mais je préférais vérifier.
J’ai beaucoup aimé ce livre, dès les premières pages on fait la connaissance de Zoel et de son dysfonctionnement, c’est à travers ses yeux quand elle n’est pas sous le contrôle du lien que nous découvrons son univers. L’auteure réussi à nous présenter les personnages, le monde et l’intrigue en même temps sans nous perdre. Du coup, il n’y a pas de pause dans ce livre, on se laisse de suite emporter par l’action, la découverte du monde de Zoel et de son entourage. Je ne suis pas une adepte des longues descriptions et pour moi l’auteure réussi à nous plonger comme il faut dans le récit, en nous donnant toutes les informations essentielles sans alourdir l’histoire. Tout est rapide et concis comme j’aime.
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Zoel, elle est fraiche, découvrir le monde et ces petites choses qui font partie de mon quotidien (comme les couleurs) a été un vrai plaisir. Elle est sensible, forte et raisonnée, comme doit l’être une héroïne pour réussir.
Elle découvre l’amour, et sans que ce soit vraiment touchant, c’est vécu rapidement et intensément comme tout ce que vit et expérimente Zoel.

 

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Théodore Boone, enfant et justicier – John Grisham

 Éditeur : Oh ! Éditions
Nombre de page : 268
Date de parution : 14 octobre 2010
Prix: 17,20€

Résumé : Un meurtre parfait.
Un témoin insaisissable.
Un connaisseur des tribunaux qui connaît seul la vérité … il a seulement treize ans.
Rencontrez Theodore Boone .
Quand Grisham met un adolescent au coeur d’un imbroglio juridique et moral.
Dans la petite ville de Strattenburg, il y a beaucoup d’avocats et a seulement treize ans, Theodore Boone pense qu’il est un d’entre eux. Theo fait office de conseiller juridique gratuit pour ses camarades et même ses professeurs… C’est ainsi qu’il recueille le témoignage terrifié d’un clandestin : malgrè lui il détient les éléments accablants dans le plus important procès que la ville ait connu depuis longtemps. Mais s’il le raconte, le clandestin sera arrêté et expulsé… Théo, qui a juré le secret, ne peut ni parler, ni ignorer ce témoignage…

Mon avis : Je continue dans de la jeunesse, le mois d’août aura été placé sous le signe de la lecture légère. Je connais bien John Grisham pour ces polars judiciaires et je voulais voir ce dont il était capable lorsqu’il écrit pour des plus jeunes.

Théodore a 13 ans, il a des parents avocats et ce qui le passionne c’est le droit, plus tard il sera avocat, ou juge, ou avocat… bref, vous voyez le topo ce gamin est féru de justice ! D’ailleurs c’est lui qui conseille les petits camarades de son collège en cas de soucis. Le truc c’est qu’en ce moment a lieu un procès pour meurtre dans sa petite ville et qu’il ne peut pas y assister puisqu’il doit aller en cours. Sauf que, son côté conseiller gratuit pourrait lui donner la possibilité d’y remédier…

 J’ai lu ce livre très facilement, il est vraiment adressé à des pré-ado et le style est simple et rapide à lire. Mais ce n’est pas pour autant que l’intrigue perd de son intérêt. L’auteur arrive à construire une intrigue simple mais palpitante. On sort du policier classique, ici on ne cherche pas le coupable on tente de prouver sa culpabilité. Et Théodore se débrouille très bien ! Après les enquêteurs en culotte courte on fait la connaissance des avocats qui usent encore leurs pantalons sur les bancs de l’école.
Bien entendu, les férus de polars et thrillers en tout genre risquent de ne pas y trouver leur compte, l’intrigue n’étant pas vraiment se qu’on appelle sanglante et pleine de rebondissements où le héros met sa vie en danger, mais l’histoire se laisse lire et on est vite emporter dans l’envie de voir comment Théodore, du haut de ses 13 ans va réussir à s’en sortir.
J’ai beaucoup aimé ma lecture et les personnages. Théodore a les limites d’un enfant de 13 ans : le couvre feu, l’école, les devoirs, le mode de déplacement, mais cela n’a gêné en rien le déroulement de l’intrigue. J’ai aussi pris plaisir à découvrir tous les autres personnages : ses parents, leurs collaborateurs, les professeurs, les personnes du tribunal… tout une galerie de personnages, parfois un peu stéréotypé mais toujours très convainquant.
En ce sens je pense que John Grisham a réussi son pari : il a réussi à écrire un livre adresser à un public plus jeune tout en adaptant les ingrédients qui ont fait le succès de ses livres pour adultes.


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La peau des rêves tome 2 – Nuit brûlée – Charlotte Bousquet

 Éditeur : Archipel / Galapagos
Nombre de page : 235
Date de parution : 8 février 2012
Prix: 15,20€

Résumé : « Si je te revois, je te tue. »
Pour avoir protégé Axel de ses frères d’armes, Cléo est condamnée à l’exil. Recueillie et soignée par les Chimères, la jeune fille découvre, malgré le soutien de Lyn sa jumelle, un monde dont elle se sent exclue. Par certains hybrides qui voient en elle une menace. Par celui dont elle a sauvé la vie.
Et puis, il y a les cauchemars, toujours plus violents, plus réels. Qui sont les véritables meurtriers de ses parents ? Déterminée à découvrir la vérité, Cléo, accompagnée d’Axel qu’elle aime sans espoir de retour, se risque sur une dernière piste, une poste d’encre et de flammes…

Mon avis : J’ai enchainé ce livre à la suite du premier tome, ayant la chance d’avoir les deux dans ma PAL. J’avais trop envie de connaître la suite des aventure de Cléo. Je ne vais pas vous faire d’avis personnel pour éviter de vous spoiler encore plus que ne le fait la 4ème de couverture.
Happée par les aventures de Cléo j’ai voulu connaître la fin, tellement que ce livre je l’ai lu en une journée, un dimanche passé à trainasser.

Je voulais des réponses à mes questions et je n’ai pas été déçue ! Cléo reste fidèle à elle-même quoiqu’un peu perdu au milieu de cette société qu’elle ne connait pas, dont elle n’imaginait même pas qu’elle avait des règles. Et à côté de ça, elle est déstabilisée par les sentiments naissant pour cet homme si différent d’elle.
L’histoire est toujours passionnante, je me suis laissé prendre au jeu de vouloir savoir moi aussi, d’avoir les réponses aux questions de Cléo, d’en apprendre plus sur le monde dans lequel elle vit, sur les espèces qui y évoluent, d’où elles viennent, comment elles vivent… Je ressors de cette lecture en connaissant parfaitement Cléo et son histoire, mais j’ai envie d’en savoir plus sur le monde dans lequel elle évolue. Et je pense que je vais être servie ! En effet, Najma est assez discrète dans ce tome, elle est la narratrice captive dont on sait très peu de chose, mais la fin du livre laisse présager qu’on ne va pas en rester là. Najma a une autre histoire à conter et outre l’envie de connaître cette histoire, j’ai aussi envie d’en savoir plus sur la conteuse, cette fille effacée au regard si intense.

Charlotte Bousquet à réussi à capter toute mon attention pendant ma lecture, je vibrais avec Cléo et je n’avais pas envie de la quitter, je trépigne donc d’impatience d’avoir la suite entre les mains !


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