La rééducation sentimentale tome 2 – L’éveil des sentiments – Emma Cavalier

 Éditeur : Blanche
Nombre de pages : 373
Date de parution : 26 mars 2014
Prix : 15,90€ Notepaillons5

4197cI327LLRésumé : À vingt-six ans, Valentine est bien décidée à atteindre ses objectifs : devenir écrivain, faire partager sa soif de connaissance à ses élèves, séduire le professeur dont elle était amoureuse quand elle avait vingt ans, bref : être heureuse. De son côté, Vincent devrait se sentir comblé : il se débrouille pour vivre de sa passion pour la musique, collectionne les jolies filles et va bientôt fouler les planches d’une salle de concert prestigieuse. Pourtant, Vincent et Valentine se retrouvent confrontés à une douloureuse prise de conscience : réaliser leurs rêves ne leur apporte pas la vie facile et agréable qu’ils imaginaient. Leurs destins qui s’entrecroisent nous entraînent dans une succession de rencontres sensuelles où se mêlent humour et tendresse, situations inattendues et émotions intenses. Au milieu de ces errances, lorsque le hasard amènera leur chemin à croiser celui de l’âme sœur, sauront-ils la reconnaître ? Deuxième volet de la trilogie sur le sentiment amoureux entamée avec La rééducation sentimentale dont on retrouve ici les principaux personnages, L’éveil des sentiments est l’histoire d’une quête : celle de l’autre mais d’abord celle de soi-même.

Mon avis : J’avais été curieuse et plutôt mitigé concernant le 1er tome qui est bien écrit mais dont l’histoire ne m’a pas transportée. Ce qui ne m’a pas empêchée de vouloir découvrir le 2ème tome, et j’ai bien fait, car le l’ai beaucoup plus apprécié.

On retrouve ici un personnage croisé dans le premier tome : Valentine qui va être édité par la maison d’édition du où travail Camille. Elle est plus jeune que Camille et veut découvrir la sensualité de son corps. On alterne avec Vincent qui fait ses propres expériences de son côté. Sans vraiment savoir si ces deux là vont se trouver un jour.
Je suis de suite tombée sous le charme du personnage de Valentine. Elle paraît timide dans le 1er tome mais c’est une fausse impression. Elle est discrète certes mais également décidée et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Et comme elle sait ce qu’elle veut, elle sait aussi le demander, aller le chercher où il est sans s’embêter à faire des ronds de jambes. Ça passe ou ça casse mais au moins elle y va. J’ai aimé ce côté épicurien et fonceur nuancé parfois de quelques hésitations rapides et de charmant rougissement.
Parallèlement on apprend à connaître le personnage de Vincent, jeune homme faisant partie d’un groupe de rock qui est un peu perdu sentimentalement. Son groupe commence à être connu et avec cette notoriété subite il découvre aussi l’envers du décors du monde des groupes de rock. Comme l’auteure avait réussi à nous entrainer dans le monde de l’édition dans le 1er tome elle retranscrit également très bien l’univers des groupes de rock. J’ai parfois soupçonné le stéréotype mais ne connaissant pas beaucoup ce monde, je ne suis restée que sur le questionnement.
On se doute bien que ces deux là, qui se croisent régulièrement dans le livre ont surement un « avenir » en commun ou au moins un « épisode » à partager, mais on ne sait pas quand ni même si ça arrivera. J’ai bien aimé cette incertitude.
J’ai beaucoup aimé ma lecture, j’ai dévoré ce livre en une journée sans même m’en rendre compte. J’ai aimé Valentine et Vincent, je me suis sentie proche d’eux. Leur vécu à trouvé résonance en moi, peut-être également parce que j’ai un caractère proche du leur. J’ai passé un moment encore meilleur qu’avec le premier tome et j’ai vraiment hâte de découvrir le troisième tome. En même temps, il ne pouvait en être autrement avec un livre qui commence avec une citation des paroles de Depeche Mode 😉

Je remercie les éditions Blanche pour cette lecture.

Une collection de trésors minuscule – Caroline Vermalle

 Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 272
Date de parution : 13 mars 2014
Prix : 19,00€

71G-DSFVO2L._SL1500_Résumé : La trentaine séduisante, Frédéric Solis est un brillant avocat qui collectionne les succès et les tableaux impressionnistes. Son assistante, Pétronille, n’a d’yeux que pour lui mais il ne la voit pas, tout à son ambition et à son appétit de collectionneur… jusqu’au jour où un notaire lui annonce qu’il a fait un mystérieux héritage. Persuadé d’avoir touché le jackpot, Frédéric tombe de haut lorsqu’il découvre que son legs consiste en quelques tickets de métro et en une étrange carte aux trésors. Et puis la chance tourne. Quelques mauvaises affaires, et le voilà acculé : ses clients disparaissent et ses biens sont saisis. Il ne lui reste plus qu’à suivre la trace de l’étrange héritage, tandis que dans l’ombre Pétronille fait tout pour l’aider. De rencontre en rencontre et de surprise en surprise, le jeu de piste légué par un défunt bienveillant lui permettra de regarder, enfin, la vie au fond des yeux. Quand un flirt avec la dérive se transforme en aventure trépidante et savoureuse, généreuse et… amoureuse.

Mon avis : Je n’avais pas prévu de lire ce livre, mais l’ayant reçu, les jolies couleurs pastelles de la couverture et le résumé m’ont donné envie de faire connaissance avec les personnages de cette histoire contemporaine.

Frédéric, brillant avocat, est au bord de la ruine à cause de sa passion pour les tableaux impressionnistes. Il est tellement pris par son boulot et sa passion qu’il remarque à peine sa timide assistante Pétronille. Un jour la vie de Frédéric bascule, il reçoit en héritage une carte au trésor qui lui fait oublier tout le reste.

Ce livre est un conte de noël moderne. Il se déroule en décembre et ce que j’en ai retenu en le refermant c’est un grand message d’espoir.
Il se lit très vite. La plume de l’auteure est franche et efficace. Elle arrive à nous décrire les personnages rapidement et à nous les faire aimer instantanément. J’ai perçu les fêlures de Frédéric à travers son image d’avocat sûr de lui et de quarantenaire à qui tout réussi dans la vie. J’ai compris très vite que Pétronille avait un cœur grand comme ça handicapée par sa timidité. Ces deux là se côtoient sans vraiment ce connaître, un peu comme deux droites parallèles, jusqu’au jour où le destin va chambouler la vie de chacun.
Ce livre véhicule plusieurs messages pour moi. Tout d’abord qu’on ne peut jamais vraiment maitriser totalement sa vie, qu’il y un toujours un facteur variable qui peut tout faire basculer. Que malgré toutes les précautions qu’on prend, les sécurités qu’on pose, un tout petit événement peut tout changer. Ensuite, que l’espoir est toujours permis, même quand on pense que tout est foutu. Et enfin, qu’on ne choisi pas sa famille, mais que celle-ci peut quand même être bien et que si ce n’est pas le cas on peut s’en choisir une.
Cette lecture est légère même si les thèmes abordés ne le sont pas. L’auteure arrive toujours à nous faire sourire au milieu de la tristesse d’une scène. Une vraie bouffée d’oxygène au milieu de notre quotidien parfois morose.

Je ne connaissais pas Caroline Vermalle mais je pense que je vais me pencher sur ce qu’elle a pu écrire d’autre.

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.


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La grâce des brigands – Véronique Ovaldé

 Éditeur : Édition de l’Olivier
Nombre de pages : 283
Date de parution : 22 août 2013
Prix : 19,50€ Notepaillons3.5

716oW66dXOL._SL1466_Résumé : Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l’ordre qu’elle avait cru installer dans sa vie s’en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l’adopter Peeleete, le fils de sa soeur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l’esprit libertaire de la Californie des années 70.
Elle n’est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d’un père, à la folie d’une mère et à la jalousie d’une soeur. Elle n’est plus non plus l’amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu’elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d’emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l’écriture au coeur de son existence, être une écrivaine et une femme libre.
Quitte à composer avec la grâce des brigands.

Mon avis : Muti ne lit pas que de la jeunesse et de la fantasy (urban ou pas). Parfois elle a des envie de lecture contemporaine, de lire des livres qui s’ancrent dans notre réalité, qui lui racontent des histoires possibles qu’elles soient jolies ou non. C’est le cas de ce livre, ma petite librairie du coin en avait fait les éloges, j’étais donc contente d’avoir la possibilité de le lire dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire proposés par Priceminster-Rakuten.

Maria Christina a réussi à échappé au trou perdu où elle vivait à l’âge de 16 ans, elle a même réussi dans la vie tout court puisqu’elle est une auteure reconnue. Sa vie est bien établie, limite réglée comme du papier à musique, quand un appel du passé, de sa maman plus précisément, vient tout bousculer…

Le début de ma lecture a été un peu laborieuse, passer du style d’écriture pour la jeunesse à celui pour adulte, il m’a fallu un temps d’adaptation. Mais une fois que je me suis habitué au rythme d’écriture de l’auteure, à ses phrases super longues qui peuvent faire tout un paragraphe, je me suis immergée totalement dans l’histoire de Marie Christina.
Son histoire est d’ailleurs assez banale, non classique plutôt, c’est celle qu’on attend d’une auteure de talent mondialement connue. On s’attend à ce qu’elle soit assez hors du commun et celle de Marie Christina l’est. Comment peut-elle être classique est hors du commun ? Elle est hors du commun pour le citoyen moyen, mais elle est assez classique pour un auteure à succès qui écrit des livres avec des émotions à vif. On s’attend forcément à ce que cette auteure, qui sait si bien retranscrire ce genres de sentiments, a eu une vie atypique. Le livre est d’ailleurs plein de personnages à la limite de la caricature, du mentor au chauffeur de taxi gros bras en passant par la meilleure amie hippie profitant au maximum de la vie.
Pourtant cela n’en fait pas pour autant un mauvais livre. Ces personnages sont très bien amenés et s’intègrent parfaitement dans l’histoire. Découvrir notre héroïne petit à petit grâce à d’habiles flash back est un pur plaisir.. J’ai passé un excellent moment avec ce livre que j’ai lu rapidement. Je ne l’ai d’ailleurs pas refermée intacte. Par son histoire et par sa fin, il a laissé une trace en moi, comme une interrogation à laquelle je ne trouverai surement jamais la réponse…

Livre lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisé par Priceminister-Rakuten.

La petite fille de la rue Mapel – Elaine Hussez

 Éditeur : Mosaic
Nombre de page : 446
Date de parution : 1er novembre 2013
Prix : 19,90€ coupcoeur3Notepaillons5

la-petite-fille-de-la-rue-maple-318127Résumé : Shakerag, quartier noir de Tupelo, Mississippi. Eté 1955
C’est sur un air de blues joué à l’harmonica que Billie, dix ans, apprend que sa mère va mourir. Face à l’inacceptable, elle décide alors de braver son entourage et de retrouver son père, un musicien de blues autrefois renommé, mais qui vient de passer plusieurs années en prison, un homme dont ni sa mère ni sa grand-mère ne lui parlent jamais. Pour Billie, c’est la seule façon de défier le sort, et de trouver un nouveau point d’ancrage dans un monde qu’elle voit encore comme une enfant, mais que l’adolescente qui pointe en elle pressent plein de mystères et de dangers. Sans savoir qu’en se lançant dans cette quête elle va faire voler en éclats des secrets enfouis depuis bien longtemps, et faire éclater une vérité bouleversante sur ses origines.

Mon avis : La 4ème de couverture m’a de suite intriguée. Cette histoire de petite fille qui part à la recherche de son papa dans les difficultés raciales que connait l’Amérique des années 50 m’a titillée. Autant parce que je suis curieuse de cette époque qui dépasse mon entendement autant parce que j’aime les histoires familiales.

Billie est une petite fille de 10 ans qui a la fâcheuse habitude d’écouter aux portes. C’est comme ça qu’elle apprend que sa maman va mourir et qu’elle se met en tête de retrouver son papa, qui, elle en est sure, pourra guérir sa maman. Sauf que le monde est loin d’être aussi parfait que celui dans lequel évolue une adorable petite fille têtue de 10 ans, et que rien ne se passe comme prévu.

Je suis friande de ce genre de livres. Ils ne sont pas une histoire vraie mais dépeignent très bien les conditions de vie dans laquelle leur décors s’implante. Le Mississippi des années 50 n’est pas un endroit où il fait bon vivre quand on est noir ou quand on est un blanc militant pour les droits des noirs. Je suis fascinée par ces gens qui ont eu le courage de braver les interdits de cette époque et qui ont, à leur manière, lutter pour les droits de l’homme. Ces personnes restées dans l’ombre qui ont pourtant tant fait pour que tous aient les mêmes droits.
Ce livre ne narre pas l’histoire d’un personnage qui a marqué son époque en changeant les choses, non, juste la vie quotidienne de femmes unies pour essayer de faire le bonheur d’une petite fille bientôt orpheline.
Dire que ce livre est touchant serait une euphémisme, il est plus que ça. Il montre que la vie est loin d’être facile, et ce quelque soit sa couleur de peau, mais qu’en s’unissant, en s’entraidant, elle est de suite plus facile.
Un peu dans la lignée de « La couleur des sentiments » ce livre est pour moi une belle leçon. Il me fait me sentir plus humble, limite toute petite à côté de ce que certaines personnes sont capables de faire.
La galerie de personnages haut en couleur que nous présente l’auteure est un condensé des différents types de pensées de l’époque, mais ce n’est pas ce qui est le plus notable dans ce récit. La force de ce roman, ce sont ses femmes et cette petite fille qui font front ensemble face à la mort et aux préjugés.
Nous avons ici trois narratrices : la petite Billie, sa maman Betty Jewel et Cassie, la femme qui va représenter leur salut. Ce changement de narrateurs nous permet d’aborder l’histoire sous tous les points de vue et d’en comprendre toute la portée. Même si l’auteure aborde le sujet de la haine raciale à cette époque elle veut surtout mettre l’accent sur la vie de ses femmes qui se voient chamboulée par le même événement et leur façon d’y faire face.

Comme vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, d’ailleurs si vous en avez dans le même style à me conseiller, je suis preneuse !

Je remercie Harlequin et la collection Mosaic pour cette lecture.


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Zombi – Joyce Carol Oates

 Éditeur : Stock / La cosmopolite
Nombre de page : 209
Date de parution : 4 mai 2011
Prix : 18,80€ 3

41G9f+edCiLRésumé : Il pose bien un peu problème à son professeur de père, et à sa mère – qui l’adore – mais ni l’un ni l’autre ne croient une seconde à l’accusation d’agression sexuelle sur un mineur dont il est l’objet.
Il est un cas pour le psychiatre-expert auprès des tribunaux chargé de le suivre, qui se sent néanmoins encouragé par la nature toujours plus positive de ses rêves et sa franchise à en discuter.
Il est le plus exquis et le plus attentif des garçons pour sa riche grand-mère de moins en moins capable de lui refuser quoi que ce soit.
Il est le plus vrai et le plus abominablement terrifiant des tueurs-psychopathes jamais imaginés dans un roman dont on se demande par instants comment l’auteur a pu trouver les mots pour l’écrire.
Joyce Carol Oates nous offre encore une fois avec Zombi la preuve de son immense talent. En donnant la voix à une âme des plus noires, elle plonge dans l’ignominie, et le lecteur avec elle de pénétrer l’innommable.

Mon avis : Ne vous fiez pas à la couverture rose bonbon de ce livre. Il est franchement dérangeant. Une immersion dans la tête d’un tueur que notre esprit cartésien a parfois bien du mal à suivre.

Quentin, ou Q… P… comme il aime se nommer lui même, tient une sorte de journal (du moins c’est comme ça je l’ai pris) ou il nous conte son histoire. Son histoire de tueur psychopathe. Avec ce livre c’est une immersion dans la tête d’un tueur qui vous attend. Et je pense qu’on n’y est pas vraiment préparé. En même temps, c’est pas plus mal…

J’ai eu du mal avec les premières pages du livre. Rassurez-vous, ce n’est pas gore dès le début, mais le style est assez particulier. Le narrateur est un tueur psychopathe d’une bonne trentaine d’années, très choyé par ses parents, et ce narrateur écrit comme il parle. Le style est limite dactylographie et c’est assez déstabilisant au début. Une fois passé cette petite acclimatation on est vite pris par le style vif et les événements qui s’enchainent rapidement.
J’ai déjà lu beaucoup de thriller et mes préférés restent ceux avec des tueurs en série. J’ai aussi l’habitude que le narrateur soit le tueur, même si ce point de vu est plus rarement abordé dans ce genre de littérature. Mais ici Joyce Carol Oates nous livre le tout « brut de décoffrage ». Quentin veut un zombi dont il fera sa chose et rien ne peut le dévier de son but. Il nous expose scientifiquement ses recherches, ses conclusions, ses tests, la collecte des objets dont il a besoin sans montrer la moindre émotion. Les seules émotions qu’il ressent sont la peur de se faire prendre (et encore) mais surtout l’envie d’obtenir son zombi. Il est effarent de voir à quel point il est dépourvu de remords, à quel point il est dépourvu des émotions qui nous sont communes. Il n’a aucune limite. Sa vie est entièrement dédiée à son but et à ne pas se faire prendre. D’ailleurs à lire ce livre on ne peut que se poser la question de savoir quel nombre de tueurs (en série ou non) trainent encore dans la nature sans avoir été pris.
Les policiers m’avaient habituée à penser que le crime parfait n’existe pas. Et moi, pour me rassurer, j’y croyais. Mais finalement, je n’en suis plus si sure. Regardez toujours au dessus de votre épaule lorsque vous vous déplacer la nuit. Et méfiez-vous toujours de ce voisin serviable mais plutôt distant…

Le petit plus : retrouvez sur le blog l’avis sur , Délicieuses pourritures un autre roman de cette auteure.


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