Nocturnes – Laurent Fétis

Éditeur : ActuSF / Helios noir
Nombre de pages : 437
Date de parution :  3 mars 2016
Prix :  9,00€ Notepaillons3.5

713imoP4UmLRésumé : Au milieu des années 1990, Jean?François Langley plonge dans la gueule de l’enfer à New York pour débusquer un serial killer et arracher à ses griffes des ados promis à une mort certaine. Mais derrière cet acte de bravoure et la célébrité qui en résulte, un autre piège l’attend, celui de la dépression. En quelques mois, il perd sa femme, son boulot et ses amis.
Alors un an plus tard, en quête de rédemption, il décide de repartir sur les lieux de son enquête et découvre des éléments nouveaux. Et si l’affaire n’était pas totalement terminée ?
Il entame dès lors un flirt avec la mort et la folie…

Mon avis : Il est des livres qui vous restent en tête soit par les émotions qu’ils vous ont inspirés, soit pour les rebondissements qu’on ne soupçonnait pas, soit par les personnages qu’on a trouvé si attachants. Nocturnes me trotte toujours dans la tête mais pour aucune des raisons citées ci-dessus. Non, je n’arrive même pas à mettre de mots sur ce livre…

Jean-François est un journaliste français qui a trouvé le succès en aidant la police à capturer un tueur en série. La notoriété c’est bien, mais vivre avec ce qu’il a découvert c’est plus compliqué et Jean-François en ressort affecté.

J’aime les romans policiers qui font frissonner. Ceux dont les tueurs en série sont sans pitié. Je suis capable de lire des descriptions de scènes de crimes, de tortures et autres atrocités sans frémir. Mais je dois bien avouer qu’ici, ça a été un peu plus difficile. Cela est dû à l’atmosphère qui règne tout le long du récit. Une atmosphère glauque, moite que l’on perçoit même à travers les mots. Le milieu dans lequel est entrainé Jean-François lors de son enquête est de ceux qui regroupent le pire de l’espèce humaine. Souvent on pense avoir touché le fond dans l’horreur et finalement, quelques pages plus loin, on découvre que l’auteur peut nous y plonger encore plus profondément.
J’ai vraiment lu ce roman entourée d’une impression bizarre, comme si les pages elles-mêmes étaient poisseuses.
Jean-François est un personnage atypique. Aussi fort que faible. Un mélange de toutes les peurs qui peuvent nous habiter ainsi que de tous les meilleurs sentiments humains, avec un farouche sentiment de survie. J’ai aimé le suivre dans ses pérégrinations, même si ses apitoiements sur son sort m’ont souvent agacée.
La fin de l’histoire m’a laissé un peu perplexe… Un dernier élément s’ajoute à tout ce qui était déjà assez complexe dans l’histoire et j’ai vraiment eu du mal à adhérer. D’autant plus que la fin est très rapide et qu’elle est frustrante par rapport à tout le temps que prend l’auteur auparavant pour nous décrire toutes les actions et état d’âme de son héros.
Bref, une lecture qui a été un peu gâchée par cette fin abrupte.

Je remercie Babelio et les éditions ActuSF pour cette lecture.

Hors cadre – Stefan Ahnhem

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 572
Date de parution :  30 mars 2016
Prix :  24,00€

51BEhT+DlwLRésumé : Vingt anciens élèves de la même classe.
Deux assassinats violents.
Un tueur sans visage…
Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.
Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Mon avis : Depuis quelques temps je me passionne pour les polar nordique. Oui, je sais j’ai un train de retard, mais mieux vaut tard que jamais. Et donc Hors cadre fait partie des livres que j’avais envie de lire.

Un premier meurtre horrible, suivi d’un deuxième encore pire et les victimes faisaient partie de la même classe. L’inspecteur Fabian Risk qui vient de revenir dans sa ville natale va devoir écourter ses vacances et se remettre au travail plus vite que prévu.

Le roman commence doucement. On fait connaissance de Fabian et sa famille avant que l’horreur commence et qu’elle ne lâche aucune des pages de l’histoire.
À aucun moment je n’ai pu souffler avec ce roman. L’enquête progresse, les corps s’accumulent et l’auteur distille le doute à chaque chapitre. On change de narrateur, on est parfois dans la tête du tueur, on lit son journal intime… tout cela nous balade d’une piste à l’autre et on en arrive à douter de tout et de tout le monde. C’est ce que j’adore dans ce bouquin (et dans les polars en général).
Ajoutez à ça tout une galerie de personnages autant loufoques que différents et vous comprendrez pourquoi je suis fan de ce livre. Il y a d’abord le médecin légiste tout droit sorti du groupe ZZ top, le directeur de service imbu de lui même, l’inspectrice garçon manqué… et j’en passe, de quoi satisfaire tout le monde. Mais la mayonnaise prend. Tout ça tient la route et tiens en haleine le lecture pendant 576 pages.
Je ne sais pas où l’auteur est allé trouver toutes ses idées, mais ça fait froid dans le dos. Parce que l’homme en est bien capable, mais surtout que tout ça est sorti de la tête d’un seul. Un homme a garder dans ses amis plutôt que dans ses ennemis !

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Pretty girls – Karin Slaughter

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 517
Date de parution :  24 février 2016
Prix :  20,90€ Notepaillons5

51Ym3So5JMLRésumé : Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis : Il est des livres auxquels on ne s’attend pas. Des livres dont le résumé vous font présager qu’ils vont vous plaire, et bien évidement c’est le cas, mais c’est avec le contenu que vous prenez une claque. Le livre répond à vos attentes et même plus !

Claire et Lydia sont deux sœurs qui ne se parlent plus depuis des années. Elles sont fâchées et bien décidées à le rester. Mais des événements viennent bousculer tout ça. Les plongeant à nouveau dans le passé qui les a marquées à jamais.

J’ai commencé ce livre m’attendant à me plonger dans un policier «gentillet » et pas du tout ! Karine Slaughter ne ménage en aucun cas le lecteur.
Le roman commence doucement. On prend connaissance d’un des personnages principaux, Claire, et de l’événement qui fait basculer sa vie. On découvre ensuite Lydia, et le roman alternera systématiquement les deux points de vue. Les deux sœurs sont fondamentalement différentes, tant par leur caractère que par les vies qu’elles ont vécues. L’une, Claire, vit dans l’abondance sans avoir à se demander de quoi sera fait demain. L’autre, Lydia a dû lutter pour se faire une place et vivre sans avoir de dettes. Cela forge évidement des caractères différents. Le jour où Claire perd son mari, elle va se tourner naturellement vers sa grande sœur. Et ce qu’elles vont découvrir va les choquer autant que le lecteur.
Karine Slaughter ne nous épargne pas. Elle nous décrit les scènes de crimes sans artifice et laisse une large place à notre imagination, ce qui est pire je trouve. Mais le plus retord c’est qu’elle a réussi à me balader une bonne partie du livre. Elle insinue le doute en nous aussi facilement qu’elle le balaye le chapitre suivant pour mieux nous faire douter une dizaine de pages plus loin. C’est ce que j’adore dans les thrillers, ne pas savoir où je vais.
J’ai vraiment adoré ce roman, en dehors du côté gore, non faut que je l’avoue j’ai aussi aimé le côté gore. J’ai bien aimé également découvrir l’histoire familiale et les dégâts que peut causer la disparition d’un être cher. Je recommande à tous les fans de thrillers.

Famille parfaite – Lisa Gardner

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 512
Date de parution :  20 septembre 2015
Prix :  22,00€ Notepaillons5

81E1Ba4MVrLRésumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Mon avis : Je connais Lisa Gardner de nom mais je n’ai jamais lu aucun de ses livres même si La maison d’à côté me tenter vraiment beaucoup (oui je sais honte à moi qui suis fan de polars). Mais voilà mon oubli réparé !

Une famille de trois personnes est enlevée. L’enquête est menée conjointement par la police et le FBI aidé d’une détective privée. Mais l’enlèvement cache plus qu’une simple demande de rançon.

Le livre commence somme toute très classiquement, un enlèvement et la police qui mène l’enquête. Là où cela change un peu c’est que l’entreprise pour laquelle travaille Mr Denbe (le père de famille enlevé) a engagé une détective privée qui va aider les autorités. J’ai d’emblée aimé cette détective, Tessa, pour son caractère et pour son vécu (d’ailleurs j’ai fait des recherches pour savoir si son histoire est disponible et j’ai découvert qu’elle l’est dans Preuve d’amour – Vous le saviez peut-être, pas moi 😛 ). Elle est forte et on sent qu’elle cache une fêlure à l’intérieur. Le genre de personnage que je préfère.
Le livre est raconté par trois narrateurs différents : Tessa, un autre policier et une des victimes : Mme Denbe. Avec ses trois points de vue on arrive à cerner la totalité de l’intrigue. Ou presque… Parce qu’il faut bien avouer que l’auteure sait faire balancer le doute d’un personnage sur l’autre sans qu’on arrive vraiment à prendre un décision (bon j’ai réussi à en prendre une mais juste une soixantaine de pages avant la fin donc ma lecture était haletante). L’histoire est vraiment bien construite et très poussée, on sent qu’il y a eu de la recherche et que tout l’esprit retord de Lisa Gardner a été mis à contribution.
La plus grande force de ce roman c’est que dès le début on sent que quelque chose cloche avec cet enlèvement mais qu’on n’arrive à le cerner qu’à la toute fin. J’ai eu un grand coup de cœur pour le personnage de Tessa et je lirais le plus rapidement possible le premier tome de la série et je vais guetter le suivant !

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Une fille parfaite – Mary Kubica

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons5

11043229_948431271857646_542274297541271469_nRésumé : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia ― jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.
Vous n’oublierez pas Mia.

Mon avis : La couverture à l’air doux, avec ses couleurs pastels et la 4ème de couverture m’ont séduits d’emblée. Il n’a pas fallu me pousser pour que je lise ce livre.

Mia Dennett a été enlevée. On le sait dès le début, mais on ne sait pas pourquoi. C’est sur le chemin de cette découverte que nous emmène l’auteure.

De la même manière que le résumé m’avait séduit, les premières pages ont fini de me convaincre que cette lecture allait être bien. On est plongée dans l’intrigue dès le début. On sait sur quoi va porter l’intrigue et j’ai su que j’aimerai mener l’enquête avec les personnages.
L’auteure nous fait basculer sur deux « espaces temps », un avant l’enlèvement, l’autre après. On découvre la vie de la famille Dennett par petits bouts, comme un puzzle qu’on aurait à assembler. On découvre la Mia d’avant et la Mia d’après. Deux femmes totalement différentes. Ce qui m’a interpellé après quelques pages, c’est que nous avons différents points de vue, 3 exactement, et jamais celui de Mia. On parle toujours d’elle à la 3ème personne et au bout d’un moment ça a créé chez moi un léger malaise. Comme si cette Mia était quelqu’un sans caractère, alors que tout le monde dit justement qu’elle en a. Cela m’a donné l’impression qu’elle n’existait pas vraiment. Ça ajoute au malaise que l’on ressent en découvrant cette famille qui se dissout lentement. Car ce livre c’est plus que l’histoire d’un enlèvement. C’est une analyse complexe de tous les personnages, de comment ils en sont arrivés là : la mère, l’enquêteur, le kidnappeur… mais jamais on ne voit le point de vue de Mia.
C’est cela qui fait l’originalité du livre, parce qu’un enlèvement en soit n’a rien d’original, c’est la façon dont le raconte Mary Kubica qui fait la différence, qui fait qu’on est happés par l’histoire, et qu’elle reste en tête quelques jours encore après la lecture. C’est la fin de cet enlèvement qui nous laisse pantois. Parce que j’ai vu pas mal de chose arriver La loin (je vous l’ai dit les enlèvements n’ont rien d’originaux), mais la toute toute fin, celle-là je ne l’avais pas vu arriver, malgré tous les appels du pied que faisait l’auteure, que je n’ai compris que rétrospectivement.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, moi qui aime beaucoup les thrillers, j’ai été servie royalement !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.