Blood sisters – Jane Corry

Éditeur : Pygmalion
Nombre de pages : 504
Date de parution : 12 juin 2019
Prix : 21,90€
Acheter : Amazon

Résumé : Un matin ensoleillé de mai, trois petites filles sont sur le chemin de l’école. Une heure plus tard, l’une d’entre elles est morte.
Quinze ans passent. Kitty vit aujourd’hui recluse dans une maison de repos et en elle-même. Elle n’a en effet aucun souvenir de l’accident qui lui a fait perdre l’usage de la parole.
Alison, quant à elle, enseigne l’art et semble bien aller. Pourtant, les apparences sont trompeuses. Instable et fauchée, elle décide de postuler à un emploi d’enseignante dans une prison pour hommes. C’est l’occasion idéale de se remettre à flot et de réparer les pots cassés.
Mais quelqu’un, dans l’ombre, les observe. Quelqu’un qui cherche à se venger de l’accident survenu ce fameux matin de juillet et qui n’arrêtera devant rien pour faire éclater la vérité.

Mon avis : La couverture et le résumé m’ont intrigué. Comme je suis dans une période où les thrillers m’attirent, il ne m’en a pas fallu plus pour vouloir lire ce roman.

Alors qu’elles se rendaient à l’école, Alison, Kitty et Vanessa sont victimes d’un accident, seulement 2 en ressortent vivantes. 15 ans après, les blessures ouvertes à cette époque ne sont pas refermées et elles continuent à faire souffrir. Surtout que la vérité n’a pas totalement été faite sur ce drame.

La première partie du roman alterne les points de vue de Kitty et d’Alison. Les deux sœurs mènent des vies diamétralement opposées. Dès le départ on sait qu’il y a eu un drame dont on ne connait pas les circonstances. On en apprend un peu plus à chaque page. Mais ce n’est pas pour autant que le mystère se lève rapidement, loin de là. C’est quand un voile se lève qu’on découvre qu’il y en a une ribambelle d’autres derrière.
On tâtonne à chaque page. Mais cela permet de faire connaissance avec les personnages et à s’attacher à eux. Même si je n’ai pas toujours été d’accord avec leur façon de penser et leurs actes, ce sont des personnages profondément humain.
L’intrigue est bien ficelée, mais il aurait fallut qu’à un moment donné l’autrice s’arrête et qu’elle arrête d’en rajouter. À vouloir trop surprendre le lecteur, cela devient trop tiré par les cheveux. Je pense qu’il y en a une de trop. Et certaines choses s’imbriquent parfois un peu trop bien… Mais c’est vraiment sur la fin que j’ai été un peu déçue. Tout le reste de ma lecture a été agréable et c’était intéressant de voir les situations bouger, les gens se dévoiler et les personnages évoluer.
L’autrice a aussi écrit un autre roman publié chez j’ai lu La femme de mon mari, que je serai curieuse de lire également.

Je remercie Pygmalion pour cette lecture.

Souvenirs effacés – Arno Strobel

♦ Éditeur : L’Archipel
♦ Nombre de pages : 319
 Date de parution : 6 juin 2018
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne à travers le parc… Le coup sur la tête… À son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin à son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’à son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
À qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?

Mon avis : J’ai lu le premier roman traduit d’Arno Strobel, Enterrées vivantes, il y a peu, et comme j’avais beaucoup aimé, j’avais hâte de lire le suivant.

Sibylle se réveille dans une chambre d’hôpital suspecte sans se souvenir comment elle pu arriver là. N’obtenant pas de réponses à ses questions, elle s’inquiète et s’enfuit. Ce qu’elle découvre alors à de quoi la rendre folle.

Dès le début je me suis laissée embarquer par l’histoire de Sibylle. Cette femme vulnérable de par sa situation, se révèle avoir un caractère fort et ne se laisse pas abattre. Elle est poussée par la force de retrouver son fils. Même si on lui dit qu’elle n’en a pas, son instinct est persuadé du contraire. Plus elle avance dans ses recherches, plus les informations qu’elle reçoit sont contradictoires. Il y a vraiment de quoi devenir fou. Mais, malgré quelques effondrement, elle garde la tête froide et ne perd pas de vu son objectif.
L’auteur est vraiment machiavélique, il ne ménage pas son personnage principal, qui va de déceptions en découragement. Le lecteur en prend aussi pour son grade ne sachant sur quel pied danser. Arno Strobel aime nous envoyer sur des mauvaises pistes, pour mieux nous mettre le doute une fois que la bonne pointe son nez. C’est ce que j’aime dans un roman policier, douter jusqu’à la fin de qui est le coupable. Et ici on ne le découvre qu’à la toute fin, même si c’est un chouilla trop rapide pour moi. J’aurais aimé que cela soit moins subit. Ou un peu plus développé…
Cela n’a pour autant pas gâché mon plaisir de lecture. J’ai passé un très bon moment avec ce roman, et, c’est certains, je relirais des livres d’Arno Strobel.

Je remercie l’Archipel pour cette lecture.

Des clous dans le cœur – Danielle Thiéry

Éditeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 348
Date de parution : 14 mars 2018
Prix : 7,20€ ou
Acheter sur : Amazon ou Bookwitty


Résumé :
« Il y a des affaires qui te pourrissent la vie…,elles restent en toi, plantées dans ton cœur comme un clou qu’un mauvais plaisant s’amuserait à manipuler… »
Miné par ses excès et la maladie, le commandant Revel crache le sang et sa haine de l’hypocrisie. Bourru, taiseux et rogue, il enrage devant les affaires non résolues à la PJ de Versailles : morts suspectes, disparitions…
Comment la vérité pourrait-elle sortir de la bouche d’un enfant autiste ?
Son équipe respecte les mystères du « patron » et, au-delà de la simple « vérité due aux familles », la vérité complexe d’un grand flic dont le courage en impose à la mort, celle des autres comme la sienne !

Mon avis : J’avais déjà lu un roman de Danielle Thièry, Tabous (retrouvez mon avis ICI) et, séduite par son écriture, j’ai eu envie d’en découvrir un autre.

Alors qu’un double meurtre qui a eu lieu il y a quelques années et qu’il n’a pas réussi à résoudre revient sur le tapis, le commandant Revel doit aussi enquêter sur la mort d’une rock star sur le déclin.

Tout comme le premier livre que j’ai lu de cette auteure, Des clous dans le cœur a réussi à me séduire. J’aime le style de l’auteure, qui nous distille des informations sur tous les personnages, petit à petit au fil des pages, on apprend à les apprivoiser, à les connaitre et commencent à faire partis de votre vie. Même si je n’ai mis que 3 ou 4 jours à lire ce polar, j’ai eu l’impression de connaitre tous les personnages intimement, j’ai eu du mal a les laisser et à reposer mon livre une fois celui-ci terminé.
L’intrigue est complexe, mêlant présent et passé, les choses ne sont pas ce qu’elles ont l’air d’être et même si au départ on est un peu (beaucoup) perdu, tout ce met en place petit à petit. Il y a eu parfois quelques longueurs mais ça n’a fait que rallonger mon plaisir de lecture.
Bref, j’ai beaucoup aimé ma lecture et je sens que Danielle Thiéry va devenir une de mes auteurs de romans policiers préférés.

Je remercie j’ai lu pour cette lecture.

Tabous – Danielle Thiéry

 Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 410
 Date de parution : 11 octobre 2017
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : À quelques jours de Noël, Celia Laporte et son bébé de quatre mois disparaissent brutalement d’une maternité. Le père de l’enfant, issu d’une puissante famille iranienne, est introuvable. L’affaire est complexe. La PJ de Bordeaux décide d’appeler en renfort l’OCPVP de Paris. Edwige Marion, la directrice du service, se rend immédiatement sur place avec son équipe et la jeune psychocriminologue Alix de Clavery. C’est l’occasion pour la nouvelle recrue, spécialiste des crimes sur enfants, de faire ses preuves sur le terrain. Alors que l’enquête des forces de police se heurte à la puissance des tabous, Alix va découvrir une vérité plus terrifiante encore.

Mon avis : Je ne connaissais pas l’auteure, mais le sujet abordé dans la 4ème de couverture m’a toujours interpelé, mon côté voyeur surement. J’ai donc eu envie de lire ce roman.

Une femme et son bébé disparaisse dans un hôpital à quelques jours de Noël du côté d’Arcachon. Une équipe spécialisée de Paris est alors appelé à la rescousse pour aider les enquêteurs locaux.

J’ai lu rapidement ce policier tant j’étais emportée par l’intrigue.
Après une rapide présentation des personnages principaux, l’auteure nous entraine dans l’enquête. En pleine tempête hivernale, personne n’est épargné. Tant par les éléments que les événements. Le sujet abordé n’est pas simple, puisqu’il s’agit de l’inceste, mais il est abordé avec beaucoup de retenu et de pudeur. L’auteure ne fait pas dans le voyeurisme mais plus dans les faits et les explications.
On suit beaucoup de personnage dans ce roman, les narrateurs alternants tout le long des chapitres, entre la capitaine Cara Valentine , Edwige Marion la directrice, le commissaire et même un des suspect, mais ma préféré a été Alix la psychocriminologue. J’ai aimé sa retenue, sa façon d’analyser discrètement mais sans jamais perdre de vue son intuition.
L’enquête n’est pas simple, on suit parfois des mauvaises pistes, les sujets abordés sont tellement délicats, qu’on ose à peine imaginer ce qu’il a pu se passer. La réalité est parfois tellement moche qu’on n’ose pas imaginer qu’on puisse avoir raison.
La réelle force de ce livre c’est la sobriété avec laquelle Danielle Thiéry aborde tout ça. Tout est juste et elle n’en dit pas trop, ne s’étale pas sur ce qui aurait pu être gênant. Bref c’est écrit avec beaucoup de justesse.
La fin n’est pas très reluisante, mais elle est aussi la réalité de notre société…

Je remercie j’ai lu pour cette lecture.

Nocturnes – Laurent Fétis

Éditeur : ActuSF / Helios noir
Nombre de pages : 437
Date de parution :  3 mars 2016
Prix :  9,00€ Notepaillons3.5

713imoP4UmLRésumé : Au milieu des années 1990, Jean?François Langley plonge dans la gueule de l’enfer à New York pour débusquer un serial killer et arracher à ses griffes des ados promis à une mort certaine. Mais derrière cet acte de bravoure et la célébrité qui en résulte, un autre piège l’attend, celui de la dépression. En quelques mois, il perd sa femme, son boulot et ses amis.
Alors un an plus tard, en quête de rédemption, il décide de repartir sur les lieux de son enquête et découvre des éléments nouveaux. Et si l’affaire n’était pas totalement terminée ?
Il entame dès lors un flirt avec la mort et la folie…

Mon avis : Il est des livres qui vous restent en tête soit par les émotions qu’ils vous ont inspirés, soit pour les rebondissements qu’on ne soupçonnait pas, soit par les personnages qu’on a trouvé si attachants. Nocturnes me trotte toujours dans la tête mais pour aucune des raisons citées ci-dessus. Non, je n’arrive même pas à mettre de mots sur ce livre…

Jean-François est un journaliste français qui a trouvé le succès en aidant la police à capturer un tueur en série. La notoriété c’est bien, mais vivre avec ce qu’il a découvert c’est plus compliqué et Jean-François en ressort affecté.

J’aime les romans policiers qui font frissonner. Ceux dont les tueurs en série sont sans pitié. Je suis capable de lire des descriptions de scènes de crimes, de tortures et autres atrocités sans frémir. Mais je dois bien avouer qu’ici, ça a été un peu plus difficile. Cela est dû à l’atmosphère qui règne tout le long du récit. Une atmosphère glauque, moite que l’on perçoit même à travers les mots. Le milieu dans lequel est entrainé Jean-François lors de son enquête est de ceux qui regroupent le pire de l’espèce humaine. Souvent on pense avoir touché le fond dans l’horreur et finalement, quelques pages plus loin, on découvre que l’auteur peut nous y plonger encore plus profondément.
J’ai vraiment lu ce roman entourée d’une impression bizarre, comme si les pages elles-mêmes étaient poisseuses.
Jean-François est un personnage atypique. Aussi fort que faible. Un mélange de toutes les peurs qui peuvent nous habiter ainsi que de tous les meilleurs sentiments humains, avec un farouche sentiment de survie. J’ai aimé le suivre dans ses pérégrinations, même si ses apitoiements sur son sort m’ont souvent agacée.
La fin de l’histoire m’a laissé un peu perplexe… Un dernier élément s’ajoute à tout ce qui était déjà assez complexe dans l’histoire et j’ai vraiment eu du mal à adhérer. D’autant plus que la fin est très rapide et qu’elle est frustrante par rapport à tout le temps que prend l’auteur auparavant pour nous décrire toutes les actions et état d’âme de son héros.
Bref, une lecture qui a été un peu gâchée par cette fin abrupte.

Je remercie Babelio et les éditions ActuSF pour cette lecture.