Rien ni personne – Lorris Murail

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 176
Date de parution : 1er février 2017
Prix : 15,50€

Résumé : La vieille dame semble avoir poussé comme un champignon, au milieu de la clairière. Quand Jeanne la trouve par hasard, elle ne réagit pas, semble égarée. Jeanne n’a que faire d’une mamie sauvage : elle s’apprête à l’abandonner à qui voudra… et cependant, contre toute attente, elle revient sur sa décision et l’emmène avec elle pour un temps. La voilà dans la cabane où elle s’est établie, face à la mer, avec sur les bras cette vieille mutique qui ne lui appartient pas.
Jeanne a ses propres problèmes. En fuite, elle vise la lointaine Thaïlande, où elle espère exercer ses talents de boxeuse thaï. En effet, elle sait pouvoir encaisser les coups : son corps ne les sent pas. À l’intérieur, c’est une autre histoire.

Mon avis : Grande fan de la collection Exprim’, je me suis de nouveau laissée séduire par une de leur parution.

Jeanne vit dans une cabane au bord de la mer en attendant de rejoindre la Thaïlande où elle veut faire des combats. Un jour lors d’une ballade dans les bois, elle rencontre une vieille dame prostrée qui ne dit pas un mot. Commence alors leur histoire…

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages. J’aime pourtant les filles rebelles comme Jeanne qui prennent leur vie en main mais jamais elle n’a réussi à allumer la petite flamme en moi. Cela est peut-être dû à la forme particulière du roman, puisque la vieille dame est mutique, il n’y a que Jeanne qui parle. J’aime pourtant quand les gens racontent leur vie, découvrir leurs petits secrets, ça alimente mon côté voyeuse, mais là c’était vraiment trop décousu, je n’arrivais pas à voir où l’auteure voulait nous mener et je m’y perdais souvent. C’est un peu à l’image de la vie de Jeanne, qui elle aussi n’est pas très stable, mais cela m’a souvent perdue et j’ai eu du mal à m’attacher à l’histoire. Même si Jeanne est un beau personnage, elle et moi ça n’a pas « smatcher ». J’avais hâte de connaître la fin, parce que je suis curieuse, mais aussi parce que j’avais tout simplement hâte que ça se termine.
C’est dommage, parce que sur le papier le livre avait tout pour me plaire. Des personnages atypiques et une histoire qui l’est tout autant. Mais l’alchimie n’a pas eu lieu. J’ai vraiment l’impression d’être passé à côté de l’histoire. Et ça m’agace parce que d’habitude j’aime ce genre de roman…Peut-être que vous, vous arriverez à être touché…

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

36/65

Samedi 14 novembre – Vincent Villeminot

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 216
Date de parution : 2 novembre 2016
Prix : 15,50€ Notepaillons4.5

61txqgiklalRésumé : Vendredi, 13 novembre 2015. B. était à la terrasse d’un café, quand les terroristes ont tiré. Son frère est mort, lui s’en sort indemne.
Il quitte l’hôpital au matin, monte dans le métro. Son regard croise celui d’un passager.
Il reconnaît le visage de l’un des tueurs et décide de le suivre.

Mon avis : Je commence a beaucoup apprécier Vincent Villeminot depuis que j’ai lu U4 (Instinct m’avait beaucoup moins séduite), il fallait donc absolument que je lise celui-ci, d’autant plus qu’il aborde un sujet qui nous touche tous.

B. fait partie des victimes des attentats du 13 novembre 2015. En sortant de l’hôpital, au petit matin du 14 novembre, il croise dans le métro un des terroriste. Encore sous le choc et fatigué, il décide de le suivre.

Je m’attendais à un livre plein d’émotions, et il l’est, mais pas comme je l’imaginais. Vincent Villeminot n’a pas voulu faire dans le voyeurisme en nous exposant en long en large et en travers comment se sont déroulé les attentats, mais plutôt comment ont réagit les gens après. Pas forcément ceux qui ont été touché directement, mais ceux qui ont eu des proches dans les victimes. Mais ne ne faisant surtout pas dans le « pato ».
Il aborde surtout le sujet de « comment réagirions-nous si nous avions croisé un des terroristes supposé ». B. décide de suivre ce terroriste, il ne sait pas pourquoi au début, ne sait pas ce qu’il va faire au juste, mais il veut le faire, il ne veut pas qu’il s’en sorte et surtout il veut comprendre pourquoi. Un peu comme tout le monde.
L’auteur a décidé de nous montrer que tous, victimes comme terroristes, ont des familles, des proches, accablés par la disparition de certains ou par l’incompréhension des agissements des autres. La vie de toutes ses personnes est changée, profondément, par le chagrin, l’incompréhension ou même la honte.
C’est un sujet délicat, que Vincent Villeminot a décidé d’aborder un peu pour exorciser ce qu’il a ressenti ce samedi, un peu comme nous tous. Un très joli roman, qui peut parfois déranger mais qui est criant de vérité.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

21/65

21/65

Les belles vies -Benoît Minville

Éditeur : Exprim’
Nombre de pages : 230
Date de parution : 5 octobre 2016
Prix :  15,50€ Notepaillons5

71uunjh7rmlRésumé :  Vasco et Djib sont inséparables depuis leur naissance. Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S.
Leur dernière rixe est pourtant celle de trop… Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS. C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.

Mon avis : je suis fan de la collection Exprim’ chez Sarbacane et je suis en train de devenir fan de Benoît Minville. Cette lecture le confirme fortement !

Vasco et Dijb payent leur énième bêtise. Ils sont envoyés à la campagne où ils sont sensés retrouver le droit chemin.

Dès le début je me suis laissée porter par l’histoire. Même si les narrateurs principaux sont de jeunes garçons, il est facile de se laisser séduire par l’histoire tant la narration est simple. Le langage utilisé est plus que familier et totalement en raccord avec la jeunesse d’aujourd’hui (punaise on dirait une vieille quand je dis ça !). L’auteur ne s’embarrasse pas de description à rallonge et va droit à l’essentiel : l’action et le caractère des personnages. C’est ce que je préfère. Ce livre couvre deux mois des grandes vacances d’été mais on est comme Vasco et Djib : on ne les voit pas passer.
C’est une belle histoire que nous raconte Benoît. Belle parce que simple, parce qu’elle parle d’aujourd’hui, du mal être des jeunes, de leur problématique avec simplicité et il arrive à nous toucher. C’est ce que je recherche, lire une histoire simple, sans rebondissement extravagants, avec des événements qui peuvent arriver à chacun d’entre nous et qui du coup, touche le plus grand nombre.
Je suis quand même un peu déçue par la fin. Le livre se termine comme il a commencé. Nous ne devions voir que l’été de ces jeunes gens et c’est ce que nous avons vu. Mais je m’étais attaché aux personnages et j’aurais aimé passer plus de temps avec eux.
Une très jolie lecture.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

12/65

12/65

Luna viva : le tournoi des voyantes – Aurélie Benattar

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 224
Date de parution :  1er juin 2016
Prix :  15,50€ Notepaillons4

81jqVcIseQLRésumé : Lors de son hospitalisation la jeune tireuse de cartes Luna a rencontré un jeune métis qui depuis sa mort, l’accompagne sous forme de spectre. Mais le chef des forains, le Falcone, a inscrit Luna à un concours de cartomancie et l’a confiée à Izabella. A ses côtés, elle prend conscience de la puissance de son don de divination mais aussi des menaces que fait peser le Cercle sur les voyantes.

Mon avis : La collection Exprim’ est souvent pour moi synonyme de très jolies découvertes et je ne voulais pas rater celle-là !

Luna est voyante dans une fête foraine. Elle dit la bonne aventure dans une caravane. Une voyante tout ce qu’il y a de plus classique. Sauf qu’elle a un frère pas commode du tout et qu’aucune femme ne fait le poids face aux forains. Jusqu’au jour où elle participe à un tournois de voyantes.

Ayant tiré les cartes il fut un temps (je vous interdit de dire très lointain) j’étais curieuse de voir comment l’auteure allait aborder le thème. Et j’ai été agréablement surprise. Je n’ai vu aucune incohérence dans ce qu’elle annonce par rapport aux cartes qu’elle tire. Oui, parce que ça m’aurait embêté qu’il soit écrit n’importe quoi. Ne vous y trompez pas, ce livre n’est pas un manuel pour apprendre à tirer les cartes, mais on voit que l’Aurélie maitrise son sujet. Ça c’est pour le côté « technique ». Mais l’histoire n’est pas en reste.
Luna est une ado très attachante. Très fragile, qui ne maitrise rien et surtout pas sa vie. Qui est surtout en mode survie et qui fait du mieux qu’elle peut pour que ça barque malmenée ne chavire pas.  Elle a l’impression de toujours courber le dos, mais elle est plus forte qu’elle ne le pense. Autour de cette histoire de clan assez lourde, l’auteure a saupoudré un peu de mystère et beaucoup de suspense.  De quoi bien relever le tout et satisfaire le lecture amateur de sensations.
C’est une lecture très agréable. Qui nous fait aller d’un sentiment à l’autre, de la peine pour Luna à la révolte et surtout cette envie que tout cela change.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

56/80

56/80

Jungle park – Philippe Arnaud

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 277
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  15,50€ Notepaillons3.5

81IKPDWdHNLRésumé : Année 2050.
L’Afrique, continent prison gardé par des drones, est devenue le dépotoir des déchets industriels occidentaux, et le lieu où l’on parachute les condamnés à mort américains.
Tony Belluin est un de ces condamnés à mort, directeur d’un parc d’attractions célèbre, injustement accusé de terrorisme. Sauvé de la mort par Jean-Baptiste, le chef d’un réseau de résistants, il accompagne celui-ci au coeur de la jungle.
Pendant ce temps, la fille de Tony découvre la preuve qu’il n’est pas mort, puis la trace des auteurs du complot dirigé contre lui…

Mon avis : J’aime les livres décalés de la collection Exprim’ et j’ai commencé celui-là avec enthousiasme.

Tony a été emprisonné pour terrorisme et condamné à la peine capitale qui fait foi en 2050 : être parachuté sur le continent africain qui est devenu le dépotoir du monde. Sa fille ne croit pas en sa culpabilité. Elle va tout faire pour le retrouver et l’aider.

Notre planète s’asphyxie lentement à cause de nos pollutions et les autorités on du mettre en place une solution drastique en ont condamné un continent.
L’auteur nous dépeint ici un monde très proche dans le temps et c’est surement pour ça qu’il fait tant froid dans le dos. Que les hommes aient pu en arriver à de telles extrêmes me fait toujours autant  frissonner. Pourtant la nature de l’homme pourrait bien nous en faire arriver là. Je suis toujours étonnée de voir ce que les auteurs sont capables d’imaginer et encore plus quand le temps nous montre qu’ils peuvent tomber près de la future réalité.
Voilà pour le décor. L’histoire est elle aussi très bien menée et imaginée. J’ai aimé suivre Tony traversant l’Afrique et découvrant la réalité de son monde. Je me suis beaucoup attachée à Joannie qui ne baisse pas les bras et tente de retrouver son père pour reconstruire leur famille. Grâce à eux on découvre les tenants et les aboutissants mis en place par les grands de ce monde, ceux qui manipulent tout et sont près à sacrifier des populations entière pour satisfaire leurs envies et leurs besoins.
C’est une conspiration aboutie qui est présentée par l’auteure. Mais certains points sont restés dans le flou pour moi. J’aurais aimé en savoir plus. L’explication est rapide et parait alors survolée, peu complète. Ma curiosité n’a pas été totalement assouvie.
J’ai passé un très bon moment lecture avec ce roman qui fait réfléchir sur la conséquence de nos actes d’aujourd’hui sur le futur.

Je remercie les éditions Sarbacane t la collection Exprim’ pour cette lecture.

45/80

45/80