Les profondeurs – James Grippando

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 393
Date de parution :  30 septembre 2015
Prix : 18,90€ Notepaillons3

511BmJGHgILRésumé : Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour.

Meurtres en série. Infidélités conjugales. Secrets inquiétants. Machination.
Qu’y a-t-il vraiment sous la surface des êtres et des choses ?

Mon avis : James Grippando a écrit plusieurs romans policiers dont beaucoup ont été traduits en français. Je n’a jamais eu l’occasion d’en lire un (même si j’ai découvert en écrivant cet article que j’en ai un dans ma bibliothèque). Ce livre m’a permise de faire la connaissance de l’auteur.

Abe est subsitut du procureur. Il est appelé un lundi matin sur une scène de crime. De prime abord la victime a été tuée par un tueur en série qui sévit actuellement. Mais plus l’enquête avance et moins cela est évident.

Grande fan des thrillers mettant en scène des tueurs en série (cela fait partie de mon côté sombre), je n’ai pas hésité à lire ce livre. J’ai trouvé qu’il commençait étrangement, l’auteur nous parle d’un des dernier esclave noir américain et je n’ai pas compris de suite le lien avec l’histoire annoncée au dos de la 4ème de couverture. Je pense d’ailleurs que c’était fait exprès. En effet, tout le long du livre James Grippando alterne le récit sur l’enquête du Cutter et celui sur son passé. Je dois avouer que parfois je m’y suis perdue, ne comprenant pas où il voulait en venir. Pas que ce qu’il racontait n’était pas intéressant mais je ne voyais pas pourquoi tout cela m’était raconté.
L’enquête par elle-même prenante prend aussi des détours qui m’ont paru longs. Les suppositions des différents enquêteurs m’ont parue tirées par les cheveux. Même si je sais, à force de lire des policiers que rien ne doit être mis de côté, certaines théories paraissaient bancales, un peu comme si tout se liguait contre un seul personnage, c’était quand même un peu gros.
À part ces défauts qui m’ont quand même un peu gênée, j’ai passé un bon moment lecture. Même si l’auteur prend pas mal de détour pour arriver au coupable, j’étais vraiment curieuse de connaître la fin. Parce que comme dans tout roman policier, j’avais établi pas théorie et j’avais hâte de découvrir si j’avais la bonne. Et si vous voulez savoir, oui, j’avais la bonne et je dois admettre que l’auteur a autant réussi à me guider qu’à me piéger. Si vous voulez vous faire votre propre théorie, il faudra lire le livre 😉

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

Des mensonges dans nos têtes – Robin Talley

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 341
Date de parution :  2 septembre 2015
Prix : 17,00€

51IkOUl2vNLRésumé : Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah. Rien que des mensonges? 1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté. C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…

Mon avis : Dans les livres jeunesses je n’aime pas que les fictions, j’aime aussi ceux qui parlent du passé et qui m’en apprennent sur ce que les générations précédentes ont vécu et qui ont marqué notre histoires.

Sarah est une jeune noire de 17 ans qui va faire sa rentrée pour la première fois dans un lycée d’élèves blancs. Elle sait que cela ne sera pas facile, en 1959 les noirs ne sont toujours pas bien considérés dans les États du sud des États-unis. Linda est une blanche de 18 ans qui voit son lycée changer quand les noirs viennent y suivre leur scolarité, et elle est bien décidé à les décourager.
Vaille que vaille elles défendent leur position. Sauf que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.

Alors je vous l’accorde, ce livre est aussi une fiction, je doute que Sarah et Linda aient vraiment existé, mais leur histoire s’inscrit dans l’Histoire. Celle des noirs américains qui ont lutté pour avoir les mêmes droits que les blancs. Et j’ai pu la comprendre autrement qu’à travers les livres d’histoires ou les documentaires cette partie de l’histoire américaine.
Ce livre est un nuancier de gris. Il part du noir profond au blanc éclatant. Que ce que l’on pensait noir est peut être finalement gris foncé et que cette couleur peut même varier avec le temps. Qu’il est bon de défendre ses idées, mais qu’il ne faut pas oublier les individus qui se perdent au milieu des idéaux. Que les certitudes sont faites pour être bousculées. On y découvre qu’il est important de se mettre à la place de l’autre pour découvrir son point de vue. On n’est pas obligé d’y adhérer, mais commencer par le comprendre est déjà un bon début.
Si j’arrête les métaphores, je dirais que ce livre parle des différences qui font peur car elles sont inculquées dès le plus jeune âge sans vraiment avoir de fondement. Que parce qu’il est plus facile de se reposer sur des habitudes, des coutumes qu’on pratique depuis des années, alors même qu’on en a oublié l’origine depuis longtemps. Ce qui est dangereux c’est la méconnaissance La l’autre. En s’ouvrant les uns aux autres, on est capable de grandes choses.
Sarah et Linda nous montrent que lorsqu’on ouvre son esprit, même juste un peu, qu’on prend le temps de réfléchir et de donner sa chance à l’autre, on peut avancer ensemble sans s’oublier au passage, mais en s’enrichissant des différences de l’autre.
Je pense que je peux me passer de vous préciser que j’ai adoré ce livre, que j’ai aimé Linda et Sarah, que j’étais pleinement à leur côté tout le temps de ma lecture. Que j’ai frémis avec elles, que j’ai eu peur avec elles, que j’ai appris avec elles, que j’ai compris avec elles, bref j’ai vécu toute l’histoire avec elle. Et pourtant je suis certaine qu’une relecture ne me ferait pas de mal, j’ai dû passer à côté de quelques nuances.
Ce livre est destiné à la jeunesse et je conseille à tous les jeunes de le lire. Mais il peut également faire beaucoup de bien aux plus grands.

Je remercie Mosaïc pou cette lecture.

86/100

86/100

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 286
Date de parution :  27 mai  2015
Prix : 12,90€ Notepaillons4

51fFNIEw+kLRésumé : Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

Mon avis : C’est la 4ème de couverture qui a suscité mon intérêt, plus que la couverture. On présent rien qu’avec ce résumé que ce livre va vous toucher directement au cœur.

Harper a perdu sa sœur, June. Elle s’est suicidée sans laisser de lettre. À la recherche d’explications elle décide d’aller en Californie avec sa meilleur amie, Laney, et l’ami de sa sœur, Jake. Au cours de ce périple ils vont apprendre à se connaître et grandir.

Ce livre est une véritable pépite ! Un joli kaléidoscope de sentiments. À travers le voyages de ses trois jeunes on passe de la tristesse à l’exaltation, du recueillement à l’explosion de joie… On voit ses trois jeunes apprendre la vie, se découvrir et surtout appréhender la vie telle qu’elle est réellement.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Harper. Elle est fragile et forte à la fois. C’est une ado tout en nuance qui affronte comme elle peut la perte d’un être cher et l’explosion de sa famille. Chacun a sa façon de réagir face au décès d’un membre de sa famille et dans ce roman nous voyons deux de celle-ci : celle de la mère et celle de Harper. Cela fait réfléchir sur notre propre réaction, je me suis posée la question de savoir comment je réagirai… C’est parce que cette situation trouve une résonance en nous qu’elle nous touche autant.
Le voyage de Jake, Laney et Harper est initiatique, une façon de commencer leur vie d’adulte pour les trois et pour Harper de dire au revoir à sa sœur. Harper doit lâcher prise, même si elle ne comprend par le geste de sa sœur, elle doit réussir à lui dire au revoir pour continuer à vivre. Cela n’est pas facile et, au même titre que les protagonistes, j’ai souvent eu les larmes aux yeux.
C’est une histoire intense et vraie qui malgré le début plutôt triste est tout de même un très joli message d’espoir.

70/100

70/100

Qu’est-il arrivé à Celia Steinhauser ? – Susan Crawford

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 338
Date de parution : 3 juin 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons4

41VHyTdbLnLRésumé : Ce pourrait être une fin d’après-midi banale, dans une banlieue banale de Manhattan. Et pourtant, tout est plus vibrant, plus aigu, plus dérangeant. Dana se réveille au bord de la crise qui ne tardera plus à la faire basculer dans l’exaltation mentale, celle des bipolaires comme elle. Au même moment, à quelques pas de là, la police découvre une femme dans une flaque de sang, chez elle, assassinée. C’est Celia Steinhauser, l’amie de Dana. Et Dana est la dernière personne à l’avoir vue cette après-midi-là…

A travers les yeux de son héroïne – une femme délaissée par son mari, ultra-sensible et au bord de l’abîme -, Susan Crawford mène une enquête à la fois policière et psychologique. Dana a-t-elle tué son amie ou bien le meurtre dont elle se soupçonne n’a-t-il eu lieu que dans sa tête ? Y a-t-il une meurtrière tapie en elle, ou bien le coupable se cache-t-il dans les ombres du dehors ?

Mon avis : Les éditions Mosaïc proposent des policiers psychologiques que je trouve idéal pour l’été. Celui-ci n’a pas fait exception.

Dana se réveille chez elle après avoir bu quelques verres avec sa voisine Célia. Voisine qui est morte assassinée. Dana ne se souvient de rien. Et si c’était elle qui l’avait tuée ?

Comme convenu ce livre a rempli ce que je demandais de lui. J’ai passé un excellent moment La lecture.
J’ai suivi Dana et comme elle j’ai avancé à tâtons dans le brouillard. Maniaco-dépressive Dana alterne les moments d’exaltations et ceux d’abattement le plus total. Pendant les moments d’exaltations il lui arrive de perdre pieds et de ne pas se rappeler de tout. Il arrive des moments comme ceux-là où l’on doute de nous. On se connaît, mais qui sait quelles seront nos réactions dans certaines situations ? C’est ce que vit Dana, et elle va tout mettre en œuvre pour découvrir ce qui est arrivé à sa voisine Dana.
La toile tissée par l’auteure est complexe et je dois bien avouer que parfois je m’y suis perdue. À essayer de démêler le vrai du faux, à émettre toute sorte de théories, j’ai failli ne pas voir arriver la fin. Heureusement mon esprit aguerri aux livres policiers a sauvé mon honneur, et j’avais trouvé le coupable avant que l’auteure ne nous l’annonce. Pourtant l’auteure nous distille des indices tout le long du récit, au lecteur d’y être attentif, parce qu’après tout ce met en place et on a envie de se frapper sur le front en citant la fameuse phrase : « Bon sang ! Mais c’est bien sûr ! ».
J’ai donc lu ce livre rapidement et je pense qu’il aurait encore eu une meilleure saveur allongée sur une plage à écouter le bruit des vagues.

Je remercie les éditions Mosaïc pour cette lecture.

Dernier soupir – Lisa Jackson

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 506
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 20,90€  Notepaillons5

51eIQOu6YHLRésumé : Selena Alvarez et Regan Pescoli le savent depuis longtemps : la réalité se fait parfois plus noire que nos cauchemars les plus sombres. Par exemple lorsque le shérif Grayson, leur chef dans la police de Grizzly Falls, est victime d’une tentative de meurtre et se retrouve entre la vie et la mort : un sniper a tenté de l’abattre alors qu’il sortait de son chalet dans les hauteurs de la ville. Sous le choc, les deux inspectrices se demandent très vite s’il existe un lien entre cette tentative d’assassinat et le meurtre récent de la juge Samuel-Picquard, dans les bois de Grizzly Falls. Et si les deux affaires sont liées, quelles peuvent bien être les motivations de ce tueur froid, implacable qui, elles le pressentent, ne s’arrêtera pas là ?

Dans cette enquête hors normes, Regan et Selena vont devoir contrôler leur émotion et leur colère. A ce prix seulement elles conserveront toute la lucidité nécessaire pour capturer le tueur. Le capturer, avant qu’il n’arrache son dernier soupir à sa prochaine victime.

Mon avis : J’ai découvert Lisa Jackson l’année dernière avec Linceul de glace et comme son univers m’a plu, je n’ai pas résisté à ce deuxième livre.

Cette fois-ci Pescoli et Alvarez, les deux inspectrices, enquête sur la mort d’une juge et de leur shérif.

J’ai adoré retrouver les personnages d’Alavrez et Pescoli ces inspectrices différentes et complémentaires. Le premier roman était accès principalement sur la vie personnelle d’Alvarez et ici nous voyons un peu plus celle de Pescoli. Ici également, on en apprend plus sur la famille du Shérif Grayson, et sur sa vie privée. C’est ce que j’aime dans les romans policiers, connaître vraiment bien les personnages récurrents. Ça donne un côté plus humain à l’histoire. J’aime suivre les enquêtes, mais j’aime aussi que celle-ci soient menées par des personnages que j’ai plaisir à retrouver et surtout en apprendre plus pour eux. Oui, je suis parfois un peu trop sentimentale.
L’enquête par elle-même m’a également passionnée. Certes le livre fait plus La 500 pages mais je ne les ai pas vues passer. Pas une fois je n’ai eu l’impression qu’elle piétinait, elle avance parfois lentement mais elle est aussi agrémentée d’informations concernant la vie personnelle des personnages (oui je l’ai déjà dit) ce qui a l’avantage de m’intéresser doublement.
L’auteure est très douée dans l’élaboration de son intrigue, j’avais quelques doutes quant à la théorie principale mais je n’avais pas pensé à cette fin. J’aime bien quand l’auteure me balade un peu. Et ici j’ai passé pas mal de temps à me poser pas mal de questions.
J’ai passé un très bon moment avec ce livre, et même si l’enquête est résolue, j’ai hâte de retrouver tous les personnages du livre.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.