Face à face tome 1 – Mercedes Ron

Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 301
Date de parution : 2 septembre 2020
Prix : 17,00€
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Résumé :  Ivory a 20 ans et vit aisément à New York : rien ne semblait pouvoir nuire à sa vie parfaite.
Mais le jour où elle est victime d’un enlèvement, alors qu’elle se promenait à Central Park. Son père est convaincu d’une chose : on lui fait passer un message et on veut l’atteindre.
Malgré sa libération, Ivory n’est plus la même, et sa vie non plus : elle n’est plus jamais seule et est en permanence accompagnée de son garde du corps, Sebastian Moore. Sebastian voue sa vie à protéger Ivory, surtout lorsqu’elle commence à recevoir des menaces de mort. Mais il n’avait pas songé à se protéger, lui… et d’Ivory elle-même.
Ivory est-elle vraiment prête à découvrir la vérité sur son passé et sa famille ? L’attraction qui s’est créée entre elle et son garde du corps les mettra-t-elle en danger ?

Mon avis : La couverture de face à face est très jolie. De près, on peut voir quelques paillettes ! Il ne m’en fallait pas plus pour me séduire, si ce n’est un résumé qui fait envie.

Un soir, Ivy se fait enlever dans Central Park. Même si elle en ressort indemne, son père lui attribue un garde du corps, qu’elle soit d’accord au non. Le tout étant de réussir à s’entendre avec le dit garde du corps.

Bon, bon, bon… Avec cette histoire d’enlèvement mis en avant dans le résumé, je m’attendais à une intrigue policière. Et ça démarrait plutôt bien. On ne sait pas pourquoi Ivy est enlevée et on perçoit nettement le danger et la nécessité d’avoir une protection. Mais ça s’arrête vite là. L’histoire vire vite à la romance impossible. Et ça a souvent le don de m’agacer.
Ici je n’ai pas vu la romance arriver de suite. Je m’attendais réellement à voir de la progression sur le pourquoi de l’enlèvement et voir le duo Ivy/Sebastian (le garde du corps) enquêter. Sauf que ce n’est pas ça qui se met en place. Mais des personnages qui se tournent autour.
Ivy change du tout au tout sur le temps du roman. De femme voulant être indépendante et vivre une vie normale, elle devient gamine capricieuse qui n’en fait qu’à sa tête. Généralement les personnages évoluent dans l’autre sens. J’ai trouvé Sébastian sans aucune consistance, même s’il est le narrateur de certains chapitres, je n’ai pas réussi à le comprendre.
Je me suis ennuyée à partir de la moitié du roman et la fin m’a laissée sans aucune réaction. Je ne l’ai même pas trouvée originale pour une romance. Vous vous doutez bien que je ne lirais pas la suite. Même savoir pourquoi Ivy a été enlevée ne m’intéresse pas, s’il faut encore lire comment Ivy et Sébastian se tournent autour.

Je remercie Hachette  pour cette lecture.

Rose rage – Illana Cantin

Éditeur : Hachette
Nombre de pages :  288
Date de parution : 9 septembre 2020
Prix : 15,90€
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Résumé : — T’as entendu parler de cette fille qui a été renvoyée parce qu’elle avait tabassé un mec dans la file de la cantine ? Il lui avait touché les fesses…
— C’est pas juste. C’est pas elle qui devrait être renvoyée, c’est lui. Et si j’avais un moyen de faire éclater la vérité au grand jour ?
Pour Rachèle, à la tête du journal du lycée,
il est impossible de laisser passer une nouvelle injustice.
Ça fait trop longtemps que ça dure.
Que tout le monde ferme les yeux.
Elle décide donc d’appeler toutes les filles, toutes les femmes de l’établissement à faire grève.
Il est temps pour elles de se faire entendre.
Il faut que certaines choses changent enfin.

Mon avis : Dans la lignée des romans féministes, celui-ci aussi m’a fait de l’œil. Nos droits ont évolué, mais notre vie quotidienne n’est pas simple pour autant en tant que femme.

Rachèle est une fille de terminale, elle travaille au journal du lycée. Quand elle entend parler du renvoi d’une autre lycéenne qui ne faisait que se défendre face aux harcèlement de certains garçons, qui eux n’ont pas été punis, elle décide que cela ne peut pas se passer comme ça.

J’ai aimé ce roman parce que je l’ai trouvé utile. Oui, il raconte une histoire, mais je trouve que ce que j’en ai retenu d’important, c’est qu’il explique pourquoi, de nos jours, certaines femmes, pour ne pas dire TOUTES les femmes ont des raisons d’être féministes. Même si nous avons gagné pas mal de batailles, la victoire totale est encore loin d’être atteinte.
Cette histoire explique, avec des mots simples, pour les femmes se battent toujours, pourquoi certains hommes font pire que mieux en voulant aider, pourquoi d’autres hommes ne comprennent pas pourquoi nous nous battons toujours et pourquoi d’autres encore ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire. Bon, n’oublions pas non plus, ceux qui ne comprennent rien et qui estiment que nous n’avons pas à nous plaindre.
Rachèle découvre le féminisme et ses nuances à travers le combat qu’elle mène maladroitement mais avec tout son cœur. Ce combat va la changer petit à petit, la faire grandir et surtout lui apprendre que rien n’est gagné, loin de là.
J’ai trouvé ce roman très instructif, en plus d’être distrayant, et je pense qu’il est à mettre dans toutes les mains des adolescents d’aujourd’hui, fille et garçon pour leur faire prendre conscience de la société dans laquelle nous vivons.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

3/35

My life matters – Jay Coles

♦ Éditeur : Hachette romans
♦ Nombre de pages : 250
 Date de parution : 4 juillet 2018
♦ Prix : 15,90€
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Résumé : « Je n’oublierai jamais Tyler. Je ne veux pas que le reste du monde l’oublie non plus. » Marvin Jonhson, 17 ans, est un excellent élève qui fait tout pour éviter les ennuis. Mais quand on est noir dans une Amérique de blancs, les ennuis ne sont jamais loin. Lorsque Tyler, son frère jumeau, va à une soirée organisée par un gang du quartier, Marvin l’accompagne, avec la ferme intention de veiller sur lui. Soudain, c’est le chaos. Descente de police, coups de feu. Marvin perd son frère dans la panique. Le lendemain matin, Tyler n’est toujours pas à la maison. Aucune nouvelle de lui. Lentement, la réalité s’impose : il a disparu. Pendant les jours qui suivent, Marvin et sa mère cherchent Tyler sans relâche. Jusqu’à ce qu’on leur annonce que le corps de Tyler a été retrouvé. Mais la vidéo qui tourne sur le web raconte une histoire encore plus glaçante : Tyler a été abattu par un policier, alors qu’il essayait de rentrer chez lui. Après ce drame, les réseaux sociaux s’emparent de l’histoire. Marvin semble être le seul à ne pas oublier que Tyler était plus qu’un fait divers…

Mon avis : Je connais les tensions entre les forces de police et la population noire aux États-Unis, elle revient régulièrement à la une de nos journaux télévisés, encore que moins chez nous que chez eux. J’aime lire des romans baser sur des « faits de société » (même si je n’aime pas trop ce nom), et My life matters m’a donnée envie.

Marvin a un frère jumeau : Tyler. Ce ne sont pas des jumeaux parfaitement identiques physiquement mais surtout ils ont des caractères totalement opposés. Cela m’empêche pas qu’ils s’aiment autant que des jumeaux. Leur vie n’est pas facile avec un père en prison, mais ils s’en sortent pas trop mal. Ils ont une vie plutôt tranquille. Jusqu’au jour où Tyler disparait.

Dès le début je me suis attachée à Marvin et à sa bande d’amis. Peut-être parce qu’il fait référence à Campus Show une série que j’aimais beaucoup quand j’étais ado, c’est plus facile alors de l’apprécié. C’est aussi un ado qui ne fait pas de bruit : des amis de longue date, des bonnes notes en cours et quelques parties de basket. Son frère jumeau est un peu plus sombre, plus secret, on en sait pas grand chose de lui.
Même si Marvin fait tout pour rentrer dans les cases et ne pas faire de vague, il n’empêche qu’il fait partie de la minorité noire d’un pays qui est encore majoritairement raciste. Il est toujours perçu comme une sale racaille noire et c’est quelque chose qui le blesse. Certains sont de suite catégorisés voyou rien qu’à cause de leur couleur de peau et il est difficile de changer tout ça.
C’est le thème du roman : comment faire accepter la diversité, comment faire pour que les autres acceptent que l’on soit leur égal (je parle de la population noire dans certaines villes du sud des États-Unis), que ce n’est pas parce qu’on est noir, hispanique ou asiatique qu’on fait forcément partie d’un gang, d’une mafia et qu’on fait des trafique… L’auteur veut lutter contre les idées reçues et montrer une autre vision de cette communauté noire qui veut elle aussi participer normalement à l’essor de son pays. Sans se faire moralisateur, il essaye de faire passer un message de paix et de vivre ensemble.

Ce livre rejoint The Hate U Give de Angie Thomas que j’avais aussi beaucoup aimé.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

59/60

Clean – Juno Dawson

♦ Éditeur : Hachette romans
♦ Nombre de pages : 372
 Date de parution : 20 juin 2018
♦ Prix : 18,00€
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Résumé : « Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.
Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.
J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.
– Nik ?
– Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.
Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »
Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.
Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.
Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?

Mon avis : Je ne suis pas très au fait sur les drogues et encore moins sur les cures de désintoxications. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de ce livre, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus.

Lexi est une fille de riche qui passe sa vie à faire la fête après avoir été virée du lycée. Elle est la spécialiste de tous les excès. Jusqu’au jour où la drogue risque de l’emmener trop loin et que son frère la conduit en cure de désintoxication.

J’ai dévoré ce roman en une journée. Impossible de le fermer le soir dans mon lit (heureusement que je ne commençais pas tôt le lendemain). J’ai de suite aimé Lexi et j’ai voulu connaitre la fin de son histoire. Bon d’accord, elle a un côté gosse de riche qui donne parfois envie de lui filer des baffes, mais dans l’ensemble on ressent toutes ses blessures, on compatit à toute ses faiblesses, on a envie de la prendre dans nos bras et de lui dire que tout ira bien.
Je sais que, quelque soit l’addiction, il est difficile de cesser de s’y adonner. Ce n’est pas qu’une question de volonté, si l’on n’est pas aidé, on a aucune chance d’y arriver. L’auteure arrive très bien à nous retranscrire tout ça : la douleur d’être sevrée, la difficulté de progresser, celle de ne pas céder de nouveau à ses anciens travers… C’est une lutte de chaque instant qui ne s’arrête plus jamais, qu’on poursuit toute notre vie. Tout cela est présenté sans aucune condescendance ni esprit moralisateur. Juno Dawson nous expose juste comment certaines personnes en arrivent là et comment il est dur de remonter la pente.
Tous les personnages rencontré dans l’histoire sont criants de vérité et attachant. J’ai vraiment passé un très bon moment avec eux. Un seul petit bémol et la fin un chouilla trop romancé à mon goût, mais le tout tient très bien la route.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

55/60

Love, Simon – Becky Albertalli

♦ Éditeur : Hachette romans
♦ Nombre de pages : 315
 Date de parution : 30 mai 2018
♦ Prix : 17,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Moi, c’est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. J’ai deux sœurs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue.
Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay.

Mon avis : Ce livre, je le vois partout depuis quelques temps, et encore plus depuis que son adaptation est sortie au cinéma. D’ailleurs faut que j’aille le voir ! Mais avant d’y aller je voulais lire le roman.

Simon est gay, mais personne ne le sait. Enfin personne, non pas tout à fait, son mystérieux correspondant est le seul à le savoir. Mais quand il laisse la page web de sa boite mail ouverte et qu’on en profite pour le faire chanter, sa vie pourrait bien basculer…

Comme tout le monde en parlait en bien, j’avais hâte de le commencer. Et j’ai eu beau faire, je n’ai pas accroché à ce roman que j’ai trouvé plat… Je n’aurais peut-être pas dû le lire en même temps que je regardais la première saison de 13 reason why à laquelle j’ai plus qu’accroché (Mais ça c’est une autre histoire !).
Je n’ai pas réussi à m’attacher à Simon et à sa bande d’amis. Je ne sais pas qu’il a manqué, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, parce qu’ils sont somme toute assez semblable à ceux que j’ai l’habitude de rencontrer dans les romans que je lis. Les événements s’enchainent trop vite, trop facilement, donnant l’impression qu’en étant trop facile, les événements ne sont pas réels. C’est du moins l’impression que j’ai eu à ma lecture et ça m’a drôlement déçue parce que j’attendais beaucoup de ce roman. Mais ça fait flop 😦
Pourtant ce roman avait tout pour me plaire sur le papier : une bande d’ados soudée, des premiers émois, un coming out, des petites tensions, des explications, des ados qui grandissent ensemble… Ce que j’apprécie d’ordinaire mais qui cette fois-ci n’a pas réussi à me séduire. Mais je ne baisse pas les bras pour autant, j’ai bien l’intention de lire l’autre roman de l’auteur, « Leah à contretemps » dans les jours qui suivent.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

44/60