Cœur de Brindille – Yves-Marie Robin

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 188
Date de parution : 10 juin 2015
Prix : 15,50€ Notepaillons4

51u99XvNBYLRésumé : Été 1975, Cité des Biscottes, dans le Nord de la France. Lolita dite Brindille, une adolescente de 15 ans, vit seule avec sa mère, alcoolique notoire. En vraie « fleur de béton », Brindille ne rêve que de partir – d’abord et avant tout, pour revoir son frère aîné Angelo, incarcéré à Marseille.
C’est à l’occasion d’une rencontre foudroyante avec un jeune jongleur travaillant dans un cirque tzigane qu’elle concrétise ce désir… au grand désarroi de son professeur de lycée, très attaché à cette élève atypique qui va se lancer à sa poursuite. Mais Lolita laisse peu de traces ; lancée sur les routes avec le cirque, elle apprend le métier, change d’identité, s’adapte aux péripéties en suivant son instinct, toujours. En cargo, à pied ou sur la selle d’un scooter, elle ira jusqu’au bout de son aventure…
… par le chemin où naissent les légendes !

Mon avis : Ce nouvel opus des éditions Sarbacane dans la collection Exprim’ m’a séduite de la même façon que les autres. Cette collection est une de mes préférées parmi les collections jeunesses. Cette 4ème de couverture et cette jolie couverture ont réussi également à me tenter.

Lolita, dite brindille, a 15 ans et vit dans une citée HLM du nord de la France. Elle se langui de son grand frère incarcéré dans une prison de Marseille et ne rêve que d’aller le voir au parloir. Quand un cirque s’installe dans son quartier et qu’elle décide de le suivre, sa vie change.

La lecture de ce court roman a été rapide, mais pas pour autant pauvre en sensations. J’ai aimé suivre Lolita dans ses aventures, découvrir par ses yeux la France du milieu des années 70 (celles qui m’ont vue naître :-P), la vie avait l’air beaucoup plus simple et sure à cette époque. La petite brindille n’a pas la vie facile, mais elle garde tout de même une fraîcheur et une bonne humeur face à ce qu’elle doit traverser. Elle fait également face à tout sans perdre l’espoir que cela s’arrange un jour. Elle porte une jolie leçon d’espoir.
Ce livre est frais et léger, il se lit comme on aspire un bon bol d’air frais. Même si tout n’est pas facile pour les personnages, l’espoir et la bonne humeur qu’il véhicule fait que nous refermons le livre plus léger avec le sourire aux lèvres.
L’histoire pas elle-même est assez simple et rapide. Tous s’enchaîne rapidement, mais elle est à l’image de son personnage principal : franche et directe. Pas la peine de s’encombrer avec les détails, ce qui compte c’est de passer un bon moment et de palpiter de vie avec Lolita.
Le livre prend parfois certains raccourcit, qui laissent penser que la vie est vraiment facile, mais ce n’est pas grave, ce qui compte c’est être emporté par le tourbillon brindille et d’espérer avec elle arriver à son but : revoir son frère, tout en s’enrichissant des rencontres qu’elle fait durant son périple.

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

63/100

63/100

Les petites reines – Clémentine Beauvais

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 270
Date de parution : 1er avriil 2015
Prix : 15,50€ Notepaillons5

51r2qMcc16LRésumé : À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment.

Mon avis : La collection Exprim’ a réussi à me surprendre dès le début et dès qu’elle sort un nouveau roman je ne peux m’empêcher de céder à l’envie La le lire.

Trois jeunes filles ont été proclamées boudin par les élèves de leur lycée. Bien décidées à ne pas se laisser abattre, elles ont pour projet de rejoindre Paris pour le 14 juillet, chacune pour des raisons bien à elle.

Dès le début j’ai été séduite par Mireille et son humour décapant. Face à sa « condition » physique elle a développé un humour à tout épreuve, pour faire face à chaque situation. C’est sa carapace à elle face à la méchanceté des autres. Et son humour s’accorde franchement avec le mien, j’ai souri et même ri parfois. Elle est un peu la meneuse du petit groupe et j’aime sa façon de voir les choses.
Ces deux autres accholites, Hakima et Astrid n’en reste pas moins en retrait, elles ont des caractères différents et complémentaires, qui ramènent parfois Mireille dans la réalité. L’alchimie prend bien entre ces trois là et cela a été pour mon plus grand plaisir.
J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure. Elle est incisive et légère malgré tout. Tout en gardant un ton léger elle arrive à nous faire passer des messages importants, tel la tolérance et le pardon. Des qualités que l’on a tendance à oublier dans notre société actuelle. Sans aller dans le mélodramatique et le pathétique, au contraire en racontant une histoire complètement loufoque, elle arrive à captiver son publique et à le passionner. J’ai lu ce livre rapidement tellement j’étais en bonne compagnie avec les trois boudins et que je voulais savoir la fin de l’histoire, le pourquoi de ce périple et voir cette l’arrivée sur Paris.
Comme d’habitude, j’ai passé un excellent moment avec ce roman de la collection Exprim’.

Je remercie la collection Exprim’ de cette lecture.

 

49/100

49/100

 

La boite – Anne-Gaëlle Balpe

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 188
Date de parution : 4 février 2015
Prix : 15,50€ Notepaillons4

Couv-La-BoiteRésumé : Malt et Jen, deux jeunes désœuvrés, traînent leur ennui dans la ville d’Edens. Chaque jour, ils viennent sur le même banc. Et un jour, sous ce même banc, ils trouvent une boîte. Qui contient de l’argent et un numéro de téléphone. Le lendemain, une autre boîte. Qui contient encore plus d’argent. Et un message en prime : « Plus d’argent en échange d’un service ». En acceptant cette proposition, ils entrent dans le maillage d’une organisation tentaculaire qui ne les laissera plus s’échapper. S’engage alors une course-poursuite haletante, sur fond de trahison et de secrets révélés dont personne ne sortira indemne.

Mon avis : La collection Exprim’ propose toujours des livres qui me font envie et ce policier n’a pas pas exception à la règle.

Jen et Malt sont des jeunes désœuvrés dans une ville où ils n’ont aucune perspective d’avenir. Jusqu’au jour où une boite avec de l’argent et un numéro de téléphone leur offre une alternative.

Je ne sais pas à quoi je m’attendais réellement en commençant ce livre, à une enquête mener par des jeunes, à une course poursuite, à un road moovie… En fait ce livre est un mélange de tout ça plutôt bien équilibré. Je n’aurais qu’un reproche à lui faire c’est qu’il est un peu trop rapide et que certains événements arrivent trop facilement à mon goût.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Malt. Jeune adulte La 20 ans avec qui la vie n’a pas toujours été tendre. Il est le reflet de beaucoup de jeune d’aujourd’hui qui on l’impression d’avoir tirer le mauvais numéro à la loterie de la vie. Il est plutôt fataliste, il a conscience que ses rêves ne se réaliseront sûrement pas et qu’il aura la même vie que ses parents. C’est un gamin un peu paumé mais qui garde tout de même le sens des réalités. Il se retrouve plongée dans une situation qui La prime abord paraît surréaliste alors qu’en fait, elle doit être le quotidien de pas mal de jeunes que ma société n’a pas épargnée. L’aventure qui l’entraîne, il ne l’a pas vraiment choisi, il la subit au départ, mais finalement il décide que c’est lui le maître La sa vie et qu’il ne vas pas se laisser mener comme un rondin sur une rivière déchaînée. J’ai beaucoup aimé cet état d’esprit qui, je pense, fait la force du récit.
Maintenant l’enchaînement des événements et la fin sont un peu trop faciles à mon goût, j’ai eu l’impression rester sur ma faim. C’est tout La même un très bon livre avec lequel j’ai passé un bon moment.

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

30/100

30/100

Les géants – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 284
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons5

image.htmlRésumé : Ça se passe sur la Côte Basque.
Les Géants, ce sont eux : Marius, le fils, surfeur, son besoin d’ailleurs. Auguste, le père, marin pêcheur, cramponné à la vie qu’il s’acharne à offrir à ses enfants. La soeur, Alma, qui veut exister dans cette famille patriarcale…
… et qui cache à tous son idylle avec Estéban, ami d’enfance de Marius ; sa famille à lui s’accroche dans un mobilehome à l’année. Et d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre, les deux clans se serrent les coudes.
Tous là, unis dans cette région brute, irréductibles.
Soudain, la vague arrive. César, le grand-père de Marius, revient d’entre les morts ; et avec lui, de lourds secrets couvés comme un trésor de guerre…

Mon avis : J’ai lu Je suis sa fille de cet auteur et le livre m’avait bien plus. La 4ème de couv’ de celui-ci a aussi titillée ma curiosité, et comme je suis faible, j’ai cédé.

Une famille « classique » vivant au pays basque. Le père est pêcheur, la mère fait les marchés, le fils est surfeur au chômage, la fille repasse son bac et est serveuse pour payer ses études. Une famille somme toute classique. Jusqu’au jour où le grand-père refait surface, bousculant cet équilibre que les parents ont mis tant de cœur à mettre en place.

Une fois le livre en mains, j’ai eu le loisir d’admirer sa couverture dans son entier. Rien qu’à la regarder on perçoit les grands espaces, l’océan qui s’étend à perte La vue, on sent le soleil nous chauffer la peau et l’ai marin déposer son sel sur nos lèvres. Elle nous donne envie de partir au bord de l’océan pour plonger nos pieds dans le sable chaud. Après l’avoir savouré, j’ai ouvert le livre et commencé ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y immergé. Je suis restée en surface sur le début. Les personnages me plaisaient, les tempéraments de feu de Marius est Esteban, les deux amis inséparables, le père taciturne qui cache un cœur d’or, la mère qui veille sur la famille comme une louve sur ses petits, tous m’ont séduite, mais je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. J’ai persévérer et j’ai bien fait ! Parce que ce livre est une jolie histoire pleine d’émotions. Je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, mais une fois harponnée, je ne l’ai plus lâchée.
Cette histoire de famille pas si ordinaire vous prend souvent aux tripes, trouvant parfois échos dans votre histoire personnelle (tout le monde a des non-dits dans sa famille), et a aussi un côté romanesque qui fait rêver. Un petit bémol tout de même, certains rebondissements sont un peu cousu La fils blancs, certaines répliques assez téléphonées, mais ça donne aussi un petit côté rétro au roman sûrement voulu par l’auteur (faudrait lui demander).
Je connais peu (voire pas) le monde des gangsters évoqué dans ce roman et j’ai apprécié de le découvrir, même si le point La vue est plutôt extérieur. J’ai beaucoup aimé ce livre et sa fin ouverte, qui permet à chacun de le terminer comme il le veut, et de continuer à y penser pendant quelques temps encore…

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

18/100

18/100

Le noir est ma couleur tome 2 – La menace – Olivier Gay

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 316
Date de parution : 8 octobre 2014
Prix : 11,90€ Notepaillons5

9782700242874-GRésumé : Mage Noire effrayée par le pouvoir qui grandit en elle, Manon hésite à rendre la mémoire à Alexandre, témoin de la bataille qui a fait rage entre Mages et Ombres. Malgré tout, le bad boy séducteur garde des réminiscences de scènes qui le déroutent. Il repousse avec succès les nouvelles attaques d’Ombres, échappe à une explosion et s’interroge, avec la jeune fille, sur l’entité qui anime les créatures. De qui s’agit-il ? De Brandon le lycéen américain à l’étrange comportement ? D’un nouveau Mage ?   Le deuxième volume d’une série d’Olivier Gay qui s’inscrit dans le monde réel avec des touches de fantastique et un volet sentimental très actuel. Les deux héros, une jeune fille discrète Mage Noire et un adolescent aussi ordinaire que rebelle, portent une double narration inventive, crédible et riche en péripéties. En arrière-plan, des questionnements adolescents – image de soi, communication, rapport à l’avenir – séduiront le lecteur.

Mon avis : Ayant été agréablement surprise par le premier tome, et vu sa fin très « Oh ! mon Dieu ! », j’avais très envie de connaître la suite des aventures d’Alex et Manon.

Après les mésaventures qui les ont unis dans le premier tome, nos deux héros doivent affronter de nouveaux problèmes, mais avec des contraintes en plus (oui, je sais je suis obscures dans mes explications, mais c’est fait exprès, sinon je vais vous gâcher le plaisir La la découverte).

Les personnages d’Alex et Manon sont vraiment les points forts de ce roman. Ce sont deux personnages qu’on ne peut pas faire autrement qu’aimer. Ils ont des caractères forts tous les deux et ne font que se chercher pendant tout le roman. Ils affrontent les éléments paranormaux sans sourciller, se serrant les coudes et gardant malgré tout leur humour. J’ai vraiment apprécié leur échanges et même leurs apartés.
L’intrigue prend en profondeur, en complexité. Après la présentation du monde dans le 1er tome, l’auteur creuse un peu plus et titille notre imagination. Certains rebondissements sont prévisibles mais dans l’ensemble je me suis laissée porter et j’ai adoré avancer pas à pas. On en apprend aussi plus sur la magie que pratique Manon et sa famille et sur leur univers, leur mode de fonctionnement, de quoi avoir matière à faire par la suite.
Ce qui m’a plus aussi dans ce livre ce sont les références musicales, je ne connais pas l’âge de l’auteur, mais il s’y connaît en musique jeun’s ! Je pense que mes neveux s’y seraient retrouver, moi j’ai fait des découvertes (bon après recherches il est un chouilla plus jeune que moi).

Mais le plus fort c’est que l’auteur a réussi à nous faire cette fois-ci encore une fin à la « Oh ! Mon Dieu ! ». Vous pensiez que ce n’était pas possible mais si, Olivier ose et nous le fait une deuxième fois. Et là on a envie de le maudire, mais surtout de connaître la suite.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

16/100

16/100

1/60

1/60