Faux amis – Linwood Barclay

♦ Éditeur : Belfond
♦ Nombre de pages : 496
♦ Date de parution : 6 septembre 2018
♦ Prix : 21,90€ le livre, 14,99€ l’ebook
♦ Acheter : Amazon livre et Amazon numérique

Résumé : Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

Mon avis : J’ai découvert Linwood Barclay avec La fille dans le rétroviseur et j’ai eu envie de lire d’autres romans de cet auteur. Je m’aperçois juste que je le fais un peu dans le désordre.

L’écran du drive-in s’écroule sur les spectateurs lors de sa dernière soirée. Cela secoue la petite bourgade déjà mise à mal par des agressions sur le campus de l’université et des meurtres assez sauvages.

Comme je le disais plus haut, je me suis aperçue après quelques pages qu’il me manquait un épisode, c’est à dire le livre d’avant Fausses promesses édité en début d’année chez Belfond également (je me rattraperai plus tard). Cela m’a un peu déstabilisée…
J’ai retrouvé Cal, présent dans La fille dans le rétroviseur, mais aussi découvert une ribambelle de personnages que je ne connaissais pas et j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver ! Cela ne m’a pas tant dérangé que ça au final, surtout que j’ai apprécié tous les recoupements entre chacun. C’est une excellente façon de se rendre compte que Promise Falls est une toute petite ville où tout le monde se connait. Et c’est encore plus facile de s’attacher à eux. Surtout que l’auteur ne les épargne pas ! Chacun a eu son lot de malheurs ! C’est même un peu trop pour une seule ville ! On se croirait dans une sorte de zone géographique où tout le monde a souffert.
L’intrigue est également très bien ! Je me suis régalée tout le long de ma lecture. Même s’il me manquait quelques éléments, j’ai tout rattrapé très rapidement.  Et j’ai suivi tous les personnages dans leur quête respective, et je dois dire qu’il y en avait quelques unes !
Comme avec le roman lu  précédemment , j’ai passé un très bon moment et j’ai hâte de connaitre la suite, et, une fois n’est pas coutume, de découvrir aussi le début ^^

Je remercie Belfond pour cette lecture.

Les histoires cruelles finissent mal (en général) – Nicolas Cauchy

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 258
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  18,00€ Notepaillons3.5

41R6F01bQvLRésumé : Pourquoi ce cadre d’entreprise tente-t-il désespérément d’effacer son numéro de portable inscrit sur le mur ? Qui sauvera cette jeune fille offerte au caïd local ? Et qui a bien pu souhaiter la mort du grand écrivain si talentueux ? Cette année, Noël sent le sapin avec les 24 anti-héros de ces Histoires cruelles qui finiront vraiment très mal (en général). Petits arrangements entre ennemis et bassesses quotidiennes, micmacs de couples à la dérive et vengeances bien macérées : bienvenue dans le monde merveilleux des pères-Noël assassins et des calendriers de l’avent macabres…

Résumé : Je ne suis pas fan des nouvelles, que je trouve trop courtes et qui me frustre, mais le titre de ce recueil à réussi à lui seul à faire pencher la balance de son côté.

L’auteur réuni dans cet ouvrage des nouvelles policières autour de Noël.

J’ai lu ce livre juste après Noël et il était de circonstance ! Je m’attendais à des histoires d’amour (peut-être à cause du titre qui fait me penser à une chanson bien connue) mais en fait ce sont plutôt des histoires un peu glauque autour de meurtres. Mais il ne m’a pas déplu pour autant, bien au contraire.
C’est une façon un peu hors du commun d’aborder le thème de Noël, mais c’est bien aussi, parce que tout ne se passe pas toujours comme dans un dessin animé de Walt Disney (même si perso, j’aimerais bien !).
L’auteur nous présente tout une galerie de personnages, du plus innocent (en apparence) au plus impressionnant. Il parle d’histoire banale comme de plus complexe avec le même ton. Il nous les raconte comme n’importe quel conte de Noël dont la chute ne serait pas heureuse. C’est un recueil de contes destinés aux aigris ou anti-Noël.
J’ai passé un très bon moment lecture avec ce livre avec ces nouvelles d’une dizaines de pages qui se lisent très vite.

Je remercie Belfond pour cette lecture.

L’innocence des bourreaux – Barbara Abel

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 336
Date de parution : 14 mai 2015
Prix : 18,50€ Notepaillons4

41oWprcD0DLRésumé :   Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé sa fille de trois ans seule à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d’acheter ce qui manquait pour son repas. Parmi eux, un couple adultère, parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent… Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour récupérer quelques dizaines d’euros. Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s’inversent, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l’horreur. Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière est mince. Si mince…

Mon avis : Les éditions Belfond proposent de bons thriller et le résumé de celui-ci m’a fait très envie.

Imaginez. Vous allez faire des courses comme d’habitude dans votre supérette de quartier et là entre un braqueur. Qui chamboule votre vie, comme celle de tout ceux qui sont présents dans ce magasin. Mais pas forcément de la manière qu’on aurait pu supposer.

Ce livre est dérangeant. Mais dérangeant dans le bon sens parce que certes ce qui s’y passe n’est pas conventionnel, mais on ne peut que se poser la question de savoir comment on aurait réagit dans la même situation.
La situation de départ est somme toute banale, une supérette, un braquage, des otages cela arrive malheureusement. Mais l’auteure arrive à en faire une situation atypique. Rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu dans la vie, mais ici même c’est assez extrême. Il est difficile de vous en parler sans trop vous en dévoiler, donc je mesure mes mots, ça serait vraiment dommage de vous gâcher la découverte lors de votre lecture alors que moi j’ai dévoré ce livre.
Ce livre trouve échos dans les tristes événements de ce début d’année en France, mais le point de vue de l’auteure est totalement différent. Ici pas de terroristes, mais des vies qui se croisent, qui se trouvent chamboulées dans leur quotidien pour certaines, et à jamais et plus profondément pour d’autres pour d’autres.
On sait tous, plus ou moins ce qui pousse une (ou des) personne à faire un hold-up, et ce n’est pas sur cette raison que l’auteure a décidé de faire son roman, ce qui l’intéresse c’est de nous montrer « l’aventure humaine », l’interaction entre braqueur et otages, et entre les otages eux-mêmes. L’accent est mis sur l’humanité La chacun et c’est encore plus perturbant à lire. Je ne suis pas sortie indemne La cette lecture. Même si je sais depuis longtemps que rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, ce livre me l’a encore prouvé, et cela fait quelques jours qu’il me trotte dans la tête avec la même question « qu’aurais-je fais dans la même situation ? ».

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.

La voie des âmes – Laurent Scalese

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 624
Date de parution : 19 mars 2015
Prix : 21,90€ Notepaillons4

51BuG7k1CsLRésumé : Elles sont partout, elles sont invisibles, elles se sont emparées de nos corps et veulent nous posséder. Ce sont les âmes noires de nos ancêtres. Un seul homme pourra les combattre. Pour sauver la femme qu’il aime…

Richard Neville est un flic français comme il en existe peu. En touchant la main d’une victime il parvient à reconstituer les derniers instants de la vie de celle-ci, et à identifier son assassin – ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité par les polices du monde entier. Cette fois à NY il est parti en mission accompagné de sa femme Clara… assassinée en pleine journée à Central Park. Lui, le super flic, n’a pas pu protéger l’amour de sa vie, la mère des ses enfants… Mais dès le soir du meurtre d’étranges incidents surviennent : Richard pense d’abord que Clara cherche à communiquer avec lui de l’au-delà. Jusqu’à ce qu’une femme étrange le visite pour lui proposer un marché incroyable : revenir quelques instants avant le meurtre de sa femme pour qu’il essaie de la sauver, en échange de son obéissance aveugle…

Mon avis : Je ne connais pas l’auteur et j’ai trouvé la couv’ plutôt moyenne, mais le résumé lui m’a vraiment emballé. J’aime les policiers et celui-ci est teinté de paranormal, il n’en faut pas plus pour me convaincre.

Richard est un policier qui a un don, en touchant les victimes il peut revoir leur 5 dernières minutes de vie. C’est grâce à ce dont qu’il se retrouve à New York à aider pour une enquête. Seulement il n’avais pas prévu l’assassinat de sa femme qui l’accompagne et la proposition qui va en découler.

J’ai eu un peu La mal avec le début du livre. Enfin pas vraiment le début, les premières pages m’ont de suite plu puis j’ai perdu un peu d’intérêt, l’auteur se perdant un peu trop dans trop La descriptions pour moi. Ensuite il a réussi à me re-captiver sans que je m’en aperçoive et les pages ont défilé à une vitesse folle. Le livre est plutôt conséquent avec ses 624 pages, mais je l’ai lu assez vite.
Richard est de ces personnages qu’on aime de suite, à la fois classique et plein de surprises. Je ne pensait pas le mélange possible, mais finalement si. C’est une personne intègre qui peut parfois faire des erreurs de choix à cause de ses sentiments, un peu comme chacun d’entre nous et ça le rend vraiment accessible.
J’ai aimé le duo qu’il fait avec l’enquêteur New-yorkais Mike est complémentaire. Tous les deux confrontés à des éléments paranormaux, qui ne devraient pas être possible pour tout esprit cartésien, réagissent différemment mais réussissent tout de même à progresser et à faire avancer l’enquête.
La force du roman est les détails dont il foisonnent, autant sur les personnages, que sur la ville, l’Histoire… ce livre on le visualise clairement, chaque scène est très nette. Les personnages sont complets : on connaît leur passé, leur vie actuelle, leur caractère, leurs pensés… Ce qui aurait pu alourdir la lecture, faire passer l’intrigue à un second plan, mais pas du tout, ça lui donne de la profondeur et nous donne envie de prolonger le plaisir de la lecture.
Le paranormal est également très bien amené, il s’intègre de façon naturelle dans l’enquête policière, dans la vie des personnages. Le tout donne une intrigue complexe qui ravira les amateurs d’enquête policière que ceux des pouvoirs paranormaux.

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.

Maboul kitchen – Nadine Monfils

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 233
Date de parution : 26 février 2015
Prix : 19,00€ Notepaillons5

51XJwqy+EILRésumé : Avec l’aide de quelques zinzins triés sur le volet, Mémé s’envole vers son rêve : ouvrir un palace à Saint-Amand-sur-Fion. Après avoir épousé le proprio, un vieux solitaire rencontré à l’asile, elle passe son voyage de noces à Etretat pour le charme de ses falaises. Une fois veuve et héritière, à la tête du domaine avec une équipe de pétés du bulbe et un cuisinier maboul, la vieille monte une arnaque pour financer les travaux de la baraque en ruine. Sa stratégie pour plumer les gens ? Une vierge qui s’illumine et attire la foule criant au miracle. Lourdes peut aller se rhabiller. Le miracle qu’elle vise, elle, c’est de rassembler assez de fric pour se payer un relooking à faire pâlir Pamela Anderson. Son but, inexorable : reconquérir Jean-Claude Van Damme. Mais ça pourrait bien virer au boxon et à l’Auberge Rouge…

Mon avis :  Je suis devenue une fan de Nadine Monfils un peu par hasard, mais depuis que je suis tombée sur un de ses livres je n’ai pas arrêté de les enchaîner, et ceux que je n’ai pas lu sont en bonne place sur ma wishlist. Alors dès que celui-ci est sorti, je l’ai vite dévoré.

Dans cet opus Mémé Cornemuse a décidé d’ouvrir un hotel- restaurant mais le tout assaisonné à sa sauce ! Ce qui veut dire que ce n’est pas de l’avis de tout le monde et un peu un marge de ce qu’on a l’habitude de connaître.
J’ai lu ce livre sur un après midi. La lecture est très rapide les courts chapitres et les péripéties s’enchaînent et on ne voit pas défiler les pages. Je pense que le livre est à l’image de l’héroïne mémé cornemuse qui ne s’embarrasse avec rien et surtout pas avec la mauvaise conscience (si tant est qu’elle en ait une, de conscience), il vif et tranche rapidement. Pas le temps de réfléchir aux conséquences que l’action est déjà faite (pour ne pas dire la connerie).
Fidèle a elle-même mémé cornemuse n’en fait qu’à sa tête et ne laisse personne se mettre sur sa route. Elle ne fait pas dans la demie mesure et dans son monde tout doit se passer comme elle le désir. De toute façon elle n’a même pas conscience des autres mondes qui l’entourent, des autres tout court d’ailleurs.
J’ai encore une fois passé un bon moment avec les frasques de mémé cornemuse. Ce personnage est une caricature de la femme égoïste et méchante et surtout idiote sur les bords et qui retombe toujours sur ses pieds malgré ça. Mais on aime la détester, elle représente tout ce qu’il y a de plus mauvais chez chacun d’entre nous. Et c’est plus facile de la détester elle et tous ses travers plutôt que de se remettre profondément en question. Elle est là pour nous faire passer un bon moment et sert en quelque sorte d’exutoire.
En tout cas je la retrouve à chaque fois avec plaisir et j’attends avec impatience le prochain livre.

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.