Une collection de trésors minuscule – Caroline Vermalle

 Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 272
Date de parution : 13 mars 2014
Prix : 19,00€

71G-DSFVO2L._SL1500_Résumé : La trentaine séduisante, Frédéric Solis est un brillant avocat qui collectionne les succès et les tableaux impressionnistes. Son assistante, Pétronille, n’a d’yeux que pour lui mais il ne la voit pas, tout à son ambition et à son appétit de collectionneur… jusqu’au jour où un notaire lui annonce qu’il a fait un mystérieux héritage. Persuadé d’avoir touché le jackpot, Frédéric tombe de haut lorsqu’il découvre que son legs consiste en quelques tickets de métro et en une étrange carte aux trésors. Et puis la chance tourne. Quelques mauvaises affaires, et le voilà acculé : ses clients disparaissent et ses biens sont saisis. Il ne lui reste plus qu’à suivre la trace de l’étrange héritage, tandis que dans l’ombre Pétronille fait tout pour l’aider. De rencontre en rencontre et de surprise en surprise, le jeu de piste légué par un défunt bienveillant lui permettra de regarder, enfin, la vie au fond des yeux. Quand un flirt avec la dérive se transforme en aventure trépidante et savoureuse, généreuse et… amoureuse.

Mon avis : Je n’avais pas prévu de lire ce livre, mais l’ayant reçu, les jolies couleurs pastelles de la couverture et le résumé m’ont donné envie de faire connaissance avec les personnages de cette histoire contemporaine.

Frédéric, brillant avocat, est au bord de la ruine à cause de sa passion pour les tableaux impressionnistes. Il est tellement pris par son boulot et sa passion qu’il remarque à peine sa timide assistante Pétronille. Un jour la vie de Frédéric bascule, il reçoit en héritage une carte au trésor qui lui fait oublier tout le reste.

Ce livre est un conte de noël moderne. Il se déroule en décembre et ce que j’en ai retenu en le refermant c’est un grand message d’espoir.
Il se lit très vite. La plume de l’auteure est franche et efficace. Elle arrive à nous décrire les personnages rapidement et à nous les faire aimer instantanément. J’ai perçu les fêlures de Frédéric à travers son image d’avocat sûr de lui et de quarantenaire à qui tout réussi dans la vie. J’ai compris très vite que Pétronille avait un cœur grand comme ça handicapée par sa timidité. Ces deux là se côtoient sans vraiment ce connaître, un peu comme deux droites parallèles, jusqu’au jour où le destin va chambouler la vie de chacun.
Ce livre véhicule plusieurs messages pour moi. Tout d’abord qu’on ne peut jamais vraiment maitriser totalement sa vie, qu’il y un toujours un facteur variable qui peut tout faire basculer. Que malgré toutes les précautions qu’on prend, les sécurités qu’on pose, un tout petit événement peut tout changer. Ensuite, que l’espoir est toujours permis, même quand on pense que tout est foutu. Et enfin, qu’on ne choisi pas sa famille, mais que celle-ci peut quand même être bien et que si ce n’est pas le cas on peut s’en choisir une.
Cette lecture est légère même si les thèmes abordés ne le sont pas. L’auteure arrive toujours à nous faire sourire au milieu de la tristesse d’une scène. Une vraie bouffée d’oxygène au milieu de notre quotidien parfois morose.

Je ne connaissais pas Caroline Vermalle mais je pense que je vais me pencher sur ce qu’elle a pu écrire d’autre.

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.


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Mémé goes to Hollywood – Nadine Monfils

 Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 228
Date de parution : 20 février 2014
Prix : 19,00€ Notepaillons4.5

9782714456557Résumé : Attention, Mémé Cornemuse est de retour ! Au programme : un road movie en baraque à frites puis en cargo, des préparations culinaires fantaisistes, voire mortelles… et, au bout du tunnel, une rencontre avec Jean-Claude Van Damme himself. Enfin, peut-être. Mémé Cornemuse a décidé d’aller rencontrer son Dieu : Jean-Claude Van Damme. Comme il tourne à Hollywood, il faut qu’elle trouve du pognon sans bosser. Elle s’inscrit donc à l’émission de Jacques Pradouille, Adoptez-moi. Objectif : arnaquer la famille d’accueil, des bourgeois qui rêvent d’une mamy confitures pour leurs mouflets. En deux temps, trois mouvements, Mémé se casse avec leurs économies et une camionnette aménagée en baraque à frites, direction le port du Havre, où elle se fait embaucher comme cuisinière sur un cargo. Mais ses talents culinaires déciment les marins, et les survivants préfèrent la débarquer sur une plage de la mer du Nord, où elle apprend avec indignation le kidnapping de JCVD. Les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir, Mémé a la pantoufle tueuse, ça va saigner !

Mon avis : Pour ceux et celles qui me suivent régulièrement vous savez que je suis fan de Nadine Monfils, que j’ai découverte par hasard (là je dois un grand merci aux éditions Belfond) et c’est en tapant dans les mains comme une gosse que j’ai réceptionné et commencé ce livre quasiment dans la foulée.

Dans ce roman, nous retrouvons Mémé Cornemuse qui s’est mise en tête d’aller à Hollywood retrouver JCVD (Jean-Claude Van Damme pour les non initiés) pour l’épouser. Et quand Mémé Cornemuse a une idée en tête, elle l’a pas ailleurs comme qui dirait (bon, en vrai je pense autre chose, mais en ch’ti vous comprendriez pas). Là voilà partie, gare à qui voudrait se mettre sur son chemin, et dommage pour celui qui s’y trouve par hasard.

J’adore l’humour de Nadine Monfils qui n’y va jamais avec le dos de la cuillère. Elle appelle un chat un chat et une bite une bite (attention, pour cette avis, je me la joue Nadine, donc moi aussi j’appellerai les choses par leur nom en espérant ne pas vous choquer). Et encore une fois j’ai passé un excellent moment à suivre les aventures loufoques de Mémé Cornemuse. Encore une fois, c’est rocambolesque, tiré par les cheveux, exagéré dans un sens comme dans l’autre : on a autant des personnages sadiques que des naïfs, plein de gros mots, de références belges… et on se régale ! Enfin moi c’est sûr, je me suis régalée !
Comme à chaque fois à la lecture d’un livre de Nadine Monfils, j’ai un léger sourire qui ne me quitte pas quand je ne ris pas franchement. Je déconnecte totalement du réel et le laisse emporter par les aventures des personnages dans ce lieux imaginaire qu’est Pandore (d’ailleurs je n’arrive pas à définir si c’est en France ou en Belgique) et sur les plages de Belgique. Dans ce livre, pas de réelle enquête policière, comme j’ai pu en livre dans les tomes du Commissaire Léon ou dans les vacances d’un sérial Killer, ou encore la vieille qui voulait tuer le bon dieu, mais bien une aventure sans queue ni tête à la totale mode Mémé Cornemuse ! Un vrai délice dans le genre burlesque. Le petit hic c’est que c’est parfois « trop ». Bon c’est la marque de fabrique du personnage le trop mais c’est parfois un peu fatiguant…
Quoiqu’il en soit, je guetterai avec impatience le prochain titre de l’auteure.

Le petit plus : Le même jour est sorti en poche « La vieille qui voulait tuer le bon dieu » du même auteur avec le même personnage haut en couleurs, Mémé Cornemuse, pour les fans du 5ème voire du 6ème degrés.


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Les enquêtes du commissaire Léon #5 et #6, Clair de lune à Montmartre ; Le fantome de Fellini – Nadine Monfils

Éditeur : Belfond
Nombre de page : 445
Date de parution : 14 février 2013
Prix : 19,00€ 5

41C2VwEi6XL._SL500_Résumé : Ce deuxième volume de la série du Commissaire Léon comprend les titres : Clair de lune à Montmartre et Le Fantôme de Fellini. Clair de lune à Montmartre Entre deux mailles de tricot, le commissaire Léon enquête sur de curieux meurtres, dans la maison de retraite Le Clair de lune, à Montmartre. Mais les p’tits vieux ont la peau dure et la langue trempée dans le vitriol ! Sur un air de Carmen Cru assaisonné aux vacheries, un grand moment d’humour noir bien piquant. Le fantôme de Fellini Jeannot, le patron du Colibri, un croustillant bistrot montmartrois, a gagné un voyage en groupe à Rome. Lui et sa belle bande de zouaves vont s’en donner à cœur joie : Rose, ancienne pute, ramènera des scouts tous les soirs, pendant qu’Irma, le travelo ménagère, fantasmera sur un beau gladiateur et que le Pin’s, un nain camelot, se fera enfermer dans le musée de cire avec Blanche Neige… Pendant ce temps, le commissaire Léon va trouver des cadavres décapités et tomber amoureux du fantôme de Gelsomina. Rome comme vous ne l’avez jamais vue !

Mon avis : J’ai découvert l’inspecteur Léon et son petit monde avec la petite fêlées aux allumettes et depuis je suis fan et des livres et de l’auteure !

Ce nouveau livre, reprend deux tomes des enquêtes du commissaire Léon. L’une se déroule dans une maison de retraite où s’enchainent les morts de petits vieux, et la seconde se passe à Rome où les têtes coupées sont retrouvées à foison ! (mon ton est cynique et décalé, c’est pour être en accord avec celui de l’auteur).

Je me suis plongée avec délice dans ces histoires. J’adore le commissaire Léon, pseudo pantouflard aux manières d’enquêter très spéciales. Il est totalement en dehors du moule, trimballant son chien partout à avec lui, au risque de compromettre une scène de crime. De toute façon ce qui compte pour l’auteur ce n’est pas de nous montrer la minutie d’une enquête policière, les avancées scientifiques, non, c’est le côté humain de chaque protagoniste qui est mis en avant. On y voit les travers de chacun, que ce soit du côté des gentils ou du côté des méchants. Elle préfère nous montrer que derrière chaque crime, il y a une personne avec un vécue et une raison de commettre ces forfaits, qu’elle soit légitime ou non, logique ou sortie d’une folie toute personnelle.
Je me délecte aussi du monde dans lequel évolue le commissaire Léon, tous ses amis du bistro de Jeannot sont un pur délice ! Chacun est une caricature de la faune de Montmartre, des patrons de bistrots, aux travelos en passant par les responsables de petits commerces. Je passe toujours un très bon moment avec tout ce petit monde, souriant régulièrement parfois même je ris franchement, ce qui peut être légèrement embêtant quand je lis au boulot, lors de ma pause, ou dans un lieu public.
Le commissaire Léon est d’origine belge, il vit avec sa maman et l’auteure (belge elle aussi, les chats ne font pas des chiens) nous distille allègrement des expressions et coutumes belges. Le mélange de vie Montmartoise et de spécialités belges et un véritable délice.
L’enquête passe souvent en second plan, mais je pense que de toute façon elle n’est qu’un prétexte pour nous dépeindre tout ce petit monde. Elle n’est pas vu en détail et l’auteure prend parfois des raccourcits, mais cela n’est pas le plus important. On a des crimes, des suspects, une enquêtes, un mobile et un coupable… tout les ingrédients d’une enquête ! Le tout saupoudré de loufoqueries.
Je passe toujours un bon moment avec les romans de Nadine Monfils et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. J’attends la suite avec impatience.

Petit extrait, condencé du talent de l’auteure :

« – Hé Mimi ! hurla Gégé par la porte ouverte.- Quoi ? Qu’est-ce t’as encore ? gueula-t-elle depuis sa laverie.
– Viens là, j’ai un truc important à te dire !
– Oui, bein moi, j’travaille !
– C’est important, que j’te dis ! Hé commissaire, comment qu’il est mort le cousin ?
– Heu… Je ne sais pas si jefais bien de vous donner ces détails, c’est très dur ! Mais de toute façon vous le lirez dans le journal. Il… Il a été décapité !
– Sans blague ?
Mimi arriva en poussant des soupirs de charrette à bras.
– J’espère que tu m’as pas encore fait déplacer pour des conneries !
– Ton cousin Ouin-Ouin…
– Quoi ? Il a retrouvé ses roues ?
– Non, il a perdu la tête ! Même qu’il en est mort !
– Hein ? T’as bu ?
– Non, j’te jure ! fit-il en crachant par terre. J’ai bu que de la bière. Hein, commissaire qu’il est raide mort tué ?
– Oui, ça s’est passé cette nuit. »

Le petit plus : L’auteure a reçue en 2012, pour l’ensemble de son œuvre, le prix spécial du salon international du livre de poche de Saint-Maur, décerné par Gérard Collard (libraire de La Griffe Noire)

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.


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