Le rival de Darwin, Alfred Russel Wallace et la Théorie de l’Evolution – Christiane Dorion

♦ Éditeur : Le Muscadier
♦ Nombre de pages :  350
♦ Date de parution : 19 novembre 2020
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Ce livre somptueusement illustré narre l’histoire de Wallace, de ses modestes débuts à ses expéditions et aventures en Amazonie et au sein de l’archipel malais, et comment il fut un immense contributeur à l’une des plus grandes découvertes scientifiques de l’histoire.

L’avis de Sofy : Janvier 1823 Pays de Galles, 1828 Angleterre, 1848 Brésil, Amazone, 1850 Rio Negro, 1852 Angleterre, 1854 Singapour, jungle de Bornéo, 1856 Bali, 1858 îles Aru, 1862 Londres, le parcours d’une vie. Celle d’un homme, Alfred Russel Wallace, contemporain, ami et « rival » de Charles Darwin.

Tout le monde pense Darwin lorsque l’on évoque la théorie de l’évolution. Et si cette découverte n’était pas de son seul fait ? En réalité deux hommes ont contribué à cette avancée historique. Des trouvailles faites au fil de ses explorations, Alfred Russel Wallace a fait ressortir un concept, celui de la sélection naturelle comme base de la thérorie de l’évolution. Cette grande découverte scientifique a donc une double paternité et c’est du moins illustre des géniteurs, que nous faisons connaissance tout au long de ce récit.
Je découvre ce monsieur, beaucoup moins connu, mais tout aussi intéressant, que Darwin. Contrairement à ce qu’annonce le titre, ces deux personnages n’étaient en rien rivaux, puisque, contemporains, ils étaient même amis.
Wallace a contribué, de façon moins connu, à la théorie de l’évolution avancée par son compatriote pourtant ses recherches ont alimenté, de façon indirecte, les écrits du célèbre scientifique.
C’est un ouvrage qui se parcourt avec plaisir tant par son esthétisme que par sa facilité de lecture. Le texte présente l’essentiel de ce qu’il y a savoir  pour une première approche de ce personnage.
Le récit et les dessins sont associés à la façon d’un journal de bord. Nous découvrons non seulement les animaux, sujets de recherche, mais aussi les contrées lointaines parcourues lors des nombreuses explorations.
On y fait la connaissance d’Alfred Russel Wallace à travers une écriture légère et facile d’accès. Certains y trouveront peut être un côté simpliste mais je pense que c’est exactement le style de narration qu’il faut pour amener les enfants à la lecture source de  culture. Les plus jeunes y feront, peut être, la connaissance du chercheur avant d’avoir eu vent de son célèbre contemporain, Charles  Darwin.
J’ai, personnellement, parcouru ce livre avec grand intérêt et je recommande cet ouvrage à un très large public.

Mortel printemps – Claire Gratias

♦ Éditeur : Le Muscadier
♦ Nombre de pages :  350
♦ Date de parution : 25 mars 2021
♦ Prix : 16,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : En ce mois d’avril, tout allait bien pour Hugo, Vadim et leurs deux amis. Et voilà que, dans leur village paisible, quelqu’un est assassiné. Une personne qu’ils connaissaient bien. Or, très vite, les soupçons des gendarmes se portent sur l’un d’entre eux… Leur amitié résistera-t-elle à la véritable tornade qui balaie ce printemps placé sous le signe de la mort et des mensonges ?

Mon avis : Mélangez du polar et de la jeunesse et vous êtes certains de me plaire en ce moment !

 4 ados, amis inséparables voient leurs vies chamboulées lorsqu’une catastrophe arrive à un de leur professeur l’été de leur quinze ans.

Ce livre m’a un peu replongé dans les 15 ans. Cette année où tout était encore possible. Sauf que moi, mon année a été normale. Du moins autant se faire se peut.  Léa, Remi, Vadim et Hugo sont 4 amis qui ont hâte d’arriver au lycée. Ils sont plutôt sensés et ont une vie plutôt banale avec ses hauts et ses bas. Ils ont chacun leur caractère et réagissent plutôt posément face aux événements inhabituels.
L’autrice réussi à construire une intrigue qui rempli son office et nous mème par le bout du nez. Je n’ai pas vu arriver tous les rebondissements et je me suis laisser porter au même titre que nos  adolescents.  Je ne sais d’ailleurs pas d’où lui est venue l’idée, mais elle est bien trouvée. Et le mieux c’était cette mise en abîme. On ne sait plus qui écrit l’histoire et c’est encore plus déstabilisant.
La cerise sur le gâteau reste quand même cette fin, qui fait voler en éclats toutes nos certitudes, un véritable coup de maitre qui vaut les plus grands maitres du thriller ! D’ailleurs je pense que je vais me pencher un peu plus sur l’œuvre de Claire Gratias.

Je remercie Le Muscadier pour cette lecture.

31/35

Femmes en colère – Mathieu Menegaux

♦ Éditeur : Grasset
♦ Nombre de pages :  56
♦ Date de parution : 3 mars 2021
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Cour d’Assises de Rennes, juin 2020, fin des débats (auxquels le lecteur n’a pas assisté) : le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon. Qu’a-t-elle fait ? Doit-on se fier à ce que nous apprennent les délibérations à huit-clos, ou à ce que révèle le journal que rédige la prévenue qui attend le prononcé du jugement ? Accusée de s’être vengée de manière barbare de deux hommes ayant abusé d’elle dans des circonstances très particulières, Mathilde Collignon ne clame pas son innocence, mais réclame justice.
Son acte a été commenté dans le monde entier et son procès est au coeur de toutes les polémiques et de toutes les passions. Trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher. Doivent-ils faire preuve de clémence ou de sévérité ? Vont-ils privilégier la punition, au nom des principes, ou le pardon, au nom de l’humanité ? Avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ? Nous plongeons en apnée dans cette salle des délibérations d’un jury de cour d’assises.

Mon avis : La couverture est percutante, le titre m’interpelle, un petit quelque chose me dit, ce livre, tu devrais le lire. Le résumé me perturbe et finit de me décider.

Une femme est jugée pour un crime. Un crime qu’elle ne nie pas, mais qu’elle justifie disant que la justice ne l’aurait pas aidé. Quel doit donc être son châtiment ?

Ce livre a été un véritable uppercut pour moi. Il a trouvé une véritable résonance au plus profond de moi. Avec cette femme accusée, Mathilde, nous avons énormément de points commun. Cela aurait pu être moi. Cette femme violée et non crue par les hommes qui font la justice, j’aurai pu l’être aussi. Est-ce que j’aurais réagi de la même façon ? Je pense que toutes les femmes qui lisent ce livre, ou à qui il est arrivé la même chose, ce sont posées la question. La condition des femmes a peut-être évoluée mais il y a encore pas mal de boulot pour que nous soyons l’égales des hommes. Et ce livre met l’accent sur tout ce travail qu’il reste à faire.
Là où je suis étonnée c’est qu’un homme ait réussi à nous montrer toute cette sensibilité. À nous transmettre tout ce qu’une femme peut ressentir dans une telle situation. L’agression, la réaction, l’attitude au procès… Si je n’avais pas lu le nom de l’auteur sur la couverture, j’aurais pu croire qu’il a été écrit par une femme ! C’est d’ailleurs assez encourageant pour notre société. Si un homme est capable de cela, d’autres le sont aussi et notre combat aboutira un jour.
Ce que j’ai également apprécié c’est découvrir le déroulé d’un procès français. Nous connaissons tous les procès américains à force de les voir à la télévision, on ne peut zapper sans tomber sur une série policière américaine. Par contre, on connait moins notre justice française. Le procès est peu abordé, mais le délibéré est vu en profondeur et j’ai aimé découvrir cela. La loi française est très différente de la loi américaine.
Le sujet de l’émergence de l’influence des réseaux sociaux sur les délibérés est aussi abordé. Les procès s’invitent dans la rue, dans chaque foyer… pour le meilleur et pour le pire.
C’est un livre qui m’a marqué et qui m’est resté en tête pendant plusieurs jours, il me trotte d’ailleurs toujours en tête. Je pense que tout le monde doit le lire, quelque soit l’avis avec lequel on en ressorte. Il faut débattre et ouvrir les esprits.

Je remercie Grasset et Netgalley pour cette lecture.

Promise Falls tome 4 – Champ de tire – Linwood Barclay

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages :  508
♦ Date de parution : 7 avril 2021
♦ Prix : 8,50€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Quand des citoyens justiciers sèment la terreur dans une petite bourgade américaine… Meurtres, complots et coups tordus : à Promise Falls, on ne badine pas avec le crime !
D’habitude si paisible, la petite ville de Promise Falls est en ébullition. C’est d’abord un type ahuri qui débarque dans le bureau de l’inspecteur Duckworth en prétendant avoir été kidnappé et passé à tabac. Sur son dos, un tatouage l’accuse d’être un meurtrier.
Et puis il y a l’affaire Jeremy Pilford. Ce gosse de riche arrogant, soupçonné d’avoir écrasé une jeune fille, vient d’engager le privé Cal Weaver pour assurer sa sécurité. Acquitté au tribunal pour irresponsabilité, l’adolescent se retrouve lynché dans les médias et harcelé par une meute d’anonymes.
Qui sont ces bons redresseurs de torts, ces social justice warriors rassemblés sur les réseaux sociaux, déterminés à faire payer les supposés criminels ? Quelles sont leurs intentions ? Et sont-ils toujours bien informés ?
Alors que la ville ressemble à un champ de tir, Duckworth et Weaver ne seront pas trop de deux pour lutter contre cette chasse aux sorcières des temps modernes…

Mon avis : J’ai lu les deux tomes précédents de cette saga (oui, j’ai commencé par le 2ème tome)  et c’est avec beaucoup d’envie que j’avais envie de connaitre la suite des péripéties de la petite ville de Promise Falls.

À peine remises des événements de l’année précédente, les habitant de Promise Falls doivent faire face à de nouveaux débordements. Cela ne s’arrêtera donc jamais ?

Comme avec ses autres livres, ce polar de Linwood Barclay a réussi à faire mouche avec moi ! J’ai passé un très bon moment lecture. Tellement que je n’ai pas vu les 500 pages défilées. Tout est réuni pour avoir une excellente intrigue : des personnages sombres et complexes, une intrigue bien construites, des héros forts avec autant de défauts que de qualités.
Ce que je préfère c’est que justement ces héros sont des personnages comme tout le monde. Ils ne sont ni super beau, ni super fort. Ce sont des gens lambdas. D’ailleurs l’auteur ne les épargne pas ! Ils cumulent les difficultés et les coups du sort. Pour certains les pertes sont conséquentes même.
J’ai tout bonnement été captivée par l’enquête. Bon, bien sûr, j’ai trouvé que parfois l’auteur nous sortait un tour de son chapeau pour arriver là où il voulait aller, mais comme cela coller bien à l’idée générale, j’ai fermé les yeux pour ne garder que le plaisir de la lecture. Je ne sais pas où l’auteur trouve toutes ces idées, mais l’intrigue est bien construite et tout tient la route.
J’ai passé un excellent moment avec ce roman policier et je sens que Linwood Barclay va devenir un de mes auteurs de polars américain préféré !

Je remercie J’ai lu pour cette lecture

Jukebox motel tome 1 – La mauvaise fortune de Thomas Shaper – Tom Graffin et Marie Duvoisin

♦ Éditeur : Grand angle
♦ Nombre de pages :  56
♦ Date de parution : 28 avril 2021
♦ Prix : 14,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : 1967. Thomas Shaper est sur le point d’abandonner la peinture quand une de ses toiles, remarquée par Andy Warhol, se vend une fortune. Devant ce succès démesuré, le peintre perd pied. Sur un coup de tête, il part pour la Californie où il rencontre Johnny Cash, lui aussi en plein doute. Écrasé par la gloire, le légendaire artiste country confie au peintre qu’il n’aspire qu’à une chose : trouver un « diable d’endroit », comme il l’appelle, où il pourrit enfin trouver la paix intérieure. Dès lors, Thomas fait de la recherche de ce lieu sa propre quête…

Mon avis : Je lis très peu de BD, pas parce que je n’aime pas ça. Mais parce que ça se lit vite, trop vite et que c’est bien souvent le prix d’un livre grand format. Je trouve que ça coute trop cher. Même si j’avoue que beaucoup me font envie avec leurs dessins superbes. C’est ce qu’il s’est passé avec cet BD. Le graphisme m’a plu et j’ai cédé.

Devenir un peintre renommé n’est pas facile. Quand cela « menace » d’arriver à Thomas Shaper, il perd pied. Sa rencontre avec Jhonny Cash pourrait bien changer sa vie.

Difficile pour moi de faire un avis sur une BD ou un roman graphique, c’est un exercice que je pratique peu.
Pour une fois, je ne lis ni de la jeunesse, ni de la fantasy, ni du policier… On est sur un thème contemporain, entre fiction et biographie.
J’aime les histoires vraies et simple. Celle de gens de tous les jours. Celle qui pourrait arriver à n’importe qui, qu’elle soit d’une banalité déprimante ou rocambolesque. Ici il y a un peu des deux. Thomas Shaper est un homme simple, qui a des envies simples, mais dont la vie se complique quand son travail d’artiste est apprécié. Et sa réaction face à tout ça est plutôt cohérente, du moins à mes yeux.  J’ai aimé découvrir sa vie et voir ses réactions.
Les dessins sont superbes ! Avec de belles couleurs. J’ai vraiment aimé le trait de la dessinatrice. Le soin du détail apporté à chaque vignette. On a une véritable plongée dans l’Amérique de la fin des années 60.
La fin du premier tome m’a laissé sur ma faim (c’est le cas de le dire) et je suis vraiment impatiente de découvrir la suite. Tellement que je me demande si je ne vais pas lire le roman dont est tiré la BD pour la connaitre plus vite.
D’ailleurs, vous l’avez lu ce livre, vous l’avez aimé ?

Je remercie Grand angle pour cette lecture.