Le nid – Fred Nerrière

♦Éditeur : Alter Real
♦Nombre de pages : 344
♦Date de parution : 28 février 2022
♦Prix : 20,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un enfant est retrouvé mort au milieu des marais, au cœur des forêts du sud de la Vendée, juste à côté de l’abbaye Sainte Colombe. Trente ans auparavant, au même endroit, un enfant a lui aussi été retrouvé mort dans un nid de branchages. Simple coïncidence ? Ou récidive ? La gendarmerie locale est dépassée, car dans ce coin tranquille, il ne se passe jamais rien de grave. Sauf ce meurtre d’enfant, il y a trente ans, et qui n’a jamais été élucidé. Simon Lafarge est détaché de son commissariat pour assister Claire Destours, la capitaine de gendarmerie. Pourquoi lui ? Parce qu’il connaît la région mieux que personne. Après tout, il a grandi ici, et a fréquenté l’école Sainte Colombe, tenue par les prêtres de l’abbaye. Mais pas seulement… Revenir sur les traces du passé n’est pas simple, les bois et les marais cachent bien des secrets, Simon Lafarge le suspecte depuis toujours. Entre mensonges, disparitions et faux-semblants, poussez la porte de l’abbaye de Sainte Colombe ! Un thriller passionnant et glaçant !

Mon avis : Moi qui suis repartie sur ma période polars, en ce moment je suis gâtée ! Je ne fais que de belles découvertes.

Simon Lafargue revient sur les lieux de son enfant pour un élucider un meurtre qui en rappel un autre commis 30 ans plus tôt. Mais tous les retours dans le passé ne sont pas bons…

J’ai accroché dès le début avec ce roman, parce que j’ai accroché dès le début avec le personnage Simon Lafargue. J’ai de suite apprécié cet homme bourru qui cache au fond de lui des blessures d’enfance qu’on a envie de découvrir. Et surtout, même s’il grogne beaucoup on a aussi envie de le consoler. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à qui cela a fait cet effet là…
Dans l’ensemble tous les personnages m’ont plus. Certains personnages secondaires ont l’air un peu trop stéréotypés, mais ils sont tous plutôt réalistes. Des gentils, tout en nuances, qu’on a envie d’aimer et des méchants qu’on a envie de détester.
L’intrigue est également bien menée, mêlant habilement passé et présent. L’auteur arrive à nous embrouiller et à nous faire perdre nos repères. Nous faisant régulièrement douter du(es) coupables(s). L’énigme n’est pas forcément très original, les affaires resurgissant du passer sont habituelles, mais celle-ci est bien écrite, fluide et produit un joli petit effet.
Je ne connais pas la région de la Vendée, et ici l’auteur a réussi à m’y plonger totalement. Il m’a même donné envie d’aller visiter cette partie de France lors de mes prochaines vacances.
Ce livre réuni tout ce qu’il faut pour lire un bon policier qui nous fait réfléchir et douter.

Je remercie les éditions Alter Real pour cette lecture.

Quand maman était petite… comme moi – Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux

♦Éditeur : Saltimbanque éditions
♦Nombre de pages : 64
♦Date de parution : 11 février 2022
♦Prix : 14,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : L’enfance de Maman n’est pas si lointaine et pourtant…
A l’époque, Maman allait louer des VHS au vidéoclub, utilisait le Minitel pour recherche une adresse, jouait à Tétris sur sa Game Boy et n’avait que 3 heures d’Internet par mois !
Eh oui, dans les années 1990, la vie n’était pas vraiment la même.
Alors, en route ! Partons à la découverte du quotidien de Maman quand elle était petite !

Mon avis : À la vue de la couverture, je me suis sentie nostalgique et j’ai eu envie de parcourir cet album pour me replonger dans le passé.

Et me voilà plongée au milieu des années 90 ! Bon, OK, à l’époque j’étais plutôt une ado de passée 15 ans. Mais cela ne m’a pas empêcher de me rappeler comment était le monde à cette époque. C’était peut être il n’y a que 30 ans mais on perçoit comment les choses ont changé, comment nos habitudes ont changé et pas qu’au niveau des communications. Tout à évoluer beaucoup trop vite. Et c’est dommage, bein oui, parce que c’est bien connu que c’était toujours mieux avant.
Tout y est abordé d’un point de vue vie quotidienne, les jeux des enfants, les habitudes des parents, les musiques, les publicités, les vacances… Une jolie façon d’expliquer à nos enfants que nous n’avons pas vécu comme eu et que chaque époque a sa particularité.
J’ai découvert que l’autrice avait écrit d’autres livres sur le même modèle mais sur d’autres décennies. Je serais curieuse de feuilleter celui des années 80.

 

 

6/35

Je remercie les éditons Saltimbanque pour cette lecture.

Chienne – Marie-Pier Lafontaine

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  120
♦Date de parution : 4 février 2022
♦Prix : 6,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un homme soumet ses deux filles à toutes les brimades et les humiliations. Les tenir en laisse, les forcer à marcher à quatre pattes, les frapper avec des objets, leur promettre d’abuser d’elles, un jour… Sans que la mère s’interpose jamais. Viol suspendu, inceste latent. Personne ne s’étonnera si l’une d’entre elles, devenue adulte, finit par mordre.Chienne est l’histoire de cette jeune femme en morceaux qui, s’appuyant sur les pouvoirs de la littérature, se bat pour retrouver un corps et une parole.

Mon avis : Ce n’est pas un fait exprès mais mon avis sur ce livre parait juste le jour des droits de la femme. Ça tombe finalement plutôt bien. Même si ce roman aborde surtout les non-droits des enfants, il aborde aussi celui des femmes.

Je ne vais pas faire de résumé personnel de ce court livre, parce que la 4ème de couverture le fait assez bien et que je ne suis pas sure d’avoir les mots justes pour le faire.

Ce livre est un véritable uppercut. Un coup de poing qu’on se prend en pleine face sans y être préparé. Parce que non, le résumé au dos du livre ne permet pas d’y être préparé.
L’autrice nous parle de l’enfance qu’elle n’a pas eu, qu’on lui a volée parce qu’elle a un père déviant. Pire, pervers voire psychopathe. Je ne suis même pas sure qu’il existe un mot pour le décrire. D’ailleurs ça me rassurerait qu’un tel mot n’existe pas…
Ce livre est dérangeant, parce que Marie-Pier Lafontaine ne nous épargne rien de ce qu’elle a vécu. Même si on sent la retenue dans les descriptions, son envie de ne pas trop nous choquer ou plutôt de ne pas trop se souvenir. Même si j’imagine que certains souvenirs sont gravés au fer.
Je ne pensais pas qu’un homme soit capable d’une telle violence, autant physique que morale envers ses propres enfants. Et pourtant…
Bien souvent j’ai eu envie de reposer le livre, parce que lire ces lignes me donnait la nausée, et à chaque fois je le gardais en mains, comme si le reposer était capituler. Comme si le reposer était nier ce qu’elle avait vécu.
La narratrice ne nous épargne rien, pas même le fait qu’elle ne s’en est pas remise. Qu’elle porte tout ça tel un fardeau et que jamais elle ne pourra s’en défaire.
Ce roman est une autofiction, c’est à dire que l’autrice s’est inspirée de sa vie pour écrire sa fiction. Ce qui met mal à l’aise ? C’est qu’on ne sait pas ou s’arrête la réalité et ou commence la fiction… On referme le livre perturbé en ayant envie de tout casser.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Bilan perso #110

J’espère réussir à tenir le rythme et à faire ce bilan mensuel tous les mois. La maison commence à se terminer, le boulot commence à se calmer, je croise les doigts, et je vais peut-être réussi à reprendre le rythme d’avant tous ces changement qui font certes du bien mais qui sont aussi très perturbateurs.
Donc voici le bilan de janvier et février.

Les réceptions

Malmedy, les masques et la mort de Patrice Hainaut
Arcadia Bell tome 1, Transperser la pénombre de Jenn Bennett
Les avides de Guillermo del Toro et Chuck Hogan
La neuvième maison de Leigh Bardugo

Anita Blake tome 24, Cœur de glace de Lauren K. Hamilton
Alpha & Omega tome 7, La voix du passé de Patricia Briggs

Un long, si long après midi de Inga Vesper

Chienne de Marie-Pier Lafontaine
Over the RainBow de Constance Jolu
Le murmures des âmes perdus de Georges Salinas
Coup de feu au clair de lune de B. Montgomery & T. Snégaroff

Vous êtes sur le portable de Sam de Dustin Thao
Leur sang coule dans leur veines de Rachel Burge
Le nid de Fred Nerrière
Bureau fédéral de la magie tome 4, L’allergie d’une furie de Annabelle Chase

Ne te retourne pas de Jennifer L. Armentrout
Quand maman était petite… comme moi d’Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux

Les lectures

Dix âmes, pas plus de Ragnar Jonasson
Le chat du bibliothécaire tome 1, Succès mortel de Miranda James
Les avides de Guillermo del Toro et Chuck Hogan
Arcadia Bell tome 1, Transperser la pénombre de Jenn Bennett

Malmedy, les masques et la mort de Patrice Hainaut
No limit la violence ! de Artut Ténor

Soit pas assez de livres lus par rapport aux livres reçus. Mais je vais voir ça un jour après l’autre.

No limit la violence ! – Arthur Ténor

♦Éditeur : Scrinéo
♦Nombre de pages :  211
♦Date de parution : 6 janvier 2022
♦Prix : 10,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : À 14 ans, Hugo n’a connu que des écoles des quatre coins du monde, et n’a jamais vécu en France. Jusqu’au jour où, contraint de regagner le pays avec ses parents, il intègre un collège supposé ordinaire où il espère bien faire de nouvelles rencontres. Sa déception va être cruelle. Car, très vite, il découvre que son nouveau collège est un chaudron frémissant de vieilles rivalités de quartiers, où deux clans se livrent une guerre sans merci. Laquelle, de la bande des Mariniers ou de celle des Tanneries, dominera l’autre ?
Hugo se sent comme un extraterrestre dans ce monde de la violence adolescente ordinaire. Et il tient absolument à rester neutre. Pourtant, et presque en toute conscience, il va se laisser piéger. Jusqu’où ?
Un ado plongé dans une guerre des gangs d’une violence inouïe

Mon avis : La violence chez les jeunes est un sujet qui me préoccupe, je pense un peu comme tout le monde. J’étais curieuse de voir comment un auteur allait aborder le sujet auprès de la jeunesse.

Hugo a des parents qui déménagent souvent. Il fait donc sa rentrée scolaire en 4ème dans un nouveau collège. Et il s’est fixé des objectifs : avoir des amis et surtout une petite amie. Seulement les règles imposées par deux bandes rivales dans l’établissement pourrait bien changer la donne.

Comme écrit plus haut, j’étais curieuse de voir comment le sujet allait être abordé. Et je dois dire que j’en ressors mitigée…
L’auteur s’adresse a un public jeune et ça se sent. Cela est normal me direz vous et même que c’est tant mieux, autant séduire la cible visée. Mais du coup, je suis passée à côté.
Le récit ne ménage pas le lecteur. Il est violent, sans être trop explicite, et aborde toutes les dérives que cette jeunesse peut subir : harcèlement, autant au collège que sur les réseaux sociaux, violence verbale, violence physique, intimidation, mise à l’écart de certains élèves discrets et qui de toute façon préfèrent se faire oublier. Tout est vu, mais un peu trop sommairement à mon goût. À vouloir tout voir, tout est survolé et on n’en perçoit pas forcément l’importance ou l’impact.
Hugo m’a passablement énervée. De jeune plutôt lambda, il devient prétentieux et prétend tout pouvoir gérer. Alors oui, les ados sont comme ça, ils veulent se démarquer de leurs parents et apprendre à faire leurs choix seuls, mais là il en devient tellement pédant que j’ai eu envie de le frapper.
Je pense que ce livre peux séduire pas mal de jeune, qu’il peut malgré tout donner quelques explications. Mais je pense qu’il portera plus ses fruits s’il est suivit d’une discussions avec des adultes.

Je remercie Scrinéo pour cette lecture.

5/35