Chienne – Marie-Pier Lafontaine

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  120
♦Date de parution : 4 février 2022
♦Prix : 6,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un homme soumet ses deux filles à toutes les brimades et les humiliations. Les tenir en laisse, les forcer à marcher à quatre pattes, les frapper avec des objets, leur promettre d’abuser d’elles, un jour… Sans que la mère s’interpose jamais. Viol suspendu, inceste latent. Personne ne s’étonnera si l’une d’entre elles, devenue adulte, finit par mordre.Chienne est l’histoire de cette jeune femme en morceaux qui, s’appuyant sur les pouvoirs de la littérature, se bat pour retrouver un corps et une parole.

Mon avis : Ce n’est pas un fait exprès mais mon avis sur ce livre parait juste le jour des droits de la femme. Ça tombe finalement plutôt bien. Même si ce roman aborde surtout les non-droits des enfants, il aborde aussi celui des femmes.

Je ne vais pas faire de résumé personnel de ce court livre, parce que la 4ème de couverture le fait assez bien et que je ne suis pas sure d’avoir les mots justes pour le faire.

Ce livre est un véritable uppercut. Un coup de poing qu’on se prend en pleine face sans y être préparé. Parce que non, le résumé au dos du livre ne permet pas d’y être préparé.
L’autrice nous parle de l’enfance qu’elle n’a pas eu, qu’on lui a volée parce qu’elle a un père déviant. Pire, pervers voire psychopathe. Je ne suis même pas sure qu’il existe un mot pour le décrire. D’ailleurs ça me rassurerait qu’un tel mot n’existe pas…
Ce livre est dérangeant, parce que Marie-Pier Lafontaine ne nous épargne rien de ce qu’elle a vécu. Même si on sent la retenue dans les descriptions, son envie de ne pas trop nous choquer ou plutôt de ne pas trop se souvenir. Même si j’imagine que certains souvenirs sont gravés au fer.
Je ne pensais pas qu’un homme soit capable d’une telle violence, autant physique que morale envers ses propres enfants. Et pourtant…
Bien souvent j’ai eu envie de reposer le livre, parce que lire ces lignes me donnait la nausée, et à chaque fois je le gardais en mains, comme si le reposer était capituler. Comme si le reposer était nier ce qu’elle avait vécu.
La narratrice ne nous épargne rien, pas même le fait qu’elle ne s’en est pas remise. Qu’elle porte tout ça tel un fardeau et que jamais elle ne pourra s’en défaire.
Ce roman est une autofiction, c’est à dire que l’autrice s’est inspirée de sa vie pour écrire sa fiction. Ce qui met mal à l’aise ? C’est qu’on ne sait pas ou s’arrête la réalité et ou commence la fiction… On referme le livre perturbé en ayant envie de tout casser.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

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