Je m’appelle Lumikki tome 1 – Rouge comme le sang – Salla Simukka

Éditeur : Hachette Romans
Nombre de pages : 278
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,00€ Notepaillons4

41Ya8OHf2BLRésumé : « Il était une fois une fille qui a dû apprendre la peur. Lumikki Andersson a dix-sept ans. Elle vit seule dans un studio, loin de ses parents et de son passé. Loin des gens. Par un matin glacial, elle découvre, dans la chambre noire de l’école, des dizaines de billets. Et une odeur. Une odeur de vieux sang. Malgré elle, Lumikki sort de son réconfortant univers réglé au cordeau pour remonter la piste, percer les mystères de cet argent sale. Face à elle, des flics corrompus, et un dangereux baron de la drogue. Lumikki aura beau tenter de fuir, elle n’a nulle part où se cacher. Or, rien n’est aussi rouge que le sang sur la neige… « 

Mon avis : En lisant la 4ème de couverture était assez succincte, mais assez pour attirer mon intérêt. La couverture en elle même plutôt épurée a vraiment finalisé de me séduire. Oui, il m’en faut peu pour que je cède.

Lumikki vit seule dans un studio. Elle est lycéenne dans un lycée artistique et essaye de mener sa vie sans faire de vague. Elle essaye de se rende transparente, limite invisible. Mais un matin toute sa tranquillité vole en éclats…

Le livre commence lentement, on découvre Lumikki et sa vie tranquille, au même rythme que sa vie le récit se déroule doucement. Elle a une vie bien rodée, basée sur son emploi du temps au lycée. On soupçonne que cette vie bien rangée n’est qu’une couverture, que Lumikki n’est pas devenue renfermée sans raison, mais l’on reste dans le flou, et ces soupçons sont vite relégués au second plan quand la découverte de Lumikki la fait basculer dans une enquête sur un baron de la drogue.
J’ai beaucoup aimé ma lecture. J’aime les enquêtes policières et les enquêtes finlandaises de surcroît. L’atmosphère qu’il dégage est aussi zen que stressante. J’ai aussi beaucoup apprécié l’humour de Lumikki, elle est certes réservée mais c’est parce qu’elle l’a choisi, elle n’en a pas moins de répartie. Malgré la jeunesse de l’héroïne, l’enquête ne perd pas pour autant en intérêt, elle est crédible est aussi palpitante qu’une enquête menée par un adulte.
Le petit bémol serait la lenteur La certains passages. Ils sont utiles pour la compréhension du personnage, de son passé, de son évolution, de son futur, mais ils sont tout de même assez long, plombant un peu le rythme. Cela n’a pour autant pas gâché totalement mon plaisir, j’ai passé un excellent moment avec ce livre que j’ai dévoré ! J’ai hâte La retrouver Lumikki dans le prochain tome, de la suivre sur une nouvelle enquête et de la voir changer.

Le petit plus : le second tome est prévu pour le printemps 2015.

Je remercie les éditions Hachette Romans pour cette lecture.

22/100

22/100

Dans les yeux du tueur – Maggie Shayne

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 316
Date de parution : 29 octobre 2014
Prix : 13,90€

51kk2LvFptLRésumé : Quarante-huit heures après la greffe de cornée dont elle a bénéficié, Rachel de Luca prend conscience qu’elle vit à la fois un miracle, et un cauchemar. Un miracle parce qu’elle a recouvré la vue alors qu’elle était aveugle depuis l’âge de 12 ans. Un cauchemar parce que, aussitôt après l’opération, elle a de terrifiantes visions mettant en scène des crimes atroces, des visions d’autant plus angoissantes que les crimes qu’elle voit ont bel et bien eu lieu dans la réalité, et qu’ils sont l’œuvre d’un serial killer.
Comprendre ce qui lui arrive, échapper à la menace sombre et diffuse qui se resserre un peu plus chaque jour autour d’elle… Face à l’urgence, face au danger, la seule personne à laquelle elle puisse s’adresser est l’inspecteur Mason Brown. Un homme secret, mystérieux, mais le seul, elle le sent, à pouvoir l’aider face au prédateur qui a pris possession de son esprit.

Mon avis : Vous le savez maintenant j’aime lire des policiers de temps en temps car ça me rappelle mes premières amours. Le résumé des celui-ci me rappelais un film (dont je n’arrive pas à me rappeler le titre, si vous vous en rappelez, je suis preneuse !) et j’étais curieuse de voir la façon dont l’auteure abordait le sujet.

Rachel a retrouvé la vue après 20 ans passée aveugle, grâce à une greffe des cornée. Cela aurait dû être la meilleure des choses qui puissent arriver à Rachel, si seulement elle ne faisait pas des cauchemars affreux depuis cette greffe.

J’ai tout bonnement adoré le personnage de Rachel. C’est une femme forte qui a un humour qui m’a plu de suite, un peu comme le mien. J’aime ce genre de personnage qui fait de chaque épreuve un moyen de devenir plus fort. Elle n’a pas eu une vie facile mais n’en est pas aigrie pour autant. De plus, elle a l’esprit vif et ça lui permet de s’en sortir. Il fallait de toute façon un personnage de caractère pour affronter l’intrigue imaginée par l’auteure. Cette intrigue est d’ailleurs très bien imaginée, bon d’accord, elle tombe parfois dans la facilité, mais c’est toujours très bien amené. Le tout est saupoudré d’un peu de paranormal, juste ce qu’il faut pour pimenter l’histoire.
J’ai frémi pas mal La fois lors du récit et je me suis laissée mener par le bout du nez par Maggie Shayne à un moment. Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie plus maline que l’auteure, pensant avoir trouver ce qu’allait donner la fin, tout en me faisant berner sur la chute.
Il y a bien entendu une histoire d’amour (n’oublions pas qu’on est chez Harlequin) mais elle est toute légère est m’a plus fait pensé à de la chick-lit avec un côté plutôt humoristique que romantique.
J’ai passé un très bon moment avec ce polar, qui remplit pleinement la fonction qu’on lui demande : nous faire frémir, réfléchir, trembler pour les personnages… bref, oublier un peu notre quotidien.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

Pour que tu n’oublies pas – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 614
Date de parution : 1er octobre 2014
Prix : 20,90€  Notepaillons4

5110YUglh4LRésumé : Quand elle apprend que son fils de vingt ans a été enlevé, Daphné Montgomery, folle d’angoisse, pense aussitôt à une vengeance orchestrée par le criminel qu’en sa qualité de procureur de Baltimore elle vient de faire inculper pour meurtre. Une conviction qu’est loin de partager Joseph Carter, l’agent spécial du FBI chargé de l’enquête. Aux yeux de celui-ci, cette piste est trop simple, trop évidente. Tous deux se lancent alors dans une enquête complexe, terrifiante. Pour Daphné, il s’agit de sauver son fils, tout en faisant face aux souvenirs oppressants de l’enlèvement dont elle a elle-même été victime, enfant. Un traumatisme violent qui, elle le comprend peu à peu, pourrait être lié aux événements d’aujourd’hui. Se peut-il que son ravisseur d’autrefois, qu’on n’a jamais arrêté, soit mêlé à l’enlèvement de son fils ? Se peut-il qu’après toutes ces années il ait décidé de s’attaquer de nouveau à elle, à sa famille ? Aidée de Joseph Carter, cet homme qui l’attire depuis longtemps mais qu’elle se refuse à aimer, Daphné va devoir plonger dans le plus sombre des cauchemars pour trouver les réponses à ses questions.

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose il y a peu et je commence à avoir besoin de ma dose de polars « Karennien ». Je n’ai donc pas hésité à lire celui-ci.

Daphné est procureur. Son fils est enlevé pour fausser les résultats d’un procès qu’elle instruit. Du moins c’est ce qu’il apparaît de prime abord, parce qu’au final, les raisons sont toutes autres…

Bon, je ne vais pas mentir, quand je reçois un livre de Karen Rose, j’ai toujours un peu peur. Il sont É-NOR-MES ! Et j’ai toujours un peu peur d’y passer trop de temps. Bon ça a été le cas, j’ai lu ce livre en 6 jours, alors que ma moyenne est plutôt de 3-4 jours. Mais je suis rarement déçue.
Les livres de Karen Rose sont plus que complets. L’auteure n’omet rien. Elle crée des personnages avec un caractère, un passé, un présent et un avenir, nous dévoilant le tout au fil de notre lecture. C’est ce que je préfère dans ces livres, mais c’est aussi ce qui m’agace (oui ne cherchez pas la muti est contradictoire par définition). On en apprend plein sur les personnages, mais du coup noyé qu’on est sous les informations, on en perd parfois le fil et surtout cela ralenti la lecture. Ce qui est assez paradoxal, parce que j’aime vraiment connaître les personnages à fond, mais ici on est plus que servi. Il faudrait juste diminuer un peu.
L’autre point fort de Me Rose c’est qu’elle a vraiment l’esprit tortueux. Je ne sais pas où elle trouve ses idées d’intrigues, mais elles sont vraiment complète et extrêmement travaillée. Je n’aurais jamais pu imaginer une enquête pareille. L’auteure va plonger les racines de son intrigue long dans le passé des personnage.
J’ai aussi apprécié retrouver les personnages de ma lecture précédente, un peu comme une série spin off, je ne m’étais pas aperçue que je m’étais attachée à eux. Ça fait plaisir de les retrouver et de voir ce qu’ils deviennent.

Du coup, je vais continuer mes lectures des ses policiers. Je me demande même si je ne vais pas essayer de lire ceux écrits avant ce tome. Sachant que je vais devoir courir après le temps pour cases ces lectures dans mon emploi du temps… Cruelle dilemme de lecteur…

Je remercie les éditions Harlequin et le collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Bird Box – Josh Malerman

Éditeur : Calman-Lévy / Orbit
Nombre de pages : 372
Date de parution : 17 septembre 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons5

81JPXcVQhyLRésumé : Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis : Ce livre m’a tapé dans l’œil lors de mes dérivations sur le net, quand je cherche les titres à ajouter à mon agenda (ICI) et que je planifie mes achats. Le résumé m’a de suite donnée envie de le lire et je n’ai pas attendu longtemps, sitôt reçu, je l’ai dévoré.

Malorie vit cloîtrée dans sa maison depuis 4 ans avec ses enfants. Ils ne peuvent sortir que les yeux bandés car s’ils voient « la créature », ils deviennent fous et se tuent. Cela fait 4 ans qu’ils survivent, mais ils ne peuvent plus rester dans cette maison, ils doivent en sortir, les yeux bandés, pour tenter leur chances ailleurs.

Nous sommes plongés dans l’atmosphère oppressante du livre dès les premières pages. D’emblée nous sommes confrontés au choix que doit faire Malorie, quitter la maison qui les a abrités elle et les enfants pendant 4 ans. Ce n’est pas une décision facile, car dehors le danger est réel. S’il le voit, ils deviennent fous et se tuent. Ils vont donc devoir quitter la maison les yeux bandés et faire le trajet de 30 km les yeux bandés. Ils se sont entraînés pour ça pendant 4 ans mais ce n’est pas pour autant qu’ils vont y arriver.
Le personnage de Malorie est froid et pragmatique, dans les premières pages on est un peu effaré de la manière dont elle élève ses enfants. Elle est un peu froide et dure avec eux. Puis les chapitres qui narrent l’histoire aujourd’hui à ceux qui expliquent ce qu’il s’est passé pour qu’elle en arrive là se succèdent et on découvre que ce qu’elle a vécu est loin d’être une promenade de santé. On découvre comment le monde a basculé et ce comment Malorie est arrivée dans cette maison, ces compagnons des débuts et la façon dont elle les a perdu. Ce huis clos est glaçant. Vivre enfermé dans une maison, sans jamais être certain de la nature du danger qui rôde au dehors et purement stressant. On émet toutes sortent d’hypothèses en ne nous éclaircissant pas sur le sujet, l’auteur joue avec les peurs personnelles de chacun. C’est un vrai trait des génie ! J’ai eu peur pour Malorie et ses enfants, pour ses anciens compagnons tout le long du livre, on sait une partie des la fin des l’histoire, on se doute de comment Malorie en est arrivée à continuer seule avec ses enfants, mais on redoute de le découvrir. On espère aussi une fin pour ce livre tout en se disant que l’auteur est capable de en pas nous donner celle qu’on espère.
La fin est finalement assez évidente, mais pourtant jamais elle ne m’a traversée l’esprit. L’auteur reste assez dans le flou également, mais c’est pour que le livre nous reste plus longtemps encore en tête. Hier soir, avant de m’endormir, j’étais encore en train de penser au livre en émettant toute sorte d’hypothèses.
Si vous aimé vous faire peur et les livres qui vous trottent dans la tête après les avoir terminés, ce livre est pour vous.

Je remercie les éditions Calman-Lévy pour cette lecture.

 

La gueule du loup – Marion Brunet 

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 229
Date de parution : 27 août 2014
Prix : 15,90€ Notepaillons5

81WHtINSC1LRésumé : À 18 ans, le bac en poche et des projets plein la tête, Mathilde et Lou partent à Madagascar pour des vacances de rêve, dans « un paysage de carte postale ». Mais le voyage
qui s’offre à elles n’aura rien de l’idylle insulaire qu’elles imaginent…
Du monde bruissant des contes de l’enfance aux clameurs froides des ténèbres adultes, les deux amies vivront une expérience terrible – de celles qui laissent des traces pour toujours.

Mon avis :  La collection Exprim’ de Sarbacane fait partie de mes collections chouchou. J’aime les livres qu’ils publient qui ont toujours un message à faire passer aux ados et pas forcément en les édulcorants. C’est pour cette raison que j’ai eu envie de lire la gueule du loup, d’autant plus que j’avais beaucoup aimé le premier livre que j’ai lu de Marion Brunet : Frangine (Avis ICI). 

Mathilde et Lou ont décidé qu’une fois leur bac en poche elles se feraient des vacances rien qu’à deux avant t’entamer leurs études. Et les voilà partie pour Madagascar. Mais cette île n’est pas aussi paradisiaque qu’elle le laisse supposer.  

Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Mathilde et Lou qui se connaissent depuis 8 ans. Inséparables, elles ont tout vécu ensemble et c’est tout naturellement qu’elles ont décidé de passer leurs vacances ensemble. On découvre la dynamique de leur duo et les petites querelles qui les opposent. Ce sont des personnages très différents mais tous les deux attachant à leur manière, avec leurs forces et leurs faiblesses.
On découvre aussi l’île de Madagascar sans filtre touristique. Telle qu’elle est vraiment avec toutes ses richesses et la pauvreté de certains de ses habitants. Dans ce livre l’auteur ne nous épargne rien. Elle n’est pas là pour nous raconter une jolie histoire, mais une histoire la plus réelle possible. Du coup quand l’intrigue policière commence, quand les filles sont obligées de fuir, notre cœur se met à palpiter avec eux et c’est comme si nous ressentions chaque émotions qui les traverse. J’ai palpité et frémis avec ces filles, j’ai prié pour elles, ne sachant pas jusqu’à la fin si elles allaient s’en sortir. Ce livre n’est pas un joli conte pour enfants, c’est un thriller palpitant qui a été dévoré en quelques heures. Pour un premier essai de thriller de la part de Marion Brunet je peux vous assure qu’il est réussi !

Merci à la collection Exprim’ pour cette lecture.

95/100

95/100