Pretty girls – Karin Slaughter

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 517
Date de parution :  24 février 2016
Prix :  20,90€ Notepaillons5

51Ym3So5JMLRésumé : Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis : Il est des livres auxquels on ne s’attend pas. Des livres dont le résumé vous font présager qu’ils vont vous plaire, et bien évidement c’est le cas, mais c’est avec le contenu que vous prenez une claque. Le livre répond à vos attentes et même plus !

Claire et Lydia sont deux sœurs qui ne se parlent plus depuis des années. Elles sont fâchées et bien décidées à le rester. Mais des événements viennent bousculer tout ça. Les plongeant à nouveau dans le passé qui les a marquées à jamais.

J’ai commencé ce livre m’attendant à me plonger dans un policier «gentillet » et pas du tout ! Karine Slaughter ne ménage en aucun cas le lecteur.
Le roman commence doucement. On prend connaissance d’un des personnages principaux, Claire, et de l’événement qui fait basculer sa vie. On découvre ensuite Lydia, et le roman alternera systématiquement les deux points de vue. Les deux sœurs sont fondamentalement différentes, tant par leur caractère que par les vies qu’elles ont vécues. L’une, Claire, vit dans l’abondance sans avoir à se demander de quoi sera fait demain. L’autre, Lydia a dû lutter pour se faire une place et vivre sans avoir de dettes. Cela forge évidement des caractères différents. Le jour où Claire perd son mari, elle va se tourner naturellement vers sa grande sœur. Et ce qu’elles vont découvrir va les choquer autant que le lecteur.
Karine Slaughter ne nous épargne pas. Elle nous décrit les scènes de crimes sans artifice et laisse une large place à notre imagination, ce qui est pire je trouve. Mais le plus retord c’est qu’elle a réussi à me balader une bonne partie du livre. Elle insinue le doute en nous aussi facilement qu’elle le balaye le chapitre suivant pour mieux nous faire douter une dizaine de pages plus loin. C’est ce que j’adore dans les thrillers, ne pas savoir où je vais.
J’ai vraiment adoré ce roman, en dehors du côté gore, non faut que je l’avoue j’ai aussi aimé le côté gore. J’ai bien aimé également découvrir l’histoire familiale et les dégâts que peut causer la disparition d’un être cher. Je recommande à tous les fans de thrillers.

Les enquêtes du département V tome 6 – Promesse – Jussi Adler-Olsen

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 650
Date de parution :  4 janvier 2016
Prix :  22,90€ Notepaillons5

51KXWI+R2fLRésumé : Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l’aide de l’inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.

À l’initiative de Rose, l’assistante du flegmatique Mørck, l’insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l’île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons…

Mon avis : Je connais l’auteur de nom et ses livres pour les avoir vu passer chez des amies blogueuses, je n’ai donc pas hésité quand j’ai eu l’occasion de le découvrir, quitte à commencer par un 6ème tome.

Un flic se suicide car il n’a pas réussi à élucider un meurtre survenu 17 ans auparavant. Et voilà Rose du département V qui décide de résoudre le meurtre à la place du défunt.

J’ai mis du temps à lire se livre, qui est quand même un assez gros pavé, mais ce n’est pas par manque d’envie, mais plus par manque de temps. Je me suis vite plongée dans son atmosphère, je me suis appropriée les personnages récurrents même sans connaître les événements passés (même si je sais que c’est au grand désarrois des aficionados de la série). Je n’ai ressenti aucun manque même si ma curiosité a été titillée.
Carl l’enquêteur principal m’a séduite par son cynisme et son franc parlé, on sent une grande faille en lui et c’est ce qui le rend encore plus attachant. J’ai tout particulièrement aimé le mystérieux Assad et j’ai hâte d’en apprendre plus sur lui. Rose est de prime abord plus accessible mais finalement elle cache elle aussi une partie de son passé. Ces trois là se sont bien trouvés pour mener leurs enquêtes.
En ce qui concerne l’enquête par elle même, je me suis fait balader de bout en bout. Je pensais avoir trouvé le coupable assez tôt, mais une petite voix me disait que c’était trop facile, mais l’auteur persistant dans cette voie, je me suis dit que non. Sauf que la fin m’a totalement laissée sur les fesses ! Cet auteur est vraiment machiavélique ! Mais ça a multiplié mon plaisir ! Du coup, je pense rattraper mon retard en lisant les précédents (dès que j’en aurais le temps) et en continuant avec les suivants.

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

l’insigne du boiteux – Thierry Berlanda

Éditeur : La Bourdonnaye
Nombre de pages : 275
Date de parution :  réédition le 21 janvier 2016
Prix :  16,00€ Notepaillons3.5

71dwnYcyS2LRésumé : Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

Mon avis : Je suis friande de policier et encore plus de tueur en série, je ne pouvais que me laisser tenter par ce livre !

Des meurtres affreux sont perpétués dans Paris et sa région. Les enquêteurs font appel à Jeanne une experte en art perçant. Elle n’était pas préparée à ce qu’elle allait voir et le lecteur non plus.

J’en ai lu des livres avec des meurtres et massacres en tout genre mais je dois avouer que celui-ci est dans le haut de la pile en ce qui concerne l’horreur. Tellement que mon cerveau à refuser d’en imaginer les scènes décrites. Car oui, je suis quand même sensible ! D’ailleurs l’auteur commence fort, dès les premières pages nous « rentrons en contact » avec une scène de crimes, et je me suis dit que ce livre allait être prometteur. Ce genre de scènes ne laissent pas indifférentes et donnent envie d’en connaitre encore plus !
Les personnages sont également attachants, que ce soit le commissaire, Jeanne, son ex-mari ou cet ancien prof de fac imbuvable. Dans son style il a réussi à m’attendrir.
Seulement j’ai eu l’impression que tous ces ingrédients ne donnaient pas le gâteau que j’espérais. J’ai aimé mener l’enquête et découvrir le tueur, mais j’ai trouvé que la fin arrivait trop vite et qu’elle était trop facile. Que l’auteur nous balade pendant un moment pour finalement nous couper la route et nous mener droit à un raccourcit. Je trouve que la fin aurait pu être plus recherché, après avoir réfléchi sur l’identité du tueur.
C’est vraiment dommage parce que ce livre avait tout pour me plaire mais il m’a un peu laisser sur ma faim. Peut-être que finalement j’étais tellement bien avec les personnages que j’aurais aimé passer plus de temps avec eux.

Le petit plus : J’ai découvert que l’auteur a écrit une suite à se roman. Et même si le premier livre m’a un peu déçue, je pense que je me laisserai lâchement tenter par la suite. Oui, je sais, je suis faible 😉

Je remercie les éditions La Bourdonnaye pour cette lecture.

Famille parfaite – Lisa Gardner

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 512
Date de parution :  20 septembre 2015
Prix :  22,00€ Notepaillons5

81E1Ba4MVrLRésumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Mon avis : Je connais Lisa Gardner de nom mais je n’ai jamais lu aucun de ses livres même si La maison d’à côté me tenter vraiment beaucoup (oui je sais honte à moi qui suis fan de polars). Mais voilà mon oubli réparé !

Une famille de trois personnes est enlevée. L’enquête est menée conjointement par la police et le FBI aidé d’une détective privée. Mais l’enlèvement cache plus qu’une simple demande de rançon.

Le livre commence somme toute très classiquement, un enlèvement et la police qui mène l’enquête. Là où cela change un peu c’est que l’entreprise pour laquelle travaille Mr Denbe (le père de famille enlevé) a engagé une détective privée qui va aider les autorités. J’ai d’emblée aimé cette détective, Tessa, pour son caractère et pour son vécu (d’ailleurs j’ai fait des recherches pour savoir si son histoire est disponible et j’ai découvert qu’elle l’est dans Preuve d’amour – Vous le saviez peut-être, pas moi 😛 ). Elle est forte et on sent qu’elle cache une fêlure à l’intérieur. Le genre de personnage que je préfère.
Le livre est raconté par trois narrateurs différents : Tessa, un autre policier et une des victimes : Mme Denbe. Avec ses trois points de vue on arrive à cerner la totalité de l’intrigue. Ou presque… Parce qu’il faut bien avouer que l’auteure sait faire balancer le doute d’un personnage sur l’autre sans qu’on arrive vraiment à prendre un décision (bon j’ai réussi à en prendre une mais juste une soixantaine de pages avant la fin donc ma lecture était haletante). L’histoire est vraiment bien construite et très poussée, on sent qu’il y a eu de la recherche et que tout l’esprit retord de Lisa Gardner a été mis à contribution.
La plus grande force de ce roman c’est que dès le début on sent que quelque chose cloche avec cet enlèvement mais qu’on n’arrive à le cerner qu’à la toute fin. J’ai eu un grand coup de cœur pour le personnage de Tessa et je lirais le plus rapidement possible le premier tome de la série et je vais guetter le suivant !

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Les histoires cruelles finissent mal (en général) – Nicolas Cauchy

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 258
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  18,00€ Notepaillons3.5

41R6F01bQvLRésumé : Pourquoi ce cadre d’entreprise tente-t-il désespérément d’effacer son numéro de portable inscrit sur le mur ? Qui sauvera cette jeune fille offerte au caïd local ? Et qui a bien pu souhaiter la mort du grand écrivain si talentueux ? Cette année, Noël sent le sapin avec les 24 anti-héros de ces Histoires cruelles qui finiront vraiment très mal (en général). Petits arrangements entre ennemis et bassesses quotidiennes, micmacs de couples à la dérive et vengeances bien macérées : bienvenue dans le monde merveilleux des pères-Noël assassins et des calendriers de l’avent macabres…

Résumé : Je ne suis pas fan des nouvelles, que je trouve trop courtes et qui me frustre, mais le titre de ce recueil à réussi à lui seul à faire pencher la balance de son côté.

L’auteur réuni dans cet ouvrage des nouvelles policières autour de Noël.

J’ai lu ce livre juste après Noël et il était de circonstance ! Je m’attendais à des histoires d’amour (peut-être à cause du titre qui fait me penser à une chanson bien connue) mais en fait ce sont plutôt des histoires un peu glauque autour de meurtres. Mais il ne m’a pas déplu pour autant, bien au contraire.
C’est une façon un peu hors du commun d’aborder le thème de Noël, mais c’est bien aussi, parce que tout ne se passe pas toujours comme dans un dessin animé de Walt Disney (même si perso, j’aimerais bien !).
L’auteur nous présente tout une galerie de personnages, du plus innocent (en apparence) au plus impressionnant. Il parle d’histoire banale comme de plus complexe avec le même ton. Il nous les raconte comme n’importe quel conte de Noël dont la chute ne serait pas heureuse. C’est un recueil de contes destinés aux aigris ou anti-Noël.
J’ai passé un très bon moment lecture avec ce livre avec ces nouvelles d’une dizaines de pages qui se lisent très vite.

Je remercie Belfond pour cette lecture.