Life and times – Candy Harper

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Un voyage temporel, deux jeunes filles au caractère bien trempé et beaucoup d’humour !
Bradlee et Eugenie sont deux adolescentes que tout oppose : la première est une citadine ultraconnectée qui broie du noir depuis que ses parents l’ont déracinée de Londres et envoyée dans un poussiéreux pensionnat de campagne ; la seconde rêve d’indépendance tandis que son père cherche pour elle un mari digne de son rang.
Elles vivent au même endroit mais deux siècles les séparent.
Toutes deux font le souhait de changer de vie… et sont mystérieusement envoyées chacune dans l’époque de l’autre. Lady Eugenie dans la nôtre, Bradlee dans celle de Jane Austen !

Un réjouissant voyage dans le temps qui souligne avec humour notre hyperconnexion et révèle différentes formes d’émancipation féminine.

Mon avis : La couverture m’a intriguée mais c’est le résumé qui a fin de me convaincre de lire ce livre.

Suite à un événement hors du commun, un peu provoqué, Eugenie et Bradlee se voient échanger leur vie… qui se passe dans une autre époque. Pas évident de s’adapter !

Ce livre n’est pas vraiment original. Le voyage dans le temps et l’échange de vie, on l’a déjà vu. Mais c’est tout de même un thème qui j’ai plaisir à lire. Étant fascinée par la vie quotidienne des époques précédentes, c’était une occasion pour moi de découvrir celle du début du 19ème siècle en Angleterre. On ne s’imagine pas à quel point les commodités actuelles sont pratiques et à quel point notre confort moderne n’est pas si récent. De la même manière, ces choses que l’on fait tous les jours ne sont pas évidentes pour tout le monde. Déjà pour les personnes du passé mais aussi pour certaines parties du monde.
Avec cet échange de vie dans des époques différentes l’autrice nous montre que la liberté de la femme est toujours un combat actuel malgré toutes les batailles gagnées. On a tendance à croire que tout est acquis et que, surtout, tout s’est acquis facilement. Mais non, des femmes se sont battues pour que nous ayons la vie que nous menons aujourd’hui. Pour des libertés qui sont encore fragile et certains hommes ont vite fait de nous enlever dès que nous baissons la garde. Bon, c’est mon point de vue d’adulte, pas dit que les ados qui liront ce livre, en auront toute la perception, mais ça donne un éclairage différent.
J’ai un peu eu du mal avec les personnages auxquels j’ai eu du mal à m’attacher, peut-être parce que les chapitres changeaient rapidement et qu’il manquait des éléments à mes yeux. On change parfois trop vite de jour et j’aurais aimé en apprendre plus…
C’est une lecture sympathique qui m’a bien plu.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

30/35

Dear Evan Hansen – Val Emmich

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages :  423
♦ Date de parution : 3 Mars 2021
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Le lycée, de base, c’est l’angoisse. Et pour quelqu’un comme Evan, qui souffre d’anxiété sociale, c’est même carrément l’enfer. Sur les conseils de son psy, il s’écrit des lettres à lui-même. Mais lorsque Connor, la brute du lycée, lui en vole une, la vie d’Evan bascule. Car, quelques heures plus tard, Connor est retrouvé mort, avec la lettre sur lui.
Dès lors, tout le monde est persuadé qu’ils étaient meilleurs amis et Evan se retrouve au centre de l’attention du lycée… et de Zoé, la sœur de Connor, qu’il aime en secret. Pour la première fois, Evan se sent compris, apprécié, il se sent exister. Tout ce qu’il a à faire, c’est maintenir l’illusion.

Mon avis : La couverture est plutôt basique, voir neutre, mais c’est le résumé qui m’a donné envie de découvrir cette histoire.

Evan est un ado discret, limite très renfermé. Il essaye de lutter contre sa timidité et ses angoisses mais c’est un combat de chaque instant; Sa vie va pourtant changer. À cause d’une simple lettre qui n’aurait pas dû se trouver à cet endroit là.

Autant vous dire que je me suis totalement fourvoyer sur ce que j’espérais lire. Je pensais être sur une enquête pseudo policière quand je me suis retrouvé à lire un roman sur tout autre chose ! Même s’il y a bien un mort dans ce livre, ce n’est pas un meurtre mais un suicide qui est au cœur de l’histoire. Et surtout pourquoi un ado en arrive au suicide.
Nous avons deux façons d’aborder cela ici. Celle du « mort » et celle d’Evan. Ces deux garçons qui ne se connaissaient pas avaient finalement plus de points en communs qu’ils n’auraient pu le penser. Ce spleen, cette dépression qui pèsent une tonne sur leurs épaules et les peinent à avancer dans la vie, leur faisant ce demander chaque jour si cela vaut  la peine de continuer. Je pense que c’est quelque chose qui parlent à bons nombres d’entre-eux. C’est pour cela qu’il fallait que ce livre soit écrit, pour cela qu’il soit lu par beaucoup, pour se rendre compte que finalement ils ne sont pas seuls et qu’on peut les aider. Rien que pour ça ce roman est plus qu’utile.
Par contre, moi j’ai eu du mal. Pas parce que ce thème ne me touche pas, loin de là, moi aussi je me suis posé beaucoup de questions ado. Non, parce que j’ai eu du mal avec le personnage d’Evan. J’ai eu du mal à le comprendre et à le suivre dans tous ses mensonges. J’ai un peu de mal avec le mensonge…
Au delà de cela, c’est un très bon livre qu’il faut donner à lire aux ados qui en ont besoin voire même aux autres.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

 

 

28/35

Si longue soit la nuit – Christophe Lambert

♦ Éditeur : Fleurus
♦ Nombre de pages :  224
♦ Date de parution : 5 Mars 2021
♦ Prix : 12,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Ils sont cinq. Cinq lycéens regroupés en pleine nuit, dans leur campus désert, sans aucun souvenir de comment ils sont arrivés là. D’étranges aurores boréales illuminent le ciel, et les eaux du Potomac semblent monter dangereusement…
Mais ils ne peuvent pas sortir. Toutes les portes sont bloquées.
Qui viendra les aider ?
D’autant qu’ils ne sont pas tout à fait seuls. Une créature rôde au milieu d’eux, les pourchassant sans relâche.
L’heure est-elle à la vérité… ou au massacre ?

Mon avis : De Christophe Lambert j’ai déjà lu Acid Summer, et comme j’avais bien aimé, ce court roman à l’air haletant m’a fait envie.

Reprendre conscience dans la salle de physique du lycée et ne pas se souvenir de comment on est arrivé là est déjà assez flippant, mais si en plus vous vous apercevez qu’on en veut à votre vie, vous pouvez carrément perdre la tête. C’est ce qui arrive à Danny, Laura, Jhonny, Calista et Andrew.

Ce court roman, je l’ai dévoré en quelques heures. Non seulement parce que l’histoire m’a beaucoup plu mais parce qu’en plus l’histoire est très prenante. D’accord, tout comme les personnages on a l’impression d’être catapulté dans une histoire où il manque le début, d’être réveillée en plein milieu de nulle part sans savoir ce qu’il s’est passé avant. Heureusement l’auteur comble rapidement les vides, mais le lecteur se retrouve aussi stressé que les personnages.
Si je l’ai vite lu c’est que j’ai aimé le livre. Beaucoup même. L’idée est originale et très bien exploitée, même si je n’aurais pas rechigné à en lire encore un peu plus. Je pense que le récit n’aurait pas perdu en qualité. Je ne vais pas plus vous en parler ici, parce que je vous dévoilerais trop de choses et cela vous gâcherait le plaisir de la découverte. Mais je peux quand même vous dire que cela parle de pouvoir de l’esprit.
Un petit bémol tout de même avec le côté moralisateur et cette fin que j’aurais un peu plus développée. J’aurais bien passé quelques temps en plus avec les personnages et voir comment est leur vie après cette « aventure ».
C’est une très belle découverte que ce livre qui m’a donné un peu de relâche dans cette période compliquée.

Je remercie Fleurus et Netgalley pour cette lecture.

 

27/35

Je m’appelle requiem et je t’… – Stanislas Petrosky

♦ Éditeur : Édition eaux troubles
♦ Nombre de pages :  232
♦ Date de parution : 26 février 2021
♦ Prix : 7,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Mon avis : Grande fan de Nadine Monfils, je me suis dit que Stanislas Petrosky devrait me plaire également, puisque ce Nadine en fait la préface. Me voilà donc en train de lire « Je m’appelle Réquiem et je t’… »

Réquiem n’est pas un prêtre comme les autres. C’est un prêtre exorciste, mais pas que. De temps en temps, il mène aussi l’enquête à sa façon. Même si ça ne plait pas toujours au « Patron ».

Autant vous le dire tout de suite, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Commencé avec beaucoup d’envie, enfin un livres à l’humour décalé comme j’aime. Saut que j’ai vite déchanté. Alors oui, côté décalé on est servi. Mais peut-être beaucoup trop pour moi.
Déjà, et cela ne me gène absolument pas, l’auteur d’adresse directement au lecteur. Le truc, c’est que son lecteur est un homme, uniquement un homme et visiblement un peu beauf et pas trop futé. Bonjour la misogynie. !
Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal avec le vocabulaire employé. Mon entourage vous le dira, je suis loin d’être la dernière niveau jurons colorés. Mais ici ce n’est pas ça, on a l’impression que c’est Renaud version prête un peu vulgaire qui nous parle. Si je n’ai aucun soucis avec cela dans les dialogues, c’est autre chose avec la narration. Je ne m’y suis pas du tout fait !
Enfin, notre prêtre n’est pas un Saint, et il ne le prêtent pas, il a dont une « vie sexuelle active » ce qui là non plus ne me dérange pas du tout, je n’ai jamais compris cette close se chasteté dans l’ordre ecclésiastique, mais là aussi ici c’est trop. Notre Réquiem a une vie sexuelle limite hyper-active. C’est trop.
Et malheureusement l’intrigue n’a pas réussi à retenir mon attention. Elle est noire, explorant le côté extra-obscure de notre société, ce qui me plait d’habitude, mais à cause des raisons citées au dessus, elle n’a pas réussi à retenir mon attention.
Vous l’aurez compris, ce livre ne m’a pas plu. Je suis certaine qu’il a son public, mais ce n’est manifestement pas moi.

Je remercie les éditions eaux troubles et Netgalley pour cette lecture.

Les hommes virils lisent de la romance – Lyssa Kay Adams

♦ Éditeur : &H
♦ Nombre de pages :  354
♦ Date de parution : 3 Mars 2021
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Gavin avait tout. Une belle gueule. Une carrière au top. Une épouse dévouée et deux adorables jumelles. Pourtant, du jour au lendemain, Thea le fiche à la porte et demande le divorce. À l’entendre, il l’aurait terriblement déçue. Lui ! Une légende vivante du base-ball, adulée par des millions de fans.
OK, Gavin s’est peut-être comporté comme un crétin égoïste, mais aujourd’hui il est prêt à tout pour sauver son mariage. Même à intégrer ce club ultra-secret dans lequel le traîne son coéquipier. Un club de lecture de romances, réservé aux mecs qui veulent mieux comprendre les femmes… Honnêtement, il a du mal à croire que ces histoires à l’eau de rose – pardon, ces « manuels » – puissent l’aider à reconquérir Thea. Mais puisque les autres ont pu sauver leur couple grâce aux conseils de « Lord Benedict », alors… qu’on lui passe ce bouquin, et vite !

Mon avis : Au milieu de toute cette période polar, j’ai eu envie d’un peu de douceur avec une romance légère. Et si pour une fois, elle tournait autour d’hommes qui découvrent la romance ?

Gavin à tout perdu : femme, enfants, logement. Il est au fond du trou. Ses amis viennent à sa rescousse et la solution qu’il lui propose est loin de lui plaire au début : lire de la romance pour comprendre sa femme !

Ce que je peux vous dire d’emblée c’est que ce livre a tenu ses promesse. J’ai réussi à m’évader pendant toute ma lecture. Et pour une fois, je suis contente, je n’ai pas levé les yeux au ciel.
Cette histoire tient la route. L’originalité réside dans le fait que Gavin ne doit pas conquérir Théa mais la reconquérir. Et cela change tout. Enfin pour moi. J’ai vraiment aimé cette histoire où les deux héros se connaissent déjà mais où c’est la vie et le quotidien qui les a séparé. Alors oui, il y a encore une confiance à (re)gagner, comme souvent dans les histoires de romance, mais ici l’angle d’approche est différent et donne un petit coup de fraicheur à ce type de roman.
J’ai beaucoup aimé les personnages qui sont authentiques. Théa a son petit caractère, après quelques temps passés à faire le dos rond, elle est bien décidée à reprendre sa vie en main. Et Gavin, en bon homme qui ne veut rien voir des problèmes qui sommeillent au sein de son couple se prend tout sur le coin de la G***. Ça ressemble quand même pas mal à une vie normale ça non ? Bon, bien sûr ils n’ont aucun problèmes d’argent et ont une situation confortable, mais il faut bien encore faire rêver la lectrice. Cela serait moins glamour avec un homme qui travaille à l’usine et bobonne qui s’occupe des gosses.

J’ai vraiment passé un bon moment avec cette lecture et j’ai hâte de lire les deux prochains tomes de cette série.

Je remercie &H et Netgalley pour cette lecture.