La Vénitienne des Pénitents blancs – Jean-Luc Fabre

 Éditeur : Édition Privat / Polar
♦ Nombre de pages : 342
 Date de parution : 21 septembre 2017
 Prix : 18,50€
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Résumé : Montpellier, janvier 1709. La cité renaît de ses cendres après un siècle de guerres de Religion. Espérance, que son défunt père a placée sous la protection de Magnol, directeur du Jardin des plantes, pénètre dans une ville paralysée par un hiver de glace. Avec François de Lapeyronie, chirurgien réputé de la ville, ils vont chercher à élucider le meurtre d’une femme dont le corps a été retrouvé dans la chapelle des Pénitents blancs.
Au fil de l’enquête, Magnol et ses amis de la Société royale des sciences découvrent les agissements des envoyés de Venise : du fond des ateliers de potiers des quais du Merdanson ou autour du Jardin royal des plantes, ils convoitent la recette d’un remède universel se vendant à prix d’or, la thériaque. Leur but ? Redorer le blason d’une puissance vénitienne qui ne tolère plus de se voir supplanter par sa rivale méditerranéenne.
Tous les moyens semblent bons pour s’en emparer…

Mon avis : Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de livre policier et même si je ne suis pas fan en général des polars historiques, celui-ci a réussi à me tenter.

Le corps d’une Vénitiennes est découvert dans une église de Montpellier pendant un mois de janvier particulièrement froid. Mr Magnol, le directeur du Jardin des plantes, mène l’enquête.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce Montpellier du début du 18ème siècle. Jean-Luc Fabre arrive très bien à retranscrire l’atmosphère de cette époque. C’est un autre morceau de l’histoire qu’ils nous fait découvrir. Celle des petites gens qui fond de très long la grande histoire. Moi qui adore connaître le quotidien de chaque période de l’histoire j’ai été servi. J’ai eu aussi un aperçu de leurs mœurs qui n’ont parfois rien à envier à celles d’aujourd’hui ! Et, même si le vocabulaire est celui de l’époque dans les dialogues, la narration reste moderne et n’alourdit pas la lecture.
L’enquête est également très bien mené. Je suis restée longtemps dans le vague à ne pas savoir qui avait commis le délit. D’ailleurs, j’ai douté jusqu’à la toute fin. J’ai parfois été frustrée dans leur manière de mener l’enquête car leurs moyens ne sont pas ceux que nous avons aujourd’hui, mais cela ne les a pas empêché de progresser et de résoudre le mystère. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages : forts, vrais et entiers. J’adorerai les retrouver dans de nouvelles aventures !

Je remercie les éditions Priva pour cette lecture.

Le mauvais exemple – Éric Boisset

 Éditeur : Magnard Jeunesse / Presto
 Nombre de pages : 96
 Date de parution : 8 septembre 2017
♦ Prix : 5,30€
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Résumé : Éric Boisset confie quelques-uns de ses meilleurs souvenirs d’adolescence, entre sueurs froides, grosses hontes et fous rires avec ses potes dans quatre nouvelles jubilatoires où l’auteur frôle la catastrophe mais qui finissent toutes miraculeusement bien.
Tour à tour, Éric se mesure aux meilleurs skateurs du parc, réinvente les pires blagues en plein supermarché, devient malgré lui complice d’un copain spécialiste du vol à l’étalage. À ses parents, il ne dit jamais rien, ou presque… Et ses déboires lui remettent toujours les idées en place… jusqu’à la fois suivante ?

Mon avis : J’ai été contactée par la maison d’édition pour découvrir leur collection Presto adaptée aux jeunes qui rencontre des difficultés de lecture notamment à cause de la dyslexie.

J’ai choisi de lire Le mauvais exemple où Éric Boisset nous raconte quelques unes de ses frasques de jeunesse.

Ce roman est très court, écrit gros ce qui facile la lecture de ceux qui rencontre des difficultés. Pour moi qui n’en est pas, ce livre n’a pas tenu 1/2 heure, mais cela n’a pas gâché pour autant mon plaisir de lecture. L’histoire est plaisante et j’ai beaucoup aimé faire cette plongée dans le début des années 80 et l’arrivée du skate en France.
Je vais éviter de trop vous parler de l’histoire, ce qui est intéressant ici, c’est la démarche de facilité la lecture pour donner envie de lire à ces jeunes qui trouvent ça fastidieux. Tout est fait pour faire naitre chez eux l’envie de lire. Et si vraiment ils ont du mal, ils peuvent télécharger la version audio du roman lu par l’auteur.
Je trouve cette initiative excellent, elle permet de donner l’envie de lire avec des textes simples et des histoires intéressantes. Si vous voulez plus d’information sur la collection Presto, je vous invite à cliquer ICI.

Je remercie Magnard jeunesse pour cette lecture.

7/80

Cell.7 tome 2 – Kerry Drewery

 Éditeur : Hachette romans
♦ Nombre de pages : 392
 Date de parution : 30 août 2017
♦ Prix : 18,00€
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Résumé : Attention aux spoilers sur le1er tome !! Vous avez été 21 millions à assister en direct aux aveux d’Isaac Paige : c’est lui qui a tiré sur son père, lui qui avait d’abord laissé sa petite amie s’accuser à sa place. Isaac Paige est un meurtrier que vous, chers téléspectateurs, devez punir. Grâce au système Chacun sa voix, vous allez décider de son sort, et de la sécurité de notre ville. Chaque jour, il avancera d’une cellule dans le couloir de la mort, jusqu’à la cellule 7. Là, c’est votre vote qui décidera.
La vie ? La mort ? À vous de juger !

Mon avis : Le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) m’avait étonnée et sa fin m’avait laissé sur ma faim (c’est le cas de le dire) ! J’avais donc très envie de connaitre la suite.

J’ai hésité un peu, mais je ne vais pas vous faire de résumé de ce tome, ça vous en dévoilerait trop sur le premier volume. Ça serait dommage si vous ne l’avez pas lu.

Le premier livre m’avait assez déstabilisée. Qu’un pays décide de la culpabilité d’un « prétendu criminel » par un vote des citoyens par téléphone me laisse pantoise ! Surtout que la peine ne se traduit pas en année d’emprisonnement mais par la mort. Surtout quand les informations sur le prévenu sont manipulé par les médias. Cela m’a révoltée ! C’est tout bonnement inconcevable pour moi. Je ne sais pas où l’auteure à trouvé son inspiration mais elle fait froid dans le dos !
Dans ce roman les personnages sont malmenés, allant d’espoir en désespoir. Ils espèrent que leur monde va changer, ils veulent le faire changer, sans savoir comment faire exactement. Ils ont des moyens limités et le moins qu’on puisse dire c’est qu’en plus on leur met des bâtons dans les roues. Je me suis souvent sentie aussi frustrée qu’eux si ce n’est plus puisque je n’avais pas la même « vision » qu’eux.  Bien sûr ils avancent lentement, mais ce sont les retours en arrière qui sont agaçants !
Je pensais que ce tome serait le dernier (mais il faut dire que je n’avais pas vérifié) mais il y aura bien une suite et j’espère qu’elle arrivera vite parce que vu la fin de ce tome, je l’attends avec impatience !

6/80

 

 

Un éléphant blanc, ça ne change pas de couleur – Alain Deloche

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 282
 Date de parution :  14 septembre 2017
♦ Prix : 17,95€
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Résumé : Quand, à l’âge de la retraite, il a quitté ses fonctions de chef du pôle cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou, Alain Deloche n’a pas été trop affecté. Une autre vie l’attendait ailleurs, à La Chaîne de l’espoir qu’il avait créée des années auparavant, pour venir en aide aux enfants des pays défavorisés qu’une simple opération pouvait sauver d’une mort imminente.
C’est cette fabuleuse aventure qu’il nous raconte dans ce livre. Car l’humanitaire est loin d’être une simple affaire de bons sentiments ! Ça commence ici par des  » bricolages « , au Vietnam, au Cambodge ou ailleurs, dans des structures hospitalières de fortune où l’on s’aperçoit en pleine opération à cœur ouvert qu’on a oublié l’oxygène ou le sang pour les transfusions. Sans doute vaut-il mieux opérer les enfants à Paris. Ils seront des milliers, mais les faire venir n’est pas une sinécure.
Pour progresser, il faut aussi se répandre dans les médias afin de trouver l’argent nécessaire. Ça ne marche pas toujours, mais il arrive qu’un couple vienne vous trouver et vous dise :  » Professeur, on a été émus par vos propos, on veut faire un petit geste…  » Quatre millions d’euros ! De quoi envisager la construction d’un hôpital ! Mais il va en falloir beaucoup plus pour réaliser le rêve d’Alain : construire sur place des centres hospitaliers. Il l’a fait. À Saigon, au Cambodge, à Dakar, à Bamako, au point qu’on l’appelle désormais  » Professeur briques-béton « .
Sauf que construire ne suffit pas, on doit aussi assurer la formation des équipes sur place. Sauf que de nos jours, en certains lieux, le  » bon docteur blanc  » est devenu un ennemi et doit apprendre à  » sauver sans périr « .
Alain Deloche s’en rend compte, mais ne renoncera jamais à sa mission.  » Parce qu’on ne peut pas priver les gens de tout sous prétexte qu’ils n’ont rien. « 

Mon avis : La 4ème de couverture en dit déjà beaucoup sur l’histoire par elle-même, je ne vais donc pas aborder mon avis comme tous les autres, parce que ce livre n’est pas de ceux que je lis habituellement. Mais ça a du bon de changer parfois.

Ce livre a été plutôt comme une claque. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre de témoignage auto-biographique. J’en ai lu quelques uns avant d’avoir blog et depuis je me suis laisser entrainer par les romans de fictions. Mais parfois lire un de ces livres permet de garder les pieds sur terre, de relativiser et de se dire que sa vie n’est pas si mal…
Je connaissais la chaine de l’espoir de nom, j’en sais un peu plus aujourd’hui grâce au livre et à quelques recherches que j’ai faite (je ferai un petit paragraphe en fin d’avis). Par contre je ne connaissais pas du tout Alain Deloche et cet homme ne peut qu’inspirer le respect. Je suis toujours autant surprise de voir tant de dévotion pour les autres dans notre société si individualiste. Il existe pourtant des gens qui donnent de leur temps pour aider les autres et qui ne verraient pas leur vie autrement. Et qui en plus le font en toute modestie.
Je sais qu’il existe un clivage nord/sud sur cette planète, mais parfois il faut me « remettre le nez dedans » pour que j’en prenne pleinement conscience. C’est ce qu’a fait Alain Deloche avec son histoire. Il nous narre plusieurs anecdotes, comment il a commencé, où en est l’aide humanitaire aujourd’hui, quels sont ses éternelles problématiques et les nouvelles qui viennent s’y ajouter.
Je l’admire en me disant que je ne serais jamais capable d’en faire autant. Alors j’aide comme je peux, je chronique son livre et je fais un don. Même petit, il aidera : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ».
J’ai appris plein de choses sur l’humanitaire, sur toutes ces choses qu’on peut faire, sur toutes les choses que beaucoup font déjà et que cette mission est un éternel recommencement.
Je vous recommande vraiment ce livre, parce qu’il est bon de garder un contact avec la réalité de notre monde et qu’il peut également aider l’association.

La chaine de l’espoir est une association crée en 1994 par le professeur Alain Deloche qui avait pour but premier d’aider les enfants malades du cœur, mais qui au final aide sur tous les problèmes de santé et qui s’occupe aussi de l’éducation. Beaucoup d’enfants sont soignés chaque année à travers le monde, mais pas seulement, des hôpitaux sont créés pour que les populations puissent se soigner elle-même. Ils pensent sur le long terme et c’est ce qui permettra à notre monde de changer petit à petit.

Les clans Seekers livre III – Arwen Elys Dayton

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
♦ Nombre de pages : 409
 Date de parution :  15 juin 2017
♦ Prix : 18,90€
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Résumé : Toute sa vie, Quin a été la marionnette de son père, qui en a fait une tueuse afin que le pouvoir reste aux mains de leur famille. À peine libérée de son emprise, voilà qu’elle se retrouve piégée à nouveau, otage d’un complot fomenté depuis des siècles. Toutes les pièces en sont désormais en place : l’esprit du meilleur ami de Quin, Shinobu, est corrompu ; son ennemi juré, John, s’est allié avec la Jeune Effraie, et les Veilleurs, assoiffés de sang, sont éveillés un à un. Plus rien ne peut arrêter la force du temps. Mais Quin refuse d’être un simple pion. Elle est une Seeker. Elle incarne la lumière dans un monde de ténèbres. Elle affrontera la vengeance venue du passé même si elle doit y perdre la vie.

Mon avis : Ce tome est le dernier de la trilogie des Clans Seekers et j’avais hâte de connaître le dénouement de cette histoire !

Je vais éviter de vous faire un résumé perso, parce que je pense que j’en dévoilerai trop et que si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ça vous gâcherait le plaisir de la découverte.

Nous retrouvons nos héros éparpillés aux quatre coin du monde. Chacun poursuit sa quête, chacun de son côté découvre la vérité et elle n’est pas toujours belle à voir, facile à accepter.
Ce tome est celui où l’auteure nous dévoile tous les mystères, où nous avons toutes les réponses, même celles des questions qu’on ne se posait pas (enfin ça m’est arrivé) !
Comme pour les autre tomes, Arwen Elys Dayton ne ménage pas ses personnages, ils vont d’espoir en désillusions et doivent alors repenser tous leurs plans, reprendre tout à zéro. La victoire n’est pas un chemin facile et elle a souvent le goût amère de ce qu’ils ont dû laisser en cours de route.
Je ne sais pas où Arwen Elys Dayton a trouvé tout ça, mais on ne peut pas lui reprocher de manquer d’imagination. Et le tout tient parfaitement la route ! Son univers est très bien pensé, elle crée sa propre « mythologie » et j’ai adoré découvrir tout ça au fil des pages.
Je ne m’attendais pas à découvrir tant de choses, mais ça en explique pas mal d’autres. Et surtout, pour une fois, je suis totalement en accord avec la fin.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

5/80